Char fleuri des maraîchers de Nantes Sud Loire au défilé de la Mi-Carême (devenu Carnaval), Nantes 1950

Introduction

Née en 1938, dans mon enfance après la guerre, j’ai vu la préparation d’un char fleuri pour la mi-carême que les maraîchers de Nantes Sud Loire, alors nombreux, venaient faire sous le hanger de mon père, Georges Halbert, seul immense bâtiment du quartier. La mi-carême était alors le nom de ce que l’on appelle aujourd’hui carnaval. Les chars étaient encore souvent tractés par des chevaux, mais bientôt les moteurs devaient tout tracter. Ce char était construit sur l’ancien immense charette de la taille d’un camion de mon père, qui avait depuis peu d’années un camion moteur.

confettis et serpentins

Outre les chevaux et le nom de mi-carême, les confettis et les serpentins sont en voie de disparition par interdiction. Mes parents nous emmenaient voir le défilé en ville et nous donnaient un sac de confettis et de serpentins. C’était si amusant de les lancer, surtout en famille. Mon char préféré était celui du boeuf, qui était manifestement le plus célèbre personnage du défilé, bien devant la reine.

chars encore tractés par des chevaux

fin des années 40 et début des années 1950, les moteurs n’ont pas encore pris le monopole de la traction, et dans Nantes Sud Loire, il y a encore quelques chevaux, et même un marchand de chevaux. Mais c’est bientôt la fin de ce mode de traction. Les chevaux étaient beaucoup plus beaux à voir, tractant les chars dans un défilé de carnaval, qu’un moteur !!!

le hangar Halbert à la Croix des Herses

Avant le pétrole, les grains et fourrages de milliers de chevaux : la maison Halbert, Nantes

Le hangar de bois était immense (ici à droite en bas, avec 2 couleurs de toiture). Non seulement il était profond, mais il était très haut, avec aussi un étage où il y avait quelques machines pour la fabrication des paillassons, que les maraîchers utilisaient alors bien avant la transformation en serres de toute la ville de Saint Julien de Concelles par les maraîchers.

j’ai joué dans ce hangar après la seconde guerre mondiale

Oui, toute petite fille, j’ai joué dans les bottes de foin, alors ces bottes rectangulaires, derrière lesquelles on pouvait se cacher. Mais dans la cour, il y avait une merveilleuse cabine avec des instruments de pesage, pour mesurer le poids des camions, avant et après chargement. Cela s’appelait un pont bascule, et bien sûr je n’ai accédé à cette cabine qu’une fois, en présence d’une grande personne, car cela n’était pas permis aux enfants. Des ponts bascules existent toujours.

c’était devenu dangereux pour les enfants

J’étais l’aînée, mais c’était devenu dangereux car il avait une immense cuve dans la cour pour sulfater les paillassons et un jour l’un d’entre nous y est tombé. C’est alors que fut construit ce mur pour nous séparer de la grande cour et nous interdire d’aller jouer partout. On voit ce mur encore sur la photo qui suit, juste devant la porte de la maison.

 

 

Le 8 août 1998 à 15 h 10 mon appartement est totalement cambriolé en entrant par la terrasse au 7ème étage faisant un trou dans la double vitre. De retour à 17 h je découvre l’horreur. Effrayée, je cherche immédiatement l’aide de voisins. En bas, une porte s’ouvre, et la femme me lance pour toute aide : « Partez d’ici, vous n’êtes pas de notre monde ! ». Quelques jours plus tard, une autre voisine, maraîchère du quartier st Jacques de Nantes sud Loire, en retraite, me dit en long et en large sa haine des Halbert, haine qu’elle colportait, ignorant qu’en janvier 1956 je n’avais plus que le nom, rien d’autre.   

Louise Halbert 1643-1684 n’est pas Louise Alberti ni italienne comme certains le disent sur Geneanet

Introduction

J’ai trouvé aux Archives Nationales des documents intéressants sur les HALBERT de Saint Sébastien d’Aigne, ancien nom de Saint Sébastien sur Loire, et je vais vous les mettre sur mon blog. Ils concernent Pierre Moinet fils de Louise Halbert, et j’ai voulu voir sur Geneanet si quelqu’un avait déjà connaissance de ces documents. Hélas, je suis tombée sur une Louise Halbert défigurée en Louise Alberti. Et je suis très choquée d’avoir vu cela.

mes HALBERT de Saint Sébastien

Mes Halbert paternels sont issus du Loroux Bottereau et n’ont rien à voir avec ceux de Saint Sébastien, dont je descends aussi ainsi :
11-Sébastien Halbert x avant 1635 Marie Bonnaud
10-Françoise Halbert x avant 1660 Michel Clastras
9-Pierre Clastras x Vertou 8 août 1689 Mathée Rosier
8-Jean Clastras x Saint-Sébastien-sur-Loire 31 janvier 1735 Françoise Corgnet
7-Jeanne Clastras x Saint-Sébastien-sur-Loire 9 novembre 1779 François Bureau
6-Jeanne Bureau x Saint-Sébastien-sur-Loire 26 juin 1827 René Fortin
5-Victorine-Alphonsine Fortin x Saint-Sébastien-Sur-Loire 29 avril 1851 Jacques Mounier
4-Marie-Elisabeth Monnier x Nantes 28 septembre 1875 Edouard Halbert
3-Edouard Halbert x Nantes 23 septembre 1907 Madeleine Allard
2-mes parents
1-moi
J’ai autrefois beaucoup étudié cette ascendance et elle est sur mon site depuis des décennies, mais manifestement, alors que je suis très souvent copiée, je dirais même pompée, certains généalogistes ont préféré faire à leur manière cette famille.

