histoire des arquebusiers en Anjou  ... et ailleurs 


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L'arquebuse, la plus ancienne arme à feu, apparaît au début du 16e siècle. Le plus souvent appellée FUSIL en Anjou et dans le Maine et sans doute ailleurs au 17ème et et début 18ème siècle, dans les inventaires après décès.

L'arquebusier, soldat armé d'une arquebuse, ou bourgeois de la compagnie formée pour l'exercice du tir de l'arquebuse, est aussi celui qui fabrique l'arquebuse. Ce dernier, au fil des nouveautés, devient fabriquant d'armes à feu, encore appellé "armurier". Puis la fabrication des armes est regroupée dans des manufactures royales, et il devient alors simple marchand d'armes.

Le parlement de Bretagne et la réglementation du port d’armes (1554-1789) par Julien Le Lec (Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest 2015/3 (n° 122-3) Pages : 198)

Arquebusier et armurier, quelle est la véritable définition ? par Christian Féron - 17 Octobre 2013

Arquebusiers et armuriers en Anjou

« Le 14 avril 1628 Pierre Morice natif d’Alençon étant harquebusier de profession, demeurant en la paroisse de la Magdelaine de Segré, auparavant de la prétendue religion réformée, a suivant le mandement à nous décerné de nosseigneurs de l’église d’Angers le siège épiscopal, abjuré son hérésie publiquement avec toutes solennités en tel cas requises et fait profession de la foy catholique apostolique et romaine par devant nous curé dudit lieu de la Magdelaine soussigné en présence des tesmoings cy-après dénommés et reçu de nous curé susdit les cérémonies du saint Sacrement de baptême, fut parrain h.h. Maurice Girardière et marraine h. femme Catherine Bodard femme de h.h. François Revers chirurgien, le tout en présence de Pierre Gasert curé de StAubin du Pavoil, Denys Suyter curé de SteGemmes, Jean Levenier chapelain de SteGemmes, Mathurin Poirier notre vicaire, Françoys Dubiez curé de StSauveur de Segray, Me André Constantin sieur de la Percaudière, Me Louys Regnard, Me Françoys Gerbé et plusieurs autres » ( in registre paroissial de Segré)

Poyet arquebusier à Segré - Audineau arquebusiers à Chemillé

Jean Turpin, armurier au bourg, Cossé-le-Vivien †21 août 1656 

un arquebusier fabricant Brulon (72) vers 1660

Jean Rocher x Jeanne Belhault, Craon (53) (A. t3)

Guy Dufeu °Livré (53) 12.3.1666 †Rennes 23.1.1735 x Rennes 28.5.1695 Guillemette Boursin

famille Audineau ca 1660-1730 Chemillé

famille Audineau, parent de ceux de Chemillé 1660 Doué-la-Fontaine

Dupuy Jehan          Ponts-de-Cé 1619 (acte coll. pr.)

Ferdinand Duval armurier, Lion-d'Angers (49) 1883

 

 

Beasse François, arquebusier, Villaines-la-Juhel (A.t1)

Benard Jean, arquebusier, Laval, 1609 (A.t1)

Un arquebusier homme d'armes, SteSuzanne 1538-1600

René II de Malherbe Sgr de Huchigny nommé gouverneur de Vendôme commandant 50 arquebusier à cheval        Coulomniers 1562 (Notes StVenant p215)

Claude II de Réméon dit "Mocquet" capitaine d'arquebusier, Chappedasne paroisse de Saint-Firmin 1601 (notes StVenant p302)

 

 

Armes dans les inventaires après décès du Haut-Anjou

  plus sur les inventaires après décès en Haut-Anjou

CANONNIÈRE. s. f. petite ouverture dans une muraille, pour tirer des coups de mousquet ou d'arquebuse, sans être vu.


