Claude Haton, prêtre auteur de Mémoires, vivait rue de Troyes à Provins en 1585

Introduction

Les actes notariés donnent une foule de détails, non seulement sur les proches parents, mais aussi sur les lieux car autrefois on bornait chaque parcelle par le nom de tous les voisins. C’est ainsi que je trouve que Claude Haton, célèbre pour ses Mémoires, demeurait rue de Troyes à Provins en 1585.

Claude Haton

Son patronyme me passionne car je descends des Haton d’Anjou, sans lien apparent avec ceux de Seine-et-Marne, dont voici ce que j’ai déjà publié :
Claude Haton, auteur des Mémoires de la Champagne 1553-1582, conseille sa nièce devenue veuve, Le Mériot 1597
Pierre Haton et Lupien Chevrier cèdent leur droit de succession à celui qui a en charge les enfants mineurs du défunt, Melz sur Seine (77) 1597

rue de Troyes à Provins

La rue de Troyes existait encore en 1823 : « Dans la rue de Troyes, ainsi nommée parce qu’elle était autrefois la route pour la ville de Troyes, il y a un ancien bâtiment sous lequel est une double voûte, dont une très déformée par vétusté ; au-dessus étaient des magasins voûtés. On en a depuis longtemps détruit les cintres encore apparents, pour en faire une habitation. Denièrement on a percé dans le mur de devant des fenêtres, et abattu les anciennes ouvertures. Cet endroit, qui n’avait pas toujours servi de magatin, s’appelle Château-Fort. Actuellement c’est une maison : elle a des titres qui datent de plus de cinq cents ans. Voyez, dans les notres, Château-Fort. Dans la même rue était le petit hôtel-Dieu, le marché aux orges et une halle aux draps. » (OPOIX Christophe, Histoire et description de Provins ; Provins 1823)

La voici dénommée route de Troyes à la même époque : en bas à droite – Elle était au S.E. de la ville. Il y avait aussi une porte, disparue, mais que Claude Haton a connue :

le petit hôtel-Dieu de Provins

Dans certaines grandes villes on retrouve non seulement un Hôtel-Dieu mais aussi un petit hôtel-Dieu. Le petit devait être très ancien à Provins, probablement même avant la construction de l’Hôtel-Dieu, et il a disparu en 1740.

  • « Des femmes, logées au petit hôtel-Dieu de la rue de Troyes, sont maltraitées et violées par Nicolas Yver, maître du guet, et ses gens. » (Mémoires de Claude Haton : contenant le récit des événements accomplis de 1553 à 1582, principalement dans la Champagne)
  • Notice sur le petit Hôtel-Dieu de Provins… En 1740, le petit Hôtel-Dieu disparaissait après que les masures et dépendances qui en restaient encore eurent été données à cens et rentes à un particulier (Bulletin de la Société d’archéologie, sciences, lettres et arts du département de Seine-et-Marne 1865-1925)

le bornage avec Claude Haton, 1585

AD77-1057E414 Delanoe notaire à Provins
1585.01.11 vue 225 – Michelle Jossot veuve de feu Gilles Ogeneau demeurant à Provins donne en pur vrai et loyal don entre vifs à Jacqueline Veloudart fille de Denis Veloudart sa niepce la moitié par indivis de tout tel droit qui lui appartient en une maison couverte de thuille court et jardin derrière appentils les lieux comme ils se comportent assis à Provins rue de Troyes tenant d’une part au petit hostel Dieu et à Me Claude Hatton prêtre d’un bout sur le pavé avec les passages et aisances de ladite maison

Les femmes de Provins géraient pour leur mari lorsqu’il s’absentait pour affaires ou guerre, 1585

Introduction

Je vous ai déjà parlé de l’éducation exceptionnelle des femmes à Provins. Elles secondaient aussi leur époux en affaires, car si Provins est connu pour avoir été une place importante dans le commerce, les marchands étaient aussi souvent en déplacement pour affaires, et leurs épouses traitaient alors devant notaires des actes importants. Pour mémoire, je vous rappelle que les femmes n’avaient aucun droit de traiter devant les notaires et que cette délaguation était exceptionnelle, ainsi j’ai vu à Angers les épouses de conseillers au parlement de Bretagne etc.. mais ceci est fort rare.

