Gabrielle Marquant et Simon Lecourt ont laissé une rente à payer à leurs descendants, Provins 1597

Introduction

On hérite toujours comme autrefois des dettes actives et passives, et aujourd’hui on peut toujours renoncer à une succession déficitaire pour éviter les dettes. Au 16ème siècle à Provins, les rentes perpétuelles étaient dans les successions et les héritiers oubliaient parfois de les payer… Et les actes des notaires donnent beaucoup de filiations de ces héritiers mauvais payeurs. Je vous mets ce jour un exemple de ces rentes impayées par les héritiers pour vous convaincre de la richesse filiative des fonds des notaires, car de tels actes fourmillent.

Gabrielle Marquant

L’acte donne une partie de ces héritiers pour n’avoir pas payé une rente annuelle perpétuelle qu’elle a laissé. Elle avait épouse Simon Lecourt.

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1597.03.21 vue 166 – honorable homme Denis Lefendeur sergent royal à Provins tant en son nom que comme tuteur des enfants de luy et defunte Charlotte Dubuisson jadis sa femme et encors soy faisant fort de Nicolas Moreau et Jehanne Dubuisson sa femme à cause d’elle tant en son nom que comme héritière de Jacques Hiart fils de Jacques et deffunte Nicole Dubuisson héritiers de deffunt Edmé Dubuisson vivant marchant demeurant à Provins d’une part, et  Pierre Rayer paulmier demeurant audit Provins à cause de Symone Leblanc sa femme fille de deffunte Catherine Prive héritière en partie de deffunte Marguerite Marquant vivante femme de Symon Lecourt fils de Nicolas aussi marchant demeurant audit Provins d’autre, lesquelles parties de leurs bons grés sans force pour obvier aux frais qu’il conviendrait faire en exécution des sentences obtenues tant au siège de la prévosté que baillage de Provins par lesdits Lefendeur et Moreau esdits noms touchant le payement des arrérags de la moitié de 13 septiers de bled froment de rente constituée par defunt François Lombart et sa femme au proffit dudit deffunt Edmé Dubuisson à prendre sur certains héritages assis à Sainct Bouy et es environs acquis par ledit Lecourt depuis la création de ladite rente et constant le mariage de luy et de ladite Marquant comme aussi pour la continuation de ladite rente à l’advenir, desquels arrérages comme aussi du sort principal de ladite rente s’est trouvé ledit Rayer à cause de sadite femme estre tenu et redevable comme héritier de ladite deffunte Marquant son ayeule d’une quatriesme partie les quatre parts faisant le tout pour laquelle quatriesme partie tant dudit sort principal de ladite rente à la raison de … comme aussi pour les arrérages escheus et autres qu’ils peuvent debvoir des despends desdits procès en leur regard et jusques à ce jour (f°2) ils ont ensemblement composé et accordé à la somme de 32 escuz 15 sols tz que ledit Rayer en a promis et promet et sera tenu payer audit Lefendeur esdits noms …

Pierre Haton et Lupien Chevrier cèdent leur droit de succession à celui qui a en charge les enfants mineurs du défunt, Melz sur Seine (77) 1597

Introduction

Autrefois, les tutelles et/ou curatelles touchaient pratiquement tout le monde, tant il y avait d’enfants ayant perdu leurs parents avant la majorité, alors à 25 ans. Mais souvent cette tutelle touchait des enfants en bas âge, donc durait plus de 20 ans. Certes on faisait travailler les enfants très tôt, dès 9 ans et on n’avait plus que la charge de gestion de leurs biens, mais avant leurs 9 ans on devait aussi les entretenir.

Blunay à Melz-sur-Seine (77) 

Blunay est un village très important, qui était aussi grand que le bourg. Ce village donna naissance à Claude Haton qui nous a transmis les Mémoires de Champagne, précieux document sur l’histoire de la Brie 1553-1582. Je trouve dans les archives des notaires de Provins la trace d’un autre Haton contemporain au même village, certainement proche parent. Ici, il a renoncé à une succession en faveur de celui qui élève des enfants mineurs manifestement en bas âge. C’est une très belle renonciation, et en outre l’un des cédants est un Haton, certainement proche de Claude Haton et contemporain.

