L’Ouest-Eclair, édition Nantes, 6 novembre 1918

Depuis le 4 novembre 2018, je lis chaque matin le journal des jours qui précèdent l’Armistice. Voici ce que je note dans le journal du 6 novembre 1918

  • Trois discours au Palais Bourbon
  • dont celui de Clémenceau très ovationné. En voici un extrait :

    Mais laissez-moi vous le dire IL FAUT ETRE HUMANITAIRE MAIS FRANÇAIS D’ABORD, car la France représente une conception idéatiste de l’humanité qui a prévalu dans le monde et qui fait qu’on ne peut servir l’humanité au détriment de la France. Je voudrais qu’au moment, où l’aurore des grandes et magnifiques victoires se lève, notre pensée soit une pensée d’union. ET QUI NOUS DEMANDE CELA ? LA PATRIE ELLE-MEME. Dans une grande croisade humanitaire où d’ailleurs vous ne serez pas seuls, je voudrais que nous promettions d’être frères et que modifiant un peu l’ancienne formule, si on nous demande qui nous a inspiré cette pensée, nous répondions LA FRANCE LE VEUT, LA FRANCE LE VEUT » [Applaudissements répétés et prolongés]

  • Le vocabulaire surprend :
  • Français, Anglais, Yanks volent de victoire en victoire Après Gand et Landrecies, la chute du Quesnoy

    Certes, je connaissais le terme « boches » que vous voyez ci-dessus vers la fin de mon encart, mais je suis ahurie de découvrir le terme YANKS car je connaissais YANKEE seulement. Et pire en voulant chercher sur internet je suis encore plus déroutée, car le terme n’est pas dans les dictionnaires de l’époque, donc un usage pour nommer les Américains en 1918.

  • La grippe
  • Elle donne encore lieu à une publicité surprenante

    INCOMPARABLES pour ÉVITER, comme pour SOIGNER les Rhumes, Maux de Gorge, Laryngites, Bronchites aigües ou chroniques, Rhumes de Cerveau, Grippe, Influenza, Asthme, Emphysème, etc.
    L’ESSAI d’UNE BOITE de VÉRITABLES PASTILLES VALDA ANTISEPTIQUES
    vous convaincra de leur MERVEILLEUSE EFFICACITÉ MAIS FAITES BIEN ATTENTION
    LES DEMANDER, LES EXIGER daos toutes les Pharmacies en BOITES do 1.90 portant le nom VALDA

    Pas étonnant que la grippe ait fait 100 à 200 millions de victime en 1918 (sur toute la planète) !!!

    Enfin, n’oubliez pas que j’ai sur mon site le carnet de guerre de mon grand père Edouard Guillouard, avec les photos de son lieutenant.

    L’Ouest-Eclair, édition Nantes, 5 novembre 1918

    Depuis hier, je lis chaque matin le journal des jours qui précèdent l’Armistice.

    A Versailles, les pourpalers se poursuivent : les Allemands n’acceptent pas les conditions, on s’achemine vers un ultimatum.

    Je poursuis dans ce journal les points autres, à savoir la grippe, la censure, et les armes nouvelles etc…

    • La grippe

    Je trouve 2 publicités de produits manifestement sans efficacité, mais qui se vantent :


    LA GRIPPE
    est immédiatement guérie et enrayée par l’emploi de la
    BOISSON BLANCHE de l’Abbé MAGNAT


    Rhume de cerveau GOMENOL-RHINO Dans toutes les bonnes pharmacies. 5 fr. et 17 rue Ambroise-Thomas, Paris. contre 5.25 (impôts compris)
    PREVENTIF CERTAIN CONTRE LA
    grippe espagnole

  • L’avancée technique des armes
  • Arrivée d’un nouveau canon américain plus fort que la grosse Bertha

    PARIS, 4 novembre. Le calibre des gros canons américains ne peut pes encore être dévoilé, mais ces armes peuvent tirer à une distance considérable. Elles sont plus formidables que les Berthas.
    De semblables canons auraient déjà été employés dans les régions de Saint-Quentin et Laon. Voilà qui promet. Les Allemands savent maintenant à quoi s’en tenir. S’ils ne capitulent pas avant que nous les ayons complètement chassés de France, les représailles sont certaines. On ne raisonne pas avec des assassins. C’est pour eux que la loi reconnaît le droit de mort. Les femmes françaises, les enfants au berceau qui furent victimes de leurs Berthas sont certains d’être vengés.

    Enfin, n’oubliez pas que j’ai sur mon site le carnet de guerre de mon grand père Edouard Guillouard, avec les photos de son lieutenant.