Décès par les armes, assassinats, duels

  • †1478 septembre, Tours : rémission pour Jehan Hunault, chevaucheur de l'écurie du roi (courrier du roi), demeurant en la baronnie de Craon, en Anjou, qui avait tué au lieu de l'Aujugerays à Bouère, d'un ou deux coups de la pique de Flandre qu'il tenait en sa main, Pierre Le Roy, qui l'avait provoqué, avait maltraité sa servante et fait mille excès. Le Roy mourut 3 ou 4 jours après lorsqu'il regagnait son domicile "en une charrette à boeufs". Conduit en prison à Pouancé, Jehan Hunault s'était évadé et "mis en franchise en la chappelle de Saint Pierre en ladite ville de Pouancé" de laquelle il fut extrait et mis hors par les gens de justice et, derechef, constitué prisonnier et mené en la cartre (prison) de la vielle d'Angers, et après renu nôtre ame et féal conseiller, l'évêque d'Angers (Jehan Balue), comme clerc, et constitué prisonnier es prisons de nôtre dit conseiller, desquelles prisons il fut délivré et remis en remis en ladite chappelle et franchise, de laquelle il s'est échappé et rendu fugitif, doutant rigueur de justice... (Arch. Nat. JJ205 f°89 V° n°166)
  • †1581 César de Chantebergai Sgr de la Chevalinière, tué par son fils d'un coup d'arquebuse. Pour ce fait son fils fut rompu vif sur la roue (Notes St Venant p343)
  • †1590 3 septembre StJean de Linières (49) « requête de Sébastien Macé au provost de l’armée pour le Roy en Bretaigne, pour estre autorisé à enterrer son père, tué la veille de plusieurs coups d’épée près sa maison de StJean de Linières, où le corps est gisant, mort et serait incontinent putréfié, attendu la chaleur, dans un champ, sur le grand chemin, pour éviter la férocité des bêtes sauvages »
  • †1591 26 juin Vitré(35) Lucas de Vaufleury, tué d'un coup d'arquebuse  
  • †La Bigottière(53) 31.8.1597 Gilles Héricot, tué d'un coup d'arquebuse (A.t1) 
  • †1606 6 juin Le Pertre (35) René Bouvet tué d’un coup d’arquebuse les assassinats au Pertre sont ordinairement commis par les archers de la gabelle
  • †1616 en mai Le Pertre (35) Jean Sanguin tué d’un coup d’arme à feu
  • †1611 22 février le sieur d'Alleray fut tué d'un coup d'arquebuse. Ce fait est connu sous le nom de "drame d'Alleray" (Notes StVenant p468)
  • †1619 3 janvier Le Pertre (35) Macé Legeleux d’un coup d’arquebuse
  • †1619 24 mars Le Pertre (35) Pierre Blenlu
  • †1626 5 février Jehan Laurent, de la paroisse de Pouancé, lacquais de M. du Plessis de Gesté, a été condamné, par jugement en dernier ressort au siège présidial d’Angers, à être pendu & étranglé pour avoir tué un métayer d’un coup d’arquebuze, auquel après lui avoir en la forme accoustumée prononcé sa sentence, & icelui baillé entre les mains du bourreau, lequel l’a mené au supplice en la place des halles pour le pendre & être exécuté, a été recoux & osté d’entre les mains de l’exécuteur de la haute justice par des lacquais qui l’ont mené en Boisnet, & mis en un bateau, & l’ont mené au village de Recullée, & icelui sauvé, au moyen de laquelle évasion ledit bourreau & été mis en prison en une basse fosse. (Journal de Louvet - Récit véritable de tout ce qui est advenu digne de mémoire tant en la ville d’Angers, pays d’Anjou & autres lieux depuis l’an 1560 jusqu’à l’an 1634.) 
  • †1626 19 juillet Le Pertre (35) Jean Trugeot par les archers du prévôt de Laval
  • le 3.9.1630 le sieur Gault, tavernier rue Saint-Michel à Angers, reçoit un coup d’épée de Charles Pichon sergent venu le contraindre à payer les maltoustiers (impôt). Le peuple ému veut le lyncher, & pour y échapper il se constitue prisonnier. Il est condamné à être pendu & être étranglé. (Journal de Louvet)
  • †1634 5 juin Le Pertre (35) Michel d’Avennières d’un coup d’épée
  • †1638 19 octobre Le Pertre (35) Nicolas Desvallées d’un coup d’arme à feu
  • †1641 3 avril Le Pertre (35) Robert Graveron, sonneur de violon
  • †1642 2 mars Le Pertre (35) Olivier Yvon d’un coup d’épée
  • †1645 le 16 juin, Brain sur les Marches (53) Nicolas Beaudon, d'un coup d'arquebuse
  • †1649 1er février Le Pertre (35) h.h. Jean Couldray greffier à Brielles d’un coup de fusil
  • †1652 8 avril Le Pertre (35) Jean Lemeix d’un coup d’épée
  • †1656 4 août Le Pertre (35) Nicolas dit « Balazé » saulnier, d’un coup de fusil
  • †1656 25 août Le Pertre (35) Louis Benard
  • †1660 23 avril Le Pertre (35) un gabeleux
  • †1661 14 août Le Pertre (35) Pierre Rubin d’un coup de fusil
  • †1661 27 septembre Pouancé la Magdeleine, a été ensépulturé près la croix de la chapelle le corps de Charles Marchandi peraieur de la rue Painte à Angers la Trinité, lequel avoit esté frappé d’une sienne baionnette & sept jours après est décédé » Nota : la baïonnette est aparue en 1642 seulement, les Hollandais l’adoptent en 1647 & aurait été introduite en 1669 dans l’armée Française (in La Grande Encyclopédie, Lamirault Paris)
  • †13.12.1674 sur la grée des Hommeaux à Pouancé, l'abbé Lefort, prêtre de Chazé-Henri, est assassiné à coups d'épée par un chirurgien de Chazé
  • †1682 14 juin La Ferrière-de-Flée « a été inhumé un homme inconnu âgé d'environ 30 ans, qui fut tué dans le grand chemin de Craon à Angers le jour précédent »
  • †1712 31 mai, lors d'une collecte de la taille, Julien Letourneau, meunier aux Soucis, est tué
  • †1779 un nommé Rousseau, de StCyr le Gravelais, employé dans les gabelles, tué d'un coup de fusil

·        Le 25.1.1691 Hubert Minoche, couvreur d’ardoise demeurant à St Clément les Nantes, dénonce à Mr le procureur du roi du siège présidial et sénéchaussée et comté de Nantes qu’il a vu et qu’il est de notoriété publique que Me Raymond Isnard reveceur des traites à Candé en Anjou, lequel faisant un grand négoce d’ardoises en cette ville en partit le 23.12. dernier, qu’il logea le même jour de son départ à la barre de Mauves en l’hôtellerie du sieur Davy, que le lendemain ou le jour subsequent le cheval dudit Isnard a été trouvé tout équipé attaché dans un pré joignant le grand chemin à une lieue de Mauves, les pistolets à l’arson de la selle, les bougettes ouvertes, les bottes, le brandebourg et quelques autres hardes du sieur Isnard sur son cheval, sans qu’on ait trouvé ni vu son corps depuis tout ce temps, en sorte qu’on ne doute nullement que ledit sieur Isnard ait été assassiné ou volé et comme le public crie vengeance d’un crime aussi horrible, que celui-là d’ailleurs que ledit Minoche qui travaillait souvent pour ledit sieur Isnard au courte des marchandises qu'il faisait venir sur les portes de la ville par la considération et le ressouvenir qu’il doit à sa mémoire ne peut suffir l’impunité de ce crime, il se trouve obligé d’en faire comme il fait présentement, la dénonciation à mondit sieur le procureur du roi, à ce qu’il ait à se mouvoir de son office pour poursuivre la punition du vol et assassinat qui doit avoir été commis il y a déjà près de 15 jours en la personne du sieur Isnard, déclarant ledit Minoche n’entendre ni ne vouloir aucunement être partie directe ni poursuivante de tout quoi il nous a requis lui raporter le présent acte pour valoir et servir ainsi que de raison (AD44-4E2/642 Delalande Nre royal à Nantes).

