Claude Haton, prêtre auteur de Mémoires, vivait rue de Troyes à Provins en 1585

Introduction

Les actes notariés donnent une foule de détails, non seulement sur les proches parents, mais aussi sur les lieux car autrefois on bornait chaque parcelle par le nom de tous les voisins. C’est ainsi que je trouve que Claude Haton, célèbre pour ses Mémoires, demeurait rue de Troyes à Provins en 1585.

Claude Haton

Son patronyme me passionne car je descends des Haton d’Anjou, sans lien apparent avec ceux de Seine-et-Marne, dont voici ce que j’ai déjà publié :
Claude Haton, auteur des Mémoires de la Champagne 1553-1582, conseille sa nièce devenue veuve, Le Mériot 1597
Pierre Haton et Lupien Chevrier cèdent leur droit de succession à celui qui a en charge les enfants mineurs du défunt, Melz sur Seine (77) 1597

rue de Troyes à Provins

La rue de Troyes existait encore en 1823 : « Dans la rue de Troyes, ainsi nommée parce qu’elle était autrefois la route pour la ville de Troyes, il y a un ancien bâtiment sous lequel est une double voûte, dont une très déformée par vétusté ; au-dessus étaient des magasins voûtés. On en a depuis longtemps détruit les cintres encore apparents, pour en faire une habitation. Denièrement on a percé dans le mur de devant des fenêtres, et abattu les anciennes ouvertures. Cet endroit, qui n’avait pas toujours servi de magatin, s’appelle Château-Fort. Actuellement c’est une maison : elle a des titres qui datent de plus de cinq cents ans. Voyez, dans les notres, Château-Fort. Dans la même rue était le petit hôtel-Dieu, le marché aux orges et une halle aux draps. » (OPOIX Christophe, Histoire et description de Provins ; Provins 1823)

La voici dénommée route de Troyes à la même époque : en bas à droite – Elle était au S.E. de la ville. Il y avait aussi une porte, disparue, mais que Claude Haton a connue :

le petit hôtel-Dieu de Provins

Dans certaines grandes villes on retrouve non seulement un Hôtel-Dieu mais aussi un petit hôtel-Dieu. Le petit devait être très ancien à Provins, probablement même avant la construction de l’Hôtel-Dieu, et il a disparu en 1740.

  • « Des femmes, logées au petit hôtel-Dieu de la rue de Troyes, sont maltraitées et violées par Nicolas Yver, maître du guet, et ses gens. » (Mémoires de Claude Haton : contenant le récit des événements accomplis de 1553 à 1582, principalement dans la Champagne)
  • Notice sur le petit Hôtel-Dieu de Provins… En 1740, le petit Hôtel-Dieu disparaissait après que les masures et dépendances qui en restaient encore eurent été données à cens et rentes à un particulier (Bulletin de la Société d’archéologie, sciences, lettres et arts du département de Seine-et-Marne 1865-1925)

le bornage avec Claude Haton, 1585

AD77-1057E414 Delanoe notaire à Provins
1585.01.11 vue 225 – Michelle Jossot veuve de feu Gilles Ogeneau demeurant à Provins donne en pur vrai et loyal don entre vifs à Jacqueline Veloudart fille de Denis Veloudart sa niepce la moitié par indivis de tout tel droit qui lui appartient en une maison couverte de thuille court et jardin derrière appentils les lieux comme ils se comportent assis à Provins rue de Troyes tenant d’une part au petit hostel Dieu et à Me Claude Hatton prêtre d’un bout sur le pavé avec les passages et aisances de ladite maison

Les femmes de Provins géraient pour leur mari lorsqu’il s’absentait pour affaires ou guerre, 1585

Introduction

Je vous ai déjà parlé de l’éducation exceptionnelle des femmes à Provins. Elles secondaient aussi leur époux en affaires, car si Provins est connu pour avoir été une place importante dans le commerce, les marchands étaient aussi souvent en déplacement pour affaires, et leurs épouses traitaient alors devant notaires des actes importants. Pour mémoire, je vous rappelle que les femmes n’avaient aucun droit de traiter devant les notaires et que cette délaguation était exceptionnelle, ainsi j’ai vu à Angers les épouses de conseillers au parlement de Bretagne etc.. mais ceci est fort rare.

