On trochonnait à Clisson en 1691

Lorsque j’ai découvert mon ascendance TROCHON, je suis tombée sur une mine généalogique bien étudiée car autrefois. Au dire des Mayennais, il y avait tellement de TROCHON BCBG à Château-Gontier et environs, que tout le beau monde TROCHONNAIT.
Donc, j’avais découvert que je trochonnais moi aussi.

Cette généalogie a fait l’objet d’une publication familiale sérieuse que je n’ai jamais recopiée, car il est totalement inutile de copier les autres. En 1682, Mme de la Théardière, Messieurs G. d’Ambrières et R. Villerey, ont publié sous forme de recueil destiné à la famille, donc limité, leur immense travail. Ce travail concerne l’Anjou puisqu’autrefois Château-Gontier était en Anjou.

J’ajoute que je descends des TROCHON précisément par mes BOREAU :

14-René Trochon x Anne Le Blastier
13-Michel Trochon x /1600 Renée Gilles
12-Renée Trochon x 1619 Louis Bourdais
11-Marguerite Bourdais x 1645 Jean Boreau
10-Renée Boreau x Champteussé 19 juillet 1672 Jacques Fourmond
9-Jean Fromond x2 Lion-d’Angers 16 novembre 1705 Madeleine Delahaye
8-Magdeleine Fromond x Grez-Neuville 1er juin 1733 Pierre Vergnault
7-Madeleine Vernault x Brain/Long. 23 décembre 1757 Mathurin Guillot
6-Jean Guillot x Chazé-sur-Argos 3 mars 1794 Aimée Guillot
5-Esprit-Victor Guillot x Noëllet 18 avril 1842 Joséphine Jallot
4-Aimée Guillot x Segré 22 novembre 1881 Charles Audineau
3-Aimée Audineau x 1907 Edouard Guillouard
2-Thérèse Guillouard x 1937 Georges Halbert
1-moi

A Clisson, nous avons vu des LENFANT, une ALLANEAU (voyez mon blog précécent). Or, en 1690, LANCELOT, le veuf Allaneau, qui était général d’Armes à Clisson, y décède. Est-ce un appel d’air pour les Angevins ? Car voici qu’un TROCHON vit à Clisson, et s’y marie :

Clisson Saint Jacques, le 30 janvier 1691 mariage : « Pierre fils de maistre André Trochon et honorable femme Françoise Brunel, avec Renée Gartiau veufve de Julien Bizet, fille de Michel et Michelle Oger, tous de cette paroisse toutefois ledit Trochon est né de la paroisse d’Azé fauxbourg de Chasteaugontier »

 

Mais ce TROCHON ne vient pas pour un office pour autre travail comme general d’armes, mais il est marchand sarger, donc c’est un lien entre Château-Gontier pays de la toile comme Laval, et les marchands tixiers de Clisson. Ils sont manifestement en lien d’affaires.

C’est fou de voir ainsi au fil de mes retranscriptions à Clisson, que je suis restée en fait en Anjou !!! Alors, j’adresse à mes lecteurs Angevins et Mayennais, un immense salut, car je ne les abandonne pas, la preuve, les voici à Clisson !!!

Et merci d’avance aux MAYENNAIS de relier ce TROCHON qui n’a pas de présence sur ROGLO, mais TROCHONNE tout à fait car Azé c’est tout comme Château-Gontier, et s’il se retrouve à Clisson, c’est qu’il n’est pas l’aîné, et qu’il a beaucoup de frères, donc doit trouver un poste ailleurs.

4 réponses sur “On trochonnait à Clisson en 1691

  1. Bonjour Odile

    Cet André Trochon est inconnu de la généalogie Trochon de Mme de la Théardière, Messieurs G. d’Ambrières et R. Villerey. André n’est pas un prénom donné dans cette famille.
    Votre Pierre est baptisé le 17 avril 1671 à Azé (vue 44/181) ; il a un frère aîné André baptisé le 26 mai 1668 (vue 19/34) ; leur mère est Bruneau à Azé.

    1. Bonjour et un grand merci
      Donc, ce sarger (serger) est modeste, et c’est qu’il y avait des marchands tissiers qui se déplaçaient de Clisson à Château-Gontier, de tissier et serger en tissier et serger, et c’est ainsi que ce Trochon a connu Clisson et y est venu.
      Je vais dépouiller bientôt le rôle de la capitation, et j’espère encore mieux cerner ces tissiers de Clisson.
      Je vous tiendrai au courant.
      Mais, de vous à moi, avouez que c’est intéressant cet échange avec Château-Gontier, et je suis persuadée que le commerce de la toile et autres tissus est à l’origine de ce déplacement.
      Bonne journée
      Odile

  2. Bonjour Odile

    Pierre Trochon a dû chercher un centre de production plus réputé, je pense qu’à Château-Gontier le travail du lin était privilégié.

    Flanelliers et Sergetiers
    « A coté de cette grande industrie des toiles, Vitré était l’un des centres les plus importants de la fabrication des draps dits flanelles […]
    Les flanelles étaient des tissus dont la chaîne étai de lin ou de chanvre et la trame de laine de mouton ou de vieilles laines usagées et refilées dite renaissance.
    Les principaux centres de Bretagne étaient Nantes, Clisson, Châtaubriant, Fougèrers, Dinan, Lamballe, Malestroit, Josselin, Vannes, Rennes, La Guerche, Redon, Quimperlé et Vitré.
    Au XVIIIe siècle Vitré comptait environ 30 fabricants avec 80 métiers occupant, tant en tissage proprement dit qu’à la préparation, 500 ouvriers. Sa production était de 3.500 pièces de flanelle de bonne qualité atteignant un valeur marchande de 400.000 livres.
    etc. etc. etc.
    Jean Choleau : Métiers, confrairies et corporations de Vitré avant la Révolution, Unvaniez Arvor, 1951.

    1. Bonjour Symphorien
      C’est intéressant, merci.
      Quand on retranscrit Clisson, comme je le fais ces temps-ci, on est stupéfait de la grande variété des patronymes venus d’assez loin, et je pense effectivement que le tissage était un des motifs de déplacement.
      Bonne semaine à vous
      Odile

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