Anceau, Anseaulme, Anselme

Un seul et même prénom, parfois féminin, et plusieurs saints porteurs de ce nom Ancelmus, mais le plus célèbre est l’archevêque de Cantorbery. Voici quelques actes montrant le prénom :

Le Louroux-Béconnais : « Le XXVIIe jour dudit moys (août 1556) fut baptizée Perrine fille de Jehan Rabin de la Roussaye et de Jacquine Hallet sa femme parrain Pierre Besruau maraine Joye femme de Thibault Templer Jehanne fille de Jehanne Lyvenaye par frère Anseaulme Prioulleau religieux de Pontron » v°148-164

« Audit jour (30 août 1555) fut baptizée Anceaulme fille de Gilles Gratien et de Jehanne Beaunes sa femme parrain vénérable personne François Anceaulme Prioulleau religieux de Pontortran marraines Marye Beaunes femme de Robert Perier et Guyonne Herbert femme de Jehan Lermitte par Dubreil » v°143-164

Et voici la biographie des saints, selon l’encyclopédie Migne :

ANSELME ( saint ), Anselmus, premier abbé de Nonantola, dans le duché de Modène, florissait sur la fin du VIIIe siècle et mourut en 803. — 3 mars.

ANSELME (saint), évêque de Lucques et confesseur, était neveu du pape Alexandre Il, et naquit à Mantoue, au commencement du XIe siècle. Il se livra d’abord à l’étude de la grammaire et de la dialectique ; il embrassa ensuite l’état ecclésiastique, et s’appliqua avec ardeur à l’étude de la théologie et du droit canon, dans lesquels il fit de grands progrès. Badage, évêque de Lucques, son oncle, étant devenu pape en 1061 sous le nom d’Alexandre Il, le nomma au siége qu’il venait de quitter et l’envoya en Allemagne pour y recevoir, des mains de l’empereur Henri IV, l’investiture de son siége, selon l’usage de ce temps ; mais Anselme revint sans avoir voulu la recevoir aux conditions que lui proposait l’empereur, persuadé que ce n’était pas à la puissance séculière à conférer ainsi les dignités ecclésiastiques. Ayant été sacré par Grégoire VII en 1073, il consentit enfin à recevoir de Henri l’anneau et la crosse ; mais il en eut des scrupules quelque temps après, et il alla se faire moine à Cluny ; il fallut un ordre du pape pour lui faire reprendre le gouvernement de son diocèse. De retour à Lucques, il voulut, en 1079, obliger les chanoines de sa cathédrale à la vie commune, conformément à un décret du pape Léon IX. La comtesse Mathilde, souveraine de Lucques et d’une grande partie de la Toscane, le secondait dans cette entreprise ; mais il ne put vaincre la résistance des chanoines, quoiqu’il eût déployé toute la sévérité des peines canoniques. Les chanoines se révoltèrent et excitèrentune sédition contre l’évéque, qui fut forcé de sortir de Lucques : il se retira auprès de la comtesse Mathilde, dont il était le directeur. Le pape ne le laissa pas longtemps dans la retraite qu’il s’était choisie : il le fit son légat en Lombardie, et le chargea de la conduite de plusieurs diocèses, que la fameuse querelle entre l’empire et le saint-siège, au sujet des investitures, avait laissés sans pasteurs. Il mourut à Mantoue le 18 mars 1086, et sa sainteté fut bientôt attestée par de nombreux miracles. Il en avait déjà opéré plusieurs de son vivant, ce qui l’a fait honorer d’un culte public en Italie et choisir par la ville de Mantoue pour son patron. Il était d’une vaste érudition et lorsqu’on le questionnait sur quelque passage de l’Ecriture sainte, qu’il savait tout entière, par coeur, il exposait, sur-le-champ, comment chaque saint Père l’avait expliqué. Parmi les ouvrages qu’il a laissés, nous citerons l’Apologie pour Grégoire VII, l’Explication des Lamentations de Jérémie, une Collection de canons, la Réfutation des prétentions de l’antipape Guibert, et l’Explication des Psaumes: il entreprit ce dernier ouvrage à la prière dé la comtesse Mathilde, mais la mort ne lui permit pas de l’achever. — 18 mars.