·       Le 10 fructidor an X (1801) Mathurin Baron °La Rouxière 19 ans laboureur est condamné pour homicide à 20 ans de fer (=le bagne) après avoir été attaché à un poteau placé sur un échafaud et exposé aux regards du peuple pendant 6 heures, un écriteau au dessus de sa tête. Il était à une partie de danse au village de Lerbrais avec Jacques Bouin, lorsque se leva entre eux une dispute sur la manière dont devaient se régler les tours de danse. Echauffé par le vin et la danse, il frappa Jacques Bouin sur la tête d'un coup de baton de la grosseur du poignet. Celui-ci fut renversé, puis transporté sans connaissance noyé dans son sang chez son père où il mourut le lendemain. (AD44)


René Audineau avait fait son apprentissage à Paris et y avait obtenu le titre parisien de Maître Arquebusier

Autrefois, de très nombreux métiers étaient appris grâce aux contrats d'apprentissage, et il semble que de nos jours beaucoup, même des généalogistes, l'aient totalement oublié. Ces contrats d'apprentissage donnaient toujours lieu à un acte devant notaire.

certains métiers exigeaient non seulement un long apprentissage, comme c'est d'ailleurs toujours le cas, je vous le signale en passant, pour fabriquer un violon etc... et parmi ces métiers celui d'arquebusier évoluait vite car les armes ont beaucoup évolué et ce, rapidement, au fil des siècles. Donc, non seulement ce métier demandait un apprentissage assez long, de 2 à 4 ans, mais souvent 4 ans, mais on devait parfois aller loin, là où les armes évoluaient vite et bien, afin de mieux connaître les nouveautés et leur technique. Donc, l'apprentissage n'était pas dans les campagnes, dans les petits bourgs, mais bien dans les grandes villes riches en armuriers et arquebusiers, Nantes en comptait certes beaucoup, mais Paris était de loin le centre des innovations etc... et c'est là que les Audineau faisaient leur apprentissage, ainsi que je viens d'avoir la confirmation par le contrat de mariage de René Audineau en 1692 à Paris, né à Chemillé en Anjou. Il a alors déjà obtenu devant la cour de Paris son titre de Maître Arquebusier. Mais, comme il était natif de Chemillé et qu'il retourne ensuite comme son père, s'installer armurier aliàs arquebusier à Chemillé, je n'avais pas trouvé son mariage, car Paris est une ville sinistrée depuis 1871 et l'incendie de son état-civil. Heureusement, les notaires n'avaient pas leurs archives au même endroit ! Donc j'ai enfin le contrat de mariage à Paris !

Un contrat de mariage d'autrefois est un excellent indicateur de niveau social, et là encore je vous signale


Contrat de mariage de Pierre Bleiberg, arquebusier Allemand de Zülich, à Angers, 1643

l'origine des arquebusiers est parfois lointaine ! en voici un en Anjou, épousant la fille d'un coutelier (Archives Départementales du Maine et Loire, série 5E5) - Ehevertrag in Jahre 1643 in Angers, von Peter Bleiberg, Arkebusier, geboren in Zülich neben Köln-am-Rhein und Aachen, wo der Vater auch Arkebusier war. Falls Sie Zülich in Jahre 1643 kennen, Bitte, schreiben Sie hierunter Ihre Kommentar ! Vielen Dank ! Ich verstehe Ihre Sprache und möchte gern wissen wie ein Arkebusier nach Frankreich ging. - Les noms de familles sont souvent très parlants en langue allemande. Ici la montagne de plomb. Il se trouve qu'il existe aussi un lieu du Bleiberg à Saint-Avold, qui fut une mine de plomb devenue Monument Historique.
Nos voisins Allemands, selon leur accent régional, prononcent le CH final parfois comme CQ, et c'est le cas dans l'acte qui suit. J'identifie alors la ville de Jülich qui est à 60 km O. de Cologne, et 35 km N.E. d'Aix la Chapelle. Voici le site de la ville de Jülich. Le duc de Jülich, cité dans l'acte, possédait Aix-la-Chapelle, etc... et Jülich a donné Julier en Français.
Au passage, je me suis étonnée que ce soit Cologne qui soit citée car le duc de Jülich était en fait à Aix la Chapelle. Il faut croire que Cologne était mieux connue à cette époque qu'Aix la Chapelle. On avait à ce point oublié Charlemagne ! - Notre Montagne de plomb est arquebusier, fils d'arquebusier, et épouse ici la fille d'un coutelier, qui lui, fabrique des armes tranchantes ! Bref, on est quasiement dans des métiers voisins !
Mais, le contrat ci-dessous a plusieurs particularités : la dot (ou avancement d'hoir) fait l'objet d'un solde de compte entre père et fille au sujet de pension et succession de la mère défunte. Le père n'a pas les liquidités pour la payer de suite, et la donnera en rente à 5 % (denier vingt) tant qu'il n'a la somme ! Ceci dit, la dot n'est pas très élevée, car en 1643 elle est de 600 livres, ce qui correspondrait à un métayer ou un meunier aisés, en aucun cas à un avocat, plus aisé. -il n'y aura pas communauté de biens, et c'est la première fois que je vois cela ! Pourtant j'ai lu beaucoup de contrats de mariage attentivement. Je l'ignore, mais j'en conclue que la coutume du pays d'origne de notre Montage de plomb, n'était pas fondée sur la communauté de biens. -bien entendu, la dot de madame devra être utilisé en acquêts en Anjou à l'exclusion d'autres contrées... Je comprends que cette clause fixe le couple en Anjou, et élimine en principe l'hypothèse d'un départ avec l'épouse en Allemagne.

