Je relis divers ouvrages pour pleinement analyser l’histoire des DELAHAYE au vue de ce que j’ai déjà sur eux, et qui est important.
J’ai aussi consulté autrefois, il y a plus de 25 ans de cela, un usuel important (pour moi) des Archives Déparementales du Maine et Loire :
l’Atlas historique de l’Anjou.
Ne pouvant plus aller à Angers, je tente de voir ce que je trouve sur Internet sur cet ouvrage important qui m’a tant apporté autrefois et je découvre :
Car, de mémoire, c’est dans cet ouvrage que j’ai lu et compris le cas très particulier de l’Anjou en matière de postes, et je vous en avais parlé un peu autrefois et je recherche mes articles, et voici en particulier :
Et si vous tappez sur MESSAGER ci-dessous en mot-clef vous accédez à d’autres articles concernant les messageries en Anjou, car je vais vous en parler ces jours-ci
et je vais commencer par le cheval.
En vous précisant que je suis née dans le cheval, car mon père était marchand de foin et avoine ! J’ai donc passé mon enfance à jouer dans les balles de foin, enfin les balles d’autrefois, qui n’avaient rien à voir avec les balles rondes et immenses actuelles, car elles étaient bien plus petites, par ronde du tout !
L’article est d’ailleurs si bien fait, que je viens à le relire de réaliser qu’en fait de Bazar c’était un hangar de bois goudronné, et à l’intérieur des décors de théatre reconstituant le vieux Paris !!!
La rescousse ou réméré était le retrait de biens vendus avec condition de grâce. Ici, les 2 femmes font les comptes des revenus de l’année 1633, année de la rescousse. Et il se trouve que je descends des PILLEGAULT, que je redécouvre ici au hasard de mon étude DELAHAYE.
Le nom de cette épouse PILLEGAULT s’écrit de multiples manières, ici HERNYE mais on a aussi ERNIE, et ERNIS etc… Je me demande comment on doit retenir ce nom. Si vous l’avez déjà rencontré, merci de donner votre avis.
Cette Marguerite Delahaye est la même que celle que je vous mettais hier ici, et qui m’intrigue toujours autant avec sa signature sans son prénom alors que les femmes mettaient leur prénom entier.
Enfin, il y a un Claude Delahaye qui signe avec elle, qui est son frère, sans doute venu la conduire en voiture à cheval à Angers.
Saint Aubin du Pavoil – photo perso des années 1990
Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le jeudi 8 avril 1638 après midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers feut présente et personnellement establye honorable femme Marguerite Delahaye veufve de deffunt honorable homme Serene Houssin vivant sieur du Fresne demeurante du Lion d’Angers laquelle a confessé avoir eu et receu contant de honorable femme Mathurine Hernye veufve de deffunt François Pillegault sieur de la Garelière et de ses deniers par les mains des sieurs de la Reserverye ? et de l’Ouvrinière ses fils et gendre la somme de 40 livres à laquelle … pour les fruits du lieu de la Bouverye ? et Geslier ? paroisse de st Aubin du Pavoil de l’année 1633 avant la rescousse faite par ledit deffunt Pillegault desdits lieux par devant Davy notaier de Louvaines le 8 août 1633, outre et par dessus la somme de 60 livres par ladite Delahaye receue du closier du lieu de la Benerie pour le terme de la st Jehan Baptiste en ladite année 1633 (f°2) dont ladite Delahaye demeure quite, desquels fruits de ladite année icelle Delahaye auroit fait réserve par ladite recousse, desquels fruits elle se tient contente et en quite ladite Hernye et promet acquiter vers et contre tous sauf à ladite Hernye à se faire payer des autres fruits desdits lieux ainsi qu’elle verra estre à faire, sauf en cas que si ladite Delahaye avoit tiré aulcune chose du closier dudit lieu du Gislier sur la ferme de ladite année 1633 elle n’en pourra estre recherchée des intérests de la somme de 10 livres si tant elle en a tiré, car ainsi a esté accordé stipulé et accepté par lesdites parties, tellement que à ce tenir obligent etc renonçant etc foy jugement etc fait et passé audit Angers maison de nous notaire présents Me Pierre Augeard lesné advocat René Delaporte praticien demeurant Angers tesmoings »
Ma santé s’est beaucoup améliorée, et depuis hier, soit 4 semaines après les vaccins BOOSTRIX et PREVENAR, j’ai enfin retrouvé la sensation de froid et chaud, et je vous assure que c’est sublime de sentir le froid et le chaud, au lieu d’être sans réactions du tout en glaçon avec 5 pulls de laine et 21°
Elle s’est rendue du Lion-d’Angers à Angers pour emprunter 300 livres, sans doute pour marier un enfant car elle est veuve et doit tout gérer seule, mais autrefois les veuves pouvaient fort bien gérer, contrairement à ce qu’on pourrait penser.