ANSELME (saint), archevêque de Cantorbéry, né à Aoste en Piémont, l’an 1033, était fils de Gondulphe et d’Ermengarde, l’un et l’autre d’une famille noble et considérée dans le pays. Formé à la piété par sa vertueuse mère et instruit dans les sciences par d’habiles maîtres, il prit à l’âge de quinze ans la résolution d’embrasser l’état monastique ; mais l’abbé auquel il se présenta refusa de l’admettre dans son monastère, parce qu’il craignait le ressentiment de Gondulphe. Anselme ayant perdu sa mère, négligea peu à peu ses exercices de piété et tomba insensiblement dans la tiédeur. Il alla plus loin, et se livra aux désordres d’un monde corrompu ; il finit même par perdre le goût de l’étude. Revenu à Dieu plus tard, il ne cessa de déplorer les égarements de sa jeunesse qu’il a retracés dans ses Méditations avec les sentiments de la plus vive componction. Son père, irrité de son inconduite, l’avait pris en aversion. Anselme, après son retour à la vertu, voyant qu’il ne pouvait le fléchir et qu’il était même souvent en butte à de mauvais traitements, quitta la maison paternelle et sa patrie, et vint en Bourgogne où il reprit avec ardeur le cours de ses études. Après trois ans de séjour dans cette province, il se rendit à l’abbaye du Bec pour prendre des leçons du célèbre Lanfranc, qui en était prieur, et qui sut le distinguer de ses autres disciples. Il conçut bientôt pour lui une véritable affection. Gondulphe étant mort, Anselme hésita quelque temps sur le choix d’un état. Tantôt il était d’avis de rester dans le monde et d’employer sa fortune en bonnes oeuvres; tantôt il inclinait pour la solitude, comme un moyen plus sûr de se sanctifier. Au milieu de ces perplexités, il pria Lanfranc de l’aider de ses conseils; mais celui-ci, craignant de trop écouter l’affection qu’il avait pour Anselme, le renvoya à Mauirille, archevêque de Rouen, qui lui conseilla d’entrer dans l’ordre de Saint-Benoît. Il prit donc l’habit dans l’abbaye du Bec, alors gouvernée par l’abbé Herluin, et il fit profession en 1060, étant âgé de vingt-sept ans. Trois ans après, il remplaça Lanfranc dans la dignité de prieur.
Sa jeunesse excita d’abord quelques murmures, mais par sa douceur et sa patience il vint à bout de gagner l’affection de toute la communauté. Il eut aussi le bonheur de retirer du déréglement et de faire rentrer dans les voies de la perfection un jeune moine nommé Osbern. Il avait un talent tout particulier pour connaître ce qu’il y avait de plus intime dans le coeur, et l’on eût dit qu’il lisait dans l’intérieur de chacun, ce qui lui servait beaucoup pour la conduite des âmes. La bonté, la charité tempéraient la rigueur des remèdes qu’il lui fallait employer quelquefois ; car il n’était pas partisan de la sévérité, surtout envers les jeunes religieux. Un abbé du voisinage, qui était d’un avis différent sur ce point, ne l’eut pas plus tôt entendu, qu’il résolut de l’imiter, et l’expérience lui prouva qu’il avait bien fait. Les nombreuses occupations attachées à la charge de prieur n’empêchaient point Anselme de s’appliquer à la théologie.

Tour de labbaye du Bec-Hellouin
Tour de l'abbaye du Bec-Hellouin
L’Ecriture et la Tradition étaient ses guides dans l’étude de cette science sur laquelle il composa des ouvrages qui portèrent au loin sa réputation et attirèrent beaucoup de personnes à l’abbaye du Bec.
Saint Anselme de Cantorbery - http://www.abbayedubec.com/
Saint Anselme de Cantorbery - http://www.abbayedubec.com/
Hennin étant mort en 1078, Anselme, élu pour le remplacer, ne consentit que difficilement à son élection. Il confia la gestion du temporel de l’abbaye à des religieux versés dans cette partie, afin d’avoir plus de temps à donner au gouvernement spirituel. Comme la maison du Bec avait des propriétés en Angleterre, il y fit quelques voyages, ce qui lui fournissait l’occasion de revoir son ancien maître et ami Lanfranc, qui était devenu archevêque de Cantorbéry. Anselme recevait de la part des Anglais, lorsqu’il se trouvait dans leur île, des marques éclatantes d’estime et de vénération ; la noblesse et le clergé s’empressaient à l’envi de lui être utile; le roi lui-même, qui était si peu accessible à ses sujets, s’humanisait avec l’abbé du Bec. Anselme, de son côté, tâchait de se faire tout à tous et il faisait tourner au profit de la religion l’ascendant qu’il avait sur les coeurs. Hugues, comte de Chester, qui avait conçu pour lui une profonde vénération, étant tombé dangereusement malade en 1092, lui envoya coup sur coup trois courriers pour le prier de passer en Angleterre, afin de le consulter sur la fondation d’un monastère qu’il faisait bâtir à Chester, et pour mourir entre ses bras. Anselme, qui avait appris qu’on voulait le faire archevêque de Cantorbéry, ne se souciait pas d’entreprendre le voyage, mais le désir de procurer à un ancien ami les secours qu’il réclamait l’emporta. A son arrivée il trouva le comte guéri. Il fut cependant retenu cinq mois en Angleterre, tant pour les affaires de son abbaye que pour celles du monastère que Hugues fondait à Chester. Guillaume le Roux, qui avait succédé en 1087 à Guillaume le Conquérant, son père, s’emparait des biens de l’Eglise et s’appropriait les revenus des siéges vacants, et afin d’en jouir plus longtemps, il défendit de remplacer les évêques qui venaient à mourir. C’est ainsi que l’Eglise de Cantorbéry resta cinq ans sans pasteur, après la mort de Lanfranc. Guillaume avait juré que ce siége ne serait jamais rempli de son vivant; niais étant tombé malade à Glocester, la crainte des jugements de Dieu le fit rentrer en lui-même, et il promit, s’il guérissait, de réparer ses injustices envers les églises. Il commença par celle de Cantorbéry et y nomma Anselme. Ce choix fut approuvé de tout le monde, à l’exception du saint, qui alléguait son grand âge, sa mauvaise santé et son peu de capacité pour les affaires. Le roi, chagriné de ce refus, lui représenta que de son acceptation dépendait le salut de son âme : « Car je suis persuadé, disait-il, que Dieu ne me fera pas miséricorde, si le siège de Cantorbéry n’est pas rempli avant ma mort. » Les évêques et les seigneurs qui étaient présents joignirent leurs instances à celles du roi. « Si sous persistez dans votre refus, qui nous scandalise, dirent-ils à Anselme, vous serez responsable devant Dieu de tous les maux qui tomberont sur l’Eglise et sur le peuple d’Angleterre. » Ils le forcèrent à prendre la crosse, en présence du roi, et le portèrent ensuite à l’église, où ils chantèrent le Te Deum. Ceci arriva le 6 mars 1093.