curieuse manière de faire de la généalogie

Louise HALBERT est devenue Louise ALBERTI sur Geneanet et s’aligne dans une ascendance soi-disant italienne !!! Cette prétendue Louise Alberti porte les mêmes dates et lieux de naissance, mariage et décès que Louise HALBERT la vraie. Or, Louise HALBERT, la vraie, figure ainsi écrite et orthographiée dans plusieurs sources. Louise ALBERTI est une pure invention car on ne peut lire dans aucune source ALBERTI, donc certains n’hésitent pas à mettre des inventions sur Geneanet !!!

la famille de Louise HALBERT

Bien sûr, je vous mets ici ma version de la famille de Louise HALBERT :
Sébastien HALBERT °ca 1600 †Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 1er septembre 1669 « inhumé Sébastien Halbert âgé de 70 ans » Monnayeur x /1635 Marie BONNAUD †Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 23 octobre 1677 « Marie Bonnaut femme de Sébastien Halbert a esté inhumée en l’église en présence de Julien Pion Pierre Robinot et autres »
1-Françoise HALBERT °StSébastien-sur-Loire 17 juin 1635 filleule de Françoys Bonnaud et de Louyse Bonnaud [épouse de Guillaume Sauvage] x /1660 Michel CLASTRA Dont postérité suivra
2-Perrine HALBERT °St Sébastien d’Aigne 12 décembre 1638 « baptisé (acte en latin) Perrine de Sébastien Albert et Marie Bonaud parrain Pierre Sauvage marraine Marie Lottin – vue 59 » x Jouachim LOTTIN Dont postérité suivra
3-Louise HALBERT °Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 8 avril 1643 « baptisé Louise fille de Sébastien Halbert et de Marie Bonnaud parrain Guillaume Sauvage [époux de Louise Bonnaud] marraine Mathurine Grandin » †Basse-Goulaine (44) 6 octobre 1684 « inhumé dans la chapelle de la vierge Louyse âgée de 42 ans fille de deffunt Sébastien Albert et Marie Bonnaud femme de Michel Moynet présent qui signe présents Luc Guillaume et Pierre les Moynet pescheurs demeurant dans les vallées » x 1/1660 Jean CORGNET x2 Saint-Sébastien-d’Aigne 15 février 1678 Michel MOINET
31-Perrine CORGNET x Saint-Sébastien-sur-Loire 15.8.1687 Pierre PATOUILLERE
32-Pierre MOINET °Basse-Goulaine (44) 27 mai 1684 « baptisé Pierre fils de Michel Moinet et de Louise Halbert sa femme parrain Pierre Patoüillere marraine Perrine Foucaud » †1726 x Saint-Julien-de-Concelles (44) 29 janvier 1704 « mariage Pierre Moynet fils de deffunts Michel Moinet et de Louise Halbert de Basse Goullaine et Janne Rouxeau veuve de deffunt Michel Lebeau » Jeanne ROUSSEAU Dont postérité
4-Anne HALBERT °Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 27 juillet 1646 « baptisé Anne fille de Sébastien Halbert et Marie Bonnaud parrain René Bonnaud marraine Louyse Bonnaud [épouse de Guillaume Sauvage] » †Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 1er décembre 1686 « inhumé Anne Halbert âgée de 35 ans environ femme de René Corgnet, présents ledit Corgnet, Claude Corgnet frère, Michel Cornet cousin, Martin Morin » x Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 25 novembre 1675 « mariage de René Corgnet et Anne Halbert les deux de cette paroisse et majeurs en présence de Claude Corgnet, Michel Corgnet, René Bonnaut et Guillaume Sauvage [époux de Louise Bonnaud] tous parents et amis » René CORGNET Dont postérité suivra
5-Marie HALBERT x Donatien AUBIN

quelques justificatifs

Je vous mets les plus directs, mais j’en ai encore plus lorsqu’elle est marraine et aussi dans les partages sur acte notarié etc… Tous ces actes sont retranscrits ci-dessus, car je mets toujours entre crochets ce qui figure sur les actes que j’ai lus juste après la date dans mes études familiales.

d’ou sort Louise Alberti

Louise Alberti ne sort pas des documents originaux ci-dessus. Alors d’où vient une telle invention ? Elle ne peut sortir d’un lecteur ayant lu les actes, car ils auraient bien vu HALBERT sauf sur son baptême ALBERT mais pas Alberti… J’ai déjà rencontré beaucoup de cas de généalogistes qui s’inventent une ascendance plus notable à leurs yeux que la véritable, mais il faut croire qu’ici certains ont voulu croire à une ascendance italienne !!!
Dès la création de Geneanet, j’ai constaté les dérives, et je me réjouis de m’être abstenue de tout mélange avec ces données non fiables. Ce qui est sur mon site n’est que mon travail, et rien d’autre. Donc fiable.

généafolie

J’avais écrit sur mon site il y a 25 ans des pages de généafolie tant j’avais alors rencontré des dérives dans la généalogie. Ces pages sont toujours plus que valables. Pire, le phénomène des dérives s’est lourdement accentué. Enfin, je vois que je dois ajouter le cas des inventions !!!