    L’Ouest-Eclair, édition Nantes, 4 novembre 1918

    Je vais lire chaque jour ce journal et vous en donnez quelques passages. Mais vous pouvez allez le lire et télécharger sur le site de Gallica (il n’est pas sur la presse des Archives de Loire-Atlantique)

    • La grippe

    La guerre ne fut pas la seule à tuer en masse. La grippe, que l’on appela sans doute à tord « la grippe espagnole » fit 25 à 50 millions, voire selon Wikipedia 100 millions de morts.

    Ma famille conserve le souvenir de cette grippe, qui emporta à 18 ans une fille unique tant aimée de ma grand-tante. Je possède d’elle une photo et un guéridon qu’elle avait fait elle-même, décoré de sa main au fer à graver.

    Voici extrait du quotidien L’Ouest-Éclair, édition de Nantes, le 4 novembre 1918 :

    Les conditions de la vie allemande sont effrayantes
    Londres. 2 novembre. – L’honorable Reginald Faloves, qui vient de rentrer d’Allemagne, où il était prisonnier depuis le début de la guerre, dit que les conditions de la vie en Allemagne sont effrayantes. Les gens ont les traits tirés et l’air de mourir de faim.
    Depuis les dernières semaines, la grippe a causé un bien plus grand nombre de morts. Le peuple est en général démoralisé. Néanmoins ont croit fermement que les militaires résisteront jusqu’au bout, si les conditions faites à l’Allemagne sont trop dures. On ne cache désormais plus rien à la population civile. La chute de Lille et d’Ostende fut connue en Allemagne peut-être presque aussitôt qu’en Angleterre.

     

     

    Rassurez-vous, ce quotidien fait une large part aux horreurs en France. Mais je vous extrais ce qui concerne la grippe. En voici, sur ce même journal, un autre passage :

    La Censure laisse dire ceci
    De nombreux cas de grippe espagnole ont été observés dans nos armées; c’est même, avec le paludisme, les seules épidémies graves que notre service de santé militaire ait eu à combattre sérieusement
    Toutes ces épidémies, tant aux armées qu’à l’intérieur viennent d’un vice du sang, infecté par les humeurs, après les fatigues du front ou la mauvaise nourriture de l’arrière. On a d’ailleurs remarqué chez les permissionnaires les cas les plus fréquents de la terrible maladie.
    Comment la combattre ? C’est facile ; il suffit de laver l’intestin et de purifier le sang par un dépuratif énergique, actif et puissant. Vous le trouverez tout préparé d’avance, en flacon plat, commode à emporter sur soi, en le demandant dans toute bonne pharmacie. C’est l’extrait végétal des Pères de la Salette. remède sérieux et naturel, mis à l’épreuve par de longues années d’expérience. Ce n’est has une drogue de charlatan. Toutes les mères, toutes les femmes, toutes les fiancées, toutes les sœurs qui liront ces lignes joindront l’extrait végétal des Pères de la Salette au prochain paquet qu’elles adresseront à leur poilu.
    C’est le meilleur préservatif contre ce microbe infectieux, c’est le meilleur remède, le moins coûteux et le plus énergique contre la maladie.

    Vous avez remarquez au passage la censure de l’armée, qui ne disait pas tout. Et la naïveté de ce remède, en tout début de pandémie mondiale est surprenante !!!

    Et je lis par ailleurs tant d’émouvantes actions positives extraordinaires dont l’une me remets en place mes relations avec les USA. En effet, comme beaucoup sans doute, j’ai une faible considération pour leur président actuel, mais chaque fois que je me fais cette remarque, je tiens aussitôt à me rappeler leur appui quand l’Europe était en guerre. Voici donc toujours extrait du même quotidien :

    L’effort américain
    Washington : 4 novembre. – Le général Crowder annonce l’appel sous les drapeaux pour le 21 novembre d’un nouveau groupe de 29 000 hommes, portant à plus de 4 millions, l’effectif de l’armée des Etats-Unis, y compris les troupes du front et celles qui sont dans les centres d’instructions

    Ce quotidien est publié à Rennes en plusieurs éditions locales, mais je vous assure que celle de Nantes, que j’ai choisie, donne des nouvelles de la région élargie à tout l’ouest, de telle sorte qu’on y trouve par exemple :

    Me Bourcier notaire à POUANCÊ (Maine et Loire) demande d’urgence un clerc sachant bien faire actes courants et petits Inventaires Bons appointements.

    et les autres petites annonces couvrent tout l’ouest de la France

    Si le coeur vous en dit, aidez moi ces jours-ci en m’envoyant vos lectures de ce quotidien jour après jour, et j’aime aussi les publicités, tant elles m’amusent.

    Enfin, n’oubliez pas que j’ai sur mon site le carnet de guerre de mon grand père Edouard Guillouard, avec les photos de son lieutenant.