    Voir le site de la cathédrale de Canterbury
    Voir le site d’abbaye du Bec-Hellouin

Anselme, qui ne se rendait pas encore, finit enfin par accepter, mais à deux conditions : la première, que le roi rendrait à son église tous les biens qu’elle possédait du temps de son prédécesseur; la seconde, qu’il reconnaîtrait Urbain Il pour pape légitime. Les choses ainsi arrangées, il se laissa sacrer le 4 décembre. Guillaume, à peine guéri, oublia ses bons sentiments et ses promesses. Ayant demandé à ses sujets de nouveaux subsides, Anselme lui offrit 500 livres d’argent, dont le roi parut d’abord se contenter; mais bientôt après, il demanda encore à Anselme 1 000 livres. Le saint répondit qu’il ne pouvait donner cette somme, parce qu’il n’était pas permis de disposer du bien des pauvres. Il l’exhorta à permettre aux évêques de tenir des conciles, comme cela s’était toujours pratiqué, et à donner des supérieurs aux abbayes vacantes ; mais le prince lui répondit avec colère qu’il ne se dessaisirait pas plus des abbayes que de sa couronne. Il ne négligea rien pour le déposséder de son siége : il défendit aux prélats qui lui étaient dévoués de le regarder comme archevêque et de lui obéir comme primat, alléguant pour raison qu’Anselme, pendant le schisme, avait été soumis à Urbain II, qui n’était point encore reconnu en Angleterre. Il essaya ensuite de gagner la noblesse; mais la plupart des seigneurs répondirent qu’Anselme étant archevêque de Cantorbéry. et primat du royaume, ils lui obéiraient dans les choses de la religion; que leur conscience ne leur permettait pas de se soustraire à une autorité légitime, vu surtout que celui qui l’exerçait n’avait été convaincu d’aucun crime. Le roi, n’ayant pu réussir dans son projet, envoya à Rome un ambassadeur qui reconnut Urbain, espérant, par cette démarche, mettre le pape dans ses intérêts et l’engager à se réunir à lui contre l’archevêque ; il lui offrit même une pension annuelle sur l’Angleterre, s’il voulait le déposer. Urbain envoya sur les lieux un légat qui déclara au roi que la chose ne pouvait se faire. Anselme, qui ignorait la trame ourdie contre lui, reçut du légat le pallium que le pape lui envoyait. Il écrivit à Urbain pour l’en remercier, et dans sa lettre il se plaint de la pesanteur du fardeau qu’on lui avait imposé, et témoigne un vif regret d’avoir été arraché à sa chère solitude. Voyant que Guillaume cherchait de nouveau à usurper les biens de son Eglise, et que toutes ses représentations n’étaient pas écoutées, il demanda avec instance la permission de sorfir de l’Angleterre. Le roi la lui refusa par deux fois, et comme Anselme revenait à la charge, Guillaume lui déclara que s’il sortait de son royaume, il saisirait tous les revenus de son archevêché et qu’on ne le reconnaîtrait plus pour primat. Le saint, vivement affligé de l’oppression de son église qu’il ne pouvait plus empêcher, partit au mois d’octobre 1097, pour Rome, déguisé en pèlerin, et s’embarqua à Douvres avec deux moines, dont l’un était Eadmer, qui écrivit sa Vie. Arrivé en France, Il passa quelque temps à Cluny avec saint Hugues, qui en était abbé : de là il se rendit à Lyon, où l’archevêque Hugues lui fit un accueil distingué et le reçut avec de grandes marques de respect. Sa santé s’étant trouvée dérangée, il ne put partir de cette ville qu’au mois de mars de l’année suivante, ce qui fut un bonheur pour lui ; car s’il en fût parti plus tôt, il serait tombé dans les embûches que l’antipape Guibert lui avait dressées sur sa route, à la nouvelle de son voyage d’Italie. Le pape le reçut de la manière la plus honorable et le logea dans son propre palais. Anselme lui ayant appris tout ce qui s’était passé à son sujet, il lui promit sa protection, et écrivit au roi d’Angleterre une lettre très-forte pour l’engager à rétablir l’archevêque de Cantorbéry dans tous les droits dont ses prédécesseurs avaient joui. Anselme écrivit aussi, de son côté, afin de fléchir Guillaume. Comme l’air de Rome était contraire à sa santé, il n’y resta que dix jours, et se retira dans le monastère de Saint-Sauveur en Calabre, où il acheva l’ouvrage intitulé : Pourquoi le Fils de Dieu s’est-il fait homme?
