Cession de parts d’héritages Busson, Loiré, 1593

Un cession de part d’héritage peut souvent cacher le nom des parents. En voici une à Loiré dans une famille DROUAULT aliàs DROUAUT que j’ai longuement étudiée, mais je descends du frère de celui dont est ici question :

    Voir mon étude des familles DROUAUT de Loiré
    Voir ma page sur Loiré

Loiré, collection particulière, reproduction interdite
Loiré, collection particulière, reproduction interdite

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E7 – Voici la retranscription de l’acte, avec mes commentaires habituels : Le jeudy 13 janvier 1593 avant midy en la court du roy nostre sire à Angers endroit par davant nous (Jean Chuppé) personnellement establiz honorables personnes Me Pierre Busson clerc juré au greffe criminal d’Angers et y demeurant paroisse de St Michel du Tertre confesse avoir ce jourd’huy vendu quité ceddé délaissé et transporté et par ces présentes vend quite cedde délaisse et transporte perpétuellement par héritage
à Aubin Drouault marchand demeurant au bourg de Loiré, à ce présent stipulant et acceptant qui a achapté pour luy et pour Charlotte Busson sa femme savoir est tout tel droit d’héritaige et choses héritaulx qui audit vendeur peuvent compéter et appartenir compètent et appartiennent à cause et pour raison des sucessions de deffunts Jean Busson son père et Jean Busson son frère sis et situés au bourg et paroisse de Loyré tant maisons rues yssues jardins vergers prez terres labourables et non labourables et toutes autres choses et comme ledit deffunt Jean Busson père a jouy et exploité et sans aucune chose en retenir excepter ne réserver tenues lesdites choses des fiefs dont elles sont tenues aux charges cens rentes et devoirs qu’elles peuvent devoir que les parties n’ont pu dire et déclarer adverties de l’ordonnance royale franches et quites du passé
transportant etc et est faite la présente vendition et transport pour le prix et somme de 90 escuz sol sur laquelle somme ledit estably a confessé avoir cy davant eu et receu la somme de 30 escuz par les mains de Ambrois Collas demeurant audit Loiré dont il avoit baillé acquit audit Collas que ledit Drouault a présentement rendu audit Busson, et le surplus montant la somme de 60 escuz ledit Drouault les a présentement soldéz et paiez ledit Busson qui a pris et receu en espèces de quarts d’escu au poix et prix de l’ordonnance royale,
dont et de tout ce que dessus tenir etc garantir etc obligen etc foy jugement condemnation,
a esté présente honneste femme Françoise de La Chapelle femme et espouse dudit Busson autorisée de sondit mary en tant que de besoing est a eu pour agréable la vendition cy dessus et y a renonczé et renoncze et a déclaré que les deniers procédans du présent contrat ont esté et sont converties et employez au paiement et acquit de debtes créées par ledit Busson pour l’achapt d’héritages par eulx cy davant acquis tant en ceste ville que en la paroisse de Challain, lesquels au moyen de ce jusques à la valeur de ladite somme de 90 escuz demeurent de mesme nature que lesdites choses vendues et a renonczé à toutes choses contraires et par especial au droit vellein à l’espitre du divi adriani à l’authentique si qua mulier et à tous autres droitz faits et introduits en faveur des femmes que luy avons donnez à entendre estre tels que femme ne se peult obliger pour autre mesmes pour son mary qu’elle n’ait expréssement renonczé à ses droits, autrement elle en pourrait estre relevée fait et passé audit Angers en la maison dudit Busson en présence de Jean Jousset et Jean Baillif et Michel Cosnier praticiens demeurant audit Anges tesmoins,
et en vin de marché payé par ledit Drouault audit Busson la somme de 6 escuz sol dont il a quité ledit achepteur

    je suis très surprise de voir ici une commission, s’agissant d’une vente de parts d’héritages en famille, et non d’une affaire dans l’inconnu. Normalement, cette commission n’est pas toujours spécifiée et versée, et je croyais qu’en famille il n’y avait pas eu d’intermédiaire.

Il y avait beaucoup d’accidents à Loiré : 1645


Loiré, le 9 août 1645 enterrés au cimetière les corps de deffunts Pierre Vachon et Louys Drappeau massons poictevins lesquels tirant de la pierre dans une perrière proche le bourg dudit Loiré, ladite perrière auroit cabré sur lesdits Vachon et Drappeau qui les auroit tués à l’instant

Je poursuis la retranscription des sépultures, je suis rendue en 1651 il me reste encore 17 ans à faire, ce sera terminé milieu de semaine prochaine.