Retranscription intégrale de l'acte, orthographe comprise : Le 11 août 1643, par devant nous Nicolas Leconte notaire royal et gardenotte à Angers, ont esté présents Pierre Bleiberg Me arquebusier en ceste ville filz de deffuntz Henry Bleiberg vivant aussy arquebusier et de Catherine Calle ses père et mère qui estoyent natifs et demeurant en la ville de Zeulicq près Coulogne soubz la domination du duc de Jullicq demeurant de présent en la paroisse St Maurice de ceste ville d’une part, et honnestes personnes Michel Fonteneau Me coutelier en ceste ville et Anne Fontenau sa fille et de deffuncte Anne Barbesore sa femme demeurant en ladite paroisse St Maurice d’autre,

lesquelz respectivement establyz et soubzmis ont sur le traicté du futur mariage d’entre ledit Blei-berg et ladite Fonteneau accordé ce que s’ensuit, à scavoir que iceux Bleiberg et Anne Fonteneau se promettent mariage et icelluy solemniser sy tost que l’un par l’autre en sera requis pourveu qu’il ne s’y trouve légitime empeschement en faveur duquel mariage ledit Fonteneau père promet et demeure tenu faire valloir le bien maternel de sadite fille la somme de 30 livres de rente par les années et à la fin de chascune dont le payement de la première année eschera un an après ledit mariage et à continuer etc à laquelle rente ledit Fonteneau admortira toutefois et quantes que bon luy semblera pour la somme de 600 livres à un seul payement (c'est donc un artisan assez aisé) moyennant quoy jouira de la part afférante à sadite fille en la succession de ladite déffuncte Barbesore sa mère et demeure icelle Anne Fonteneau quitte vers sondit père de ses pentions noritures et entretenement au moyen de ce qu’il demeure aussy vers elle quitte des jouissances de ladite part afférante à sa dite fille en ladite succession de sa déffuncte mère de tout le péssé et de ses services qu’elle eust pu ou pouroit prétendre aussy de tout le passé jusque à huy de laquelle somme de 600 livres estant payé pour le rachapt de ladite rente et ledit futur espoux l’ayant receue il demeure tenu et obligé l’employer en ce pais d’Anjou en acquest d’héritages de pareille valleur pour demeurer le propre bien maternel de ladite future espouse en ses estocques et lignée maternelle sans pouvoir estre mobilisée par quelques temps que ce puissent estre et à faulte d’acquest ledit futur espoux en a des à présent consittué et constitue à ladite future espouse et aux siens rente à ladite raison du denier vingt racheptable un an après la dissolution dudit futur mariage ; en faveur duquel ledit futur espoux a donné et donne à ladite future espouse en cas qu’il prédécèdde la somme de 600 livres tournois à prendre sur les deniers qu’il aura et en cas de non suffisance sur ses meubles et deniers qui proviendront et où ils seraient suffisants sur ses immeubles pour en jouir par elle ses hoirs et ayant cause en pleine propriété et à perpétuité sans que lesdits futurs conjointz puissent entrer en communauté de biens par an et jour ne autre temps nonobstant la coustume de ce pais à laquelle en ce regard ilz ont dérogé et dérogent et à ceste fin demeure ladite future espouze authorizée à la poursuite desdits droictz et disposition de ses biens à la réserve touttefois d’entrer en communaulté de biens touttes fois et quantes que bon leur semblera en passer acte vallable (ce point relatif à l'absence de communauté est rare, et mérite d'être souligné) ; et demeurent tous autres escripts faitz entre ladite Anne Fonteneau et sondit père en leur force et vertu assignant ledit futur espoux à ladite future espouse doire (douaire) au désir de la coutume de ce pais ; par ce que du tout ils sont demeurés d’accord et l’ont ainsi voulleu stipullé et accepté, tellement que audit contract de mariage et tout ce que dessus est dict tenir garder et entretenir et aux dommages et obligations lesdites parties respectivement etc renonczant etc dont etc
faict audit Angers maison dudit Fonteneau en présence de Jeudic et Marie Fonteneau sœurs de ladite future épouse, et Me René Touchaleaume et de René Verdon praticiens demeurans audit Angers tesmoings etc adverty du sellé suivant l’édit du roy. Signé : M. Fonteneau, Pierre Bleiberg, Anne Fonteneau, Jeudic Fonteneau, Marie Fonteneau, Touchaleaume.

Cette image est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Je la mets ici à titre d'outil d'identification des signatures, car autrefois on ne changeait pas de signature.Avouez que notre Montagne de plomb était bien nommé car les armes à feu utilisent le plomb (ou la poudre). D'ailleurs à l'époque, pour faire les balles de plomb on lançait le plomb liquide en gouttes du haut d'une tour, et j'ai lu quelque part qu'à Angers c'était la Tour St Aubin !Si j'aime tant les arquebusiers, c'est que j'en ai un, avec mon Pierre Poyet, arquebusier à Segré, et que je cherche toujours à comprendre où il avait appris. Il n'a pas appris avec la Montagne de plomb, puisqu'il était plus ancien !Et je vous prie de m'excuser pour la francisation de Bleiberg, qui était faite pour vous illustrer les jolis noms de famille qui fleurissent en Allemagne. Certes ce n'était pas la Montagne de fleurs, plus jolie encore... etc... Et puis, à Nantes, port qui voyait arriver beaucoup d'étrangers, contrairement à Angers, qui en voyait, mais peu, on francisait les noms de famille... à l'époque.

Thomas Stergburg, arquebusier allemand de Munster, se marie à Cholet, 1698

Voici ce que j'ai pu trouver sur Internet concernant la suprématie Allemande dans la fabrication des armes à feu (car il y a peu de sources, même en langue Allemane, langue que je parle) :  Histoire de la médecine aux armées, tome 1, de l’Antiquité à la révolution, paris 1982 « Dès les début du XVIème siècle, les bâtons à feu primitifs avaient cédé la place aux arquebuses, dont les premières semblent être apparues en Allemagne, qui garda une suprématie dans leur fabrication.

Le fait que cette mention soit dans une étude de médecine tient au fait que les armes à feu ont totalement changé la nature des blessures, donc la médecine.