 

 

Histoire du passage vers les moulins des Gobelets, abandonné mais qui devient en 2025 une voie vers la Sèvre

Introduction

Mes nombreux lecteurs, passionnés d’actes notariés anciens, ont très souvent lu, dans ces actes, la clause relative au droit de passage. Et, rassurez vous tous, cette clause existe encore en 2019 en particulier lorsqu’on partage en plusieurs parcelles un terrain pour construire, et qu’aucune voie ne desservira certaine parcelle.

En bon français, il s’agissait autrefois de la « tolérance » d’une « servitude ». Il existait aussi souvent bien d’autres servitudes que le passage, à savoir par exemple celle du puits, voire des lieux d’aisance etc… Souvenez vous en effet qu’avant le cadastre Napoléonien de 1834 rien n’était dessiné en plans, mais le notaire lors des ventes précisait les servitudes telles que celles que je viens de vous citer.

La clause de passage précisait toujours qui et comment on avait le droit de passer et que ce passage était une tolérance. Il était en effet important de préciser si cette tolérance était pour personne à pied excluant ou tolérant le passage avec boeufs et charrue etc…
Et bien entendu cette tolérance était TOUJOURS restreinte au besoin du passant pour l’exploitation réelle de son terrain enclavé, et EN AUCUN CAS un lieu de promenade ouvert à tous.

Vous avez bien compris que cette tolérance supposait que l’exploitant du terrain enclavé n’avait aucun autre accès possible.

Le passage vers les moulins des Gobelets

Donc, autrefois, avant 1840, il existait 6 moulins aux Gobelets. Ils n’étaient pas enclavés. Le cadastre dit « Napoléonien », que je vous montrai ces jours-ci, figurait un chemin donnait les desservant et accédant à rue de la Ripossière (alors chemin elle aussi), et quant aux 3 autres ils étaient sur la route de Clisson, donc directement accessibles.

Mais les meuniers communiquaient manifestement entre eux, en passant sur une terre.

Lorsque Marie-Judith Lebraire, l’épicière de la route de Clisson construisit la maison vue ici hier, elle eut à souffrir pendant plusieurs années aux environs de 1845 les vicissitudes causées par un malheureux procès concernant un droit de passage.
Voici la question résumée brièvement :
Les fermiers qui avaient des parcelles de terre dans la pièce des Herses avaient pris l’habitude de passer sur un terrain vague, devant le moulin des Gobelets, pour rejoindre la route de Clisson. Il ne s’agissait pas d’une servitude mais d’une simple tolérance de bon voisinage. Vers 1840, Marie Judith Lebraire fit démolir le moulin des Gobelets et avec ces matériaux construire une maison sur la route de Clisson, ce qui supprima le passage.
Les fermiers des Herses, bien que non enclavés et ne possédant aucun titre de propriété, ni droit à une servitude, attaquèrent cependant Marie-Judith Lebraire, qui perdit son procès devant le Tribunal Civil de Nantes, condamnée à démolir la maison et à rétablir le passage.
Le tout finit par un arrangement amiable et très onéreux pour Marie-Judith Lebraire. Elle s’engagea à établir un passage sur le terrain vague du calvaire qui lui appartenait, qui sera le chemin actuel de la Gilarderie, devenu aujourd’hui rue Georges Lemevel.
Quand on songe aux ennuis de ce long procès, à l’hostilité de tous ses voisins, aux nombreuses démarches qu’elle entreprit auprès des administrateurs pour obtenir une preuve de son bon droit, à l’innombrable échange de papasseries avec des hommes de loi, aux sommes énormes pour l’époque et pour sa petite fortune qu’elle dut débourser à la surprise inattendue de sa double condamnation à Nantes et à Rennes, enfin à l’humilitiation qu’elle dut ressentir en allant supplier son adversaire de renoncer à l’exécution du jugement et des lourds sacrifices qu’elle dut leur consentir, on peut facilement réaliser quel affreux cauchemar ce malheureux procès dut être dans sa vie de vieille fille.

devenu « terrain abandonné »

Et tout cela pour en arriver là en 2019 (j’ai pris la photo moi-même en 2019)

Car en fait ce passage ne servait pas vraiment puisque ne débouchant sur rien et ne servant en rien à desservir une autre propriété.