Noyée depuis longtemps, on ne peut transporter son corps au cimetière : Loiré 1642

Je poursuis la retransciption exhaustive, selon ma méthode, sachant que de nombreuses personnes ne sont pas et ne seront pas en mesure de lire les textes anciens, du registre paroissial de Loiré, dont j’avais déjà sur mon site depuis longtemps les plus anciennes années de 1549 à 1575.

J’ai aussi sur mon site une magnifique page sur Loiré

Et vous avez sur Wikipedia une page plus moderne très documentée, qui donne même dans ses sources l’ouvrage de Mr de l’Esperonnière que j’avais courageusement numérisé, et le lien de Wikipedia est bien vers mon site.

J’ai presque terminé les sépultures aussi, et j’y rencontre plusieurs accidents, dont ceux de la noyade, mais l’une des noyades a fini encore plus mal.
Autrefois, il était important de mourir avec la présence d’un prêtre, donc les accidents étaient quelque chose en soit de terrible puisqu’on n’avait pas eu le temps de mourir avec un prêtre.
Et il était tout aussi important d’être inhumé en terre consacrée, c’est à dire le cimetière entourant l’église ou même dans l’église.
En aucun cas en terre payenne.

C’est hélas ce qui arriva à cette pauvre femme :

Loiré le 15 novembre Briante MASCAUT, trouvée dans le pré des Marais proche la maison du Gué, laquelle se noya pendant le grand débordement des eaux, fut le corps d’icelle enteré dans ledit pré des Marais à cause de l’infection qui y estoit pour la longueur du temps qu’il y avoit qu’elle estoit noyée

Pourtant lors de la grande épidémie de 1639, même quand il y avait plusieus décès par jour au lieu de 2 ou 3 par mois, jamais les prêtres n’ont inhumé hors du cimetière. J’avais autrefois relevé sur d’autres paroisses, des inhumations dans les jardins des particuliers pendant la grande épidémie, par peur des contaminations, lors du transport du cadavre en particulier.

Loiré (Maine-et-Loire) : 7 prêtres en 1586


Loiré, le 2 janvier 1586, baptême de Jean Bourgeois « fils de Nicollas Bourgeoys et de Mathurine Froté sa femme parrains Jehan Maschault mestaier à la Broce Pierre Boeze marraine Jehanne Foullet mestaiere de Villeschesne et veufve de Jehan Vallin – baptisé par missire Mathurin Guybelays prêtre vicaire en partie de Loyré en présence de 7 prêtres dudit Loyré scavoir Me Laurens Manceau aussi vicaire en partie dudit Loyré, Me Jehan Chuppé, Me Laurens Morissault Me Guillaume Thierry Me Franczois Collas Me Jehan Chappelain Me Laurent Esnault »

A la Révolution, un prêtre exceptionnel : le bienheureux Noel Pinot

En 2019, plus de prêtres. Loiré relève de la Paroisse Bienheureux Noël Pinot du diocèse d’Angers, qui comprend 9 clochers :Angrie – Bécon les Granits – Candé – Challain la Potherie – Freigné – La Cornuaille – Le Louroux Béconnais – Loiré – Vritz

L’accent autrefois à Loiré : fin 16ème siècle. (suite et fin)

Outre le début de patronyme ou de prénom muets : Ambroise devient Broyse, Etiennette Thienotte etc…, outre le C qui est souvent prononcé CH mais écrit SCH comme dans COISCHAULT, que nous avons vu hier ici, voici :

le G disparaît, fin 16ème siècle dans /
BOURGNEUF qui devient BOURNEUF
FOUGLET qui devient FOULLET et j’ai même vu FOUILLET par la suite

et un nom très connu dans les environs semble avoir perdu son E pour un I
GERARDIERE est manifestement le GIRARDIERE qu’on observe partout plus tard

Odile

L’accent autrefois à Loiré : fin 16ème siècle. (suite)

Hier nous avons vu qu’on supprimait parfois les débuts des mots : Broyse pour Ambroise, Thienote pour Etiennette etc…

aujourd’hui je vous propose les SCH qui me frappe toujours beaucoup, car je parle Allemand, et le SCH est typique de la langue allemande d’aujourd’hui.

Donc, les COISCAULT, MASCAUT et autres sont écrits COISCHAULT, MASCHAULT.
Mais pourtant, ils savaient entendre le son COT puisque je descends des CHICOT qui sont bien écrits CHICOT, donc le patronyme COISCAULT ne se prononçait pas COT