APPARTEMENT TRES CHAUD (suis en haut et je protège les autres)
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ORDINATEUR ETEINT
ET DE L’EAU A VOLONTE
La femme de l’écrivain ne sait pas signer : Clisson Notre Dame 1679
La paroisse Notre Dame à Clisson est celle du château, et elle est habitée de bourgeois dont l’immense majorité sait signer, y compris les dames et demoiselles.
Mais une femme ne sait pas signer : la femme de l’écrivain.
Son époux est inhumé à Clisson Notre Dame le 15 février 1679
« inhumé en le cimetière de saint Gilles près Clisson Jacques Chauvin Me escrivin à Clisson, 48 ans environ, présents Renée Aubrion son épouse (ns), Jan Audureau »
Je me suis demandée pourquoi un écrivain à Clisson, puisque cette paroisse est habitée de tant de notables éduqués. Je suppose que comme d’ailleurs encore de nos jours, Clisson était une capitable régionale avec ses foires hebdomataires importantes, attirant sur plusieurs dizaines de km toute la campagne environnante.
D’ailleurs, il y avait aussi 2 docteurs en médecine, 2 apothicaires, notaire royal et notaires de la juridiction de Clisson etc …. et le château était habité.
Par contre, cette paroisse Notre Dame avait une grande particularité : elle n’avait pas de cimetière.
Et comme tout le monde n’avait pas assez d’argent pour payer l’inhumation dans l’église, manifestement payante, une partie des habitants de la paroisse Notre Dame était inhumée au cimetière de la paroisse Saint Gilles près Clisson, car tel est le nom de la paroisse voisine, pourtant de Clisson, mais dite « près Clisson », et ce cimetière, qui sera par la suite agrandi, est celui qui existe toujours.
Et, puisque je viens de vous expliquer qu’il y avait des habitants de Notre Dame inhumés à Saint Gilles pour cause de manque de moyens financiers pour l’être dans l’église de Notre Dame, vous venez donc de découvrir que l’écrivain n’avait pas les moyens d’être inhumé dans l’église.
Et cette information est tout aussi étonnante que le fait qu’il n’ait pas pris soin d’apprendre à son épouse à signer !!!
et voyez mon site sur Clisson, riche d’infos, et mes relevés etc…
du Quai des Fumiers à la Cale au Foin : le quai Magellan, Nantes 1840
Il existe sur le site des Archives Départementales une vue splendide de la cale au foin, hélas elle se cache sous un nom totalement erroné : CHARGEMENT DE PAILLE ET FOIN, AU FOND LE PONT DE PIRMIL 33Fi112
- rassurez vous, on ne charge pas de foin à Nantes, on décharge, car le foin ne pousse pas à Nantes, et la ville fait venir par chalands le foin. En effet Nantes, avant l’automobile, compte de très nombreux chevaux pour ses déplacements et transports.
- rassurez vous, le pont est celui de la Madeleine et non celui de Pirmil
La véritable légende est donc :
Déchargement à la cale au foin quai Magellan, au fond le pont de la Madeleine
Cette cale au foin quai Magellan a un bien belle histoire. En effet, elle date de 1840, voici comment :
- quai Magellan
(Notes de M. J. Forest, par Paul de Berthou, manuscrit aux Archives Municipales de Nantes)
Magellan, célèbre navigateur, mort en 1519
Chaussée Choismet
1595 Inscription. L’an 1595, cette chaussée, pour communiquer à la prairie Choismet, a été construite des deniers de la Ville, par les ordres de Messire du Bot, sieur de l’Aunay, maire de Nantes (Lebreton, 1 er juin 1837, p.3). Lebreton ne dis pas où il a trouvé cette inscription. Sans doute dans « l’Histoire lapidaire de Nantes », par Fournier, 2 vol. mss à la BM
La chaussée Choimet commençait à la jonction Est de la chaussée de la Magdeleine et du pont de la Magdeleine. Elle occupait une petite partie de ce qui est maintenant le quai Magellan. Elle longeait la chapelle de la Magdelaine et conduisait à la prairie de la Magdelaine, dont une partie se nommait, à ce qu’il paraît, prairie Choimet. J.F.
1834 Le conseil d’arrondissement invite la mairie de Nantes à éloigner le Parc aux fumiers, vrai foyer d’infection et d’incommodité pour les habitants d’une partie des Ponts et pour les malades de l’Hôtel-Dieu (Lebreton, 11 juillet 1834n p.11)
Le quai Magellan a été longtemps nommé Quai des Fumiers, parce que c’était là qu’on déposait toutes les balayures des rues, que le service de la répurgation apportait chaque jour. J.F.