Charmé de sa nouvelle solitude, et n’espérant plus pouvoir jamais faire aucun bien à Cantorbéry, il pria le pape d’accepter sa démission ; mais le pape lui répondit qu’un homme de cœur ne devait point abandonner son poste ; qu’il n’avait eu d’ailleurs à essuyer que des menaces et des duretés. Anselme répondit qu’il ne craignait pas les souffrances ni les tourments, qu’il ferait même volon- tiers le sacrifice de sa vie pour la cause de Dieu ; mais qu’il lui serait impossible de faire aucun bien dans un pays où l’on foulait aux pieds toutes les règles de la justice. li se soumit pourtant aux ordres d’Urbain, et en attendant, il alla demeurer à Sélanie, sur une montagne située près du monastère de Saint-Sauveur, et afin d’avoir le mérite de l’obéissance dans toutes ses actions, il demanda au pape pour supérieur Eadmer, qui ne l’avait pas quitté depuis son départ d’Angleterre. Il assista, au mois d’octobre de la même au-née (1098), au concile qu’Urbain II avait assemblé à Bari pour travailler à la réunion des Grecs. Ceux-ci ayant proposé leurs difficultés sur la procession du Saint-Esprit, embrouillaient la question par des longueurs interminables. Le pape, voulant mettre fin à ces disputes qui ne menaient à rien, s’écria : « Anselme, notre père et notre maître, où êtes-vous? » Il le fit asseoir près de lui et l’engagea à déployer ses talents, lui représentant que l’occasion était belle et que Dieu l’avait ménagé à dessein pour venger l’Eglise des attaques de ses ennemis. Le saint archevêque prit aussitôt la parole, et s’exprima avec tant de force et de solidité qu’il réduisit les Grecs au silence. Dès qu’il eut cessé de parler, tous les assistants dirent anathème à quiconque nierait que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. On passa ensuite à l’affaire du roi d’Angleterre : on parla fort au long de ses menées simoniaques, de ses injustices et de ses vexations envers l’Eglise, de ses persécutions envers l’archevêque de Cantorbéry, et de son opiniâtreté incorrigible malgré les fréquentes monitions qu’il avait reçues. Le concile fut d’avis d’agir avec la plus grande sévérité, et le pape allait prononcer contre lui une sentence d’excommunication, lorsque Anselme, se jetant à ses pieds, le conjura de ne point porter de censure. Cette démarche, en faveur d’un prince dont il avait tant à se plaindre, excita l’admiration de tout le concile, et l’on fit droit à sa demande. Après le concile; Anselme retourna avec le pape à Rome, où il recevait les témoignages les plus honorables de respect et d’affection. Les schismatiques eux-mêmes ne pouvaient refuser de rendre hommage à sa vertu et à son mérite. Il assista avec distinction au concile de Rome en 1099, et reprit ensuite la route de Lyon, où l’archevêque Hugues se faisait d’avance un plaisir de le recevoir. Il lui céda l’honneur d’officier dans son église, et le pria d’y exercer toutes les fonctions épiscopales, comme s’il eût été dans son propre diocèse. C’est dans cette ville qu’Anselme composa son livre de la Conception de la sainte Vierge et du péché originel. Après la mort d’Urbain, qui eut lieu au mois de juillet de la même année (1099), il écrivit à Pascal II, son successeur, pour l’instruire de son affaire, Il y avait déjà quelque temps qu’il était convaincu qu’il ne pourrait remonter sur son siége, tant que Guillaume vivrait, lorsqu’il apprit sa fin tragique, étant à l’abbaye de la Chaise-Dieu en Auvergne. Ce prince avait été tué à la chasse, sans avoir eu le temps de se reconnaître et sans avoir pu recevoir les sacrements de l’Eglise. Anselme pleura sa mort, dont les circonstances étaient si terribles aux yeux de la foi. Henri 1er frère et successeur de Guillaume le Roux, rappela le saint, qui partit sans délai pour l’Angleterre et débarqua à Douvres le 23 septembre 1100. Son retour causa une grande joie dans tout le royaume ; le roi le reçut avec bonté; tuais ces dispositions bienveillantes ne durèrent pas longtemps. Henri exigea qu’Anselme lui demandât l’investiture de sa dignité et lui rendît hommage pour son siége. Anselme s’y refusa, se fondant sur le dernier concile de Rome qui le défendait sous peine d’excommunication. Le roi ne se rendant pas, on convint de part et d’autre qu’on s’adresserait au pape à ce sujet. Mais dans l’intervalle, Henri se vit sur le point de perdre sa couronne. Robert, duc de Normandie, son frère aîné, à son retour de la terre sainte, résolut de faire valoir ses droits au trône d’Angleterre dont on avait disposé en faveur de Henri pendant son absence. Il leva une armée dans son duché, passa la Manche