Vente de la closerie du Moulinet à Saint-Jean-de-Linières (49), 1571

de Jeanne Allain à Jean Allain et Marguerite Lefebvre, et autres accords de la succession de leurs parents

Voici 3 actes notariés concernant la famille Allain, extraits des Archives Départementales du Maine-et-Loire série 5E7.

  • 1-Vente de la closerie du Moulinet à Saint-Jean-de-Linières (49) :
  • Voici la retranscription intégrale de l’acte : Le 26 juin 1571, en la court du roy nostre sire à Angers et de monseigneur duc d’Anjou fils et frère de roy endroit par davant nous Mathurin Grudé notaire de la dite court personnellement estably
    Jehanne Allain veuve de defunt Pierre Guesdon demeurant aux faubours de Sainct Jacques de ceste ville d’Angers soubmettant confesse avoir ce jourd’huy vendu quicté cèdé délaissé et transporté et par ces présentes vend quitte cede délaisse et transporte perpétuellement par héritage à
    honorable homme Me Jehan Allain licencié es loix Sr de la Barre et à Marguerite Lefebvre sa femme à ce présente stipulant et acceptant par ces présenes pour eux leurs hoirs etc
    le lieu closerie et appartenances du Moulinet situé et assis en la paroisse de Saint Jehan de Lynière composé de maison, terres, jardins, vignes et autres ses appartenances et dépendances et tout ainsi qu’il est advenu et eschu à ladite establie de la succession de defunts Jacques Allain et Françoise Mellet ses père et mère et comme elle a tenu et exploité depuis qu’elle en est dame sans aucune chose en retenir ne réserver ledit lieu tenu du fief Gaymeur et aultres fiefs de cens debvoirs charges et rentes acoustumés lesquels lesdits advertys de l’ordonnance ont vérifié ne scavoir déclarer franche et quitte des arrérages du passé transportant etc
    et est faite ceste présente vendition quittance cession délay et transport pour le prix et somme de 600 livres tournois payée et baillée comptée nombrée comptant en présence et à vue de nous par lesdits acheteurs à ladite venderesses en espèces d’or et monnaie bonnes et à présent ayant cours au poids prix et cours de l’ordonnance etc tellement que d’icelle somme ladite venderesse s’est tenue et tient par ces présentes bien payée et contente et en a quité et quitté lesdits acheteurs leurs hoirs etc
    faisant laquelle vendition à ladite venderesse retenu et réservé grâce et faculté et octroye par lesdits acheters de pouvoir retenyr et rémerer ledit lieu de maintenant en 5 ans, ladite venderesse payant et refondant ladite somme de 600 livres tournois auxdits acheteurs leurs hoirs etc à laquelle vendition et à tout ce que dessus dit tenir etc garantir etc obligent etc renonçant etc foy jugment et condamnation etc
    fait et passé Angers en présence de Jehan Leconte praticien en cour laye demeurant Angers et Sébastien Villeneuve marchand demeurant en la paroisse d’Ingrandes pays d’Anjou tesmoins requis et appelés, ladite Jehanne Allain a dit ne scavoir signer

  • 2-Bail à ferme de la closerie du Moulinet à Saint-Jean-de-Linières (49) :
  • Voici la retranscription intégrale de l’acte : Le 26 juin 1571, en la court du roy nostre sire à Angers et de monseigneur duc d’Anjou fils et frère de roy endroit par davant nous Mathurin Grudé notaire de la dite court personnellement estably
    honorable homme Me Jehan Allain licencié ès loix advocat à Angers d’une part,
    et honorable femme Jehanne Allain veuve de defunt Pierre Guesdon demeurant au faubourg St Jacques les Angers d’autre part,
    soumettant etc confessent avoir aujourd’huy fait et par ces présentes font le bail et prise à ferme qui s’ensuit c’est à savoir que ledit Allain a baillé et par ces présentes baille à tiltre de ferme et non autrement à ladite Allain sa sœur qui a pris et a accepté, prend et accepte audit tiltre de ferme et non autrement du jourd’huy jusques à un an prochain venant le lieu closerie et appartenances du Moulinet sis et situé en la paroisse de Saint Jean de Linières tout ainsi que ladite Jehanne Allain l’a cy-devant et auparavant ces présentes vendu audit Allain et Marguerite Lefebvre sa femme
    pendant lequel temps ladite Jehanne Allain s’est constituée et par ses présentes constitué pour et au nom dudit Allain son frère à la charge de ladite Jehanne Allain de payer et acquitter ladite ferme de tous les cens rentes charges et debvoirs dus pour raison dudit lieu iceluy tenir et entretenir en bonne et suffisante réparation et faire les vignes de la façon ordinaire et icellles rendre faites façonnées et cultivées comme elles sont de présent et auparavant d’en jouir et user comme ung bon père de famille
    et est faite cette présente baillé et prise à ferme pour en payer oultre les charges dessus dites par ladite Jehanne Allain audit bailleur ses hoirs en sa maison de ceste ville d’Angers la somme de 50 livres tournois à deux termes par moitié à saint Jehan et Nouel le premier terme commençant à Nouel prochain venant en continuant ladite ferme auquel bail et prise à ferme et tout ce que dessus est dit tenir etc renonçant etc foy jugement et condamnation etc
    fait et passé Angers en présente de Jehan Leconte praticien en cour laye demeurant Angers et et Sébastien Villeneuve marchand demeurant en la paroisse d’Ingrandes pays d’Anjou tesmoins requis et appelés, ladite Jehanne Allain a dit ne scavoir signer

