Louis d’Appelvoisin, empêché par les guerres, d’aller offrir la foi et hommage au comte de Durtal, 1590

Il est vrai qu’il demeure loin, près de Loudun.
Je le suppose protestant comme Samuel d’Appelvoisin que j’ai étudié dans mon ouvrage « L’Allée de la Hée des Hiret ».

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 2 juillet 1590 avant midy en la cour du roy notre sire à Angers par devant nous François Revers notaire d’icelle personnellement estably noble homme frère Loys d’Appelvoisin commandeur de Meurolles membre dépendant du Temple d’Angers demeurant à présent au Presouer près Loudun estant de présent logé ès faulxbourgs de Bressigné lez Angers lequel deuement soubzmis luy ses successeurs biens et choses présents et advenir dépendant dudit Temple confesse avoir aujourd’hui fait nommé et constitué ses procureurs (blanc) chacun d’eulx seul et pour le etout auxquels et chacun d’eulx ledit constituant a donné pouvoir de plaider opposer appeller eslire domicile et par especial de comparoir par davant monsieur le sénéchal du comté de Durestal ou seigneur du fief qui fut de Tesnières et illec faire et jurer la foy et hommage telle que ledit constituant doibt et est etnu faire audit seigneur marquis et comte dudit Durestal à cause dudit fief de Tesnières pour raison du fief et seigneurie de la Grugerie sis et situé en la paroisse de Seiches dépendant dudit lieu de Mevrolles, faire les serments de fidélité en tel cas requis et accoustumés, gager le rachapt deu pour raison dudit fief à nuance du seigneur et de ladite jurande en demander et requérir acte, oultre bailler et fournir l’adveu et desnombrement des subjects services et debvoirs qui luy sont deubz à cause dudit fief et seigneurie de la Grugerie, davantaite dire et déclarer par davant ledit sénéchal que si n’eust esté l’occasion des guerres qui sont à présent en ce pays et par tout ce royaulme luy mesmes fust allé faire et offrir ladite foy et hommage et que à l’occasion desdites guerres et des gendarmes qui sont au pays il ne peult et luy est impossible d’aller par le pays comme il est tant manifeste et cogneu affin qu’il ne soit imputé audit constituant qu’il ne voulut luy mesmes faire ladite foy et hommaige suivant la coustume du pays d’Anjou et généralement en tout ce que dessus faire et prendre pour et au nom dudit constituant tout ce que procureurs deuement fondés doibvent et sont tenus faire ce que faire pourroit si en sa personne y estoit jaczoit qu’il y soit chose qui requiert mandement plus spécial promettant etc renonçant etc foy jugement condemnation etc fait et passé esdits faulxbourgs en la maison et hostellerie ou pend pour enseigne la Croix Verte présents Christofle Ernoul sergent royal et Thomas Lesourt Me roustisseur demeurant esdits faulxbourgs tesmoings

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Julien Jallot amortie une rente de 1 000 livres en assignats, Noëllet 1794

et si mes souvenirs, vieux de plus de 60 ans, sont bons, j’avais appris que ce n’était pas un affaire de recevoir des assignats !
Donc, ici, on peut supposer que Marie Minier n’a pas fait une affaire ?

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E40 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 29 floréal an II de la république une et indivisible avant midi (18 mai 1794) par devant nous Toussaint Péju notaire public du département de Maine et Loire pour la résidence d’Armaillé fut présente la citoyenne Marie Marguerite Françoise Minier fille majeure demeurant commune de Pouancé laquelle a reconnu avoir reçu au vue de nous notaire du citoyen Julien Jallot tanneur demeurant au bourg et commune de Noëllet la somme de 1 000 livres pour l’extinction et amortissement d’une rente hypothécaire de 50 livres au principal de 1 000 livres créée par ledit citoyen Jallot au profit de ladite citoyenne Minier suivant le contrat à nôtre rapport du 2 décembre 1786, et 54 livres 12 sols pour une année 5 mois et demi d’intérests courrus d’arrérages d’icelle rente hypothécaire cy dessus amortie droits nationaux déduits, lesquelles 2 susdiets sommes de 1 000 livres et de 24 livres 12 sols payées par ledit citoyen Jallot en assignats décrétés par l’assemblée nationales séante à Paris a ladite citoyenne Minier qui a compté et numéré ladite somme, prise et receue dont elle se contente et en quite ledit citoyen Jallot, auquel elle a remis copie du contrat cy dessus rapporté, au moyen du présent remboursement ledit citoyen Jallot demeure quite et déchargé d’icelle rente hypothéquaire de 500 livres cy dessus et des intérests courrus jusqu’à ce jour ayant le tout compté à ladite citoyenne Minnier, ce qui a été ainsi voulu, consenti, stipulé et accepté entre les parties présentes, dont nous les avons jugé de leur consentement, fait et passé audit Pouancé, maison de la citoyenne veuve Dupré en présence des citoyens Pierre Lucre huissier et René Pasquier chapelier demeurants audit Pouancé tesmoins

