René Gannes, veuf de Jenny Delahaye, était limonadier rue Napoléon à Laval en 1842

La famille DELAHAYE dont je descends est une longue suite d’hôteliers à Avrillé, puis Le Lion d’Angers, et ici un gendre est limonadier rue Napoléon à Laval en 1842.
En fait de limonadier, il faut ici comprendre qu’il tenait un débit de boissons au détail, sorte de cabaret ou café. On y servait aussi de la limonade faite sur place.
Je suis née avant l’invasion américaine de la boisson pétillante à base de cola, qui devait supplanter la limonade, mais je m’en souviens fort bien. Bon nombre de mes lecteurs aussi certainement, et n’ont pas oublié ces bouteilles de verre au bouchon maintenu par un clapet de fer. Elles sont désormais des objets de collection sur Internet.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E12 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 3 janvier 1842 est comparu Edouard Belot, surnuméraire de l’enregistrement à Segré, agissant comme fondé de pouvoir de Me Roussier notaire au Lion d’Angers, lequel a déclaré que ce jour ledit Me Roussier procédera à la vente des meubles dépendant de la succession de Marie Fleury veuve Michel Delahaye, décédée au Lion d’Angers à la requête de ses héritiers … et en présence : 1° du sieur Nicolas Druault, aubergiste, et de dame Marie Delahaye son épouse, demeurant au Lion d’Angers rue du cimetière – 2° du sieur François Delahaie, propriétaire demeurant aussi au Lion d’Angers – 3° et de M. Elie Honoré Deslandes, greffier de la justice de paix du canton du Lion d’Angers demeurant en cette ville, ce dernier agissant au nom et comme mandataire de M. René Gannes, limonadier demeurant à Laval rue Napoléon, tuteur naturel de Jenny Gannes sa fille, âgée de 7 ans, issue de son mariage avec feue Jenny Delahaie son épouse,

Claude Delahaye et Marie Davy ont démissioné de leurs biens à 2 de leurs fils, mais rien pour eux : Angers 1624

Eh oui !
Je reviens sur la démission des biens de Claude Delahaye et Marie Davy, que je vous mettais hier sur ce blog.
A vrai dire, je pensais que vous posteriez un commentaire me faisant remarquer l’une des 2 choses remarquables :

  • 1-absence de rente viagère en contre-partie de la démission

En effet, je vous ai déjà mis plusieurs démissions de personnes âgée à leurs enfants, mais c’était toujours à la fin de l’acte avec une clause qui spécifiait qu’en contre partie les enfants devaient verser une rente viagère à leurs parents. Et bien sûr le montant était précisé.
Or, hier, je n’ai trouvé aucune clause de rente viagère !
Après avoir été très étonnée, j’ai tenté de réfléchir pour comprendre ce qui semble bien incompréhensible au premier abord.
Et j’en viens à proposer une explication probable (attention, j’ai bien dit « probable », car je tente de trouver une explication).
On pourrait donc supposer que les biens démisisonnés dans l’acte que je vous mettais hier sur ce blog n’étaient pas la totalité des biens. Et j’ai beau relire, cela n’est pas très clair.
Ainsi, on pourrait supposer que si les 3 métairies sont spécifiées, au lieu de dire « tous les biens immobiliers », c’est probablement que Claude Delahaye et son épouse ont encore un ou plusieurs biens mobiliers et de quoi vivre.

Mais avec cette hypothèse je butte aussi sur un second point très troublant de l’acte mis hier sur ce blog :

  • 2-l’acte de démission est passé à l’Hôtel Dieu Saint Jean

Je lis toujours attentivement le lieu où l’acte est passé, et après tant d’actes ainsi retranscrits (plusieurs milliers) je peux vous préciser qu’il faut oublier la méthode 2018 chez le notaire.

Autrefois donc, c’était parfois chez le notaire, mais auussi souvent chez l’une des parties, même quelquefois quand cela impliquait un grand déplacement pour le notaire (sans pétrole donc sans automobile, mais à cheval ou en voiture à cheval) hors d’Angers.
Et j’ai déjà vu aussi dans le parloir d’un couvent, ou de la prison etc…

Mais ici, je vous prie de relire l’incroyable mention :

fait audit Angers maison du prieur de l’Hostel Dieu st Jehan

Ceux qui connaissent Angers de nos jours n’ont pas manqué de visiter St Jean, et ils connaissent son histoire.
Donc, pourquoi diantre l’acte n’est-il pas chez le notaire, ou chez les parents Delahaye, ou chez l’un des 2 fils Delahaye !!!
Serait-ce que l’un des 2 parents est hospitalisé ?