    Photo septembre 1918 : sergent téléphoniste Thirion réparant un appareil au P.C. Bataille (extrait de mon site, carnet de guerre d’Edouard Guillouard)

    Succession Jubin après remariage d’Yvonne Bouée sa veuve à Taupin : Rochefort sur Loire 1623

    Autrefois on possédait moins de choses que de nos jours, mais on y tenait toute la vie et on en faisait faire inventaire dès le décès d’un conjoint. Les évennements récents nous ont illustré combien les choses ont changé, et si j’en crois les émissions de télé que j’écoute sans doute trop, les droits de succession vont encore augmenter bientôt, sauf pour les malins partis à l’étranger …

    Donc, ici, on compte réellement ce qui est dû à la veuve remariée, mais aussi à ses enfants mineurs, qui ont un curateur. Le tout est rigoureusement défini par la coutume, qui est un droit coutumier par province, ici l’Anjou. Et l’acte qui suit n’est autre que l’inventaire des dettes passives et actives et ensuite le calcul de la part qui revient à chacun, et comment chacun va toucher sa part. Personne n’était oublié autrefois, enfin si tout de même les enfants nés hors mariage, les pauvres, ils étaient totalement oubliés, même si j’ai déjà rencontre plusieurs dotations par leur père officieux lors de la naissance et une fois pour toute leur vie.

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 31 mars 1623 après midy, par devant nous Jullien Deille notaire royal Angers furent présents estaliz et deument soubzmis honnorables personnes René Guischet marchand demeurant à Rochefort mary de Yvonne Boué auparavant veufve feu René Jubin, ayant accepté la communauté dudit deffunt Jubin et d’elle et héritier mobilier et usufruitier de deffunte Jehanne Jubin sa fille décédée depuis ledit deffunt son père, promettant faire ratiffier ces présentes à sadite femme toutefois et quantes d’une part, et Me Denys Taulpin greffier de la seigneurie de Sarant, au nom et comme curateur des 4 autres enfants dudit deffunt Jubin et de ladite Boué, et encores Louys Greffier marchand demeurant en la ville de Rennes d’autre part, lesquels pour éviter aux difficultés qui pourroient naistre entre les parties tant pour raison de ce que ledit Taulpin audit nom demandoit audit Guischet audit nom représentation des deniers par luy ou sadite femme touchés tant dudit greffier que autres depuis le décès dudit deffunt Jubin afin de luy en estre délivré sa part afférante auxdits mineurs (f°2) (tout le haut de chaque page a été mangé par les souris sur plus de 10 lignes) … nonobstant l’obligation de 19 … consentie à ladite Boué en son absence par devant Guischard et Lemarchand notaires de Loheac et de Hucquetube ? du 5 août 1618 dont reste seulement à payer la somme de 1 700 livres sur laquelle ils demandoit déduction de la somme de 19 livres qu’il prétendoit estres deue vers eulx déduction faite des somme payées auparavant ladite obligation, ont les parties esté d’accord de ce qui ensuit, c’est à savoir que ledit Guischet a recogneu que sadite femme depuis le décès de sondit deffunt mary auroit touché ainsi qu’elle a déclaré dudit Greffier et ladite son frère ou d’aulcun d’eulx la somme de 1 700 livres à quoy revenoit ce qu’il debvoit à sondit deffunt mary et elle, tellement qu’il seroit seulement resté de leur debte la somme de 1 700 livres, plus auroit receu savoir 500 livres pour le remboursement de l’office de receveur collecteur de l’impôt du sel de ladite paroisse de Rochefort et 127 livres (f°3) (tout le haut de chaque page a été mangé par les souris sur plus de 10 lignes) … par le sieur de la Motte Ferchault et sa compagne … lesquelles sommes revenant à la somme de 2 333 livres 10 sols dont une moitié appartient à ladite Boué de son chef à cause de sadite communauté montant ladite moitié 1 166 livres 15 sols et en l’autre moitié ung cinquiesme comme héritière mobilière de ladite deffunte Jubin sa fille, montant ledit cinquiesme 233 livres 7 sols, tellement que de ladite moitié en appartiendront aulx 4 mineurs que la somme de 966 livres 8 sols, ledit Guischet audit nom offre en tous cas raccoler audit Taulpin ou la luy laisser prendre sur sa part, et 1 700 livres qui restent à payer du contenu en ladite obligation dudit Greffier cy dessus dabté, et afin d’accomodement des affaires d’entre eulx ledit Taulpin s’est accordé pour payement de ladite somme 933 livres 8 sols et de la somme (f°4) … (ils s’accordent sur toutes les sommes) … passé à nostre tabler présents Me Jacques Munariet advocat au siège présidial d’Angers, Jacques Gaudin et Louys Lay tesmoings

    Un appenti de maison était en fait une maison basse à cheminée dans la salle : Angers 1594

    Je croyais qu’un appenti de maison, comme vous l’avez souvent lu sur les actes que je vous retranscris chaque jour ici, était un petit débarras attenant à une maison. Il n’en est rien, car vous allez voir cette prise de possession d’un appenti, qui donne vraiement une maison basse, comme était certainement les maisons basses à la campagne. Elle était sans doute été dénommée ainsi car elle ne ressemblait pas aux maisons d’Angers, à étage ou étages, même les maisons à pan de bois.