et marcha contre Henri. Celui-ci, à la vue du danger, qui le menaçait, fit les plus belles promesses à l’archevêque de Cantorbéry, s’engageant à suivre en tout ses conseils, protestant qu’il aurait toujours une déférence entière pour le saint-siége, et qu’il respecterait toujours les droits de l’Eglise. Anselme lui resta fidèle, et fit tout ce qu’il put pour arrêter les progrès de la révolte, représentant aux seigneurs qui avaient juré fidélité à Henri l’obligation de tenir leur serment. Il publia même une sentence d’excommunication contre Robert, qui était regardé comme un usurpateur, et bientôt la cause du roi prit une tournure plus favorable. Robert, avant fait sa paix avec son frère, retourna en Normandie. Le danger passé, le roi oublia les grandes obligations qu’il avait envers l’archevêque de Cantorbéry, ainsi que les promesses solennelles qu’il lui avait faites. Loin de rendre la liberté à l’Église d’Angleterre, il continua de s’arroger le droit de donner l’investiture des bénéfices. Le saint archevêque, de son côté, se montra ferme et refusa de sacrer les évêques nommés par le roi, contrairement aux règles canoniques. Il tint en 1102 un concile national dans l’église de Saint-Pierre, à Westminster, pour corriger les abus et pour rétablir la discipline ecclésiastique. La querelle des investitures s’envenimant de plus en plus, il fut enfin convenu qu’Anselme irait en personne consulter le pape sur cette question. Il s’embarqua, le 27 avril 1103, et se rendit à Rome, où le roi avait aussi envoyé un ambassadeur. Le pape, qui était Pascal II, ne fut point favorable à Henri; il porta même la peine d’excommunication contre ceux qui recevraient de lui l’investiture des dignités ecclésiastiques. Anselme se remit en chemin pour l’Angleterre; mais arrivé à Lyon, Henri lui fit défendre de rentrer dans son royaume, tant qu’il ne serait pas disposé à se soumettre. Il resta donc à Lyon, où l’archevêque Hugues, son ancien ami, s’efforça, par toutes sortes d’égards et de bons traitements, de lui faire oublier ses tribulations. Il se retira ensuite à l’abbaye du Bec, où le pape lui envoya une commission pour juger l’affaire de l’archevêque de Rouen, accusé de plusieurs crimes. Pascal lui permit aussi d’admettre à la communion ceux qui avaient reçu du roi l’investiture de leurs bénéfices. Henri fut si charmé de cette condescendance du pape, que, sur-le-champ, il envoya prier Anselme de revenir en Angleterre; mais une maladie grave ne lui permit pas de se rendre de suite aux désirs du roi. Après sa guérison, il retourna en Angleterre où il fut reçu comme en triomphe par tous les ordres du royaume et par la reine Mathilde, en l’absence du roi qui était alors en Normandie. Anselme, rendu à son siège, passa les dernières années de sa vie dans une langueur continuelle, et les six derniers mois qui précédèrent sa mort, il était tombé dans un tel état de faiblesse que, ne pouvant plus marcher, il se faisait porter tous les jours à l’église, pour y entendre la messe.
Il mourut le 21 avril 1109, âgé de soixante-seize ans, et fut enterré dans la cathédrale de Cantorbéry, où se sont opérés plusieurs miracles par son intercession. Clément XI, par un décret de 171), a placé saint Anselme parmi les docteurs de l’Eglise, et il méritait cet honneur par ses ouvrages en faveur de la religion. Les principaux sont : le Traité de la Procession du Saint-Esprit, contre les Grecs ; le Traité du Pain azyme et du pain levé, contre les mêmes ; le Monologue et le Prologue sur l’existence et les attributs de Dieu ; le Traité de la foi ce la Trinité et de l’Incarnation, contre Roscelin; les deux livres : Pourquoi le fils de Dieu s’est-il fait homme ? le Traité de la Conception virginale et du péché originel ; le livre de la Volonté de Dieu ; des Homélies au nombre de seize ; des Méditations au nombre de vingt et une ; des Oraisons ou prières au nombre de soixante-quatorze , et quatre livres de Lettres. On remarque dans ses écrits polémiques une connaissance profonde de la métaphysique et de la théologie, l’élévation des pensées et la solidité des raisonnements jointes à un style clair et précis; quant à ses ouvrages ascétiques, ils sont instructifs, édifiants, plein d’onction et d’un tendre amour pour Dieu, qui échauffe les coeurs: dans ses Méditations, il déplore avec la plus vive componction les égarements de sa jeunesse. — 21 avril.