les Philippe à Provins

J’ai étudié les ancêtres de Jules Verne et il se trouve descendre d’une famille PHILIPPE de Provins.
Claude PHILIPPE †/octobre 1632 (selon le baptême du 31 octobre 1632 de Claude Prevost) sergent au baillage de Provins x ca 1605 Denise DESOUBZMARMONT
1-Claude PHILIPPE parrain à Provins St Quiriace le samedi lendemain de St Paul 1613 de Gabriel Philippe fils de Daniel Philippe et Anne Lelorgne – Parrain Provins St Quiriace le 31 octobre 1632 de Claude Prevost fils de Jean et Anne Philippe et dit « Me Claude Philppe fils de feu Claude »
2-Pierre PHILIPPE °Provins St Quiriace
3-Perrette aliàs Petronille PHILIPPE °Provins St Quiriace janvier 1607 « en latin, Petronilla Claudii Philippe et Denisia Marmont patrinus Carolus Georget matrina Petronilla de Romilly (s) – vue 14 5Mi6277 »
4-Anne PHILIPPE °Provins St Quiriace 27 juillet 1609 « baptisé Anne fille de Claude Philippe marchand demeurant au chastel de Provins et Denise Desoubzmarmont parrain honneste personne … praticien demeurant audit lieu et marraine Jehanne Chanterie femme de Jehan Desoubzmarmont huissier audiencier au bailly du Palais à Paris et Marye Triollet (ns) fille de noble homme Jehan Triollet
5-Marguerite PHILIPPE °Provins St Quiriace 15 janvier 1612 « baptisé Marguerite fille d’honneste personne Claude Philippe sergent royal à Provins et Denise Marmont parrain François Briantes (s) fils d’honorable homme Me Jehan Briantes Me chirurgien à Provins marraines honneste femme Marguerite Petit (s) femme d’honorable homme Me Edmé Fleury notaire royal à Provins, et Anne Marchand fille d’honorable homme Me André Marchant bourgeois à Provins » x (contrat de mariage 14 novembre 1636 AD77-260E8 père vivant huissier élection de Provins) Nicolas MICHAL
6-Pierre PHILIPPE °Provins St Quiriace 1er août 1614 « baptisé Pierre fils d’honorable homme Claude Philippe sergent au baillage de Provins et Denise Doubzmarmont parrain honneste personne Pierre Legrand marchand demeurant au chastel de Provins, et Claude Philippe fils de feu Pasquier demeurant audit chastel, marraine Loyse Desoubzmarmont fille d’honneste personne Nicolas Desoubzmarmont marchand demeurant audit Provins »
7-Marie PHILIPPE °Provins St Quiriace 17 janvier 1617 « baptisé Marie fille d’honorable homme Claude Philippes sergent à Provins de de Denise Soubzmarmont parrain Abraham Briantes (s) fils d’honneste personne Me Jehan Briantes chirurgien audit Provins marraines Marie Colombeau fille d’honneste personne Pierre Colombeau marchand audit Provins et Anne Benard (s) fille d’honneste personne Jacques Benard aussi marchant audit Provins »
Cette famille n’est pas étudiée sur les bases de données, et elle est manifestement rare donc ceux qui sont du même milieu bourgeois de Provins sont très probablement liés. Ainsi, je vous mets ce jour Catherine Philippe, bourgeoise de Provins, qui constitue une rente pour la somme principale de 132 écus, somme importante en 1585.

le patronyme Philippe en abrégé

Eh oui ! les patronymes subissaient aussi les abréviations paléographiques, aussi je vous ai entouré de rouge le patronyme Philippe abrégé par le notaire car c’est ainsi qu’il est le plus souvent écrit, mais rassurez-vous la signature de Catherine Philippe n’est pas en abrégée !

constition de rente par Catherine Philippe

AD77-1057E414 Delanoe notaire à Provins

1585.01.02 vue 220 – Comparut personnellement Jacques Girard laboureur demeurant à Marival paroisse de Villegruys lequel de son bon gré sans force recogneu avoir vendu ceddé quicté transporté constitué assis assigné et par ces présentes vend constitué assiet et assigne promis et promet garentir fournir faire valloir par chacun an à ses propres sousts et despens à honorable homme Jehan Robinot marchant et bourgeois de Provins absent stipulé et accepté par honneste femme Katherine Philippe à ce présente achepteresse pour eulx leurs hoirs etc c’est à savoir sa femme la somme de 11 escuz d’or sol de rente annuelle … ceste constitution ainsi faicte moyennant le prix et somme de six vingts douze (132) escuz d’or sol argent fournis audit vendeur constituant a eu et receu dudit Robynot par les mains de ladite Philippe sa femme et à luy délivrés comptés et nombrés présent le notaire et tesmoins