Même si le cadastre actuel a oublié qu’il n’existait plus faute d’utilité, et le dessine encore.

Mais certes le dessin du cadastre montre encore qu’elles parcelles en sont propriétaires de droit.

2025 un passage géant s’ouvre vers la Crapaudine

Le plan PLUM de Nantes va relier le Clos Toreau au parc de la Crapaudine via des cheminements doux, dans le grand cheminement de la Loire à la Sèvre. Le voici, en cours de réalalisation début mars 2025, ouvrant le passage à ceux du Clos Toreau vers la Sèvre. Le passage oublié des Gobelets va devenir un immense passage.

Photo Benoît Lesné, mars 2025

Marcel Boubinet, artiste peintre, 68 rue Saint Jacques, Nantes 1918

Introduction

J’ai hérité d’un tableau du pont de Pirmil, qui était autrefois au 60 rue Saint Jacques à Nantes, chez ma grand mère Aimée Audineau veuve d’Edouard Guillouard.

Le tableau porte la signature de Marcel Boubinet. Il n’y a rien sur ce peintre sur le Web, aussi j’ai fait son étude, et je suis stupéfaite de découvrir qu’il était voisin de mes grands parents !!!

la signature est celle de Marcel Boubinet

Il n’est pas étudié sur le WEB, où l’on trouve cependant trace d’autres tableaux de Nantes, et du Pont de Pirmil. En voici la reproduction :

Le pont de Pirmil a souvent été peint à Nantes

Marcel Boubinet, peintre et décorateur, 68 rue St Jacques

Marcel Boubinet, de son vrai nom, Marcel Louis Boubinet, est né à Nantes 4°C le 15 octobre 1881, fils de François Marie Boubinet, corroyeur, 42 ans, demeurant rue Arche Grande Biesse, et Joséphine Louise Bouteau, tailleuse, 32 ans. Son grand-père, Pierre François Bouteau, chaudronnier, 52 ans, demeurant rue Bias, et son oncle Louis Boubinet, chapelier, 44 ans, demeurant rue du Vieil Hôpital, sont présents à sa naissance.
En 1900, c’est le conseil de révision et le service militaire. Il est peintre décorateur. Incorporé en 1914, il est blessé en 1915 et renvoyé dans ses foyers le 3 février 1916.
Le 2 septembre 1918 il demeure au 68 rue Saint Jacques et épouse Marie Henriette Bouchaud née à Doulon le 15 juin 1894, qui lui donnera un fils, René Marcel Lucien BOUBINET, né le 19 mai 1921 et décédé le 19 mars 1990 à Saint Herblain (44)
Le 68 rue St Jacques à Nantes, au centre photo ci-dessus, avec les beaux balcons, fut la maison de la pharmacie Vincent, du temps de mon enfance. Elle a 3 étages, et le recensement de 1921 donne bien Marcel Boubinet, sa femme et sa mère, probablement locataires au 2ème étage, car la 1er est occcupé par le pharmacien. Enfin, au dessus de Boubinet, il y a 2 chambres, occupées par des femmes seules. La vue ci-dessous est celle du recensement de 1921 série des Archives Municipales.

Ainsi, ce jour, je découvre que mon grand-père avait acheté le tableau à son voisin. Mais je suppose que Marcel Boubinet ne vivait pas de son art, mais comme décorateur, et s’il existe quelques tableaux de lui, c’est qu’il a aussi aimé peindre des toiles, et la Loire est présente, car si proche de lui. Dommage que cet artiste soit oublié, et je tiens ici à lui rendre hommage.

Mathurin Hautebert, vivant sur le Pont de Pirmil, commande 120 futs à une femme à Angers, 1661

table des actes traitant du quartier Nantes St Jacques

    Vous avez sur mon site beaucoup d’actes concernant le quartier : Voir tous les articles sur Nantes Sud Loire Saint Jacques

introduction

Je vous ai déjà longuement parlé de Pirmil, son pont, son quartier, qui furent autrefois dépendant de la paroisse de Saint-Sébastien-sur-Loire. C’était un quartier besogneux dans le genre artisanal dont beaucoup de tonneliers. J’étais donc loin de penser qu’il fallait aussi aller à Angers se procurer des tonneaux car je pensais sincèrement qu’il y avait assez de tonneliers au Sud de Nantes, dont mes Halbert au Loroux-Bottereau entre parenthèses. Bref, vous l’avez deviné, je viens vous mettre en ligne un achat de futs, c’est ainsi qu’on appelait autrefois les tonneaux ou barriques selon mon vocabulaire actuel. L’acte est encore plus extraordinaire, car c’est une femme qui vend les futs, certes elle est veuve et peut donc agir sans l’autorisation d’un mari, mais tout de même je ne crois pas qu’elle produise elle-même des futs, ou alors ce serait  les futs de ses enfants travaillant dans la fabrique de leur père ? Je crois que nous n’aurons pas l’indication réelle de celui ou ceux qui fabriquent les futs qu’elle vend. Mais ce Nantais qui vient à Angers lui acheter demeure dans l’endroit extraordinaire, que je possède même en vue dans ma salle de séjour, et que je vous mets donc immédiatement en vue, c’est le Pont de Pirmil. Certes la vue que je possède est plus tardive que l’acte qui suit, c’est à dire ma vue est des environs de 1900 alors que l’acte qui suit est de 1661, date à laquelle il y avait bien plus d’habitants sans doute sur le pont souvent reconstruit.