  • 3-Quittances de partages des biens de leurs parents :
  • Voici la retranscription intégrale de l’acte : Le 26 juin 1571, en la court du roy nostre sire à Angers et de monseigneur duc d’Anjou fils et frère de roy endroit par davant nous Mathurin Grudé notaire de la dite court personnellement estably
    honorable homme Me Jehan Allain licencié ès loix advocat à Angers et y demeurant soumis etc confesse avoir aujourd’huy eu et reçu de
    honorable femme Jehanne Allain veuve de defunt Pierre Guesdon demeurant au faubourg St Jacques les Angers à ce présente stipulante et acceptante et
    laquelle luy a baillé et payé compté et nombré comptant en présence et au vu de nous en espèces d’or et monnaie bonne et à présent ayant court selon l’ordonnance royal la somme de 290 livres tournois restant et faisant le parfait paiement de la somme de 615 livres 6 sols 8 deniers en laquelle somme ladite Jehanne estait tenue et obligée payer audit estably pour report de meubles des successions de ses défunts père et mère ainsi qu’il appert par accord fait et passé en la cour royale d’Angers par devant René Foussé en date de 28 mai 1579
    de laquelle somme de 290 livres restant comme dessus ensemble de toute ladite somme de 615 livres 6 sols 8 deniers tournois ledit estably s’est tenu à comptant et en a quicté et quicte ladite Jehanne Allain à ce présente et stipulante et acceptante pour elle ses hoirs etc
    aussi a ladite Jehanne establye soubmise et obligée sous ladicte cour quicté et par ces présentes quicte ledit Jehan Allain son frère ses hoirs etc de tous et chacun les frais, mises et autres choses qu’ils ont eu à faire ensemble pour raison de la succession de leursdits défunts père et mère,
    dont et desquelles choses il ont fait compte ensemblement tant de l’argent respectivement par eux reçu que pour le payement des fermes que tenait défunte Françoise Meslet leur mère tant de l’abbé de St Georges, du Sr des Brosses lieutenant d’Alençon, et de la dame de la Thébauldière dont ils se quittent respectivement l’un l’autre jusque à ce jour d’huy en ce non compris la ferme de St Berthélemy des Prés desquelles choses dessus dites lesdite sparties sont demeurées à ung et d’accord, et à ce tenir etc obligent lesdites parties respectivement etc foy jugement et condamnation etc
    fait et passé audit Angers en présence de Jehan Leconte et Guy Planchenault praticiens en cour laye demeurant Angers, la dite Jehanne Allain a dit ne scavoir signer

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    sainte Radegonde, 13 août

    Cette Européenne, née en Allemagne à Erfurt en 518 et décédée à Poitiers en 587 est vénérée dans les 2 pays.

    1-Les sites à visiter :
    Honorée à Poitiers Le diocèse de Poitiers
    sainte Radegonde vue par l’église orthodoxe
    Voici l’église Sainte Redegonde à Poitiers
    Voici sa mémoire à Muehlberg en Allemagne
    ma page de cartes postales personnelles de Poitiers
    Découvrez la Thuringe (en langue française s’il vous plaît !, je ne sais pas si nous autres Français en faisons de même avec nos voisins)

    2-Le contexte historique.

    Pour comprendre la vie de sainte Radegonde, voici un bref rappel historique : Clotaire, le roi qui força Radegonde à l’épouser, est Clotaire Ier (vers 498-561), roi des Francs à Soissons (511-561), fils de Clovis Ier et de Clotilde. Il reçut de son père (511) les pays situés entre la Marne et la Meuse (royaume de Soissons), s’attribua, à la mort de son frère Clodomir (524), Tours et Poitiers et reconstitua à son profit l’unité du royaume franc à la mort de son frère Childebert Ier (558). (selon Encyclopédie Larousse) Il a 20 ans de plus qu’elle. Poitiers étant pour moi assez éloigné de Soissons, je comprends mieux à la lecture de ces 3 lignes le lien entre Soissons et Poitiers et comment Radegonde va s’installer à Poitiers.