Je suis sans réponse, sans explication, et lorsque je fais mes recherches, je n’aime pas ne pas comprendre.
Je pensais en effet que les gens qui en avaient les moyens mouraient autrefois chez eux et non à l’hôpital comme de nos jours, et qu’autrefois l’hôpital, pardon l’HÔtel Dieu, était réservé aux pauvres !!!
J’ai du louper quelque chose !!!
Odile
PS nous Nantais, sommes familiers du terme aujourd’hui interdit dans un état laïc, Hôtel Dieu, et c’est ainsi que bon nombre des Nantais de ma génération connaissent et nomment encore Alexis Ricordeau, notre hôpital central actuel.

Claude Delahaye et Marie Davy font démission de leurs biens à 2 de leurs fils : Angers 1624

Autrefois, comme d’ailleurs il n’y a pas si longtemps, les parents n’avaient pas le droit de déshériter leurs enfants, mais des exceptions étaient prévues, et j’en ai déjà rencontré quoique très rarement je dois dire.
L’exception n’allait pas de soi, et passait devant les juges, il fallait donc être un enfant particulièrement répréhensible pour mériter un tel sort. Ceci dit ce qui était autrefois répréhensible n’est pas la même chose que maintenant ! Je rappelle donc ici pour mémoire l’exhérédation Allaneau, pour cause d’inceste du fils avec sa soeur.

Donc, ce jour je vous mets des parents âgés, qui n’en peuvent plus de la gestion de leurs biens et en font démission mais au début de l’acte une phrase terrible parle de leur fils Michel qui par la suit est exclu. Je vous laisse lire.

Il s’agit d’une famille de marchand aisé, possédant 3 métairies, mais endettés car cautions de leur fils Michel qui a dû sans doute leur causer des soucis. Mais rassurez vous on lit à la fin de l’acte qu’avant d’accepter la démission des biens et des dettes les 2 fils ont fait l’inventaire et s’ils acceptent c’est que les dettes sont inférieures à la valeur des biens, on devine même à travers les accords qu’elles ne montent qu’à 3 000 livres qui est le prix d’une des 3 métairies.

Elles seront acquitées par Louis, qui a épousé une Du Puy du Fou, qui possède 3 000 livres de deniers dotaux, et c’est donc avec les deniers dotaux de son épouse qu’il va régler les dettes mais en contre-partie la métairie de la valeur de 3 000 livres appartient donc à son épouse. Ainsi elle passe du père Delahaye à sa belle fille du Puy du Fou et non à son fils à cause des dettes.