Le nom de Magellan lui fut donné pendant la révolution (Etrennes du Commerce, 1793, 137)
1837 Le Parc aux fumiers, placé à l’extrémité de la prairie de la Magdelaine, vient d’être supprimé (Verger, Archives, I, 210)
1840 Nous voyons avec plaisir s’avancer peu à peu la construction du Quai Magellan qui, permettant de faire le tour de la prairie de la Magdeleine, et communiquant à la haute ville par le pont de la Rotonde (pont St Félix), métamorphosera tant ce quartier qui se couvrira peu à peu d’arbres, de magasins et de maisons d’habitation, et formera, en prolongation des deux cours, une promenade charmante (Lebreton, 7 mai 1840, p. 3)
Note d’Odile : Je suis très impressionnée par la date tardive (1840) pour éloigner les immondices et fumiers. D’autant qu’ l’hôpital était devant ! Nous avons fait quelques progrès depuis…
Le prénom Agatange : Clisson 1671
Clisson paroisse Notre Dame « le 30 août 1671 baptisé Agattange fils de Jan Branger et Françoise Ligneau parrain honorable homme Martin Pillon marraine Françoise Leroy »
Très étonné par ce prénom curieux, j’ai fait des recherches, et j’ai trouvé une page bien faite sur ce prénom, et je crois même que je vais prendre contact pour lui signaler l’existence du prénom à Clisson en 1671.
Ceci dit, je cherche à comprendre comment il est arrivé à Clisson !!! Car chose étrange l’auteur du site que je viens de vous mettre en lien ci-dessus, raconte que le saint était né sous le nom de François Noury. Or ce nom sonne fort bien dans la région. Qui est donc ce François Noury ?
Relévé exhaustif du registre paroissial de la Madeleine du Temple de Clisson : 1668-1710
… Le dépouillement d’un registre présente en lui-même un attrait analogue à celui du miracle de Lazare. L’acte de naissance de ces morts du XVIIIe siècle, qui n’ont même plus de tombes, les restitue partiellement à la vie…
… La grande histoire peut mépriser les humbles en elle anonymes, comme sont en nous anonymes les millions de globule de notre sang. Mais ni elle, ni la petite histoire, ni même le roman, quelles que soient les précisions et la couleur de son récit, ne peuvent donner ce caractère d’authenticité, ce parfum de fleur desséchée… Hervé BAZIN – Vipère au poing.
J’ai eu ce plaisir, et voyez plutôt en quelle quantité !!!
Mais cette paroisse m’a apporté un tel plaisir que j’en suis toute abasourdie. Songez, je vous faisais part ces jours-ci de l’immense solidarité des habitants de la paroisse de la Madeleine du Temple : Clisson
En fait, je suis bouleversée par ce que j’ai lu dans ce registre, car j’avais le sentiment que Gaborit, le recteur, était un templier, tant il avait d’égards pour les pauvres.
Et pour tout dire, je pense que les paroisses qui sont établies sur des sites de Templiers pourraient sans doute observer des comportements semblables dans les registres ou autres documents postérieurs aux templiers, mais qui attestent qu’ils avaient laissé des marques profondes dans la mentalité des paroissiens.
Je viens de refaire ma page HTML (page de mon site en mode HTML) qui donne la liste et les liens de tous mes relevés gratuits, et j’ai été émue de revoir tant d’années après l’immensité de mon travail gratuit et bénévole, totalement libre d’accès sur mon site sans aucune adhésion, contrairement aux associations qui vendent et demandent une adhésion payante.
J’ai par contre, à cette occasion, fait le tour d’Internet, à la recherche des relevés gratuits, et j’ai été tristement stupéfaite de constater que la gratuité n’est pas de mise !!! et pourtant, rien de plus simple sur Internet !!!
Missire Delaroche, prêtre de la paroisse de Saint Gilles près Clisson, était distrait : baptême écrit « inhumé »
° 1700.02.25 MASSON Mathurin « attention, le prêtre, sans doute distrait à écrit « inhumé dans le cimetière » au lieu de « baptisé » Mathurin fils de François Masson et Marie Masson, parrain Mathurin Chiron marié, marraine Marie Masson non marié »
Je poursuis les retranscriptions des plus vieux registres de Clisson, et ce matin, je tombe sur une ENORME DISTRACTION du prêtre. Il commence comme une inhumation et en fait tout ce qu’il écrit ensuite est un baptême, exactement de la manière dont il les écrit, précisant toujours si le parrain et la marraine sont mariés etc…
J’avais parfois vu des distractions dans les registres, même certaines plus qu’embrouillantes, mais je n’avais jamais vu ce type de distraction.