renonciation au profit de celui qui élève les enfants

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation 

1597.03.21 vue 165 – Fut présent en sa personne Lupien Chevrier laboureur demeurant à Blunay paroise de Melz sur Seine héritier en partie de deffunt Jehan Chevrier fils de Jehan son frère et encores comme ayant le droit par renonciation de Pierre Hatton aussi héritier en partie dudit deffunt lequel de son bon gré sans force recognut avoir renoncé quicté transporté et délaissé et par ces présentes renonce quicte transporte et délaisse à Jehan Meignen laboureur demeurant audit lieu présent et acceptant à tous tel droit part et portion nom raison fond propriété possession et autres qu’il a et promet avoir tant de son chef que comme ayant le droit dudit Haton comme dit est en tous et chacuns les héritages et biens immeubles qui furent et appartinrent audit deffunt Jehan Chevrier en quelque chose que se puisse consister et en quelques lieux qu’ils se trouveront estre situés et assis sans rien en réserver sinon ung quartier de terre en une pièce assise au finage de Blunay au lieudit les Champeaulx et environ unze perches de vigne en deux pièces assises audit finage de Montautre et des Champeaulx qui seront et demeureront audit Lupien Chevrier, pour desdits héritages et biens immeubles jouyr par ledit Meignen acceptant à la réserve susdite, aux charges qu’ils peuvent debvoir dès maintenant à tousjours perpétuellement, encores a ledit Lupien Chevrier quicté et quicte ledit Meignen qui avoit espouzé cy devant la veuve dudit deffunt Jehan Chevrier et ce que luy peuvent debvoir pour raison et à cause de la charge de tutelle que ledit deffunt Jean Chevrier son père et depuis ledit Nicolas son frère ont eue …

Claude Haton, auteur des Mémoires de la Champagne 1553-1582, conseille sa nièce devenue veuve, Le Mériot 1597

Introduction

Claude Haton, prêtre né à Melz-sur-Seine nous a laissé  des Mémoires des événements accomplis de 1553 à 1582, principalement dans la Champagne. Il a été prêtre à Provins, mais à la fin de sa vie il est au Mériot, proche de son lieu de naissance.

de nombreux actes le concernent à Provins

J’ai déjà recensé plusieurs minutes le concernant chez les notaires de Provins. Ici, c’est la première fois que je lui trouve une parenté, même si aucune généalogie en ligne ne remonte si haut, je suis certaine qu’un jour on pourra trouver sa parentèle complète grâce aux actes que nous ont laissé les notaires.

les actes de renonciation

De nombreux actes du notaire Jaques Delanoe à Provins donnent des renonciations. Il ne s’agit en aucun cas de don mais de la cession d’un bien foncier ou d’une rente en échange d’autre chose. En fait les renonciations sont des échanges, mais un peu différents des échanges fonciers.

Estanche Rousselot veuve d’Agnien Lecourt

Les Lecourt sont nombreux dans la Brie, il s’agit ici d’un laboureur à Léchelle. Devenue veuve, la nièce de Claude Haton, qui a manifestement pris conseil auprès de son oncle, échange donc des biens fonciers contre des biens meubles nécessaires à sa vie et même une vache. Sans doute s’installe en communauté avec d’autres veuves ou non ?

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation 
Claude Haton signe HATON et sa signature suit celle d’un témoin nommé GILLET
1597.03.04 vue 142 – Fut présente en sa personne Estanche Rousselot veuve de feu Agnien Lecourt vivant laboureur demeurant à Richebourg paroisse de Leschelles laquelle de sa bonne volonté sans force ni contrainte aulcune et en la présence de vénérable et discrette personne Me Claude Haton prêtre curé de Meriot y demeurant son oncle recognut avoir renoncé et renonce par ces présentes pour au nom et profit de Denise Delaserne veuve en premières nopces de deffunt Denis Lecourt vivant laboureur audit Richebourg père et mère dudit Agnien présente et acceptante pour elle ses hoirs et ayant caus à l’advenir c’est à savoir à tout tel droict de douaire et autres qu’elle pourroit avoir prétendre quérir et demander sur tous et chacuns les héritaiges propres dudit deffunt Agnien Lecourt son mary suyvant la coustume de ce baillage, quelque part lieux endroits et place qu’ils se trouvent estre assis et situés sans rien en excepter réserver ni retenir pour en jouyr par ladite acceptante et ses hoirs dès maintenant et tant que douaire aura lieu à la charge de cens et charges foncières que peuvent debvoir lesdits héritages qu’elle en sera tenu payer et en acquiter ladite Rousselot, ceste renonciation et cession faite ainsi que dit est contre moyennant une vache soubz poil noir et blanc âgée de 5 ans environ, 6 boisseaux de metail 2 boisseaux d’orge ung lit garny de son traversin enthouré de deux thours 5 draps servant au lit à savoir 2 neufs et les autres demy usés de thoile de chanvre et estouppes, une robe ronde de drap noir à usage de femme, ung corps de drap gris, 2 grandes nappes et une serviette à porter (f°2) pain bénist ; item 7 vesselles tant ustencilles que plats grands d’estain ; encores aura et prendra ladite Rousselot à son proffict tout ce qui peult estre deub à ladite Delaserne comme héritière dudit deffunt son fils par les tuteurs de ladite Rousselot et autres pour raison du relicqua du compte qu’ils ont rendu ou deub rendre auxdits deffunts Lecourt et Rousselot de la charge de tutelle et curatelle qu’ils ont eu d’elle en quelque chose que ledit relicquast puisse consister et donner à entendre que besoing est ou seroit ladite Delaserne luy en fera cession et transport … renonçant aux droit de velleian authentique si qua mulier … présents Symon Gillet vinaigrier demeurant à Provins lesdites femmes ont déclaré ne savoir signer