 

Office d’ouvrier de la monnaie de Nantes, Pierre Moinet 1716, petit fils de Sébastien Halbert

Introduction

Je vous ai déjà mis sur ce blog mes HALBERT de Saint Sébastien d’Aigne, aujourd’hui Saint Sébastien sur Loire, qui commencent par Sébastien HALBERT ouvrier de la monnaie de Nantes, époux de Marie BONNAUD. Aujoud’hui, je vous mets un document exceptionnel, comme il en existe encore peu aux Archives Nationales, à savoir l’office d’ouvrier de la monnaie d’un Pierre Moinet qui se dit son descendant. Et c’est en voulant voir sur Internet si quelqu’un avait déjà connaissance de ce document que je suis tombée seulement sur l’horreur de la déformation du nom de Louise Halbert, la mère de Pierre Moinet.

Louise Halbert mère de Pierre Moinet

Louise Halbert et son mari meurent juste après la naissance de leur unique enfant Pierre Moinet. L’enfant a donc été élevé par oncle et tante qui lui ont parlé de son grand père Sébastien Halbert ouvrier de la monnaie ! Voici ce que je sais de la généalogie de Louise Halbert :

Louise HALBERT Fillle de Sébastien HALBERT et Louise BONNAUD °Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 8 avril 1643 †Basse-Goulaine 6 octobre 1684 « inhumé dans la chapelle de la vierge Louyse âgée de 42 ans fille de deffunt Sébastien Albert et Marie Bonnaud femme de Michel Moynet présent qui signe présents Luc Guillaume et Pierre les Moynet pescheurs demeurant dans les vallées » x 1/1660 Jean CORGNET  x2 Saint-Sébastien-d’Aigne 15 février 1678 Michel MOINET †Basse-Goulaine 15 octobre 1684 « inhumé dans l’église Michel Moynet laboureur demeurant dans les Vallées fils de Luc Moynet et deffuncte Renée Allaire ses père et mère, veuf de Louyse Albert en présence de Luc, Pierre et Guillaume les Moynet » 
1-Perrine CORGNET x Saint-Sébastien-sur-Loire 15.8.1687 Pierre PATOUILLERE
2-Pierre MOINET °Basse-Goulaine (44) 27 mai 1684 « baptisé Pierre fils de Michel Moinet et de Louise Halbert sa femme parrain Pierre Patoüillere marraine Perrine Foucaud » †1726 x Saint-Julien-de-Concelles (44) 29 janvier 1704 « mariage Pierre Moynet fils de deffunts Michel Moinet et de Louise Halbert de Basse Goullaine et Janne Rouxeau veuve de deffunt Michel Lebeau » Jeanne ROUSSEAU Dont postérité

la monnaie de Nantes

Voyez sur mon site, tout sur la monnaie de Nantes.

les ouvriers de la monnaie de Nantes

Il n’existe aucun document exhaustif sur les noms des ouvriers de la monnaie de Nantes, uniquement un document partiel tiré de Granges de Surgères à partir des registres paroissiaux et la liste établie par les juges gardes le 26 février 1728. Or, cette liste ne prend pas en compte les notaires, dont les actes sont très parlants en ce qui concerne les métiers, même si hélas à Nantes nous n’avons plus d’archives notariales du 16ème siècle !!!

l’office d’ouvrier de la monnaie uniquement par filiation

L’office se transmettait uniquement aux descendants. Or, l’acte qui suit et qui concerne Pierre Moinet fils de Louise Halbert, comporte 2 points qui interrogent :

  •  la transmission était donc possible par les femmes et le document que je vous citais ci-dessus, établie selon Granges de Surgères, relate bien un cas par les femmes, mais il précise que cette femme devait donc être fille unique.
  • Louise Halbert n’était pas fille unique, loin de là. Elle avait 4 soeurs et n’était pas l’aînée mais la 3ème. Donc, en l’absence de descendance mâle de Sébastien Halbert et Marie Bonnaud, une des filles a eu le droit de prétendre à l’office d’ouvrier de la monnaie de Nantes.