Quoiqu’il en soit, je voulais étudier ce Claude Delahaye, car je descends moi-même de Claude Delahaye qui vit à Avrillé. Donc, j’en conclue qu’à ce jour il n’y a aucun lien possible, sinon dans une lointaine souche antérieure probable, entre mon Claude Delahaye et celui qui a des biens à Saint Laurent du Mottay, car ils sont éloignés géographiquement à cette date de 1624.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 20 août 1624 avant midy (devant Guillaume Guillot notaire du roy à Angers) comme ainsi soit que honneste personne Claude Delahaie lesné marchand et Marie Davy sa femme demeurant en la ville d’Angers paroisse de la Trinité ne pouvant à cause de leur vieillesse et indisposition plus vacquer au … de leurs biens et affaires, estant mesme chargés de plusieurs debtes passives tant de leur chef que comme cautions de Michel Delahaie leur fils aisné dont ils sont journellement poursuivis et qui leur cause de grands frais, ayant désir et volonté faire desmission et transport de tous leurs biens droits et actions mobilières et immobilières au profit de Louis et Claude Delahaie le jeune leurs enfants pour par eulx jouir et disposer dès à présent desdits biens en propriété et à perpétuité ainsi que bon leur semblera, eussent exposé leur intention à leurs enfants et iceux requis accepter ladite demission, ce que lesdits Louis et Claude, pour mettre leursdits père et mère à repos et les descharger des peines et tracats qu’ils ont en leurs affaires et pour leur éviter la ruine desdits biens, auroient bien voulu (f°2) combien que la démission soit en apparence plus onéreuse que lucrative, pour ce est-il que par devant nous Guillaume Guillot notaire royal à Angers furent présents en personne soubzmis et obligés lesdits Claude Delahaie lesné et Marie Davy sa femme de luy authorisée par devant nous quant à ce d’une part, et lesdits Louis et Claude Delahaie le jeune demeurant audit Angers d’autre part, lesquels ont sur ce que dessus et choses cy après accordé et convenu ce que s’ensuit, c’est à savoir que lesdits Delahaie et Davy père et mère se sont volontairement et de leur bon gré desmis devestus et désaisis et par ces présentes se démettent dévestent et désaisissent pour tousjoursmais à l’advenir du fonds propriété seigneurie et jouissance des choses cy après savoir : du lieu domaine et mestairie de la Grissonnière située en la paroisse de St Laurent du Mottay composé de maisons jardins ayreaulx rues et issues terres labourables, un petit étang, ung clos de vigne appelé la Brouardière contenant 10 quartiers ou environ, de prés, bois taillies de haulte futaie, et autres dépendances – Item le lieu et mestairie de Sauzay (touchant la Grissonnière, et les deux sont situées au N.O. du bourg proche) en ladite paroisse de St Laurant aussy composé de maisons (f°3) et édifices ayreaux jardins rues et issues terres labourables, bois et autres appartenantes – Item les lieux domaine et mestairie de la Besnardière située en la paroisse de Beaussé pareillement composé de maisons et bastiements jardins ayreaux rues et issues terres labourables et près et autres appartenances, ainsi que lesdites choses cy dessus se poursuivent et comportent sans rien en réserver – Item se desmettent comme dessus lesdits Delahaie et sa femme du nombre de 10 boisseaux de bled seigle mesure de St Laurent du Mottay de rente foncière deue chacuns ans et qu’ils ont droit de prendre sur le lieu domaine et métairie du Mottay en la paroisse de St Laurent du Mottay, et de toutes et chacunes les debtes actives de quelque nature espèce et qualité qu’elles soient qui sont, peuvent et se trouveront estre deues et appartenir auxdits Claude Delahaie lesné et ladite Davy sa femme pour quelque cause que ce soit … sans rien en réserver, le tout pour et au profit desdits Louis Delahaie et Claude Delahaie le jeune pour en jouir et disposer (f°4) à l’advenir desdites choses cy dessus démises en pure et pleine propriété et à perpétuité ainsi que bon leur semblera comme de leur propre … – A la charge desdits enfants de payer les cens rentes et debvoirs que peuvent debvoir lesdites choses, et outre de payer et satisfaire àleurs cousts et frais toutes debtes passives quelesdits Delahaye et Davy père et mère peuvent et se trouvent debvoir à présent à quelque personne pour quelque subjet et en quelque sorte et manière que ce soit tant en principal que arrérages de rente ou intérests et despens et frais et autres à quelque somme que lesdites debtes passives montent et reviennent et en acquiter et descharger leursdits père et mère en sorte qu’ils ne soient et ne puissent estre cy après aulcunement inquiétés ne recherchés ; et desquelles choses héritaux cy dessus délaissées les parties ont convenu et accordé qu’il en demeure par ces présentes audit Louis Delahaie tout ledit lieu domaine et mestairie de la Grissonnière avec ses appartenances et dépendances, comme il est cy dessus exprimé, sans que ledit Claude Delahaie le jeune y puisse rien prétendre (f°5) ny participer et ce pour paiement et remboursement audit Louis de la somme de 3 000 livres qu’il a payée ou paiera aussi pour le tout des debtes passives de sesdits père et mère … – Et ont lesdits Louis et Claude Delahaie enfants déclaré et protesté compter la présente démission et faire ce que dessus par bénéfice d’inventaire seulement et avoir connaissance de la valeur desdits biens délaissés sans que les créanciers de leursdits père et mère en puissent tirer à conséquence … – Et d’aultant que ledit Louis Delahaie a déclaré que (f°6) lesdites 3 000 livres qu’il a payées ou paiera en argent desdites debtes et pour lequel ledit lieu de la Grissonnière luy est cy dessus demeuré en particulier sont procédés des deniers dotaux de damoiselle Françoise Du Puy du Fou son espouze de son prore par leur contrat de mariage, il a accordé et consenti accorde et consent par ces présentes que ledit lieu de la Grissonnière et ses appartenances et dépendances soit et demeure et appartienne pour le tout à ladite du Puy du Fou sa femme à ses hoirs et qu’elle en jouisse et dispose en propriété pour lesdites 3 000 livres de deniers dotaux – Tout ce que dessus stipulé et accepté par lesdites parties et pour nous notaire pour ladite Du Puy du Fou absente, et à l’effet et accomplissement etc renonçant etc dont etc fait audit Angers maison du prieur de l’Hostel Dieu st Jehan dudit lieu présents Nicolas Bonvoisin et René Raimbault clercs demeurant audit Angers tesmoins »