Mais je constate sa curieuse signature, car sans son prénom, alors que les femmes mettaient toujours leur prénom, et pire, j’avais une signature d’elle avec son prénom, alors, soit elle a modifié sa signature, ce qui était autrefois impensable, soit c’est une autre Marguerite Delahaye et j’ai donc 2 signatures différentes.
J’ai réussi à publier ce billet après avoir encore tenté la nouvelle version de WordPress 5.0 et réussi quelques essais. Enfin, j’ai compris que cette version nouvelle intégrait en fait un éditeur du nom de Gutenberg, qui est d’une lourdeur pas possible et à côté le dernier Word est du pipi de chat ! J’ai ensuite chercher sur internet comment revenir à plus simple et j’ai trouvé un plugin pour revenir à l’ancien éditeur de texte sous WordPress, et à l’installer. OUF !!! Ah, je vous précise que sous wordpress, qui est anglo-saxon, on ne dit pas « extension » mais « plugin », et je dois depuis belle lurette faire avec. Mais, je dois vous dire que Gutenberg doit se remuer dans sa tombe !!!
Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 6 janvier 1639 après midy, par davant nous Louis Coueffe notaire royal Angers fut présente establye et deument soubzmise honneste femme Marguerite Delahaye veufve Serene Houssin demeurante au Lion d’Angers, laquelle a révoqué et confessé qu’à sa prière requeste et pour luy faire plaisir seulement Claude Delahaye le jeune son frère marchand comme elle a fait aparoir par procuration passée par nous notaire le 3 de ce mois, la minute de laquelle est demeurée cy attachée pour y avoir recours, et encores Me Pierre Augeard sieur de la Planche advocat au siège présidial de ceste ville, y demeurant paroisse saint Michel du Tertre, lesquels chacuns d’eux esdits noms et en chacun d’iceuls seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens leurs hoirs etc renonçant au bénéfice de division discussion et ordre etc ont confessé avoir ce jourd’huy vendu créé et constitué et par ces présentes vendent créent et constituent par hypothèque général et universel, promis et promettent garantir fournir et faire valoir tant en principal que cours d’arrérages à damoiselle Françoise Leconte espouse de Jehan Davoust escuyer sieur de la Chambre conseiller du roi, séparée de biens d’avecq luy et authorisée par justice à la poursuite de ses droits, demeurante au lieu des Cordanneryes paroisse de Bouchemaine, à ce présente et acceptante, et laquelle a achapté et achapte pour elle ses hoirs la somme de (f°2) 16 livres 13 sols 4 deniers de rente … pour 300 livres de principal … etc
Voici la signature en 1639 de Marguerite Delahaye veuve Houssin, et cette signature m’intrigue car sans son prénom complet comme le font les femmes.
En fait il le renouvelle. Et il tient par ailleurs l’hôtellerie de l’Ours au Lion d’Angers, donc, il est aussi un marchand fermier important car ce prieuré n’est pas un petit bail. Et au moment de vous poster ce billet je m’aperçois que j’ai oublié de retranscrire le montant du bail, donc je vais chercher encore.
Dernières nouvelles, j’ai trouvé le montant : 200 livres par an, ce qui en fait n’est pas énorme comme je le pensais au premier abord. Le prieur du Lion d’Angers ne devait pas posséder de métairie, seulement les quelques vignes.