Présentation à la chapelle de la Visitation, desservie en l’église Saint Maurille d’Angers, 1603

Voici une présentation à la chapelenie de la Visitation, qui fut manifestement disputée, car je trouve deux actes différents, le second semblant infirmer le premier.

CHAPELLENIE. s.f. Chapelle. Bénéfice d’un Chapelain. (Dict.de L’Académie française, 4th Edition, 1762)

Je vous ai mis la définition, pour rappeler aux non-initiés, que le terme chapelle n’est pas seulement un bâtiment de culte, c’est aussi le bénéfice d’un chapelain, qu’on peut aussi appeler chapellenie. Etant sans murs, elle est en fait un service de messes, desservi dans une église bien définie.
Ce bénéfice ecclésiastique a été crée par une fondation, et généralement, les bénéficiaires seront ultérieurement toujours pris dans la lignée la plus directe des fondateurs. Nous découvrons ici que parfois la présentation à une chapellenie était une affaire délicate.
Manifestement les fondateurs de cette chapelle furent les Du Moulinet, qui font au moins, au vue de mes trouvailles à ce jour :

    Marguerite Du Moulinet qui épouse avant 1515 Pierre Davy, couple dont je descends.
    Suzanne du Moulinet, soeur ou nièce de la précédente, dont descend Jehan Vallin, selon acte de 1577 qui est sur ce blog.

Nous découvrons en effet

Le 9 juin 1603 (il est écrit au haut de l’acte « copie délivrée le 23 avril 1707 ») par devant nous notaire royal à Angers a été présent en sa personne Me René Vallin escolier estudiant à l’université de ceste ville filz de deffunt Me Jehan Vallin vivant sieur Daulent et de dame Perrine Goullay demeurant en la paroisse de St Martin de ceste ville, lequel après avoir entendu la lecture qui luy a esté par nous faicte d’ung acte fait par Me Pierre Simon et René Doeteau notaires royaux à Château-Gontier du sabmedy 7 du présent moys et an, et Me Jehan Pannetyer père et tuteur naturel de Me Guillaume Pannetyer son fils auroit supplié ladite Goullay mère et tutrice naturelle dudit Me René Vaslin de admettre ledit Me Guillaume Pannetyer pour estre pourvu de la chapelle ou chappelainye de la Visitation Notre Dame aliàs monsieur saint Nicolas desservie en l’église monsieur saint Maurille de ceste ville à présent vacante par le décès de feu Me Pierre Gaultyer laquelle Goullay aurait pris de luy de s’enquérir et le lendemain 8 dudit mois audit an ladite Goullay audit nom de mère et tutrice naturelle dudit Me René Vaslin après s’est conseillée auroit nommé ledit Me Guillaume Pannetyer pour tenir ladite chapelle reconnaissant qu’il est du lige et toisse des fondateurs de ladite chapelle, a iceluy René Vallin loué ratiffié et approuvé et par ces présentes loue ratiffie et a pour agréable ladite nomination et présentation et en tant que mestyer est ou seroit, a pour les raisons susdites nommé et présenté ledit Guillaume Pannetyer pour tenyr et jouyr de ladite chapelle et prié les vénérables et discretz chanoines du chapitre dudit saint Maurille de conférer audit Me Guillaume Pannetyer et le recepvoir en la jouissance de ladite chapelle de la Visitation Notre Dame desservie en l’église dudit St Maurille dont audit Panetyer audit nom avons décerné le présent acte pour luy servyr ce que de raison
fait à notre tablyer audit Angers, présent Me Charles Gaudicher et Jacques Baudin demeurant audit Angers tesmoins