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Samuel Pannetier, canonnier du roi à Paris, était à la suite d’Henri IV vers Nantes pour signer l’Edit, Angers 1598

Henri IV fait une longue halte à Angers. Je pensais qu’autrefois les troupes étaient logés par les habitants sous forme de réquisition, et ici, je ne comprends pas :

  • qu’un canonnier fasse partie de la protection du roi lors de ce déplacement tout à fait pacifique, et d’ailleurs je suppose qu’un canonnier ne se déplaçait pas sans canon !
    qu’il soit tenu de payer son logement, car je supposais que les habitants devaient loger les militaires gracieusement !
  • Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 7 avril 1598 après midy, en la cour du roy notre sire Angers endroit par devant nous François Revers notaire d’icelle personnellement estably Samuel Pannetier canonnier ordinaire de l’artillerie de France demeurant à Parie rue du Marché Neuf paroisse de monsieur saint Germain le Vieil comme il a dit soubzmetant etc confesse debvoir et par ces présentes promet rendre payer et bailler en ceste ville d’Angers à ses despends dedans le jour et feste de Pentecoste prochainement venant à Jacques Tardif marchand vitrier demeurant Angers paroisse de monsieur saint Pierre à ce présent stipulant et acceptant la somme de 9 escuz ung tiers pour despense par ledit Pannetier faite en la maison dudit Tardif auparavant et du depuis que le roy est entré en ceste ville tant pour luy que pour Pierre Princele son cousin et Aulbin son serviteur que pour leur coucher et lever et dont du tout ledit Pannetier auroit respondu et promis payer en son privé nom, au payement de laquelle somme de 9 escuz ung tiers s’est ledit Pannetier obligé comme pour les deniers et affaires du roy notre sire ses biens à prendre vendre etc renonczant etc foy jugement et condemnation etc fait et passé à nostre tabler Angers en présence de Claude Barbin et François Chacebeuf praticien demeurant Angers tesmoings

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    Pillage, réquisition : la dure loi subie par les populations en temps de guerre

    Ce blog contient pas moins de 31 actes concernant les pillages commis par les troupes pendant les guerres de religion en Haut-Anjou. Ils sont tous dans une catégorie GUERRES DE RELIGION, que vous prenez à droite de l’écran quand vous êtes sur la base du blog (en cliquant sur le titre du blog et non de l’article du jour). Cette catégorie GUERRES DE RELIGION est une sous catégorie qui figure à HISTOIRE MILITAIRE dans le menu déroulant donnant toutes mes catégories.

    Le pillage était pratiqué par Du Guesclin lui-même, les autres après lui.

    On parle beaucoup ces jours-ci de Napoléon et Waterloo.
    Pour ce qui est des troupes Napoléonniennes, vous avez même sur mon site le témoignage de Jean Guillot, frère de mon ancêtre Esprit-Victor Guillot, car j’en possède les lettres manuscrites écrites à sa famille depuis le front.
    Vous pouvez lire les originaux, ou bien la retranscription.
    Je vous recommande en particulier la lettre du 4 novembre 1813, expédiée de Trêves. Il explique fort bien ce qu’on prend à la population, jusqu’à son dernier boeuf, et malgré sa grande jeunesse (18 ans) il conseille à son père de garder ses grains, car leur prix va monter du fait que tout est pillé dans les régions traversées par les troupes.
    Triste de lire que les régions épargnées vont pouvoir s’enrichir !!!
    Dure loi du pillage !

    Etant née avant la seconde guerre mondiale, j’ai beaucoup de souvenirs personnels de ce que l’on ne nommait plus PILLAGE mais REQUISITION.
    Les requisitions étaient strictement imposées et contingentées pour toutes sortes de marchandises à commencer par les productions agricoles, mais elles pouvaient aussi toucher les voitures, pneus, etc…
    Mon papa racontait encore longtemps après la guerre comment les Allemands avaient pris sa voiture.

    Puis, j’ai été empochée dans la poche de St Nazaire, car j’étais réfugiée à Guérande. Je me suis rendue il y a 3 ans en mairie de Guérande pour faire des recherches dans les archives, et j’ai pu trouver les longues listes de réquisitions !
    Il n’y a pas de jour dans ma vie où, lorsque j’entends les journalistes relater les guerres actuelles, je pense à toutes les privations et réquisitions endurées par les populations outre les destructions et assassinats.
    Tout est tellement ancré dans ma mémoire qu’il est impossible de ne pas penser aux autres.