Claude Hemot doit payer les frais de la contagion et inhumation de son père, Provins 1597

Introduction

Le Covid , contagion récente, ne nous a pas trop coûté grâce à notre système d’assurance maladie, mais notre inhumation coûtera environ 5 000 €. Autrefois il fallait aussi payer les frais de maladie, et ici même la décontaminaiton de la maison du père de Claude Hemot.

épidémie en 1597

Cette épidémie ne figure pas sur le livre de Miche Veisseire Histoire de Provins, mais il y en a eu en France cette année là.

Sentence du prévôt de Provins

C’est le prévôt qui autorise Claude Hemot à vendre des biens de son défunt père pour payer tous ces frais.

Vente de la maison et boutique

la maison est si petite qu’elle en vaut que 16 écus 40 sols

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1597.02.19 vue 108 – Fut présent en sa personne Claude Hemot Me serrurier demeurant à Provins lequel de son bon gré sans force ne contraincte aulcune et suyvant et en vertu de certaine lettres de sentence donnée de Monsieur le prévost de Provins ou sur icelle monsieur le procureur du roy audit Provins en datte du 15 janvier 1597 signé Billot par laquelle il est permis audit Hemot vendre et alliéner des héritages de la succession de deffunt Jehan Hemot laisné son père jusqu’à la concurrence de la somme de 20 escuz sol tant pour le remboursement des frais qu’il a faits pour faire penser et inhumer ledit deffunt son père décédé de la contagion que Marye Hemot sa fille atteinte d’icelle et les gardes qui estoient en la maison pour netoyer icelle le tout comme plus au long est porté par ladite sentence, recognue avoir vendu ceddé quicté transporté et délaissé et par ces présentes vend cèdde promis et promet garentir de tous troubles et empeschements à Augusin Lucier Me menuisier demeurant audit Provins présent et achepteur c’est à savoir une petite maison consistant en une petite boutique sur le devant et sur la bretesche une petite chambre basse attenant ladite boutique, une chambre haulte sur la part qui est au dessus de la boutique dudit achepteur et de la petite chambre basse dudit lieu, ung grenier au dessus de ladite chambre haulte, ung petit sellier à farine attenant des degrès de ladite chambre haulte avec les aisances et droits de communs et passage dépendans de ladite maison tant en la court   …  pour 16 escus 40 sols comptant

Catherine de Gonzague, princesse de Clèves, acquiert un jardin attenant à son château de Coulommiers (77), 1597

Introduction

Au 16ème siècle, les ventes foncières ne sont généralement pas payées comptant, mais à rente annuelle et perpétuelle.

Catherine de Gonzague, Princesse de Clèves

Elle épouse en 1589 le duc de Longueville. Un acte de février 1597, passé par Jacques Delanoe notaire royal à Provins, la donne vivant au château de Coulommniers et elle acquiert un jardin attenant à son château. Mais, elle ne paye pas comptant ce jardin, valant 133 écus, mais à rente annuelle et perpétuelle. Cet acte montre que ce type de vente à rente perpétuelle n’était pas réservé aux moins riches censés avoir peu d’argent liquide entre leurs mains.

le jardin sur la rivière de Morin 

En 1597, la princesse de Clèves a manifestement envie de profiter de la rivière Morin. Elle contruira en 1613 un château à Coulommiers, ce qui semblerait indiquer que celui dont il est question en 1597 était sans doute un peu ancien. Vous avez l’histoire du château de 1613 sur le site de la ville de Coulommiers.

pourquoi l’acte est passé à Provins ?

L’acte est toujours passé au lieu de résidence du propriétaire. Or, ici, le jardin sur la rivière Morin appartient au prieurè Sainte Foy de Coulommiers qui relève de l’abbays Saint Jacques de Provins.  Catherine de Gonzague ne se déplace pas à Provins, mais nomme un procureur.