    Quoiqu’il en soit, il est surprenant de constater qu’un marchand de Chemazé puisse en être propriétaire, car c’est très loin, encore plus d’une journée de cheval, et les déplacements pour gérer un éventuel louage coûtent cher !!!
    Vous voyez que je souligne la chèreté des déplacements, même à cheval, car ce jour j’entends à la télé des Français se plaindre du prix de l’essence !


    Belle dépendance !

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 21 juin 1594 après midy par davant nous François Revers notaire royal à Angers Michel Champion marchand demeurant au bourg de Chemazé s’est exprès transporté en ung appentyz de maison sise en ceste ville d’Angers joignant la tour de monsieur st Aulbin d’Angers, duquel appentys de maison appartenances et dépendances iceluy ledit Champion a dit qu’il prenoit et appréhendoit et de fait en a prins et apréhendé possession et saisine corporelle réelle et actuelle allant et venant par iceluy apentiz, ouvert et fermé les portes, allant faire le feu en la cheminée de la salle d’icelluy appentyz, a mins hors dudit appentys et remins en iceluy Suzanne Rouault trouvée en iceluy qui dit ses locataires dudit appentys estre ville, et encores a fait les menus actes et exploits cy dessus comme aussi a fait en ce pareil Guillaume Gourdin demeurant à présent en ceste ville d’Angers et auparavant audit bourg de Chemazé le tout pour bonne possession prendre et acquérir s’en portant sieus et possesseurs dudit appentyz et appartenances d’iceluy en tant et pour tant qu’ils en sont fondés par le moyen des contrats d’acquests par eulx faits, savoir lesdits Champion et Gourdin par ung contrat par eulx fait ensemblement de Denys (f°2) mestayer demeurant à la Chauvinière paroisse de Chemazé tant en son nom privé que comme père et tuteur naturel de Jehan Denys son fils et de deffunte Renée Gourdin sa femme comme apert par ledit contrat passé soubz le cour de Château-Gontier par Marin Sandreau notaire de ladite cour dabté du 18 juillet 1593 et ledit Champion par 3 contrats par luy particulièrement faits savoir l’un dudit Marin Saudreau passé par Pierre Gastineau notaire royal soubz la cour de St Laurent des Mortiens en dabte du 22 août audit an 93, et par autre contrat par ledit Champion fait de Me Jacques Champion demeurant audit bourg de Chemaz passé par Jullien Maurice notaire de ladite cour de Château-Gontier le 11 juin 94, et encore par aultre contrat par ledit Champion fait de Julien Roger mary de Gatianne Champion demeurant en la paroisse de St Saulveur de Flée passé soubz ladit cour de Château-Gontier par ledit Saudreau le (blanc) 1593 ; dont et de laquelle prise de possession lesdits Champion et Gourdin nous ont chacun pour leur regard requis ce présent acte que leur avons octroyé pour leur servir et valoir ce que de raison ; fait Angers en présence de messire Jacques Houssin prêtre demeurant audit bourg de Chemazé (f°3) et Maurice Baudin praticien demeurant audit Angers tesmoings, ledit Champion a dit ne savoir signer

    La loupe mondaine de Mr le vicomte de Freslon : illustration par l’exemple

    Sur mon site je vous ai déjà parlé généafolie

    et sur mon blog de loupe mondaine :

    Généafolie : la loupe mondaine et la diagonale

    Je suis passée hier sur un exemple qui illustre le propos. Il est dans la base dite « de Freslon » sur le site internet des archives départementales de Loire-Atlantique, rubrique Généalogie.

    Ce fonds de Freslon est celui du vicomte du même nom, qui eut la charmante idée de relever à sa manière par paroisse les BMS : il ne voyait qu’au dessus d’un certain rang social.
    Donc, inutile d’y chercher vos ancêtres, car comme les miens ils n’y sont pas.

    L’exemple sur lequel je suis tombée hier, illustre encore mieux la loupe mondaine de monsieur le vicomte de Freslon. En effet, il a bien pris en compte un baptême, dont les parents sont d’un rang assez élevé pour être notés, mais je vous laisse lire comment il a relevé les parrainages. Les anglo-saxons ont coutume de dire « NO COMMENT », donc à leur exemple, je vais m’abstenir de continuer mes commentaires.

    et bien entendu je suis allée voir l’original, que voici :

    Ces jours-ci, comme vous sans doute, je vais faire le tour des mes tombes, et comme je vieillis, comme nombre d’entre vous, cela devient un tour compliqué et long. Désolée si je vous fais défaut.