    Si vous avez des actes concernant la période des troubles des guerres de religion, qui puissent venir augmenter les faits que j’ai déjà pu relever dans les 31 actes que j’ai fait paraître sur ce blog, merci de me les adresser pour parution. Il s’agit là d’un travail d’histoire, afin que personne n’oublie !
    Cordialement à tous
    Odile

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    Quitance de la ferme de la Bodinière qui a subi des dommages de guerre, Juvardeil 1593

    Cet acte est intéressant à plus d’un titre.
    D’abord il est encore une illustration des pertes subies par les exploitants agricoles pendans les guerres de religion. Ici le fermier a obtenu une dimunition d’un tiers du prix de la ferme. J’ai d’ailleurs classé cet acte dans cette catégorie des guerres de religion.
    Ensuite, il atteste que certains métayers savaient signer, ici Michel Buscher de Juvardeil.

    Voir mon étude BUSCHER

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E36 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 31 janvier 1593 après midy, en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous (Lepelletier notaire) personnellement establis honnestes personnes Serene Loyau marchand de présent demourant et réfugiés à l’occasion des guerres aiant de présent cours en ceste ville d’Angers paroisse de la Trinité, commissaire avec Michel Guerrier du lieu et appartenances de la Bodinière paroisse de Juvardeil soubzmetant soy ses hoirs et choses etc confessent de son bon gré sans contrainte avoir ce jour d’huy et présence et veue de nous eu et receu de honneste personne Macé Gandry marchand demeurant audit Juvardeil fermier judiciaire dudit lieu et appartenances de la Bodinière la somme de 61 escu un tiers en 240 quarts d’escu et 4 réalles de 20 sols pièce, par les mains et des deniers de Michel Buscher mestaier demeurant audit Juvardeil à ce présent comme il a dit, laquelle somme de 61 escuz un tiers est pour les deux parts de la somme de 92 escuz sol pour la ferme dudit lieu et appartenances de la Bodinière de l’année et terme fini à la Toussaints dernière passée, et le tiers de ladite somme de 92 escuz montant 30 escuz deux tiers a esté tenu et mis en sourceanse

      la surcéance est le fait de sursoir

    audit Gandon pour les pertes et hostilités par luy prétendues faites et admises en ladite ferme en ladite année dernière dont il a informé et suivant le jugement sur ce donné au siège présidial d’Angers le 28 janvier dernier, de laquelle somme de 61 escuz un tiers pour lesdites deux tierces parties de ladite ferme de ladite année dernière et en quoy ledit jugement de rabès et sourceanse ledit Gandon a esté condamné vers ledit establi audit nom, iceluy estably s’en est tenu et tient par ces présentes à contant et bien paier et en a quité et quite et prometant acquiter ledit Gandon vers et contre tous nous notaire susdit avecques ledit Buscher stipulant et acceptant pour ledit Gandon absent, à laquelle quitance tenir etc oblige ledit Loiau ses hoirs etc renonçant etc par foy jugement condemnation etc fait et passé à nostre tabler en présence d’honnestes personnes Me Charles Brillet advocat audit Angers et Pierre Richoust clerc demeurant audit Angers paroisse de la Trinité tesmoins à ce requis
    et ledit Loyau dit ne scavoir signer
    * René Joubert sieur de la Vacherie

      René Joubert m’est plus que bien connu car j’en descends et je l’ai très longuement et richement étudié. J’ai cherché en vain, et à plusieurs reprises, où était ce renvoi de sa personne dans le texte, mais on peut supposer qu’il est là à titre de témoin seulement étant avocat, ce qui est bien utile lors de ce type de règlement

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    Impôt spécial sur le vin pour payer les munitions du château d’Angers, 1594

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 20 septembre 1594 après midy, (Goussault notaire Angers) en la cour royale d’Angers endroit personnellement esetablys honneste homme François Perrigault marchand demeurant à Daon sur Mayenne et Martin James voiturier par eau demeurant en ceste ville d’Angers paroisse de saint Pierre soubzmectant eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division confessent debvoir et par ces présentes promectent rendre et payer dedans d’huy en 15 jours prochainement venant en ceste ville à noble homme Me René Lepelletier recepveur général des traites d’Anjou et commis à la recepte d’un escu réduit à 40 sols qui se lève sur chacune pippe de vin passant par ceste ville ordonné par le roy estre levé pour les munitions du château d’Angers présent et acceptant la somme de 26 escuz 40 sols pour l’acquit non payé du nombre de 40 pippes de vin que lesdits establiz ont aujourd’hui fait passer au bateau dudit James et dont leur a esté expédié brevet d’acquit dudit Subrier au nom dudit Perrigault auquel ils n’ont rien payé comme ils ont confessé et nonobstant iceluy brevet ont promis et demeurent tenus payer audit Lepelletier ladite somme dedans ledit temps et à ce faire se sont lesdits establiz obligés et obligent etc leurs biens etc et leur corps à tenir prinson comme pour deniers royaulx renonçant et par especial au bénéfice de division d’ordre et discussion de priorité et postériorité foy jugement condemnaiton etc fait et passé audit Angers en notre tabler présents Me François Houssaye et François Tomasseau praticiens demeurant audit Angers tesmoins lesdits establis ont dit ne savoir signer

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