 


Vues prises par le CGHSM cercle très actif aux archives de Seine et Marne

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – 1597.02.01 vue 60 – Fut présent en sa personne Lois Richer procureur fiscal de la terre de Coullommiers au nom et comme procureur de très haulte et illustre madame Catherine de Gonzagues et de Clèves duchesse de Longueville dame de Coullommiers fondé de lettres de procuration spéciale passée par ladite dame par devant Christofle Decondé notaire audit Coullommiers en date du 28 août 1596 dernier signée de ladite dame et dudit Deconde notaire et tesmoins soubsignés et dont copie est insérée en fin des présentes, recognut et confessa avoir prins et retenu à titre de rente foncière et rente annuelle et perpétuelle dès maintenant à tousjours de révérend père en Dieu René Hector abbé de l’abbaye monsieur St Jacques de Provins vicaire spirituel et temporel de Me Jehan de Cuchargas le jeune prieur du prieuré madame Ste Foy dudit Couillommiers fondé de lettres de procuration dudit prieur, présent bailleur audit tiltre qui proet garentir c’est à savoir une pièce de terre située et assise audit Coullommiers derrière le jardin du chasteau dudit lieu estant des appartenances dudit prieuré tenant d’une part et d’autre à la rivière de Morain, d’un bout à la rue qui conduit au moulin de Lanche dudit Coullommiers et d’autre bout audit jardin du chasteau, comme ladite prinse se comporte pour en jouyr par ladite dame duchesse ses hoirs et aiant cause en tous fruits ; ce bail et prinse fait moiennant et pour la somme de 6 escuz sol 40 sols tz valant chacun escu 60 sols tz …

 

La place des veuves à Provins en 1598 : nombreuses et loin d’être pauvres

Introduction

Je viens de terminer le fonds de Jacques Delanoe notaire à Provins pour l’année 1598 qui contient 355 actes. J’ai été très émue tout au long de ce dépouillement par 2 points importants et je tiens à vous les rapporter. Le premier concerne la présence d’un très grand nombre de veuves, puisque j’en rencontre pas moins de 81. Elles ont du bien et le gèrent.
Je vous avais déjà montré que les femmes à Provins étaient mieux éduquées qu’en Anjou et savaient presque toutes signer. Eh bien, elles savaient aussi gérer, donc quand leur époux était vivant, en fait elles cogéraient, même si c’est lui qui passait chez le notaire selon la loi. Elles n’étaient pas toutes des bobonnes à la cuisine…

on racontait que les veuves étaient toutes pauvres

Dans les années 1950, on racontait aux enfants que les veuves étaient toutes pauvres et même mendiantes. Je ne me souviens pas avoir entendu au cours de mes études secondaires parler de la condition des femmes dans l’histoire autrement que l’histoire des reines, et des mendiantes… Les premières ne m’ont jamais intéressée car trop loin de ce qu’étaient nos ascendants, les secondes, je les découvre à travers mes travaux depuis 35 ans dans les archives notariales, et à Provins, elles sont particulièrement nombreuses et souvent assez aisées voire très aisées.
Le second point d’étonnement viendra demain.

les hommes mourraient donc souvent jeunes à Provins

et les femmes étaient mieux préservées en couches, au point que je me demande si les sages femmes ne se lavaient pas les mains à Provins, bien avant les autres provinces de France ? car manifestement elles sont nombreuses à vivre longtemps.  Au point d’ailleurs d’enterrer 2 maris, et celle que je vous mets ci-dessous n’est pas la seule.

Marguerite Moussier veuve en secondes noces

AD77-1057E424 Jacques Delanoe notaire à Provins – 1598.01.09 vue 8 – fut présente en sa personne honneste femme Marguerite Moussier veuve en secondes nopces de deffunt Jehan Billotte vivant marchand demeurant à Provins tant en son nom que comme tutrice légitime de Perrette Billotte fille mineure d’ans d’elle et dudit deffunt Jehan Billotte par les parents de laquelle elle promet faire auctoriser se présent contrat de vendition toutefois et quantes que requist sera à peine etc laquelle esdits noms susdits recognut avoir vendu ceddé quicté transporté et délaissé et par ces présentes vend cèdde quicte transporte et délaisse promis et promet garantir de tous troubles et empeschements qelconques tant en son propre et privé nom que comme tutrice et en chacun d’iceulx seul et pour le tout sans division ne discussion renonçant aux droits Velleien…, à Nicolas Langlois laboureur demeurant à Augere présent achepteur pour lui ses hoirs c’est à savoir la moitié par indivis de 10 à 11 arpents de terres labourables en plusieurs pieces situées et assises au finage dudit Augere et es environs que … (f°2) à tiltre de moisson de ladite venderesse esdits noms et partie par indivis avec luy comme ayant acquis ladite moitié d’icelle venderesse et à ladite Perrette appartenant de propre et advenus par ladite succession dudit deffunt Billotte son père, en censive de la seigneurie d’Augere et chargé de 4 deniers tz par arpent sans autres charges, quites du passé jusques à huy, pour desdits héritages jouir par ledit achapteur et ses hoirs dès maintenant à toujours ; ceste vente faite moyennant le prix et somme de 33 esuz ung tiers franc à ladite venderesse qui les a eu et receu dudit achapteur … lesdits deniers ladite veuve a dit estre pour employer à la nourriture et entretien de ladite mineure ..