filiation donnée par l’acte qui suit

L »acte qui suit, de 1716, concernant l’office l’ouvrier de la monnaie de Pierre Moinet le dit « Pierre Moinet fils de Michel Moinet et de Louise Halbert, laquelle estoit fille de Sébastien Halbert et de Marie Bonnaud, ledit Halbert fils de Jullien Halbert ouvrier monnoyeur en nostre monnoye de Nantes ». Il est donc probable que Sébastien Halbert soit fils de Julien, mais aucune source n’existe encore pour le prouver, car les Archives de Loire-Atlantique n’ont plus les actes notariés du 16ème siècle et les registres paroissiaux ne remontent pas au 16ème siècle à Saint Sébastien.
On ne peut conclure à une source sure lorsque qu’on sait, comme j’en ai une grande expérience, combien de fausses filiations étaient données quand on voulait obtenir quelque chose, que ce soit ainsi pour les offices au Parlement de Breragne, ou même les preuves de noblesse. Donc, je ne peux conclure avec certitude que Sébastien était fils de Julien.

1716 office de monnayeur de Pierre Moinet

Merveilleux acte trouvé aux AN. Je suis heureuse de l’offrir aux descendants de Pierre Moinet, car il a eu descendance actuelle.

[1] Archives Nationales V/1/225-V/1/234 Grande Chancellerie (sous-série V/1). Lettres de provision d’office : années 1716 à 1718 cote V/1/226

« Le 20 juin 1716 Louis par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre à nostre cher et bien aimé conseiller général Provicial de nos monnoyes en Bretagne salut notre aimé Pierre Moinet fils de Michel Moinet et de Louise Halbert, laquelle estoit fille de Sébastien Halbert et de Marie Bonnaud, ledit Halbert fils de Jullien Halbert ouvrier monnoyeur en nostre monnoye de Nantes, ledit Moinet faisant profession de la Religion Catholique apostolique et Romaine nous a fait remonstrer que les Roys nos prédécesseurs ayant accordé plusieurs privilèges aux officiers etre ouvriers des monnoyes de nostre Royaume suivant lesquels ceux qui ont possédé le titre d’ouvrier ont le pouvoir de transmettre leur droit à leurs enfants et postérité de l’un et l’autre sexe nés et à naitre en loyal mariage, lesquels doivent se faire recevoir par devant les officiers de nos monnoyes, et d’autant que lesdits Jullien et Sébastien Halbert ses ayeul et bisayeul estoient constamment ouvriers monnoyeurs ainsi qu’il nous est apparu par la sentence de réception dudit Sébastien Halbert son ayeul du 3 juin 1643 et que vous pourriez faire difficulté y admettre le suppliant attendu l’interruption depuis la réception ddit Sébastien Halbert jusqu’à présent il nous a humbement fait supplier luy vouloir accorder nos lettres de relief d’interruption à ce nécessaires à ces causes désirant subvenir à nos sujets suivant l’exigence des cas s’il vous appert par les pièces cy attachées sous le contrescel de nostre chancelerie, que lesdits Julien et Sébastien Halbert père et fils ayent esté receus ouvriers monnoyeurs en nostredite (f°2) monnoye de Nantes, que le suppliant soit arrière petit fils de Jullien Halbert marié en loyal mariage et que suivant les privilèges par les Roys nos prédécesseurs accordés aux ouvriers monnoyeurs le suppliant y doive estre receu nous vous mandons et ordonnons ces présentes que vous ayez à le faire recevoir à l’exercive d’ouvrier dans nostredite monnoye de Nantes luy faisant donner place pour y faire les exercices et travailles ainsy que les autrs ouvriers suivant et conformément auxdits privilèges pleinement et paisiblement restant et faisant cesser tous troubles et empeschements à ce contraires sans vous arrester à l’interruption depuis ledit Sébastien Halbert son ayeul que nos ne voulone nuire ny préjudicier audit inposant ordonnons l’avons relevé et dispensé relevons et dispensons par ces présentes,, pourveu toutefois que lesdits privilèges n’ayent esté révoqués, et à la charge de se conformer à nos ordonnances et règements concernant les monnoyes et sousles peines y portées car tel est nostre plaisir. Donné à Paris le 20 juin 1716 »

 

Louise Halbert 1643-1684 n’est pas Louise Alberti ni italienne comme certains le disent sur Geneanet