Doisseau : en voici d’autres, contemporaines de Jacques Doisseau

On nous cite hier un Doisseau à Azé !

Oui, il existe beaucoup de Doisseau, enfin assez pour penser qu’ils ne sont pas tous liés.

D’ailleurs hier sur Angers St Pierre j’en ai vu d’autres moi aussi.

 

x Angers St Pierre 29 septembre 1618 « mariage Jehan Guyet fils de René Guyet marchand et défunte Marguerite Doysseau et Françoise Joubert fille de François Joubert marchand Me boucher et de Gabrielle Doysseau »

 

Donc, des DOISSEAU, il en existe beaucoup !

 

Merci de clore le sujet, car tous ne peuvent être raccordés sans d’énormes recherches de preuves, en ces années reculées, et, je n’en descends pas personnellement.

Et mon site ne travaille qu’avec des sources prouvées (registres paroissiaux filiatifs ou indirectement filiatifs, minutes des notaires, aveux, etc…)

 

Odile

Partages en 7 lots des biens de feu René Terrier : Angers 1641

Autrefois les héritages des collatéraux sans hoirs étaient scrupuleusement respectés, et compte tenu des 7 branches, il y a d’autres actes de sous partages etc… que je mets demain ici.
Le défunt avait en fait un portefeuille d’obligations plus que de terres, et j’ai déjà observé cela sur d’autres bourgeois aisés, car il s’agit d’un milieu très aisé.
On peut supposer que les terres n’étaient pas souvent accessibles à l’achat et qu’elles étaient sans doute plus de soucis que les obligations, mais probablement que le rapport était comparable.
Vous avez bien le couple Marguerite Pasqueraie et Jacques Doisseau, et elle est bien fille de François et Catherine de La Roche, si ce n’est qu’en 1641 François Pasqueraie est déjà décédée et vous trouverez mention de sa veuve en fin de l’acte (j’ai surgraissé en rose)