    3-La vie de sainte Radegonde

    Voici sa biographie selon le Dictionnaire des noms de baptême, de G. Beleze, 1863 : RADEGONDE (Sainte), Radegundis (femme de conseil, en langue germanique), reine de France, au sixième siècle, fondatrice du monastère de Sainte-Croix, patronne de la ville de Poitiers, honorée le 13 août :
    Dans l’année 529, Clotaire, roi de Neustrie, s’était joint comme auxiliaire à son père Thierri, qui marchait contre les Thuringiens, peuple de la Confédération saxonne. Les Thuringiens furent défaits dans plusieurs batailles ; leur pays, ravagé par le fer et le feu, devint tributaire des Francs, et les deux rois vainqueurs se partagèrent le butin et les prisonniers. Dans le lot de Clotaire se trouvaient deux enfants de race royale, le fils et la fille de Berthaire, l’avant-dernier roi des Thuringiens. La jeune fille, nommée Radegonde, avait à peine dix ans ; ses larmes et sa beauté naissante touchèrent le coeur de Clotaire, qui l’emmena dans les Gaules et la plaça dans une de ses maisons royales, au domaine d’Athies, sur la Somme. Là, par les soins de Clotaire qui avait formé le dessein de la prendre pour épouse, elle reçut des plus excellents maîtres une éducation conforme au rang qu’elle devait occuper un jour. Elle fut instruite dans la religion chrétienne par saint Médard, évéque de Noyon, reçut de ses mains le baptême et elle puisa dans ses enseignements les principes de la foi la plus vive et la plus sincère. En même temps elle étudiait, avec une merveilleuse intelligence, les lettres romaines et les ouvrages des Pères de l’Église. En lisant l’Écriture et les Vies des saints, elle pleurait et souhaitait le martyre ; ce n’était pas sans terreur qu’elle voyait approcher le moment d’appartenir comme femme au roi dont elle était la captive et qui avait causé tous les malheurs de sa famille.
    Cependant Radegonde, résignée à la volonté de Dieu, accomplit le douloureux sacrifice qui lui était imposé ; elle épousa Clotaire et devint reine. Mais l’attrait de la puissance et richesses n’avait rien qui pût séduire son âme toute occupée de Dieu ; le temps dont elle pouvait disposer après l’accomplissement des devoirs que lui imposait sa condition, elle le consacrait à des oeuvres de charité ou d’austérité chrétienne ; elle se dévouait personnellement au service des pauvres et des mal des. La maison royale d’Athies où elle avait été élevée et qu’elle avait reçue en présent de noces, devint un hospice pour les femmes indigentes, et l’une des plus douces occupations de la reine était de s’y rendre pour remplir l’office d’infirmière dans ses détails les plus rebutants. Elle jeûnait fréquemment, et assise à la table somptueuse du roi son époux, elle se faisait servir les mets les plus simples ; des légumes et des fruits secs composaient toute sa nourriture. Souvent la nuit elle se levait pour s’agenouiller dans son oratoire et offrir à Dieu ses larmes et ses prières.
    Cependant Radegonde aspirait de tous ses voeux à la vie du cloître ; mais les obstacles étaient grands, et six années se passèrent avant qu’ elle osât les braver. Un dernier malheur de famille lui donna ce courage. Son frère, qui avait grandi à la cour de Clotaire, comme otage de la nation thuringienne, fut mis à.mort par l’ordre de ce prince. Dès que Radegonde apprit cet horrible meurtre, elle demanda à Clotaire l’autorisation de se retirer dans un monastère, et, ayant obtenu l’assentiment du roi, elle se rendit à Noyon, auprès de saint Médard. Elle trouva le saint évêque dans son église, officiant à l’autel, et s’approchant vers lui, elle lui dit : « J’ai renoncé au trône pour embrasser la vie religieuse, et je viens te supplier de me consacrer à Dieu. » L’évêque répondit : « L’homme ne peut séparer ce que Dieu a uni. » Comme elle insistait, il demanda le temps de réfléchir. Alors les seigneurs et les guerriers francs que Clotaire avait chargés d’escorter la reine, craignant que ce prince ne se repentit d’avoir donné son consentement à une séparation irrévocable, proférèrent contre saint Médard des paroles menaçantes, disant qu’il n’avait pas le droit d’enlever au roi une femme qu’il avait solennellement épousée ; les plus furieux osèrent mettre la main sur lui et l’entraîner des degrés de l’autel dans la nef de l’église. Pendant ce tumulte, Radegonde, qui avait cherché un refuge dans la sacristie, jeta, par une inspiration soudaine, un costume de religieuse sur ses vêtements royaux, rentra dans l’église, et s’avançant vers saint Médard, qui était assis dans le sanctuaire : « Si tu tardes davantage à me consacrer, dit-elle, si tu crains plus les hommes que Dieu, tu auras à rendre compte au Pasteur souverain qui te redemandera l’âme de sa brebis. » Ces paroles imposèrent le respect aux seigneurs francs, et sint Médard, y voyant un ordre du ciel, n’hésita plus ; il se leva, imposa les mains sur Radegonde et lui conféra le titre de diaconesse, quoiqu’elle n’eût pas l’age requis pour l’obtenir. Le diaconat, espèce de sacerdoce, mettait les femmes qui en étaient revêtues en rapport immédiat avec l’Église.
    Le première pensée de Radegonde, après avoir été ainsi consacrée Dieu, fut de se dépouiller de tout ce qu’elle portait sur elle de joyaux et d’objets précieux. Elle couvrit l’autel de ses ornements de tête, de ses bracelets, de ses agrafes de pierreries, de ses franges de robes tissées de fils d’or et de pourpre ; elle brisa de sa propre main sa riche ceinture d’or, en disant : « Je la donne aux pauvres. » Libre enfin, elle se rendit à Poitiers, où elle fonda un monastère qu’elle plaça sous l’invocation de la sainte Vierge et dans lequel elle établit la règle de saint Césaire, évêque d’Arles. L’étude des lettres figurait au premier rang des occupations imposées à la communauté ; on devait y consacrer deux heures par jour, et le reste du temps était donné aux exercices religieux, à la lecture des livres saints et à des ouvrages de femmes ! Les religieuses les plus instruites s’occupaient à transcrire des livres pour en multiplier les copies. Après avoir ainsi tracé la voie et donné l’impulsion, Radegonde abdiqua toute suprématie, et fit élire abbesse, Agnès, jeune fille dont elle avait surveillé l’éducation. Volontairement descendue au rang de simple religieuse elle faisait sa semaine de cuisine, balayait à son tour la maison, portait de l’eau et du bois comme les autres ; mais malgré cette apparence d’égalité, elle était reine dans le couvent par le prestige de sa naissance royale, par son titre de fondatrice, par l’ascendant du savoir et de la bonté. C’était elle qui maintenait ou modifiait la règle ; c’était elle qui raffermissait par des exhortations de tous les jours les âmes chancelantes, et qui expliquait, pour ses jeunes compagnes, le texte de l’Écriture sainte.
    L’empereur d’Orient, Justin II, ayant envoyé à Radegonde un morceau de la vraie croix, la réception de cette précieuse relique se fit avec toute la pompe des cérémonies religieuses, et l’on entendit alors pour la première fois le Vezilla regis ; hymne célèbre en l’honneur de la croix, que Fortunat, évêque de Poitiers, avait composée pour cette solennité. Ce fut aussi à dater de ce jour que le monaatère prit le nom de Sainte-Croix. Dans les dernières années de sa vie, Radegonde redoubla ses austérités. « Celui, dit Fortunat, qui pourrait retracer ses travaux, sa charité pour les pauvres, ses rigueurs pour elle-même, celui-là prouverait qu’elle fut à la fois martyr et confesseur. » Sainte Radegonde mourut en 587. Ses funérailles furent célébrées par Grégoire, évêque de Tours, au milieu d’un immense concours de peuple, et, suivant sa volonté dernière, elle fut inhumée dans l’église de Notre-Dame hors des Murs (aujourd’hui Saint-Radegonde), qu’elle avait fait construire.