J’ai été très perturbée pour vous faire ce billet, car le logiciel WORDPRESS que j’utilise, et qui est le plus utilisé au monde, et surtout gratuit, a subi une importante modification qu’il faut que je prenne en main. Ainsi j’ai eu toutes les peines du monde à insérer mon image des signatures. Je vous prie donc de m’excuser dans les jours qui viennent, je fais de mon mieux, et cela n’est pas facile.
Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 5 février 1620 après midi par devant nous Guillaume Guillot notaire du roy à Angers furent présents en personne soubzmis et obligés Anselme Leblanc sieur de Chaulme demeurant Angers paroisse st Michel du Tertre au nom et comme ayant pouvoir et charge de noble et discret Denis Leblanc son frère chanoine de l’église de Paris et y demeurant, prieur du Lion d’Angers d’une part, et Claude Delahaye marchand demeurant au bourg dudit Lion d’Angers d’aultre part, lesquels deuement establis et soubzmis soubz ladite cour confessent avoir fait entre eulx le bail à ferme conventions et obligations qui s’ensuivent, c’est à savoir que ledit sieur Leblanc auditnom a baillé et par ces présentes baille audit Delahaye qui a prins et accepté audit tiltre de ferme et non aultrement pour le temps terme et espace de 7années et 7 cueillettes entières et consécutives à commencer dès le jour et feste de la Toussaint dernière passée et qui finiront à pareil jour et terme icelles expirées et révolues, scavoir est le temporel fruits et revenus dudit prieuré du Lyon d’Angers appartenances et dépendances profits dixmes fief seigneurie cens rentes ventes et issues debvoirs mestairies closeries terres vignes prés bois taillis garennes pescheries fours bannaux et tous aultresrevenus et esmoluments en dépendant ainsi que le tout (f°2) se poursuit et comporte selon que ledit Delahaye en a par cy devant jouy audit tiltre, qu’il a dit bien scavoir, et prendra ledit preneur les fruits et émoluments dudit prieuré à ses propres cousts et depends sans pouvoir demander ne estre receu à aulcun rabais ni diminution de prix cy après déclaré, à quoi il a renoncé et renonce, et aultrement ledit Leblanc n’eust accepté ne consenty le présent bail, pour parledit preneur en jouir ledit temps durant comme ung bon père de famille sans rien y démolir et à la charge de faire dire et célébrer durant ledit temps le service divin deu et accoustumé esetre fait et célébré pour raison dudit prieuré, faire deux retages ?, payer et acquiter les pensions et droits de visitation qui ont accoustumé estre payés par chacuns ans de quelque matière et condition qu’ellessoient, mesmes les festages de st Aubin deux aux religieux et couvent de laditeabbayé et ce pour la part et portion que ledit prieur y doibt contribuer, payer et acquiter aussy par ledit preneur tous les gros tant par grains que aultrement tout ainsi qu’ils sont deubz et ont accoustumé d’estre payés tant à monsieur l’abbé dudit st Aubin, segretin d’icelle abbayé que au vicaire dudit Lyon d’Angers,faire les aumosnes deues et accoustumés estre faites comme assemblable acquiter les cens rentes et debvoirs et toutes aultres charges ordinaires que doibt et (f°3) et peult debvoir ledit prieuré dont ledit preneur a dit avoir bonne cognoissance et promet en garantir et descharger ledit sieur prieur et luy en fournir les acquits et quittances d’année en année sans aucun rabais ny dimunition de prix de ladite ferme cy après déclaré, fera façonner cultiver chacun les vignes dudit prieuré de la façon ordinaire accoustumée bien et duement, y planter les provaings ès endroits où il sera nécessaire qu’il fumera, entretiendra les haies et fossés qu’il relevera lorsqu’il sera nécessaire,laissera les terres … à la fin de ladite ferme … (je saute 3 pages de clauses) présents honorable homme René Delaporte et Pierre Delahaye marchands bouchers en cette ville paroisse saint Pierre tesmoings »