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 26 août 1641 avant midy par devant nous Nicolas Leconte gardenottes royal à Angers Partages en 7 lots des biens demeurés du décès de deffunt noble Homme René Terrier vivant bourgeois d’Angers et y demeurant paroisse st Maurice et de damoiselle Claude Pasqueraye veufve feu noble homme Me Pierre Testard vivant sieur de Lauberdière conseiller du roy enquesteur en la séneschaussée et siège présidial d’Angers, fille aisnée et héritière de deffunte Mathurine Terrier qui estoit soeur dudit deffunt Terrier, fournis à nobles personnes René Despeaux escuier sieur du Chemin, et damoiselle Jacquine Gouesault son espouse, François Coustard sieur de Nerbonne marchand bourgeois audit Angers, François Hiret sieur de la Margotière et damoiselle Françoise Coustard son espouse, lesdits les Coustards enfants et héritiers de deffunte damoiselle Françoise Pasqueraye, et ladite Gouesault par représentation de defunte damoiselle Marie Coustard sa mère, soeur desdits les Coustards, François Pasqueraye sieur de la Touche aussy marchand bourgeois audit Angers, Jean Pasqueraye conseiller du roy contrôleur au mesurage à sel d’Ingrandes transféré aux Ponts de Cé, Jacques Douesseau et damoiselle Marguerite Pasqueraye son espouse, André Daneau sieur de Sousenelles et damoiselle Françoise Pasqueraye son épouse, enfants et héritiers de noble homme François Pasqueraye vivant sieur de la Touche et bourgeois demeurant audit Angers, Jean Pasqueraye ancien advocat au siège présidial d’Angers, damoiselle Françoise Trochon veufve feu Estienne Pasqueraye mère et tutrice naturelle de Jan Pasqueraye, et Pierre Esnault sieur de la Giraudière et damoiselle Renée Pasqueraye son espouse, lesdits Jean et Renée les Pasquerayes enfants et héritiers de defunt Estienne Pasqueraye, François Pasqueraye sieur des Coustaux, Nicolas Dufresne et Mathurine Pasqueraye sa femme, lesdits Jean Pasqueraye et François Coustard curateurs en cause de René et François Pasqueraye émancipés, Pierre Trochon sieur de la Martinière, Me Pierre Trochon sieur de la Regnaudière advocat au siège présidial dudit Angers, noble homme Pierre Testard conseiller esleu pour le roy Angers, noble homme Me Alexandre Guerin sieur de la Pinerdière, et ledit Esnault curateur aux personnes et biens de André, Pierre, René, Estienne et Marguerite Pasqueraye enfants et héritiers de defunt André Pasqueraye vivant aussy bourgeois dudit Angers, tous lesdits susdits héritiers dudit deffunt Terrier pour une sixiesme partie par représentation de ladite deffunte Mathurine Terrier, pour estre par eux procédé à l’option et choisie desdits partages suivant leur rang et ordre et au désir de la coustume comme ensuit : 1er lot : Un contrat de 1 800 livres de rente au profit dudit defunt Terrier sur ledit sieur de la Girardière Esnault passé par Gilles Chauveau notaire royal à Angers le 20 mai dernier pour 23 livres 5 sols ; à la charge du présent lot rapporter à celui auquel demeurera le 7ème et dernier lot dans 4 semaines après la choisie 258 livres – 2ème lot : Un contrat cédé audit deffunt Terrier par ledit sieur de la Girardière Esnault sur Catherine Chevreul veufve de noble homme Robert Jousse vivant sieur de Boileau advocat du roy en l’élection de Château-Gontier, passé par Portin notaire de ceste ville le 21 juillet 1627 pour 1 000 livres de principal et 47 livres 6 sols d’intérests ; Et la somme de 528 livres à prendre sur 3 285 livres provenant du rachapt et réméré que ledite Françoise Trochon a fait du contrat de pareille somme – 3ème lot : 880 livres faisant partie de 1 757 livres 10 sols de principal due par Catherine de La Roche veufve de François Pasqueraye, François et Jean les Pasqueraye ses enfants par contrat passé par Prouteau le 28 septembre 1634 ; Un contrat de 22 livres 4 sols 20 deniers de rente pour 400 livres de principal sur damoiselle Marie Amis veufve du feu sieur des Roches Guris par contrat passé par ledit Prouteau le 16 décembhre 1637 avec 36 livres pour les intérêts ; Item 259 livres à prendre sur ladite somme de 3 285 livres (f°3) – 4ème lot : 877 livres 10 sols restant du contrat cy dessus de ladite de la Roche veufve François Pasqueraye : Item 597 livres à prendre sur ladite somme de 3 285 livres – 5ème lot : etc … je suis fatiguée et j’arrête ma retranscription

Succession de René Delaporte et Marguerite Delahaye : Angers 1646

Malgré toutes mes recherches sur mes DELAHAYE, je n’avais pas à ce jour la preuve exacte de filiation de Marguerite Delahaye épouse Delaporte, ce qui avait aussi indirectement pour effet que Mathurine Delahaye épouse Doisseau était aussi dans le même cas. En fait, j’avais là encore 2 possibilités absoluement proches et cousines, mais tout de même il fallait être exact, et on manque souvent de preuves dans les registres paroissiaux, car les actes ne sont pas assez explicites, même en étudiant tous les baptêmes et tous les enfants et alliances des collatéraux.