    4-Sa mémoire près de nous :

    L’abbaye Sainte-Croix de Poitiers existe toujours, avec ses 14 siècles d’existence et un site Web !

    En Anjou, à Chênehutte-les-Tuffeaux, a existé un ermitage sainte Radegonde, dont la collation appartenait à l’abbé de St Florent et la présentation au seigneur de la Mimerolle et plus tard de Trèves, suivant la volonté du fondateur Jean Berruel, en 1582 (D. Huynes, Mss. f° XXX). En dépendait un clos de vignes sont les chapelains titulaire au 17e siècle se contentaient de partager les revenus, sans y habiter, avec un ermite de leur choix qui vivait des quêtes. Le dernier bénéficier, Dumas, vers 1680, laissa tomber le gîte en ruines. A côté s’élevait une chapelle, avec petit clocher à flèche élancée, que le nom de Ste Radegonde garda en vénération. Les pélerins qui l’y venaient invoquer, devaient pénétrer sous l’autel en se baissant, par une porte d’un mètre à peine de heuteur, et s’y tourner et retourner dans un petit caveau. On y voit encore la niche où figurait la statue, les banquettes taillées dans le roc, des arcades et des colonnettes bien conservées. Le jour de la fête réunissant une assemblée joyeuse. (C. Port, Dict. du Maine-et-Loire). Cette chapelle semble avoir disparu, car elle ne figure pas sur la page des Monuments Historiques de la commune de Chênehutte-Trèves-Cunault.

    Plus près de moi, en Loire-Atlantique, des religieuses de l’abbaye royale de Saint-Sulpice, ordre de Saint-Benoît, du diocèse de Rennes, fondèrent en 1141 au Loroux-Bottereau le prieuré de Sainte-Radegonde, tandis que vers la même époque, d’autres religieuses de la même abbaye fondaient le prieuré des Couëts, qui est toujours un haut lieu de la catholicité.

    Enfin, le prénom Radegonde existe bel et bien dans les registres paroissiaux, aussi bien en Anjou qu’en Loire-Atlantique.