Voici un autre Allemand, cette fois à Cholet en 1698 :


« Cholet Notre Dame, le 4 août 1698 après les fiancailles et la publication des bans faite suivant les commandements de l’église de ce diocèse duement controlée au bureau de ce lieu le mesme jour par Hervé et qu’il ne s’est trouvé aucun empeschement canonique, je vicaire de cette paroisse soussigné ai receu le consentement mutuel de mariage de Thomas Stergbourg arquebusier, âgé de 30 ans, originaire de la ville d’Ahause du diocèse de Munster en Westerval province d’Allemagne, fils de Jean Stergbourg marchand et de deffunte Antonie Chal, habitué dans cette paroisse il y a 4 ans, et de Renée Rouault âgée de 23 ans ou environ, fille de Louis Rouault aussi arquebusier et de deffunte Yvonne Olivier de cette paroisse, ensuite de quoi je les ai solennellement conjoints par paroles de présent en mariage et leur ay donné la bénédiction nuptiale selon la forme de notre mère ste église, en présence dudit Rouault père de ladite épouse, de Me Louis Chames sergent cousin germain curateur aux causes de ladite espouse, Me René Bebard, Adrien Delumeau, Antoine Rousseau, René Bernier, Joseph Menanteau tous marchands demeurants en cette paroisse voisins et amis desdits espoux et espouse fors ledit Thomas qui demeure dans la paroisse de Saint Pierre de ce lieu » Mais, le plus surprenant dans ce dernier acte, c'est qu'il y avait un arquebusier à Chemillé, un à Cholet, et même un autre à Doué-la-Fontaine à la même époque, et que l'arquebusier Audineau, de Cholet, n'assiste même pas au mariage de ce concurrent.

Les arquebusiers, fabricants et/ou marchands d'armes en Anjou et venus d'Allemagne : XVII-XVIIIèmes siècles


Pierre Blanchon, marchand demeurant à Saint Etienne en Forez, livre des pièces pour montage d'arquebuse et repart avec du drap, Angers 1596

il s'agit des pièces métalliques de l'arquebuse, surement, et le reste devait être fabriqué sur place à Angers, car les arquebuses étaient ensuite montées à Angers. - J'ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) : " l e 31 décembre 1586 en la cour du roy notre sire par devant nous (Nicollas Bertrand notaire Angers) personnellement estably et deument soubzmis soubz ladite cour honneste homme Pierre Blanchon marchand demeurant à St Estienne en Forestz estant de présent pour ses affaires en ceste ville d’Angers, lequel volontairement a céddé quicté et transporté cèdde quicte et transporte par ces présentes  'il y a 514 km de Saint Etienne à Angers, et je suppose que la marchandise nécessitait plusieurs chevaux, et un cheval ne fait que 40 km par jour, donc il devait mettre au moins 10 jours pour livrer une telle marchandise et encore autant pour le retour.) à honorable homme Florent Gruget marchand demeurant audit Angers présent stipulant et acceptant pour luy ses hoirs la somme de 74 escuz sol qu’il a dit et asseuré audit Gruget luy estre deubz par Erve ? Servant monteur d’arquebuze audit Angers de reste de 80 escuz que ledit estably a baillés audit Servant comme appert et pour les causes portées par le marché et convention fait entre eux par davant nous le 11 décembre 1585 pour s’en faire payer par iceluy Gruget tout ainsi qu’iceluy estably eust fait et peu faire auparavant ces présentes et pour l’effect que dessus et contenu audit marché iceluy estably a subrogé et subroge ledit Gruget en son lieu droits et actions et consent qu’il y soit et demeure subrogé sans garantage de la présente cession ne restitution fors du fait dudit cédant ains s’en fera ledit Gruget payer et en fera les poursuites à ses despens périls et fortunes comme bon luy semblera et comme ledit estably eust peu faire lequel à ceste fin luy a baillé en notre présence copie dudit marché qu’il a pris et receu et s’en est contanté et contante;et a est faite la présente cession pour pareille somme de 75 escuz sol en payement de laquelle lesdit estably a confessé ledit Gruget luy avoir baillé et livré auparavant ces présentes 35 aulnes de bon drap de la mesure tainture de Paris dont icelluy Blanchon s’est tenu et tient à contant et en quite ledit Gruget présent et acceptant comme dessus

je ne suis pas sure de la mesure tainture de Paris, merci de voir avec moi cette ligne

à laquelle cession quictance et ce que dessus est dit tenir obblige ledit estably, renonçant etc dont etc fait et passé audit Angers à notre maison en présence de Jacques Daraise clerc demeurant audit Angers et de Me Jehan Garnault

Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir.

PS (paiement du solde) : Le 3 novembre 1610 par devant nous Nicolas Bertrand est comparu ledit Gruget estably et soubzmis soubz ladite cour lequelle a recogneu et confessé avoir auparavant ces présentes receu ladite somme de 75 escuz mentionnée

Julien Pellault maître arquebusier à Angers, 1594

Ceux qui ont quelque peu suivi ce blog connaissent mon intérêt pour le patronyme Pelault, Pelaud, car je descends de ceux du Bois-Bernier, de manière dramatique d'ailleurs, digne d'un roman !
Or, voici un armurier contemporain, à Angers, sans doute issu des Pelault du sud de la Loire, certes peu nombreux, mais tout de même existants.

J'ai trouvé l'acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E1 - Voici ma retranscription : Le 22 août 1594 avant midy, en la court royal Angers endroict (Goussault notaire) par davant nous personnellement estably honnestes personnes sire Nouel Thoumas marchand et Louise Foucquault sa femme de luy suffisament authorisée par devant nous quant à ce, demeurant audit Angers paroisse de Saint Aignan soubzmettant eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division confessent etc debvoir et par ces présentes promettent rendre et payer dedans le jour et feste de Notre Dame Chandeleur prochainement venant à honneste homme Jullien Pellault marchand Me arquebusier demeurant audit Angers paroisse de Saint Michel de la Palluds présent et acceptant la somme de 80 escuz sol à cause et pour raison de loyal prest présentement fait par ledit Pellault auxdits establiz qui ont icelle somme en notre présence eue et receue en 3 ares saize quarts d’escus de 15 sols pièce et 3 francs de 20 sols pièce bons et du poids de l’ordonnaice royale dont il et chacun d’eulx se sont tenus à contant et l’en ont quité
à laquelle somme de 80 escuz payer etc obligent lesdits establis eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division renonçant etc et par especial au bénéfice de division d’ordre de discussion de priorité et postériorité et encore ladite Foucault au droit vélléin à l’épitre divi adriani à l’authentique si qua mulier et à tous autres droits faits et introduits en faveur des femmes que luy avons donné à entendre estre tels que femmes ne se peuvent obliger ne intercéder pour aultruy mesmes pour le faict de leur mari sans avoir expréssement renoncé auxdits droits autrement elles en pourroient estre relevées ce qu’elle a dict bien entendre foy jugement condemnation
fait et passé audit Angers en la maison desdits establiz, présents Me François Thommasseau et François Houssaye et Ollivier Grimault praticiens demeurant audit Angers tesmoins ladite Foucault a dit ne savoir signer

mais il n’y a pas de signature Pellault, ce qui est surprenant, car normalement un armurier devrait signer