Bref, je m’étais lancée la semaine dernière, malgré mon état de santé moins performant, dans l’étude d’une succession de 32 pages !!!
C’était donc au dessus de mes forces…
Mais j’ai fait ce que j’ai pu.
Et même si vous voyez ci-dessous que j’ai sauté rapidement par dessus certaines pages, c’est que j’ai trouvé le fil tant cherché depuis longtemps. Comme quoi d’ailleurs il ne faut jamais désespérer.
Donc il faut bien rattacher Mathurine Delahaye épouse de Jacques Doisseau de Françoise Ogeron.

Donc, le fil figure, tenez-vous bien, à la fin de cet immense acte.
Comme quoi il est important de tout retranscrire, et non utiliser la diagonale.

C’est fou n’est-ce pas ?
Et j’en reviens à nos essais de filiation de Jacques Doisseau car 2 naissances à une mois près sur la même paroisse d’Angers et ensuite une absence de preuves filiatives, ne permettent que de rester aux suppositions, même si elles paraissent certaines. Alors, je suppose qu’un jour, après moi, quelqu’un d’aussi tenace, trouvera une succession dans les notaires d’Angers, car pour ma part, je ne suis plus en forme pour m’y rendre… et je nefais donc que l’exploitation des vues que j’avais soigneusement prises autrefois pour mes très vieux jours…