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    Construction d’une maison neuve à Chazé-sur-Argos (49), 1575

    Construction d’une maison de closier, à 2 chambres basses dont une seule aura cheminée

  • Le donneur d’ordre est le fermier de la terre, c’est à dire qu’il agit en tant que gestionnaire au nom du propriétaire.
  • Les caractérisques de la maison sont de 11,7 x 5,2 m de superficie intérieure, pour un mur de 0,65 m et une hauteur de 2,6 m, ce qui me fait dire que cette maison sans étage et avec une seule cheminée est une maison de closier.
  • Le montant est peu élevé, soit 140 livres, mais le maçon devra fournir les matériaux pour le prix, sauf ceux qu’il pourra récupérer à Angrie sur une autre maison.
  • L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E7.
  • Voici la retranscription intégrale de l’acte : Le 3 juin 1575, devant Grudé notaire royal Angers, furent personnellement establyz honnestes personnes sire Pierre Besnard marchant fermier de la terre et seigneurie du Bignon paroisse de Vern d’une part, et Pierre Hamelin marchant demeurant au lieu de la Paillardière paroisse de Chazé-sur-Argos d’autre part, soubzmettant lesdites parties respectivement confessent avoir fait et par ces présentes font les accords et conventions qui s’ensuyvent
    c’est assavoyr que ledit Hamelin a promys et promet et demeure tenu faire et parfaire bien et deument de toutes choses nécessaires une maison de longueur de 36 piedz de long et de largeur de 16 pieds le tout de dedans en dedans, et faire les murailles de ladite maison à pierre et à mortier, ladite muraille de 2 pieds d’épaisseur et de haulteur de 6 pieds hors terre sans y comprendre les fondements et oultre faire les pignons à muraille l’un desquels (le pied est une mesure de longueur, qui varie, et j’ignore sa valeur en 1574 à Chazé. Comme la variation est inférieure à 50 %, voici le calcul dans l’unité la plus répandue, le pied de roi, qui fait 31,483 cm, donc la maison fera 11,7 m de long et 5,2 m de largeur utiles, pour un mur de 0,65 d’épaisseur, sur une hauteur de 2,6 m, soit une petite maison basse)
    y sera tenu faire une chemynée à chaux et sable avecques ung manteau de boys
    et de faire en ladite maison ung entredeulx à coulombaige à murs à barreau et terrasse (le colombage est la cloison faite à colombage, et la terrasse le plafond avec le grenier, aussi gaîte de la même manière (voir les maisons à pans de bois). Il y a donc 2 pièces en bas, mais une seule à cheminée, l’autre est ce qu’on appelle une chambre froide)
    et le plus convenablement en la meilleure sorte et manière que faire se pourra et oultre de fournir et bailler par ledit Hamelin de toutte charpente bonne et marchande nécessaire à faire et construyre ladite maison et de faire couvrir ladite maison bien et deument de ardoyse le tout faict et parfait dedans le jour et feste de Nouel prochainement venant,
    et pour parfaire partye de ladite maison ledit Hamelin pourra prendre et accomoder en ce qui sera trouvé estre bon et convenable des vieulx merrains tant de charpente pierre et ardoyse qui proviendra de la vieille maison de la Boystardière paroisse d’Angrye (cette pratique de la récupération des matériaux était générale, à tel point que c’est ainsi que même nombre de châteaux ont disparu, servant de carrière)
    et pour tout ce que dessus faire et parfaire bien et deument par ledit Hamelin dedans ledit temps ledit Besnard a quicte et quicté ledit Hamelin déduit et rabattu audit Hamelin stipullant et acceptant la somme de sept vingt livres tournois en laquelle somme ledit Hamelin estoyt tenu et redevable vers ledit Besnard pour les causes portées et contenues par obligation faite et passée en la cour royale d’Angers par M. Grudé notaire le 23 aoust 1574 portant la somme de 500 livres tournois
    sur laquelle somme de 500 livres ledit Besnard a confessé par davant nous avoyr par cy davant eu et receu dudit Hamelin la somme de 360 livres tournois dont il s’en est tenu à contant et en a quicté et quicte ledit Hamelin tellement que ne resteroyt que ladite somme de sept vingt livres (140 livres) sur ladite somme de 500 livres,
    de toute laquelle ledit Hamelin moyennant ces présentes est demeuré et demeure quicte vers ledit Besnard lequel l’en a quicté et quicte pareillement desquelles choses dessus lesdites parties sont demeurées à ung et d’accord et à tout ce que dessus est dict tenir etc
    fait et passé audit Angers ès présence de honorable homme Me Jehan Huot Sr de la Binetterye et Guy Planchenault praticien en cour laye demeurant Angers tesmoins, ledit Huot a dit ne pouvoyr signer par son indisposition

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    Nomination d’un procureur par les Mellet, Angers, 1571 pour les représenter en justice

    Les procurations sont nombreuses dans les actes notariés.
    Généralement considérées comme des actes mineurs, et à ce titre, elles sont le plus souvent laissées de côté, elles peuvent être une source intéressante de filiation, au même titre que les rentes obligataires, car elles donnent des éléments précis, ou tout au moins, attestent de liens de parenté certains.

      En effet, les personnes nommant le procureur ont un intérêt commun, donc, un lien familial, le plus souvent pour défendre une cause par suite d’héritages.

    Même si les liens ne sont pas explicités, l’ensemble constitue un élémént de preuve filiative probable, donc rien n’est à négliger pour reconstituer les filiations, surtout au 16e siècle, généralement pauvre par ailleurs dans les registres paroissiaux.