Le 16 juin 1603 par davant nous René Moloré notair royal Angers a esté présent Me René Vallin escolier estudiant en l’université de ceste ville fils de defunt Me Jehan Vallin vivant Sr d’Auteil contôleur pour le roy notre sire en l’élection de Château-Gontier et de dame Perrine Goullay, demeurant à présent en la paroisse de saint Maurille de ceste ville, lequel après avoir ouy et entendu la lecture qui luy a esté par nous faicte d’ung acte fait par devant Me Estienne Blanchet notaire apostolique demeurant audit Château-Gontier le 10 de ce mois, contenant que ladite Goullay comme tutrice dudit Vallin, auroit révoqué la présentation qu’elle avait auparavant faicte à Me Guillaume Pannetier de la chapelle et chapelaynie de la visitation notre Dame à monsieur saint Nicolas desservie en l’église monsieur saint Maurille de cette ville et à icelle présentée Me René Joubert clerc escollier estudiant en ladite université fils de Me René Joubert advocat au siège présidial dudit Angers et de deffuncte Louise Davy fille de deffunt Me Pierre Davy vivant advocat audit lieu fils de deffunte Marguerite Du Moulinet comme estant ledit Joubert clerc de la race des fondateurs de ladite chapelle et supplié messieurs les chanoines dudit saint Maurille de confier ladite chapelle audit Joubert, a iceluy Vallin loué ratiffié et approuvé et par ces présentes loue ratiffie et a pour agréable ladite nomination et présentation à ladite chapelle faite par ladite Goullay sa mère audit Joubert et estant que de besoing servir à icelle chapelle présentée audit Joubert et supplie messieurs les chanoines et autres que apartiendra instituer en icelle ledit Joubert si fait n’a esté et iceluy mettre en possession et jouissance d’icelle pour estre ledit Joubert plus proche de la raie et lignée desdits fondateurs
fait audit Angers en notre tablyer en présence de Me Nicolas Destriché et Jacques Baudin praticiens

Paquier, Paquière, prénoms donnés le jour de Pâques

Pâques était le 25 mars en 1554, et voici les prénoms Pasquier donné ce jour-là au Louroux-Béconnais :

« Le vingt et cinquiesme jour dudit moys jour et feste de Pasques l’an mil cinq cens cinquante et quatre fut baptizé Pasquyère fils de deffunt Pierre Salle et (blanc) Bodinyer sa femme quand il vivoyt parrains René Heulin et Guillaume Mangeard drappier marraine Thyephayne Legendre femme de Mathurin Joulayn par Dubreil » v°137-164

« Audit jour fut baptizée Pasquyère fille de Jehan Salmon et Jacquyne Brundeau sa femme parrain Gilles Pucelle marraines Jacquyne Hallet et Maturine Perrone femme de Gilles Rousseau par Dubreil » v°137-164

Et demain, nous avons notre rendez-vous mensuel des retranscriptions totales des registres du Louroux-Béconnais ! A demain !

Joyeuses Pâques

Nous avions vu l’interdiction autrefois pendant le carême, les voici qui réapparaissent :

L’origine des oeufs de Pâques : Les versions sont nombreuses et diverses. Les uns y voient un souvenir de l’oeuf rouge que pondit une poule appartenant à l’empereur Alexandre-Sévère le jour de sa naissance. D’autres font remonter l’usage de l’oeuf de Pâques au martyre qu’on infligeait aux chrétiens l’ova ignita.
La version la plus probable c’est que les adeptes virent dans l’oeuf, à cause du phénomène de l’éclosion, un symbole de la résurrection du Christ. De là cette coutume de porter au temple et de faire bénir par les prêtres des oeufs que l’on distribuait à la samille et à ses amis.
A partir du troisième siècle, cette coutume prit la vogue qu’elle a gardée depuis.
L’usage des oeufs de Pâques existe en Russie. Depuis l’empereur jusqu’au plus humble moujik, chacun s’y conforme religieusement.

Cette carte postale date de 1902 ! et j’ai retanscrit le texte de la carte postale tel que.


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Cette carte est la seule que j’ai représentant l’agneau pascal avec l’oeuf, et les poussins en prime…

Et puisque nous sommes dans les oeufs, rappelons la très jolie coutume du pays de Châteaubriant :

La veille du 1er mai, il était d’usage de faire dans les villages la quête des oeufs au bénéfice des enfants de choeur. Ceux-ci chantaient une chanson de circonstance à la porte des maisons (Chapron J. Dictionnaire des coutumes, croyances du pays de Châteaubriant, Châteaubriant, 1924)

    Voir ma page sur les coutumes d’autrefois en Haut-Anjou

saint Drouet

Nous avons vu dimanche dernier le Dieu Fort, et le prénom Fort, et à la même époque, milieu 16e siècle, je rencontre au Louroux-Béconnais le prénom Drouet :

Le Louroux-Béconnais : « Le pénultieme jour dudit moys (mars 1562 n.s.) fut baptizé Jehan filz de Drouet Delaistre et Jehanne Thibault sa femme parrains Pierre Prichez et Jehan filz de Julien Leroy marraine (blanc) fille de Jehan Hallet tanneur par Dubreil » v°012-156