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 26 mars 1646, Nous François Delahaye notaire royal Angers, ce requérant honnorables personnes René Delaporte, Pierre Delahaye curateur à la personne et biens de Françoise Martin fille et unique héritière de défunts Me François Martin notaire de cette cour et Françoise Delaporte fille dudit René Delaporte et de defuncte Marguerite Delahaye, et honnorable personne Pierre Doublard marchand bourgeois Angers nommé d’office par la provision de curatelle dudit Delahaye expédiée au siège de la prévosté de cette ville le 15 de ce mois pour aprécier avec les autres ci-nommés les héritages relaissés par la démission dudit Delaporte à ses enfants, sommes transportés de la ville d’Angers au village de Martineau à Juigné-sur-Loire distant de 2 lieues ou étant arrivés sur les 19 heures au lieu dont jouissait ledit Delaporte, trouvé en icelui Mathurin Cambrois closier dudit lieu, lui aurions enjoint d’en faire présentement montrée (f°2) des logements, jardins, terres, vignes et prés, ce qu’il a promis faire, et après avoir fait perquisition si Jean Durand pris d’office par ladite provision de curatelle estoit audit village sa demeure, icelui Cambrois et autres voisins nous auroient fait response ledit Durand estre absent, sommé les parties de convenir d’autre personne en son lieu et place, ce que n’ayant voulu faire, aurions mandé et fait venir Jean Proustier vigneron demeurant audit village de Martineau, beau-frère dudit Durand, lequel venu avons pris le serment en tel cas requis, lesquels nous ont dit estre âgés, savoir ledit Doublard de 40 ans et ledit Proustier de 60 ans ou environ – ce fait sommes avec eulx transportés sur ledit lieu et enjoint auxdits experts le voir, visiter et apprécier, et en faire présentement leur rapport, ce qu’ils nous ont promis faire, sur la monstrance qui leur en a esté faite par lesdits Delaporte et Cambrais, ledit lieu se compose, savoir d’une maison bastie en comble dans laquelle y a une chambre basse à cheminée ayant l’ouverture au soleil de midi, un grenier au dessus, le tout couvert (f°3) d’ardoise, au devant de laquelle maison y a une cour fermée de murs contenant 55 pieds de long, laquelle a son ouverture sur le chemin à venir de Soullaire audit Juigné, fermant d’une grande porte ferrée, les bassres en croix garnie de serrure et couillets, le long de laquelle cour est une grange bastie en comble dans un bout de laquelle est planté le pressoir à fûts et dans l’autre bout d’icelle est le logement du closier, lequel logement est composé d’une chambre basse à four et cheminée ayant son entrée par devant ladite cour, un grenier au dessus, lequel est renfoncé dans ledit pressoir, à côté de laquelle grande porte est une petite étable bâtie en appentis, le tout couvert d’ardoise, au derrière duquel logis et grange est un jardin fermé de murs contenant 1,5 boisselée de terre ou environ, lequel mur du hault est en partie mutuel entre ledit Delaporte & Pierre Durand voisin, comme a semblable celui de ladite cour du côté du jardin de Raphaël Mestairye à cause de sa femme, ladite appartenance joignant d’un côté ledit grand chemin d’autre côté les maisons et jardins de Pierre Durand et autres chacun par (f°4) son endroit, d’unbout les appartenances de Jean Auffrau et Jacques Lebreton chacun par son endroit, d’autre bout le jardin dudit Mestairye, au davant de laquelle maison est une petite cour dans laquelle est une petite estable à porcs et un appentif servant d’estable aux vaches avecq un grenier au dessus, laquelle cour est fermée de murs qui en dépendent pour le tout et à son entier dans ledit chemin, tous lesquels logements, cours, pressoir et jardin lesdits Doublard et Proustière ont estimé valoir la somme de 1 000 livres (f°5) … (f°13) – Item 2 boisselées de terre ou environ en la place appelée la Noue Aubert joignant d’un côté la terre de Gilles Bouvet, d’autre côté la terre de Jean Quenion, d’un bout le chemin du Plessis à Juigné, d’autre bout la terre de René Bouvet, prisées 60 livres. – Sont tous les héritages dépendant dudit lieu de Martineau fait voir auxdits experts lesquels ils ont cy dessus appréciés pièce par pièce suivant leurs situations, le prix desquels héritages se monte et revient à la somme de 3 625 livres, estimé ledit lieu valoir en l’estat qu’il est de revenu annual chargé desdites rentes la somme de 160 livres par chacun an ; ce fait ledit Delaporte a dit n’y avoir autre que ce que dessus. Sur ce requérant les parties, avons dressé le présent procès verbal pour s’en servir en temps et lieu ce que de raison et du consentement (f°14) desdites parties elles emportent assignation a se treouver demain 10 h de la matinée au bourg d’Escouflant, en laquelle paroisse y a partie des autres héritages … signé Delaporte, P. Delahaye, F. Delahaye, Doublard – Et le 27 mars 1646 (f°15) requérant lesdits Delaporte et Pierre Delahaye, nous notaire susdit sommes transporté d’Angers au bourg d’Escouflant distant d’une lieue, sur les 9 heures, aurions fait perquisition chez le nommé Coullombeau nommé expert pour aprécier les héritages sis en ladite paroisse d’Escouflant avec ledit Doublard, y estoit lors et après qu’il nous a esté fait rapport par ses voisins ledit Coullombeau n’estre de présent en ladite paroisse, du consentement des parties avons mandé et fait venir chascuns de Jean Maurillon marchand, et Pasquier Dupont laboureur, demeurant en ladite paroisse, lesquels venus sommé