Julien Pellault, arquebusier à Angers, prête 80 livres, Angers 1594

  -  J'ai mis beaucoup d'actes notariés concernant un/une « PELEAU/PELAULT » et vous pouvez tous les trouver facilement grâce à l'indexation qui figure sous l'article précédée du signe # en cliquant alors sur le terme PELAULT -   

je descends d'une famille Pelault, pour laquelle André East fut un admirable chercheur qui m'a beaucoup apporté. Comme il s'intéresse à tous les porteurs de ce patronyme et que j'ai encore des vues d'actes attestant ce patronyme, mais que je n'ai pas encore mises en ligne car je ne les rattachais pas aux miens, je vais les lui mettre en ligne. Voici un arquebusier à Angers, et les arquebusiers étaient rares.

Ma retranscription de l'acte :J'ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – 

Le 22 août 1594 après midy, en la court royal d’Angers endroit (Goussault notaire) personnellement establys honnestes personnes sire Nouel Thouesnault marchant et Louise Foucquault sa femme de luy suffisamment aucthorisée par davant nous quand à ce demeurant audit Angers paroisse de Sainct Aignan soubzmettant eu et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division confessent debvoir et par ces présentes promectent rendre et payer dedans le jour et feste de Notre Dame Chandeleur prochainement venant à honneste homme Jullien Pellault marchand Me arquebusier demeurant audit Angers paroisse de Sainct Michel de la Palludz présent et acceptant la somme de 80 escuz sol à cause et pour raison de pur et loyal prest présentement fait par ledit Pellault auxdits establiz qui ont icelle somme en notre présence receue en 316 quarts d’escu de 15 sols pièce et 3 francs de 20 sols piecze bons et du poix de l’ordonnance royal dont ils et chacun d’eulx se sont tenus à comptans et en ont quicté etc, à laquelle somme de 80 escuz sol payer etc obligent lesdits establiz eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division, renonçant etc et par especial au bénéfice de division d’ordre discussion de priorité et postériorité et encores ladite Foucault au droit velleien à l’épitre divi adriani à l’autenticque si qua mulier et à tous autre droits faits et introduits en faveur des femmes que luy avons donnés à entendre estre tels que femmes ne se peuvent obliger ne intércéder pour aultrui mesmes pour le fait de leur mari sans avoir expressement renoncé auxdits droits autrement elles en pouroient estre relevées ce qu’elle a dit bien entendre foy jugement et condemnation etc fait et passé audit Angers en la maison desdits establiz présents maître Jean Tomasseau François Houssaye et Olivier Grimaudet praticiens demeurant audit Angers tesmoins

 

Jean Coquereau, arquebusier au Maine, venu encaisser 55 livres à Angers : 1594

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) : e 1er septembre 1594 après midy en la cour du roy nostre sire à Angers endroit par devant nous (Chuppé notaire royal Angers) personnellement estably Jean Coquereau marchand harquebusier demeurant à Bauslon pays du Maine

et Noelle Venelle sa femme de luy suffisamment autorisée par devant nous chacun d’eux seul et pour le tout sans division confessent avoir eu et receu présentement contant en notre présence et à veue de nous de Simphorienne Maugars veuve de defunt Me Julien Suhard à ce présente demeurant en ceste ville d’Angers paroisse de St Maurille la somme de 18 escuz ung tiers évaluée à 55 livres tz quelle somme est pour demeurer quite de pareille somme en laquelle dit defunt Suhard estoit tenu et obligé payer auxdits establis par contrat passé par Grudé notaire royal en ceste ville le 20 juillet 1593, de laquelle somme lesdits establis se sont tenus à contant et bien payés et en ont quité et quitent ladite Maugar et laquelle Maugars confesse avoir receu les contrats et papiers que ledit Coquereau estoit tenu lui bailler par ledit contrat, de laquelle quittance et tout ce que dessus tenir etc garantir etc obligent lesdits establis chacun d’eux seul et pour le tout renonçant par especial au bénéfice de division etc et encores ladite femme au droit vellian à l’épitre du divi Adriani à l’authentique si qua mulier et à tous autres droits faits et introduits en faveur des femmes que luy avons donné à entendre estre tels que femme ne se peult obliger ne intercéder pour autrui qu’elle n’eust expressement renoncé auxdits droits etc foy jugement condemnation etc fait et passé Angers en nostre tabler en présence de Jehan Baillif et Magdelon Garsanlan praticiens à Angers tesmoings

 

Les héritiers de Julien Cosneau et Julienne Riveau baillent à ferme une maison au bourg de Candé à l'arquebusier Gillet : 1665

Voici maintenant 5 semaines que je lis en ligne les paroisses du Mesnil-en-Vallée, Saint-Florent-le-Vieil, La Boutouchère, La Chapelle-Saint-Florent, pour refaire ce que j'avais autrefois fait en y ajoutant tous les liens possibles.
Malgré tout mon acharnement au travail, je n'ai trouvé à remonter qu'un grand père même pas son épouse que je cherche en vain, il s'appelle Philippe Menard, et on ne peut trouver de lui que son second lit, qui ne me concerne pas bien entendu.

Les arquebusiers étaient rares, et donc il y en avait un à Candé, du moins en 1697. J'ai une page sur eux sur mon site, car ils m'intéressent.

Je descends de celui de Segré, qui était Pierre Poyet.

J'y ai un Mathurin Cosneau, pêcheur au Mesnil en Vallée, qui s'est marié 4 fois et je descends de la 4ème épouse, et lors de la venue au monde de son fils mon ancêtre et 13ème enfant, il était âgé de 67 ans !!!

