Michelle Bidault vend à René Jouin une maison au bourg de la Jaillette : 1804

Le bourg est très artisanal, ici, René Jouin et maréchal et Michel Bidault veuve d’un menuisier.
Mais, comme dans tous les bourgs à l’époque, pas d’eau courante, qui ne viendra que plus tard. Il faut aller au puits, mais chaque maison ne dispose pas d’un puits. Ici donc, la maison à un droit au puits du voisin.
Cette maison ne dois pas être bien loin du prieuré de la Jaillette car elle voisine les Faultrier.

Depuis l’année 2000, le prieuré de la Jaillette est à nouveau en travaux de restauration, visitez son site, cela va vous donner envie d’aller le 6 juillet prochain fêter don 825ème anniversaire.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E32 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 27 messidor an XII (16 juillet 1804 avant midy, par devant nous Pierre Louis Champroux notaire public résidant à Segré, fut présente Michelle Bidault veuve de Jean Maigret vivant menuisier demeurante au bourg et commune de Louvaines, laquelle a vendu et transporté sous toutes les garanties à René Jouin maréchal taillandier et à Marie Pontonnier sa femme, demeurant au bourg de la Jaillette commune de Louvaines, lesquels présents ont acquis pour eux leurs hoirs et ayant cause, une maison composée d’une chambre basse à cheminée, grenier en appenty sur icelle, d’une autre chambre basse sans cheminée sous le grenier appartenant à René Pontonnier, d’une autre chambre du chambre du côté de midy sans grenier ou cheminée, joignant à levant et nord maison dudit Pontonnier, de midi la maison de Jean Dechamps et de couchant une ruelle de communication avec la terre et issues au pignon de la maison de Pierre Thibault, à prendre du côté du nord, et enfin d’un toît à porcs au bout desdites issues, clos de murs et couvert à ardoise, joignant à levant le ruette des grands jardins, de midy les deux autres issues, de couchant le jardin ou issues de René Huau, et de nord terre de mademoiselle Faultrier de la Coudre. – 2/ Un morceau de jardin à prendre près la hache, sorti d’une planche audit Thibault contenant une are 98 centiares, joignant à levant Jean Dechamps, de midi René Pontonnier, de nord terre dudit Thibault et de couchant la susdite ruette des grands jardins. – 3/ Une autre planche de jardin dans le même grand jardin commun du bourg de la Jaillette contenant 8 ares 62 centiares, joignant à levant terre de ladite demoiselle Faultrier, de midy celle de Jean Deschamps, de couchant celle de René Huau et de nord celle de Israël Faultrier. – 4/ et finalement un morceau de terre labourable dans le cloteau du Sud près le lieu de la Bouère commune de Saint Martin du Bois, contenant 14 ares 43 centiares, joignant à levant terre dudit lieu de la Bouère appartenant au citoyen de Montecler, de midy et de nord celle d’Alexis et Augustin Brillet et de couchant le chemin de Saint Martin du Bois à la Coudre, tels que lesdits immeubles se poursuivent et comportent … avec tous droits, usages y attachés, notamment le droit d’aller puiser de l’eau au puits qui eset dans le jarin ou issues dudit Huau, en contribuant aux réparations … ; la présente vendition faite pour et moyennant la somme de 400 francs présentement payée au vue de nous

4 réponses sur “Michelle Bidault vend à René Jouin une maison au bourg de la Jaillette : 1804

  1. Chère Mme Halbert,
    Je découvre votre site et je suis impressionné du travail que vous accomplissez.
    Je suis étudiant en 2e année de master à la Sorbonne, et je termine mon mémoire qui traite en partie de Samuel Gaudon, sieur de la Rallière, qui semble avoir commencé sa carrière comme contrôleur triennal au grenier à Sel de Château-Gontier en 1623, avant de passer à Craon. Peut-être avez-vous déjà croisé son nom, auquel cas vous combleriez un vide assez important dans sa biographie (je n’ai pu passer qu’une seule journée aux archives départementales de la Mayenne, où j’ai trouvé quelques actes le concernant). Je peux vous envoyer ce que j’ai trouvé et qui pourrait vous intéresser concernant Craon notamment (actes disparus mais mentionnés dans son inventaire après décès).
    Bonne fin d’après-midi

      1. Bonjour,

        Je vous prie de m’excuser pour le délais de réponse, je pensais recevoir une notification à votre réponse…
        Il est difficile de faire la différence entre les Gaudon et les Gandon, d’ailleurs il n’y avait peut-être pas de distinction orthographique. Jean Gandon n’a probablement pas de rapport avec Samuel, car sa famille est originaire de Preuilly en Touraine (mais rien n’empêche qu’il puisse s’agir d’un oncle lointain). La Raillière est en fait un fief des environs de Preuilly, qu’il achète au tout début de sa carrière, qu’il revend assez rapidement, mais dont il garde le nom. Tout est à reprendre en ce qui concerne l’étude du personnage, qui a bien souffert des clichés sur les financiers depuis le XVIIe…
        Quoi qu’il en soit, merci d’avoir vérifié dans vos documents !
        Bien à vous
        Guillaume

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