les parties de déclarer s’ils les ont à suspects, ont dit que non et qu’ils se rapportent à eux et audit Doublard de voir les héritages possédés par ledit Delaporte, en ladite paroisse et les apprécier en leurs consciences, et en faire leur rapport par devant nous, au moyen de quoi, serment pris desdits Maurillon et Dupont et réitéré dudit Doublard, ont dit estre âgée savoir ledit Maurillon de 60 ans ou envirion et ledit Dupont de (f°16) 52 ans ou environ, et ledit Doublard de 41 ans ou environ. – Ce fait, les parties les ont prié et requis voir lesdits héritages, lesquels à cette fin ont fait voir les héritages comme suit : 1 maison bastie en comble dans laquelle y a une chambre basse four et cheminée, un grenier au dessus dans lequel y a aussi cheminée, au bout d’icelle maison du côté de la cheminée y a une étable aussi bastie en comble, le tout couvert d’ardoise, aireau et issue au davant, et au derrière de ladite maison y a un petit jardin contenant 0,5 boisselée, joignant le jardin de Bellebranche, d’autre côté les appartenances de Nicolas Guepin, d’un bout à ladit maison ci-dessus et d’autre bout le chemin du bourg d’Escouflant au village du Chesne ; et à l’autre bout de ladite maison y a une petite chambre en appentis, couverte d’ardoise, le tout prisé 300 livres – Item 1 clotteau de terre clos à part devant ladite maison, le haut duquel cloteau l’on fait servir de jardin, lequel contient 4 boisselées, joignant d’un côté (f°17) le jardin de Bellebranche et les appartenances du lieu de la Rivière, d’autre costé la ruette du bas du bourg et un petit jardin des héritiers Jean Langlois, et d’autre bout la maison et terre de Nicolas Guepin, lequel lieu est à présent tenu par René Guépin closier, prisé 100 livres – Item 2 boisselées de terre aux champs du Petit Carrefour, ensepmancées en blé seigle, joignant d’un côté la terre de la veufve Dufresne, d’autre côté le terre des héritiers Thomas Helbert, d’un bout la terre de la cure d’Escouflant, d’autre bout le chemin d’Angers à Briollay, prisées 60 livres – Item 2,5 boisselées de terre aux champs de la Groye joignant d’un côté la terre de Nicolas Guépin, d’autre côté la terre de Pierre Pineau, d’un bout la chemin appellé le Pasty Gasnier, d’autre bout la terre de la cure d’Escouflant, une haye entre, prisées 85 L ; item 1 lopin de terre labourable dans la pièce du Grand Ongras contenant 11 boisselées joignant d’un côté /18 la terre de Guitton, d’autre côté la terre dudit Morillon, d’un bout la terre du Petit Bellemotte d’autre bout le chemin de Lonurie au Péré, ledit lopin partie ensemancé & partie en guere, prisé 450 L ; /25 d’un côté la vigne dudit Coustan d’un bout la vigne ci-dessus ; item 1 grande planche de vigne au clos des Piardièresj oignant d’un côté la vigne de nous Nre & y aboutée d’un bout & en partie, de l’autre côté des héritiers Pieu, d’autre bout le chemin de la Garde à Apvrillé, toutes les vignes au clos des Piardières estimées à 2 quartiers prisées 180 L ; item 1 petit clos de vigne clos à part contenant 3 quartiers devant la porte de la Petite Garde, joignant d’un côté le chemin du Moulin de la Garde à Apvrillé, d’autre côté la terre de la métairie de Lyeru dépendant de Fontaine-Daniel, abouté d’un bout 1 clos de vigne dépendant du temporel de la cure d’Apvrillé, d’autre bout une petite ruette des terres de /26 Item 1 petit cloteau de terre labourable au haut du jardin d’Apvrillé joignant d’un côté & abouté d’un bout la terre dudit lieu, d’autre côté la vigne dela cure, d’autre bout les jardins de la Croix Blanche & de la Fleur de Lis, prisé 100 L ; item 1 cloteau de terre labourable appellé le clotteau de Laire contenant 7 boisselées, joignant d’un côté le chemin ledit logis & jardin, d’autre côté la vigne & terre de Me Greslan, abouté d’un bout la ruette entre la cellerie & ledit cloteau, ds’autre bout la terre ci-cessus, prisé 120 L ; item 1 clotteau de terre labourable appellé le cloteau de la Saullaye contenant 7 boisselées joignant led chemin & pièces ci-dessus, prisé 140 L ; item 1 cloteau appellé le cloteau (f°27) du Puy dans le coin duquel vers le bourg est situé une fontaine en face du puits, contenant ca 10 boisselées de terre, joignant d’un côté ladit chemin d’autre côté la terre dépendant de la Chapelle de la Sellerie, d’un bout la terre ci-dessus, d’autre bout le cloteau de terre appartenant à Pierre Gernon le Jeune, ledit clotteau prisé 200 L : item 1 petit lopin de pré clos à part devant le cimetière d’Apvrillé, joignant d’un côté & aboutté d’un bout le pré de Pierre Gernon, d’autre côté la rue de la Ternière & d’autre bout les jardins de Pierre Gilles, ledit lopin prisé 100 L – Qui sont tous les héritage dépendant dudit leu de la petite Garde, montrés par ledit Delaporte, le prix desquels monte 1 620 livres, et de revenu annuel 70 livres, déclarant ledit Delaporte que René Ballain a droit de guessenier, vendange des vignes qui luy sont escheues en partage de sa deffunte mère sis au cloux des Piardières sur les partages faits entre leurs auteurs de la succession de deffunt René (f°28) Delahaye et Françoise Ogeron. – Fait et arresté audit bourg d’Apvrillé, présents lesdites parties et experts ; et pour voir et apprécier les 2 maisons sises en la ville d’Angers appartenant audit Delaporte du consentement des parties elles emportent assignation à se trouver demain maison dudit Delaporte en ladite ville d’Angers sise au hault de la rue de l’Escorcherie 10 h de la matinée »