Il a bien existé un saint de ce nom, selon l’encyclopédie Migne, 19e siècle :

saint Drouaud ou Drouet, Droctoaldus, évêque d’Auxerre, florissait au commencement du 6e siècle. Il mourut en 1532 et il eut pour successeur saint Eleuthère. Fête le 8 novembre

Eleuthère est le prénom de nombreux saints, et voici celui qui succèda à Drouet à Auxerre :

saint Eleuthere, évêque d’Auxerre, succéda à saint Droctuald sur la fin de l’année 532. Il assista à plusieurs conciles qui se tinrent à Orléans vers le milieu du 6e siècle, et il eut une grande part aux sages règlements qui s’y firent sur la discipline. On croit qu’il mourut le 16 août 561, après un épiscopat de près de 29 ans. Fête le 16 août

J’ai des prénoms encore plus curieux sur Le Louroux-Béconnais, et je vous les ferai découvrir bientôt !
Si vous en rencontrez aussi en Anjou, n’hésitez pas à les signaler ici, ou sur une autre page de ce blog, en spécifiant sur quelle vue des registres paroissiaux, cette curiosité existe. Je m’efforcerai de répondre dans la mesure du possible.

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog et non aller en discuter dans mon dos sur un forum ou autre blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du projet européen d’éthique des blogueurs, disponible sur le site du Parlement européen.

Marché pour porter la torche des tanneurs à la fête du Sacre, Angers, 1591

Hier, nous avons vu la fête du Sacre à Angers. Chaque corporation avait sa torche, et je pensais, assez naïvement, que dans ces corporations on se disputait l’honneur de porter la torche.
Il n’en est rien, sans doute parce que la torche devait un tel monument que la porter toute la journée devait relever de l’exploit physique exceptionnel !

Voici ma trouvaille du jour, qui est un marché pour faire porter la torche des tanneurs. Le porteur est dit maître de harnois, et je suppose qu’il s’agit d’un homme d’armes, c’est du moins ce que j’ai trouvé dans les dictionnaires anciens.
En 1591, la fête de la Fête-Dieu était le 16 juin, et ce marché est passé fin mai, quelques jours auparavant.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 – Voici la retranscription de l’acte : Le 27 mai 1591 en la court du roy notre sire Angers endroit par davant nous (Lepelletier notaire Angers) personnellement establyz honnestes personnes Charles Mahé, Loys Lebec et Jehan Ballisson maîtres jurés et gardes du mestier de tanneur demeurans en ceste ville d’Angers paroisse de la Trinité d’une part
et Jehan Beauvoys marchant Me de harnois, aussy demeurant en ceste ville d’Angers paroisse de Saint Pierre d’autre part
soubzmetans etc confessent etc c’est assavoir que ledit Beauvoys a promins et promect audit jurez stipullant et acceptant pour toutte la communauté dudit mestier de tanneur de leur porter la torche desdits maîtres tanneurs de ceste ville du jour et feste du Sacre prochain à la procession qui de coustume se faict en ceste ville tant à aller que retourneur ainsy et en la forme et manière que ladite torche et plusieurs autres torches ont de coustume de se porter à ladite procession et en descharger et acquiter lesdits jurez et communauté dudit mestier de tanneur tant vers la Justice que tous autres et en sorte qu’ilz n’en puissent estre inquiéttés ne recherchez et outre promet ledit Beauvoys de faire porter la chasse et botte de ladite torche cheulx le sierger quant il en sera requis et la vigille de ladite feste du Sacre de faire aussy porter ladite torche à la matinée de la vigille dudit jour du Sacre au dedans de ceste ville d’Angers et la procession faicte raporter ladite torche cheulx ledit sierger ou quoy qui soyt au lieu ou elle sera faicte et la couare estant ostée de ladite chasse et botte ledit Beauvoys la fera aussy reporter audit lieu où il l’auroyt prins en l’églize du Ronceray en ceste ville,
et est tout ce faict pour la somme de 7 escuz sol sur laquelle somme lesdit jurez ont payé contant la somme de 40 sols dont il s’est tenu à contant et le surplus montant la somme de 6 escuz ung tiers lesdits jurez ont promis et promectent paier audit Beaunoys leidt jour du Sacre prochain et après avoir porté ladite chasse et botte dudit lieu du Ronceray

    le salaire de 7 écus pour quelques jours, soit 21 livres, est très élevé. La torche devait être bien lourde pour que les tanneurs déboursent une telle somme !

à ce tenir etc obligent etc lesdites partyes respectivement et mesmes ledt Bauvoys son corps à tenir prinson comme pour les deniers du roy etc foy jugement condemnation etc
fait et passé audit Angers au tablier de nous notaire avant midy à ce présents Pierre Richoust et René Arondeau demeurant Angers tesmoings, ledit Beauvoys a dict ne scavoir signer.
Signé : Mahé, Lebec, Balisson, Richoust, Lepelletier

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