Les Cosneau qui suivent ne sont pas les miens, mais le patronyme n'est pas si fréquent, et très localisé au Sud Ouest du Maine et Loire. Ici une branche un peu plus haute géographiquement.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E95 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :e lundi 5 janvier 1665 après midy, devant nous René Brossais notaire de la baronnye de Candé furent présents establys et soubmis honneste personne Pierre Callier mary de Marguerite Cosneau, René Guillet mari de Barbe Cosneau, iceux Callier et Guillet esdits noms héritiers bénéficiaires de defunt Julien Cosneau et Julienne Riveau faisant tant pour eux que pour les autres héritiers desdits defunts, esdits noms et en chacun d’iceulx sans division de personne ne de biens leurs hoirs et ayant cause, renonçant au bénéfice de division d’une part, et Pierre Gillet arquebusier demeurant audit Candé ledit Callier en la ville d’Angers paroisse de saint Michel du Tertre, ledit Gillet en la paroisse de Montrelais en la rue du Fresne, respectivement soumis soubz ladite cour ont fait entre eux le bail à ferme cy après, par lequel lesdits Callier et Guillet esdits noms ont affermé audit Gillet acceptant pour le temps de 5 années commençant au jour de Noël dernier pour finir à pareil jour scavoir est un logis situé en cette ville rue de la Saunerie composée d’une salle, boulangerie, chambre haulte, grenier, et un puits, jardin au derrière avec un jardin situé audit Candée appellé la Tranchée comme le tout se poursuit et comporte et qu’ils dépendent desdites successions sans du tout y faire aucune réservation, pour en payer par chacune desdites année au jour de Noël audit Callier la somme de 36 livres le premier paiement commençant au jour de Noël prochain et à continuer ; à la charge dudit preneur de tenir et entrenir ledit logis de couverture terrasse et carreau et rendre à la fin du présent en pareil estat qu’il les trouvera dont sera fait procès verbal au despens dudit preneur ; paiera la rente féodale due dont il délivrea quittance audit bailleur ; passé audit Candé maison dudit Gillet en présence de François Deschanps Me chapelier demeurant en la paroisse st Maurille et Laurent Hervé marchand poislier demeurant aussi audit Angers tesmoins

Laurent Abriou, arquebusier à Angers, loue ses outils et son linge à Aubin Drouet pour 5 ans, 1590

encore un arquebusier venu de loin, du sud de la France !

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E1 - Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :Le 12 juillet 1590 avant midy en la cour du roy notre sire à Angers par devant nous François Revers notaire d’icelle personnellement establiz Laurent Abriou Me harquebusier demeurant Angers d’une part et Aulbin Drouet Me serrurier demeurant audit Angers d’autre part soubzmectant confessent savoir est ledit Abriou avoir baillé et laissé audit Drouet les outils servant au mestier de serrurier pour s’en servir par ledit Drouet pendant le temps de 5 années qui ont commencé dès la saint Jehan dernière et finiront à pareil jour et terme lesdits 5 années révolues savoir est une paire de vieulx soufflets, une bigorne,L

Les principaux outils qui servent à la serrurerie et à la forge des serruriers, sont le soufflet, l'auge de pierre pour mettre l'eau de la forge, l'archet ou arson avec ses forets, et les boites ; l'écouvette, les bigornes, les broches rondes ou carrées, les burins de diverses sortes, les brunissoirs, les clouïeres, les chasses carrées, rondes, et demi-rondes ; les limes de toutes espèces depuis les gros carreaux jusqu'aux carrelettes ; les coins à fendre, les chevalets pour forer, et pour blanchir les calibres ; les crochets, les ciselets, les ciseaux à divers usages et de diverses formes, les compas, les enclumes, l'équerre, les étaux, les échopes, l'établi, les étampes, la fourchette, les fraises, les filières ; plusieurs sortes de gratoires, quantité de marteaux, divers mandrins pour percer à chaud, faire les yeux des marteaux, et autres outils ; ou pour former et resserrer les trous quand ils sont percés ; les poinçons ronds, carrés, plats ; les perçoires aussi de toutes figures et à divers ouvrages ; la palette à foret, les tisonniers, les rifloirs, le rochoir, le rabot, le repoussoir, le tranchet, et la tranche ; plusieurs tenailles de fer, droites, crochues, rondes, et d'autres seulement de bois ; les tassaux, les taraux, le tourne-à-gauche, le vilebrequin et les valets. (Encyclopédie de Diderot et d’Alembert)

4 petits tasseaulx, ung estau, 2 pesnaires (perçoires ?), 2 petits marteaux appellés rinoirs, une paire de tenailles de forge et une paire de tenailles à vis, une clouair, et outre a ledit Abviou baillé et loué pour ledit temps cy dessus une coushette de boys de chesne garnie de une couette son traverslit d’un oreiller et sa paillasse ; Item une petite coushette à roulette garnie de sa couette son traverslit ; Item demye douzaine de draps de toile de brin en brin mi usés, 2 nappes aussi de toile de brin en brin d’une aulne et demie de long, une douzaine de serviettes aussi de brin et brin presque neufves ; Item 6 escuelles plattes 6 assiettes et 2 plats, le tout d’estain au merc dudit Abriou, de tous lesquels outils cy dessus ledit Drouet se servira pendant ledit temps de 5 ans à la charge de rente lesdits meubles et outils cy dessus à la fin desdites 5 années en bon estat de repération et en telle sorte que on s’en puisse servir deument comme il appartient audit estat de serrurier, et comme à présent ils sont en mesme estat comme ledit Drouet a confessé par devant nous, et dont et de tous lesquels outils cy dessus ledit Drouet s’est tenu à contant de la livraison et pour le regard du linge cy dessus est accordé que s’il se trouve trop usé à la fin dudit temps cy dessus ledit Drouet sera tenu et a promis en rendre audit Abriou d’autres en telle quantité et mesme toile et qualité que celles cy dessus, et est fait le présent marché outre les charges cy dessus pour en paier et bailler par ledit Drouet audit Abriou par chacune desdites années la somme de 2 escuz deux tiers le premier payement commençant à la saint Jehan Baptiste prochaine et à continuer etc tout ce que dessus a esté stipulé et accepté par les dites parties respectivement et à ce tenir etc garantir etc dommages etc obligent lesdites parties respectivement etc à prendre etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait à notre tabler audit Angers présents Le René Collet sergent royal et Loys Allain praticient demeurant audit Angers tesmoings, lesdies parties ont dit ne savoir signer