    Les personnes qui nomment un procureur font généralement tellement confiance au notaire, que le nom du procureur est laissé en blanc. J’espère pour vous que vous ne signez jamais, en 2008, de texte laissant un blanc. En tout cas, cela montre qu’autrefois les relations de confiance existaient.
    C’est le cas dans l’acte qui suit, le nom est en blanc.

    La procuration ci-dessous est extraite des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E7 – Voici la retranscription exacte de l’acte : Le 21 juin 1572, en la court du roy nostre sire à Angers endroit par davant nous Mathurin Grudé notaire de la dite court personnellement establys

  • honorable homme Me Jehan Allain licencié ès loix advocat Angers,
  • Me René Chevalier aussi licencié ès loix advocat audit Angers,
  • tant en son privé nom et comme curateur de Symon Chevallier son frère
  • et encore comme curateur ordonné par justice de Joseph, André et Marie les de La Fuye,
  • Charles Doysseau mary de Renée Meslet tant en son nom à cause de sadite femme,
  • que comme curateur de Jehanne et Renée les Meslet
  • et Catherine Chevallier veuve de defunt Me Jehan Chevalier
  • tous demeurant Angers soumettant confessent avoir ce jourd’huy par ces présentes nommé (blanc) leur procureur …

    fait et passé Angers en présence de honnestes hommes Pierre Duguat et Louis Duboys marchand demeurant Angers. Signé de tous.

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    saint Dieudonné, 68ème pape, 7e siècle

    honoré le 8 novembre en mémoire du jour de son décès

    Je descends de Pierre-Dieudonné Laloy °Montjean-sur-Loire (49) 30.7.1813. Voir la famille Laloy, venue de Normandie. Comme vous sans doute, j’attache une affection toute particulière à ceux qui ont un je ne sais quoi qui m’intrigue, ici le prénom : Dieudonné.
    Voulant cette année découvrir à quelle date chacun est honoré, je vais sur le site Nominis, où il est dit « cordonnier à Rome, 6e siècle », fête locale le 10 août (et de nombreux sites, se copiant les uns les autres donnent la même chose, sans qu’on sache de quel chapeau ils sortent cette info) ATTENTION, OUBLIEZ CECI QUI SEMBLE SORTI DE NULLE PART et voyez plutôt ce qui suit :
    Voulant vérifier cette biographie, je regarde le Dictionnaire de Beleze, publié en 1863, date au reste est plus proche de mon ancêtre. Voici de qu’il donne :

    Dieudonné (saint), Deusdedit, pape, 615-618, le premier qui ait scellé en plomb ses bulles : il est honoré le 8 novembre (G. Beleze, Dict. des noms de baptême, Paris, 1863) (Deusdedit est le nom latin, dont nous aurons besoin ci-dessous)

    Tout à fait perplexe, je regarde le site Aube-nouvelle qui donne un liste des papes que je suppose sérieuse

    Saint Adéodat Ier (ou Dieudonné) (68ième pape) Romain, élu le 10 octobre 615, il meurt 8 novembre 618. Avec abnégation et héroïsme, il soigne les lépreux et les pestiférés. Il est le premier à apposer le sceau aux Bulles. Le sien est le plus ancien sceau pontifical qui nous est parvenu. (allez sur leur site en cliquant sur mon lien ci-dessus, car vous avez en prime le portrait des papes, que je n’ai pas le droit de recopier, et c’est bien présenté, ils font du bon travail)
    Adéodat II (ou Dieudonné) (77ième pape) Romain, élu le 11 avril 672, il meurt le 17 juin 676. A travers ses missions il convertit les Maronites, peuple orgueilleux et d’origine arméno-syriaque. Il forgea la formule « Salut et bénédiction apostoliques »

    Voulant approfondir, je consulte l’encyclopédie théologique en 50 volumes (excusez du peu), publiée sous la direction de l’abbé Migne, Paris, 1850, et voici ce que donne le tome 40 dédié avec le 41 à la vie des saints. Voici Dieudonné, sous son nom latin Deusdedit :

    saint Deusdedit, laboureur, édifia Rome par ses vertus et surtout par sa charité. Il s’appliquait à la culture de la terre et sanctifiait ses travaux rustiques par une prière continuelle. L’esprit de pénitence qui animait toutes ses actions et son amour pour les pauvres, auxquels il distribuait le samedi ce qu’il avait pu gagner pendant la semaine, l’élevèrent à une sainteté éminente. Il mourut sur la fin du 5e siècle. Saint Grégoire le Grand fait de lui un bel éloge dans ses dialogues, et le Martyrologe romain lui donne le titre de confesseur. – 1er août.
    saint Deusdedit, évêque de Brescia, est honoré dans cette ville le 10 décembre.
    saint Deusdedit ou Dieudonné, pape, succéda à Boniface IV en 615, se signala par sa science et ses vertus, surtout par sa charité envers les malades, et l’on rapporte qu’il guérit un lépreux en l’embrassant. C’est le premier pape dont on ait des bulles scellées en plomb. Il mourut le 7 novembre 617 après un pontificat de 3 ans. – 8 novembre.
    saint Deusdedit, sixième archevêque de Cantorbery, succéda, en 653, à saint Honoré, et mourut vers l’an 665 : il eut saint Théodore pour son successeur. – 30 juin.
    saint Deusdedit, abbé du Mont-Cassin, succéda, vers l’an 833, à Apollinaire. Il y avait 6 ans qu’il gouvernait son abbaye lorsqu’il fut jeté en prison par le tyran Sicard, duc de Bénévent, qui le fit mourir de faim et de misère l’an 840. Son tombeau a été illustré par un grand nombre de miracles. – 9 octobre.