Mathurin Haudebert vivait sur le Pont de Pirmil en 1661 et manifestement il pratique le commerce puisqu’il va à Angers commander des futs, puisque ceux qui sont fabriqués au Sud de Nantes par tant de tonneliers n’y suffisent pas. Il est vrai qu’il part de Nantes tant de bateaux dont la boisson pour les marins est dans des futs aliàs tonneaux. Ils sont vendus par fourniture et ce terme était autrefois utilisé pour les ventes par 20 au lieu de la douzaine par 12. Et comme vous l’avez sans doute souvent entendu on vendait 13  à la douzaine, et bien pour les fournitures on vendait aussi un peu plus et ici il y aura 24 à la fourniture soit 24 au lieu de 20. Il ne verse rien à la commande, mais à la livraison, signe immense de confiance, mais comment cette femme récupérait-elle l’argent autrefois liquide, payé à Nantes, alors qu’elle demeure à Angers, et je n’ose penser qu’elle est à bord du bateau livreur !!! Mathurin Hautebert commande 5 fournitures donc 100 mais il sera livré de 120 futs comme je viens de vous l’expliquer. Ce n’est pas tien, d’autant que ce sont de grands tonneaux !!!

Ma retranscription de l’acte

cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – 
Le 22 décembre 1661 avant midy, par davant nous Claude Garnier notaire royal à Angers, fut présente establie et deument soubzmise honneste femme Perrine Dousseau veufve de deffunct honneste homme René Bergereau demeurante en cette ville paroisse st Maurice, laquelle a par ces présentes vendu à honorable homme Mathurin Hodebert marchand demeurant en la ville de Nantes sur le pond de Pilmy paroisse St Sébastien estant de présent en cette ville et à ce présent et acceptant, le nombre de 5 fournitures de fusts de pippes à 22 fusts pour 20 deslivrés … qu’elle promet luy livrer ou faire livrer sur l’un des ports de Nantes celuy de Pilmy scavoir la moictié desdits fusts dedans le jour et feste de my caresme prochaine et l’aultre moictié dedans un mois prochain après le jour de Pasques prochain, et en cas que ladite Douceau veuille livrer audit sieur Hodebert quelque partie desdits fusts plus tost que lesdits termes ledit Hodebert sera tenu en accepter la livraison ; et est faict le présent marché pour en payer et bailler par ledit Hodebert duement soubzmis à ladite Bergereau la somme de 50 livres par chacune desdites fournitures de fust à compter 22 à la fourniture comme dict est payables lors de chacune livraison desdits fusts, esquels tous payements il ne pourra y avoir plus de 30 livres en deniers, auquel marché tenir et garantir (f°2) tenir et garder garantir accomplir … obligent lesdits parties respectivemement leurs hoirs et leurs biens …
 

Histoire d’une maison face au cimetière Saint Jacques, l’ex n°174 route de Clisson, aujourd’hui boulevard Joliot Curie

table des actes traitant du quartier Nantes St Jacques

    Vous avez sur mon site beaucoup d’actes concernant le quartier : Voir tous les articles sur Nantes Sud Loire Saint Jacques

introduction

Cette page était parue le 23 avril 2020, mais je la remets ici car j’ajoute les recensements de 1926 et 1946, fort intéressants, et maintenant accessibles.
De Bonne Garde à la rue de la Ripossière, on était autrefois rue St Jacques et encore en ville alors que passé la rue de la Ripossière on était route de Clisson et en partie rurale et non plus en ville, mais vous allez voir ci-dessous que certains, y compris les notaires, s’y perdaient un peu, et le notaire ci-dessous a écrit route de Clisson alors qu’on était rue Saint Jacques. Bref, ce pour vous dire que lors des recherches, ce tronçon de Nantes est difficile car beaucoup d’embrouilles sur les noms de rues, sans compter les changements de numéros.

Jusqu’à la Révolution, je vous ai déjà montré que passé Bonne Garde ce n’étaient que jardins maraîchers le long de la route de Clisson.  Devant l’invasion d’immeubles de nos jours sur des km de route de Clisson, un coin tient encore quelques maisons, du côté du cimetière. Voici l’histoire de l’une d’elles, de son puits, et en fin d’article je vous mets aussi de ses innombrables habitants, car autrefois on vivait nombreux par pièce.
Vous allez découvrir ici que les premiers propriétaires étaient parfois peu résidants, comme si parfois ce quartier avait servi de placements immobiliers. Au fonds, un peu comme le font de nos jours ceux qui acquièrent des appartements pour les louer ensuite.
Enfin, outre l’extrême complexité des propriétaires successifs, vous constaterez qu’en cette année 1863 on paie en monnaie exclusivement métallique, et qu’on a une peur bleue du papier pour payer en billets. On est loin de nos paiements numériques !
Le prix de la maison est de 8 000 F de 1863 qui feraient 16 000 € ce qui nous semble si peu qu’on a peine à y croire. En tous cas, l’acheteur paie sur 3 ans, ce qui signifie que son commerce lui dégage chaque année 3 000 F de bénéfices. Il est marchand de grains pour chevaux, alors fort nombreux à Nantes pour tous les transports et travaux.
Et si vous êtes très curieux, je pense que c’est le n°62 actuel Bd Joliot Curie.