Introduction

J’ai trouvé aux Archives Nationales des documents intéressants sur les HALBERT de Saint Sébastien d’Aigne, ancien nom de Saint Sébastien sur Loire, et je vais vous les mettre sur mon blog. Ils concernent Pierre Moinet fils de Louise Halbert, et j’ai voulu voir sur Geneanet si quelqu’un avait déjà connaissance de ces documents. Hélas, je suis tombée sur une Louise Halbert défigurée en Louise Alberti. Et je suis très choquée d’avoir vu cela.

mes HALBERT de Saint Sébastien

Mes Halbert paternels sont issus du Loroux Bottereau et n’ont rien à voir avec ceux de Saint Sébastien, dont je descends aussi ainsi :
11-Sébastien Halbert x avant 1635 Marie Bonnaud
10-Françoise Halbert x avant 1660 Michel Clastras
9-Pierre Clastras x Vertou 8 août 1689 Mathée Rosier
8-Jean Clastras x Saint-Sébastien-sur-Loire 31 janvier 1735 Françoise Corgnet
7-Jeanne Clastras x Saint-Sébastien-sur-Loire 9 novembre 1779 François Bureau
6-Jeanne Bureau x Saint-Sébastien-sur-Loire 26 juin 1827 René Fortin
5-Victorine-Alphonsine Fortin x Saint-Sébastien-Sur-Loire 29 avril 1851 Jacques Mounier
4-Marie-Elisabeth Monnier x Nantes 28 septembre 1875 Edouard Halbert
3-Edouard Halbert x Nantes 23 septembre 1907 Madeleine Allard
2-mes parents
1-moi
J’ai autrefois beaucoup étudié cette ascendance et elle est sur mon site depuis des décennies, mais manifestement, alors que je suis très souvent copiée, je dirais même pompée, certains généalogistes ont préféré faire à leur manière cette famille.

curieuse manière de faire de la généalogie

Louise HALBERT est devenue Louise ALBERTI sur Geneanet et s’aligne dans une ascendance soi-disant italienne !!! Cette prétendue Louise Alberti porte les mêmes dates et lieux de naissance, mariage et décès que Louise HALBERT la vraie. Or, Louise HALBERT, la vraie, figure ainsi écrite et orthographiée dans plusieurs sources. Louise ALBERTI est une pure invention car on ne peut lire dans aucune source ALBERTI, donc certains n’hésitent pas à mettre des inventions sur Geneanet !!!

la famille de Louise HALBERT

Bien sûr, je vous mets ici ma version de la famille de Louise HALBERT :
Sébastien HALBERT °ca 1600 †Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 1er septembre 1669 « inhumé Sébastien Halbert âgé de 70 ans » Monnayeur x /1635 Marie BONNAUD †Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 23 octobre 1677 « Marie Bonnaut femme de Sébastien Halbert a esté inhumée en l’église en présence de Julien Pion Pierre Robinot et autres »
1-Françoise HALBERT °StSébastien-sur-Loire 17 juin 1635 filleule de Françoys Bonnaud et de Louyse Bonnaud [épouse de Guillaume Sauvage] x /1660 Michel CLASTRA Dont postérité suivra
2-Perrine HALBERT °St Sébastien d’Aigne 12 décembre 1638 « baptisé (acte en latin) Perrine de Sébastien Albert et Marie Bonaud parrain Pierre Sauvage marraine Marie Lottin – vue 59 » x Jouachim LOTTIN Dont postérité suivra
3-Louise HALBERT °Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 8 avril 1643 « baptisé Louise fille de Sébastien Halbert et de Marie Bonnaud parrain Guillaume Sauvage [époux de Louise Bonnaud] marraine Mathurine Grandin » †Basse-Goulaine (44) 6 octobre 1684 « inhumé dans la chapelle de la vierge Louyse âgée de 42 ans fille de deffunt Sébastien Albert et Marie Bonnaud femme de Michel Moynet présent qui signe présents Luc Guillaume et Pierre les Moynet pescheurs demeurant dans les vallées » x 1/1660 Jean CORGNET x2 Saint-Sébastien-d’Aigne 15 février 1678 Michel MOINET
31-Perrine CORGNET x Saint-Sébastien-sur-Loire 15.8.1687 Pierre PATOUILLERE
32-Pierre MOINET °Basse-Goulaine (44) 27 mai 1684 « baptisé Pierre fils de Michel Moinet et de Louise Halbert sa femme parrain Pierre Patoüillere marraine Perrine Foucaud » †1726 x Saint-Julien-de-Concelles (44) 29 janvier 1704 « mariage Pierre Moynet fils de deffunts Michel Moinet et de Louise Halbert de Basse Goullaine et Janne Rouxeau veuve de deffunt Michel Lebeau » Jeanne ROUSSEAU Dont postérité
4-Anne HALBERT °Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 27 juillet 1646 « baptisé Anne fille de Sébastien Halbert et Marie Bonnaud parrain René Bonnaud marraine Louyse Bonnaud [épouse de Guillaume Sauvage] » †Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 1er décembre 1686 « inhumé Anne Halbert âgée de 35 ans environ femme de René Corgnet, présents ledit Corgnet, Claude Corgnet frère, Michel Cornet cousin, Martin Morin » x Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 25 novembre 1675 « mariage de René Corgnet et Anne Halbert les deux de cette paroisse et majeurs en présence de Claude Corgnet, Michel Corgnet, René Bonnaut et Guillaume Sauvage [époux de Louise Bonnaud] tous parents et amis » René CORGNET Dont postérité suivra
5-Marie HALBERT x Donatien AUBIN