    Je suis comme vous, ahurie par le nombre de saints homonymes cités par cet ouvrage, pardon cette volumineuse encyclopédie.

    En conclusion, le prénom Dieudonné est honoré le 8 novembre, jour de la sépulture du premier pape de ce nom. En préparant ce billet pour le 10 août je me suis plantée, car toutes vérifications faites, il faut songer au 8 novembre et oublier le 10 août, qui est sans doute une mauvaise blague qu’on a faite à Nominis, par ailleurs pourtant souvent bien documentée.
    Ne me demandez pas pourquoi l’un des ouvrages donne 617 l’autre 618, cela reste pour moi un mystère, mais on ne va pas chipoter sur une petite année… Ce qui me paraît beaucoup moins un mystère c’est la vertu du WEB a donner n’importe quelle info, recopiée de je ne sais où, n’importe comment, et encore une fois je viens de vérifier mes principes de méfiance du WEB. Ma première règle de recherches consiste toujours à éviter soigneusement tous les WIKI pour cette bonne raison.

    Si vous avez un saint à me proposer, n’hésitez pas, j’adore chercher.
    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet seule une citation ou un lien sont autorisés.

    Contrat de mariage d’André Pean et Michelle Dutemple, Angers, 1576

    Contrats de mariage retranscrits et analysés sur ce blog.

    de Château-Renault (37), avec exercice de paléographie.
    Ce jour j’ai mis 2 billets consacrés à la lettre P en paléographie. L’autre billet, qui est à voir d’abord, donne la théorie de la cursive gothique au 16e siècle jusqu’au début 17e siècle. Allez le voir avant d’attaquer ce billet.

  • L’acte qui suit est certes encore un contrat de mariage, mais il s’avère que ces contrats sont décidément fort divers dans leurs clauses.
    Ici, communauté du tout, il est vrai sans biens immeubles apparemment.
    Une curieuse donation à la future en forme de troc, et il se pourrait que c’est parce qu’elle part vivre à Château-Renault, donc n’emporte pas ses meubles avec elle et va s’installer dans ceux du futur. Donc, elle cèdde ce qu’elle a sur place. Je ne peux comprendre cet acte autrement.
    Il est vrai que Château-Renault est en Touraine, donc une autre province que l’Anjou, ce qui explique encore que la future cèdde ses meubles sur place.
  • l’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5.
  • Mais, l’acte qui suit a la particularité d’être écrit avec le P en forme de X, aussi, je vous ai mis ce jour les premières lignes de cet acte en exercice de paléographie, tout en faisant aussi ce jour un billet de paléographie traitant de la lettre P en paléographie.
  • Je vous suggère de regarder attentivement l’image qui suit, et de chercher les P, par exemple celui de Michelle DUTEMPLE, qui y figure, et surtout ne lisez la retranscription qu’après, sinon vous ne progresserez jamais :

  • Vous avez trouvé Michelle DUTEMPLE ! Bravo, vous avez gagné le droit de lire la suite. Sinon recommencez, vous n’avez pas gagné le droit de lire la suite ! Il y a même aussi le nom de son papa, qui était aussi un DUTEMPLE, alors cherchez encore.

    et j’espère que vous avez aussi tout compris. Si oui, passez à ma retranscription pour vous corriger, mais attention elle n’est pas ligne par ligne : je fais mes alineas en fonction de la compréhension des paragraphes que je soupçonne, puisqu’autrefois on ne connaissait ni paragraphes ni ponctuation, et je vous mache un peu le travail en créant ces alinéas, qui aident à la compréhension.