 

Retranscription de l’acte avec l’orthographe originale 

Cet acte est aux Archives Départementales de Loire-Atlantique, 2Q9023 – Voici sa retranscription :

« Le 14 juillet 1863[1] par devant maître Joseph Martineau et son collègue, notaires à Nantes, ont comparu : premier Aristide Pottin, propriétaire, demeurant à Nantes rue de Gigant n°8, agissant tant en son nom personnel qu’au nom et comme mandataire de monsieur Michel René Lecrac, rentier, et madame Victorine Louise Adelaïde Pajot sa femme, demeurant ensemble à Paris, rue du Faubourg St Honoré n°180, en vertu de procuration passée devant maître Bertrand Maillefer et son collègue, notaires à Paris, le 21 mars 1863, dont le brevet original duement enregistré et légalisé, demeurera ci-après annexé, après avoir été certifié véritable par le mandataire et revêtu de mentions par les notaires soussignés – second mademoiselle Aglaé Lefèvre, rentière, demeurant à Nantes, rue Santeuil n°5 – tertio Mr Pierre Jean Lefèvre, capitaine au long cours, et madame Alexandrine Louise Cosson, son épouse, qu’il autorise, demeurant à Nantes rue de l’Heronnière n°5 – lesquels ont par ci-après vendu avec garantie solidaire contre tous troubles, évictions, et autres empêchements quelconques, à monsieur Jacques Mounier, marchand de grains, et madame Victoire Alphonsine Fortin, sa femme, qu’il autorise, demeurant ensembe route de Clisson, commune de Nantes, ici présente et acceptante – Designation : une maison située route de Clisson, non loin du cimetière Saint Jacques commune de Nantes, consistant en un rez de chaussée composé de 4 magasins et arrière magasins en tout 8 pièces, d’un premier étage composé de 5 pièces, vastes greniers au dessus couverts d’ardoise, 4 caveaux ou celliers, lieux d’aisance, un terrain à la suite de la maison du côté de monsieur Mounier, donnant sur la route, derrière la maison, un grand jardin entouré de murs garnis d’espaliers et mitoyens avec les voisins, lequel jardin est planté d’arbres fruitiers et d’agrément, et contient un puits, le tout borné au nord par Delaunay, au sud par le même et les acquéreurs, à l’est par la route de Clisson et à l’ouest par Thomarde. Telle au surplus que ladite propriété se poursuit et comporte avec toutes ses appartenances et dépendances sans rien en excepter ni réserver, les acquéreurs le déclarant le connaître parfaitement. Origine de propriété :  mademoiselle Lefèrre, monsieur Lefèrre, monsieur et madame Lecrac sont propriétaires de ladite maison, chacun pour un cinquième pour l’avoir acquise conjointement et indivisement avec madame anne Marie Lefèvre veuve de monsieur Aristide Pottin, libraire demeurant à Nantes rue Santeuil n°5, aujourd’hui décédée et représentée par monsieur Aristide Pottin son fils et seul et unique héritier, et madame Perrine Zoé Lefèvre, rentière, épouse séparée de corps et de biens du sieur Adolphe Letourneux, demeurant à Nantes sur Guetry, propriétaites des deux autres cinquièmes, de mademoiselle Geneviève Lechartier, propriétaire, demeurant route de Clisson, commune de Nantes, aux termes du contrat passé devant maître Boix notaire à Nantes le 24 mai 1851, moyennant une rente viagère de 1 000 francs. Ce contrat a été transcrit au bureau des hypothèques de Nantes le 5 juin 1851 n°412 volume 357 … suivant acte passé devant maître Boix notaire à Nantes le 4 juillet 1856 madame Letourneur susnommée, autorisée par jugement du tribunal civil de Nantes le 26 janvier 1856, a vendu à mademoiselle Lefèvre, monsieur Lefèvre, monsieur Lecrac et monsieur Aristide Pottin, acquéreurs indivisement entre eux et fondés dans l’acquisition chacun pour un quart, le cinquième à elle appartenant par indivis avec les acquéreurs dans ladite maison, depuis mademoiselle Lechartier est décédée à Nantes le 11 janvier 1852, de sorte que ladite rente viagère se trouve aujourd’hui éteinte ainsi que les vendeurs le déclarent et s’obligent justifier, mademoiselle Lechartier était elle-même propriétaier de cette maison pour l’avoir acquise de dame Marie Bugel épouse du sieur Joseph Marie Guillaume, laboureur, secundo Antoine Bugel, laboureur, tertio Jean Bugel laboureur, quarto Julienne Bugel cultivatrice, quinto Isabelle Bugel demeurant tous au village de l’Angle commune de Guenrouët, sexto Jeanne Bugel épouse du sieur Joseph Lelièvre maçon demeurant à Guichin, commune de Redon, septimo Louise Talva veuve de Pierre Nicoleau, sage femme, demeurant à Nantes, octavo sieur Isidore Talva, marin, demeurant à Nantes, nono Charles Talva cuisinier marin demeurant à Nantes, suivant procès verbal d’adjudication dressé le 10 juin 1844 par monsieur Crucy notaire à Nantes commis judiciairement c’est effet moyennant un prix payé, ainsi qu’il est ci-après relaté, les vendeurs de mademoiselle Lechartier avaient recueilli ledit immeuble