Laurent Abriou a fait un faux bail à louage de ses outils d'arquebusier : Angers 1592

Cet ABRIOU ne porte pas un nom Angevin. La base Bigenet ne donne qu'une fille qui épouse en 1703 un STRATTMAN nom aussi peu Angevin qu'Abriou.
Ce Laurent ABRIOU semblerait venir de la Vienne ou des Deux-Sèvres (toujours selon la base Bigenet)
Le patronyme ABRIOU, ABRIAL, ABRIEUX serait une forme méridionale d'avril, sobriquet symbolisant le printemps (selon le Dictionnaire étymologique des noms de famille de Marie Thérèse Morlet)

Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E1 – Ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 9 janvier 1592 avant midy en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous François Revers notaire d’icelle personnellement establys Laurent Abriou Me harcquebusier demeurant Angers paroisse ste Croix confesse sans contrainte que comien que dès le 12 juillet 1590 il ait baillé et loué pour le temps de 5 ans qui auroient commencé dès le jour et feste saint Jehan Baptiste audit an 1590 à Aulbin Drouet Me serrurier demeurant audit Angers plusieurs oustils et ferements servant audit estat de serrurier et aultres meubles mentionnés tant audit marché de ce fait et passé par devant nous notaire et que lesdits meubles sont mentionnés au pied d’icelle, et qu’il soit dit par ledit marché que ledit Drouet luy en doibvent payer par chacun an pour ledit louage la somme de 2 escuz deux tiers et luy rendre lesdits oustils et meubles suivant ledit marché, néantmoings la vérité est et confesse ledit Abriou que lesdits outils et meubles ne luy appartiennent ains appartiennent audit Drouet pour le tout et que ce qu’il en a fait a esté pour faire plaisir seulement audit Drouet et à sa prière et requeste ; à ceste cause a ledit Abriou renoncé et renonce par ces présentes à l’effet dudit marché dudit 12 juillet 1590 et a promis et promet ledit Abriou jamais ne s’en aider à l’encontre dudit Drouet à ce présent stipulant et acceptant ; et à ce faire tenir et accomplir s’est ledit Abriou obligé soy ses hoirs etc renonçant etc foy jugement condemnation etc fait et passé audit Angers à notre tablier présents à ce Me Michel Trouillet et Pierre Delalande praticiens demeurant audit Angers tesmoings, les parties ont dit ne savoir signer


Armel Servant est dit monteur d'arquebuses et non arquebusier, Angers 1588

Je descends de 2 arquebusiers différents l'un POYET l'autre AUDINEAU   J'ai beaucoup étudié les arquebusiers et j'ai aussi beaucoup publié sur mon site.  J'ai toujours pensé qu'ils étaient fabriquants et/ou vendeurs d'armes. Et en Anjou, je sais donc qu'on pouvait se procurer des armes à Angers mais aussi à Segré et à Chemillé. Mes Poyet sont à Segré, mes Audineau à Chemillé.  Ici je vous mets un acte assez curieux, car Armel Servant est monteur d'arquebuse au lieu d'arquebusier et j'ignore s'il y a une différence. Par contre, l'acte est plus que curieux, car en fait de montage d'une arme il achète à un menuisier des montants pour faire les lits comme on les faisait autrefois, c'est à dire à quenouilles (les 4 piliers aux angles montant pour soutenir le haut du lit et les rideaux) et à panes (mot qui n'existe comme tel dans aucun dictionnaire ni celui du moyen âge ni les dictionnaires anciens suivants ni le Dictionnaire du monde rural de Marcel Lachiver. Or, le tout est bien en bois de noyer donc n'a rien à voir avec les rideaux du lit et le tissu, mais bien avec les montants en bois du lit. Je suppose donc que ce terme était tout à fait local et oublié.  L'acte est très raturé, comme l'étaient souvent les actes de cette époque, et pour que vous puissiez vérifier ce que je dis ici, je vous mets les vues.

Mais que vient fait un monteur d'arquebuse dans la fabrication des lits ? car le nombre qu'il commande est très élevé et ne relève donc pas d'un investissement personnel dans un ou quelques lits.

Quoiqu'il en soit cet Armel Servant, monteur d'arquebuse, sait signer, alors que mon POYET ne signe pas, ou je peux me demander si on lui a bien demander de signer ??? J'ai parfois des doutes sur ce point.

Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E1 – Voici ma retranscription rapide mais efficace  :

Le 29 octobre 1588 après midy en la cour du roy notre sire à Angers par davant nous François Revers notaire de ladite cour personnellement establys Armel Servent monteur de harquebuses et Estienne Lemonnier Me menuisier demeurans Angers d’une part, et Anthoyne Viau menuisier demeurant à Moranne d’aultre part, soubzmetant lesdites parties respectivement etc confessent sans contrainte avoir ce jourd’huy fait et font entre eulx le marché tel que s’ensuit, savoir est ledit Viau avoir vendu et vend par ces présentes et promet rendre bailler et livrer en ceste ville d’Angers dedans le jour de Caresme prenant prochain venant auxdits Servant et Lemonnyer le nombre de 100 panes de lit et aussi de 100 quenouilles de lit, lesdites panes d’espaisseur de 3 poulces et de largeur de 7 poulces de 6 pieds 2 poulces de longueur, les quenouilles de 7 pieds de long et de 5 poulces d’espaisseur ; vend ledit Viau auxdits Servant et Lemonnier comme dessus 6 toises de nour ? d’espaisseur (f°2) de 3 poulces plus 6 toises de noir d’espaisseur d’un poulce et demy, toutes lesquelles auront 14 à 15 poulces venant à 18, le tout de bon bois de noyer bon loyal et marchand ; et est faite la présente vendition pour et moyennant la somme de 48 escuz sol sur laquelle ledit Servant a payé et advancé audit Viau 2 escuz et demy et le reste payable savoir dedans ung mois après la Toussaint 7 escuz et demy et le reste montant 38 escuz payable savoir 28 escuz faisant la livraison desdits bois dessus ...



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