    Voici la retranscription intégrale de l’acte : Le 12 août 1576, comme ainsi soit que en parlant traitant et accordant le mariage futur estre fait consommé et accomply entre
    honneste personne André Pean merchant demeurant à Château-Regnauld pays de Thourayne filz de deffunct Me Guillaume Pean vivant advocat audit Chasteauregnauld et de Christoflette Aulbert sa mère encores vivante d’une part,
    et honneste fille Michelle Dutempls fille de deffunct honneste personne Françoys Dutemple vivant merchant demeurant en ceste ville d’Angers et Jehanne Delalande encores vivante ses père et mère et depuis convollée en secondes nopces avec Jehan Chamillaud aussi demeurant audit Angers d’autre (part),
    auparavant aulcune bénédiction nuptialle faite lezsdits futus conjointz ont faict les accords pactions et conventions matrimonyalles telles et en la forme et manière que s’ensuit
    savoir est que en la court du roy notre sire et notre seigneur fils de France et frère unicque du roy duc d’Anjou Angers endroict par devant nous Denys Fauveau notaire d’icelle
    personnellement estably André Pean demeurant audit lieu de Chasteau Regnauld d’une part et ladite Michelle Dutemple fille et ladite Delalande aussi demeurant en cette ville d’autre, soubzmettant les partyes respectivement confessent avoit fait et par ce présentes font par entre eulx les accords pactions et conventions matrimonyalles desdits futurs conjoints comme s’ensuit
    c’est à savoir que ledit André Pean à l’autorité et consentement de honneste homme Jehan Lasurais sieur des Haières Julien Chaumineau sieur de Bergettes et Noel Pelletreau ses oncle beau-frère tant de leurs privés noms que comme se faisant forts de Christoflette Aubert à laquelle ils ont promis faire ratiffier et avoir ces présentes pour agréables à peine de tous intérests, a promis et par ces présentes promet et demeure tenu prendre a femme et espouze ladite Michelle Dutemple et pareillement ladite Michelle Dutemple du consentement de ladite Delalande sa mère et vénérable et discret Me Françoys Nycoleau chapelain de notre Dame de la Visitation son curateur à ce présent, a promis prendre à mary et espoux ledit Pean, pourveu que nostre mère sainte église ne trouve cause légitime pour l’empescher et icelluy mariage célébrer dès que et quant l’ung en sera requis par l’autre,
    en faveur duquel mariage qui autrement n’eust esté faict ledit Nycoleau curateur susdit deument estably et soubzmis soubz ladite court a promis auxdits futurs conjoints à ce présents stipulants et acceptants la somme de douze cens livres tournois dedans le jour desdites espousailles desdits futurs conjoints, (je suis sure de ma lecture, et le résultat est pour le moins curieux à comprendre. Déjà, avec la phrase que j’ai graissée « qui autrement n’eut été fait » on peut comprendre qu’il s’agit d’un mariage intéressé, car on pourrait croire que sans cet apport le futur n’était pas interressé par ce mariage !)
    au moyen que lesdits futurs conjoints ont ceddé et par ces présentes cèddent délaissent et transportent audit Nycoleau présent et acceptant tous et chacun les meubles et choses censées et réputtées pour meubles ferme et louaiges de maisons eschues et qui escheront au jour et feste de Toussaints prochainement venant à ladite Michelle de la mort et trespas dudit deffunct Françoys Dutemple son père pour en faire et disposer par ledit Nycoleau ainsi qu’il verra et tout ainsi que eussent peu et pouroient faire lesdits futurs conjointz et les ont subrogés et subrogent en leurs noms raisons et actions, (j’ai eu du mal à comprendre cette affaire, puisqu’en fait de donner 1 200 livres, ce Nycoleau prend en échange les meubles de la future. J’en ai conclu que le futur conjoint a déjà assez de meubles, et qu’ils n’ont pas besoin des meubles de la future, quoique sous le terme meubles on mettait autrefois beaucoup de choses, y compris les animaux qui étaient des meubles vifs. Une chose est certaine, on ne voit aucun bien immeuble d’un côté comme de l’autre)
    est convenu et accordé entre lesdites parties que entre eux dès espousailles des futurs conjointz communauté aura lieu entre eulx de tous et chacuns leurs meubles tout ainsi … (ce qui signifie bien qu’il n’y a aucun bien immeuble)
    et cas qu’il n’y eust enfant nés et provenus de leur chair en ca cas ledit Pean a donné douaite à lacite Michelle Dutemple sa femme espouse stipullante et acceptante sur tous et chacuns ses biens meubles et choses censées et réputtées pour meubles sans qu’elle soit tenue en aulcunes debtes de la communauté dont et de tout ce que dessus lesdites parties sont demeurées à ung et d’accord …
    fait et passé audit Angers ès pésence des dessusdits, vénérable et discret Me Michel Girauld docteur en théologie curé de la cure de St Michel du Tertre audit Angers, honnestes personnes Françoys Grezil Pierre Lebeau marchands à Angers, Jehan Panetier greffier du grenier à sel dudit Angers, Michel Lebeau garde du sel passant en la ville d’Angers demeurants audit Angers tesmoins et aultres et a ladite Michelle Dutemple déclaré ne savoir signer. Signé de tous. (il y en a qui regarent passer des trains, d’autres du sel ! Il est vrai que le sel remontait partout par voie d’eau, et était étroitement surveillé du fait de la gabelle. Voyez mes pages sur ce sujet.)

    J’ai bien des Dutemple dans mon ascendance, mais c’est à Clisson. Ce patronyme aurait pour origine du Temple, et à Clisson c’est le cas, à la Madeleine du Temple, et sa chapelle des Templiers est toujours là.

    Et, connaissez vous mon site de paléographie, qui contient une mine d’exercices pratiques qui vous aideront à progresser.

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet (blog, forum ou site, car alors vous supprimez des clics sur mon travail en faisant cliquer sur l’autre support, et pour être référencé sur Internet il faut des clics sur ma création) seul le lien ci-dessous est autorisé car il ne courcircuite pas mes clics.