quelques justificatifs

Je vous mets les plus directs, mais j’en ai encore plus lorsqu’elle est marraine et aussi dans les partages sur acte notarié etc… Tous ces actes sont retranscrits ci-dessus, car je mets toujours entre crochets ce qui figure sur les actes que j’ai lus juste après la date dans mes études familiales.

d’ou sort Louise Alberti

Louise Alberti ne sort pas des documents originaux ci-dessus. Alors d’où vient une telle invention ? Elle ne peut sortir d’un lecteur ayant lu les actes, car ils auraient bien vu HALBERT sauf sur son baptême ALBERT mais pas Alberti… J’ai déjà rencontré beaucoup de cas de généalogistes qui s’inventent une ascendance plus notable à leurs yeux que la véritable, mais il faut croire qu’ici certains ont voulu croire à une ascendance italienne !!!
Dès la création de Geneanet, j’ai constaté les dérives, et je me réjouis de m’être abstenue de tout mélange avec ces données non fiables. Ce qui est sur mon site n’est que mon travail, et rien d’autre. Donc fiable.

généafolie

J’avais écrit sur mon site il y a 25 ans des pages de généafolie tant j’avais alors rencontré des dérives dans la généalogie. Ces pages sont toujours plus que valables. Pire, le phénomène des dérives s’est lourdement accentué. Enfin, je vois que je dois ajouter le cas des inventions !!!

 

 

Aliénation de 50 000 écus sur le clergé décrétée par le roi, 1576

Introduction

Actuellement l’état cherche de l’argent et il semble que les riches soient une cible potentielle. En 1576, le roi savait où trouver de l’argent et il prélève 50 000 écus sur les biens de l’église catholique, certes alors riche, ce qui n’est plus le cas de nos jours. Les biens de l’église étaient alors constitués de dons fonciers par testament, tant autrefois on léguait à l’église.

Vente de 2 terres par le prieur de St Barthelemy près Provins

devant  Delanoe notaire AD77-1057E414

1584.10.27 vue 164 – vénérable et discrete personne Me Simon Degentry prêtre prieur du prieuré monsieur st Berthelemy du Buisson près Provins au diocèse de Sens d’une part, et Jehan Boucher marchant laboureur demeurant à Brollot paroisse de St Martin de Champs d’autre part, disant lesdites parties mesmes ledit prieur que par le mandement et lettres patentes du roy notre sire et mandement de nosseigneurs les cardinaulx délégués et députés par notre st Père le Pape pour le fait de l’aliénation de 50 000 escuz de rente accordés audit seigneur roy par le clergé de France en l’an 1576 sondit prieuré auroyt esté cottisé à la somme de 2 escus de rente racheptable au denier 24 pour sa part et portion des deniers dudit regent et non valloyres modérations et exemptions des 1 450 escuz de rente à quoy le diocèse de Sens auroyt esté cotté et taxé selon et ainsi que porté est par la signiffication et injonction faite audit prieur de fournir ladite somme et rachapt au prix susdit, par Jehan Dublot sergent royal à Sens lequel mesmes par icelle auroyt enjoinct audit prieur mettre ou faire mettre et exposer en vente de jour en jour à aultre du moings dommageable bien et alueu dudit prieur pour satisfaire et jusques à la concurrance et rachapt de sadite dette comme porté est par les mémoires et instructions qui furent faits pour lesdites aliénations des ladite année 1576 suyvant (f°2) lesquels mesmoires instructions signiffications et lettres ledit prieur auroyt pour satisfaire au mandement du roy et desdits sieurs les desputés, fait scavoyr mettre et exposer en vente 2 pièces de terre contenant 2 arpents estans de présent en savart fachon ? et qui soulloit par cy devant estre en vignes assises au finage de Cortans paroisse de St Loup de No estans distans de plus de 3 lieues dudit prieuré, la première contenant 6 quartiers ou environ (blanc), l’autre contenant demy arpent … pour lesdits deniers de ladite vente estre employés au rachapt de sadite debte, et comme estans de notre rapport