dans les successions de Jean Bugel et Anne Talva, enfin les époux Bugel avaient fait construire cette maison, au garantie de puis par mademoiselle Lechartier, sur un terrain par eux acquis en diverses parcelles, sur actes authentiques. Une expédition de procès verbal d’adjudication sus énoncée, a été transcrite au bureau des hypothèques à Nantes le 9 juillet 1844, volume 281, n°79, et inscription d’office a été faite le même jour volume 170 n°407, contre ladite demoiselle Lechartier, celle-ci s’est libérée de son prix et adjudication de la manière suivante, en payant aux vendeurs 1 100 F le jour même de l’adjudication ainsi qu’il est constaté par le susdit procès verbal, et l’outre plus après l’accomplissement des formalités de transcription et de purge légale, ainsi qu’il est constaté dans un acte contenant quittance et main levée de l’inscription d’office susrelatée passé devant ledit maître Crucy et un de ses collègues le 24 février 1845, et par suite duquel cette inscription a été radiée sans réserve le 3 mai suivant. Entrée en jouissance : les acquéreurs entreront en jouissance de la propriété rétroactivement à partir du 24 décembre dernier. Charges, conditions : la présente vente est faite aux charges clauses et conditions suivantes que les acquéreurs s’obligent solidairement entre eux de fidèlement exécuter : primo, ils prendront ladite propriété dans son état actuel sans pouvoir prétendre aucune indemnité pour cause de réparations ou dégradations, et ils supporteront les servitudes passives sauf à profiter d’icelles actives, s’il en existe, le tout à leurs risques et périls – tertio, ils paieront les contributions à compter du 1er janvier dernier – quarto, ils entretiendront les baux verbaux qui pourront exister de manière à ce que les vendeurs ne soient pas inquiétés ni recherchés – quinto, ils entretiendront les polices des assurances et paieront les primes à partir du 1er janvier dernier –  cinto, ils acquitteront les frais, droits et honoraires auxqueles les présentes donneront ouverture. Prix : et en outre la présente vente est faite moyennant la somme de 8 000 F, que les acquéreurs s’obligent solidairement entre eux de payer de la manière suivante, 3 000 F le 24 décembre prochain, pareille somme de 3 000 F le 24 décembre 1864, et les 2 000 F restant le 24 décembre 1865, jusqu’à parfait remboursement paieront les intérêts 5% par an à partir du 24 décembre dernier, payables annuellement. Les paiements tant du principal que des intérêts auront lieu à Nantes, quittes de frais en l’étude de maître Martineau notaire soussigné, et ne seront valablement fait qu’en espèces métalliques d’or ou d’argent ayant cours actuel, sans billets, papier monnaie ou autre valeurs fictives, monsieur et madame Mounier renonçant à se prévaloir du bénéfice de tous décrets ou lois pouvant en autoriser l’émission ou la circulation, monsieur et madame Mounier pourront anticiper les époques de remboursement ci-dessus en prévenant un mois à l’avance, les paiements particuliers ne pourront être inférieurs au tiers de la somme due. Transcription : les acquéreurs feront transcrire une expédition des présentes au bureau des hypothèques de Nantes et rempliront si bon leur semble les formalités nécessaires pour purger leur acquisition des hypothèques légales qui peuvent le grever, et si pendant l’accomplissement de ces formalités il y a des inscriptions du chef des vendeurs ou de leurs auteurs, ledits vendeurs seront tenus d’en porter main levée ou certificat de radiation dans le mois de la dénonciation qui leur en sera faite au domicile ci-après élu ; Etat civil :  Déclarent monsieur Pottin et les vendeurs que monsieur et madame Lecrac sont mariés sous le régime de la communauté légale à défaut de contrat qui ait précédé leur mariage à la mairie de la Garnache (Vendée) le 29 novembre 1848, que monsieur et madame Lefèvre sont mariés sous le régime e la communauté légale à défaut de contrat de mariage, que monsieur Pottin et madamoiselle Lefèvre sont célibataires, qu’aucun desdits vendeurs n’a été tuteur de mineurs interdits, que l’immeuble présentement vendu est libre de toutes hypothèques légales … »

[1] AD44-2Q9023

Analyse des recensements

Le recensement ne donnait que 4 ménages, dont le couple âgé des propriétaires, Jacques Mounier et son épouse Victorine Fortin. Ceux-ci occupaient manifestement plusieurs pièces puisque l’acte de vente ci-dessus dénombre pas moins de 8 pièces. Or, Jacques Mounier décède le 7 mai 1905 et sa veuve se retire dans une autre maison de la rue St Jacques. Donc, toutes les pièces sont louées, et en 1926 le recensement dénombre pas moins de 12 familles au n°174, et  il faut supposer qu’il y avait alors 12 pièces  ! En 1946, il y encore 10 familles, dont plusieurs étaient déjà présentes en 1926.

Y vivent en 1901 (recensement, par ménage, soit 4 ménages) :

Jules Bernard, 27 ans, chef, peintre
Berthe Martin, 21 ans, sa femme

Marc Vrignaud, 56 ans, chef, épicier

Jacques Mounier, 78 ans, chef
Victorine Mounier, 78 ans sa femme

Eugène Rojouan, 32 ans, chef, mécanicien
Beccavin Constance, 31 ans, sa femme
Madeleine Rojouan 6 ans leur fille
Martin Rojouan 5 ans leur fils
Yvonne Rojouan 3 ans leur fille

Y vivent en 1926 et 1946 (recensement, par ménage, archives municipales) :

1926 Cocard Emile °Hirillac 1894 chef, débitant, patron
Sebileau Eugénie °Hirillac 1894 épouse
Cocard Simone °Nantes 1924 fille
Gicquel Cécile °Pérel 1905 domestique
1926 Texier Julien °St Jean 1889 chef, manœuvre
Roux Bernadete °Béganne 1891 épouse
Texier Juliette °Béganne 1918 fille
Texier Simone °Nantes 1922 fille
Texier Paulette °St Sébastien 1924 fille
1926 Armange Marcel °Verier en Charnie 1897 chef, livreur
Herrouin Hélène °Derval 1898 épouse
Armange Marcelle °Carquefou 1920 fille
Armange Marie °Carquefou 1921 fille
1926 Macé Louis °St Ganton 1871 chef, ajusteur
Morvan Anne °Ederme 1874 épouse
1926 Charpentier Jean °Loroux-Bottereau 1865 chef, savonnier
Guérin Léontine °Vallet 1863 épouse
Charpentier Léontine °Chapelle Heulin 1894 fille, ouvrière
Charpentier Jeanne °Aigrefeuille 1904 fille, couturière
1926 Bouyer Georges °Nantes 1899 chef, charpentier
Briand Elisa °Dol de Bretagne 1903 épouse
Bouyer Georgette °Nantes 1624 fille
1926 Perrot François °Nantes 1899 chef, manœuvre
Séguin Jeanne °Nantes 1897 épouse
Perrot François °Nantes 1919 fils
Perrot Marcel °Nantes 1922 fils
Perrot René °Nantes 1924 fils
Perrot Yvonne °Nantes 1925
1926 Peignon Louis °Nantes 1879 chef, manœuvre
Subineau Marie °Nantes 1879 épouse
1926 Barron Edouard °Nantes 1896 chef, ajusteur
Faugeras Yvonne °Rezé 1898 épouse
1926 Rousseau Charles °Bouguenais 1901 chef, charpentier
Connan Marie °Kerpirt 1897 épouse
1926 Sorin Gabriel °Nantes 1888 chef, manœuvre
Barreau Antoinette °Fabris 1887 épouse
Sorin Gabriel °Nantes 1921 fils
Chauvin Berthe °Nantes 1893 domestique
1926 Leborgne Pierre °Fremeac 1887 chef, chauffeur
Joly Marie °Vertou 1891 épouse
Tendron Gabriel °Nantes 1924 fils
1946 Sorin Valentine °1881 chef
Sorin Gabriel °1920 enfant
1946 Rousseau Charles °1901 chef, plombier
Rousseau Célestine °1897 épouse
Rousseau Charles °1932 enfant
Rousseau Michel °1935 enfant
1946 Guimard Lucien °1900 chef, charpentier
Guimard Marguerite °1898 manutentionnaire
1946 Perrot François °1892 chef, manœuvre
Perrot Jeanne °1889 épouse
Perrot Yvonne °1922 enfant, employée de bureau
1946 Armange Marcel °1897 chef, commis épicier
Armange Hélène °1893 épouse
Armange Marcelle °1920 enfant, couturière
Armange Marie °1921 enfant, couturière
1946 Mercier Léontine °1894 chef, employée de quincaillerie
Charpentier Jeanne °1904 sœur, chemisière
1946 Peignon Louis °1879 chef, manœuvre
1946 Chemier Jeanne °1897 chef, manutentionnaire
1946 Morandeau Pierre °1912 chef, chauffeur
Morandeau Renée °1917 épouse, mécanicienne
1946 Leborgne Pierre °1887 chef, mécanicien
Leborgne Marie °1891 épouse, employée