 

Jean Saulsoy docteur en médecine à Provins créé une rente à son profit, 1584

Introduction

Jean Saulsoy était le plus souvent dénommé docteur en médecine de la faculté pour se distinguer des chirurgiens qui règnaient encore comme médecins n’étant que des barbiers-chirurgiens n’ayant pas appris leur métier à la faculté de médecine. Il avait épousé Louise Fauchon dont je n’ai pas encore le lien précis avec mes Fauchon, ce que je tente encore de chercher. Or, je trouve un acte notarié qui donne Louis Fauchon beau-frère de Jehan Saulsoy, et c’est un lien précis qui me permettra d’avancer un peu.

mes Fauchon

Ma méthode de recherches rejette totalement geneatique et geneanet, et n’est basée que sur des sources fiables déchiffrées moi-même. Rares sont les chercheurs utilisant les notaires en généalogie, et surtout pour le 16ème siècle, car rares sont les paléographes avertis, et surtout ne songez pas à l’IA ce que prétend généatique ce que je tiens à denoncer ici, ainsi Paris pour Provins etc… donc des erreurs monstrueuses !!!
Mon étude FAUCHON contient donc déjà 75 pages et ceux qui les résumeront avec l’IA sont des amateurs de n’importe quoi, mais pas de recherche de la vérité.

Mes familles 

Toutes les fiches des familles que j’ai étudiées sont en ordre alpha sur mon site

Louis FAUCHON beau-frère de Jean SAULSOY

Grâce à l’acte notarié qui suit, je sais que Louis FAUCHON époux d’Anne LECOURT est le frère de Louise FAUCHON épouse de Jean SAULSOY docteur en médecine. Comme certains ont vu Paris au lieu de Provins, je vous est entouré d’un rond rouge Provins qui est écrit 4 fois, de manière différente, mais les trois dernières fois il est bien écrit audit Provins, preuve que le premier terme est bien Provins. Et je rappelle qu’en paléographie il existe l’abréviation pour PRO ici utilisée

AD77-1057E414 Delanoe notaire à Provins

1584.11.06 – vue 181 – compareut personnellement Jehan Guerin sergent à cheval au baillage de Provins demeurant audit Provins et Jehanne Thomassin sa femme de luy auctorisée, lesquels de leurs bons grés recogneurent avoir vendu constitué assis assigné et par ces présentes constituent promis et promettent l’un pour l’autre et l’un seul et pour le tout sans division ne discussion auxdits droits mesmes ladite Thomassin aux droicts de veleyan et à l’authenticque et si qua mulier et tous autres faits et introduits pour et en faveur des femmes … à  honorable homme Me Jehan Saulsoy docteur en la faculté de médecine absent stipulé et accepté par Me Loys Faulchon son beau frère demeurant audit Provins ad ce présent, c’est à savoir la somme de 25 livres tz revenant selon l’édit à 8 escuz ung tiers de rente annuelle et perpétuelle à icelle doresnavant avoir prendre gager recepvoir et percepvoir ahacun an le novembre dont le premier terme de paiement sera et commancera le jour de demain en ung an et ainsi en continuer assis sur une maison couverte de thuilles assise audit Provins ou demourent de présent lesdits constituants en la rue de la Cordonnerye tenant d’une part à Jehan Dupas d’autre aux enffans feu Me Anthoine Macé d’un bout sur la pavé de ladite rue de la Cordonnerie d’autre sur la Vielle Rue … (f°2) … ceste constitution faite moyennant le prix et somme de 100 escuz d’or sol argent franc