les Philippe à Provins

J’ai étudié les ancêtres de Jules Verne et il se trouve descendre d’une famille PHILIPPE de Provins.
Claude PHILIPPE †/octobre 1632 (selon le baptême du 31 octobre 1632 de Claude Prevost) sergent au baillage de Provins x ca 1605 Denise DESOUBZMARMONT
1-Claude PHILIPPE parrain à Provins St Quiriace le samedi lendemain de St Paul 1613 de Gabriel Philippe fils de Daniel Philippe et Anne Lelorgne – Parrain Provins St Quiriace le 31 octobre 1632 de Claude Prevost fils de Jean et Anne Philippe et dit « Me Claude Philppe fils de feu Claude »
2-Pierre PHILIPPE °Provins St Quiriace
3-Perrette aliàs Petronille PHILIPPE °Provins St Quiriace janvier 1607 « en latin, Petronilla Claudii Philippe et Denisia Marmont patrinus Carolus Georget matrina Petronilla de Romilly (s) – vue 14 5Mi6277 »
4-Anne PHILIPPE °Provins St Quiriace 27 juillet 1609 « baptisé Anne fille de Claude Philippe marchand demeurant au chastel de Provins et Denise Desoubzmarmont parrain honneste personne … praticien demeurant audit lieu et marraine Jehanne Chanterie femme de Jehan Desoubzmarmont huissier audiencier au bailly du Palais à Paris et Marye Triollet (ns) fille de noble homme Jehan Triollet
5-Marguerite PHILIPPE °Provins St Quiriace 15 janvier 1612 « baptisé Marguerite fille d’honneste personne Claude Philippe sergent royal à Provins et Denise Marmont parrain François Briantes (s) fils d’honorable homme Me Jehan Briantes Me chirurgien à Provins marraines honneste femme Marguerite Petit (s) femme d’honorable homme Me Edmé Fleury notaire royal à Provins, et Anne Marchand fille d’honorable homme Me André Marchant bourgeois à Provins » x (contrat de mariage 14 novembre 1636 AD77-260E8 père vivant huissier élection de Provins) Nicolas MICHAL
6-Pierre PHILIPPE °Provins St Quiriace 1er août 1614 « baptisé Pierre fils d’honorable homme Claude Philippe sergent au baillage de Provins et Denise Doubzmarmont parrain honneste personne Pierre Legrand marchand demeurant au chastel de Provins, et Claude Philippe fils de feu Pasquier demeurant audit chastel, marraine Loyse Desoubzmarmont fille d’honneste personne Nicolas Desoubzmarmont marchand demeurant audit Provins »
7-Marie PHILIPPE °Provins St Quiriace 17 janvier 1617 « baptisé Marie fille d’honorable homme Claude Philippes sergent à Provins de de Denise Soubzmarmont parrain Abraham Briantes (s) fils d’honneste personne Me Jehan Briantes chirurgien audit Provins marraines Marie Colombeau fille d’honneste personne Pierre Colombeau marchand audit Provins et Anne Benard (s) fille d’honneste personne Jacques Benard aussi marchant audit Provins »
Cette famille n’est pas étudiée sur les bases de données, et elle est manifestement rare donc ceux qui sont du même milieu bourgeois de Provins sont très probablement liés. Ainsi, je vous mets ce jour Catherine Philippe, bourgeoise de Provins, qui constitue une rente pour la somme principale de 132 écus, somme importante en 1585.

le patronyme Philippe en abrégé

Eh oui ! les patronymes subissaient aussi les abréviations paléographiques, aussi je vous ai entouré de rouge le patronyme Philippe abrégé par le notaire car c’est ainsi qu’il est le plus souvent écrit, mais rassurez-vous la signature de Catherine Philippe n’est pas en abrégée !

constition de rente par Catherine Philippe

AD77-1057E414 Delanoe notaire à Provins

1585.01.02 vue 220 – Comparut personnellement Jacques Girard laboureur demeurant à Marival paroisse de Villegruys lequel de son bon gré sans force recogneu avoir vendu ceddé quicté transporté constitué assis assigné et par ces présentes vend constitué assiet et assigne promis et promet garentir fournir faire valloir par chacun an à ses propres sousts et despens à honorable homme Jehan Robinot marchant et bourgeois de Provins absent stipulé et accepté par honneste femme Katherine Philippe à ce présente achepteresse pour eulx leurs hoirs etc c’est à savoir sa femme la somme de 11 escuz d’or sol de rente annuelle … ceste constitution ainsi faicte moyennant le prix et somme de six vingts douze (132) escuz d’or sol argent fournis audit vendeur constituant a eu et receu dudit Robynot par les mains de ladite Philippe sa femme et à luy délivrés comptés et nombrés présent le notaire et tesmoins

 

Aliénation de 50 000 écus sur le clergé décrétée par le roi, 1576

Introduction

Actuellement l’état cherche de l’argent et il semble que les riches soient une cible potentielle. En 1576, le roi savait où trouver de l’argent et il prélève 50 000 écus sur les biens de l’église catholique, certes alors riche, ce qui n’est plus le cas de nos jours. Les biens de l’église étaient alors constitués de dons fonciers par testament, tant autrefois on léguait à l’église.

Vente de 2 terres par le prieur de St Barthelemy près Provins

devant  Delanoe notaire AD77-1057E414

1584.10.27 vue 164 – vénérable et discrete personne Me Simon Degentry prêtre prieur du prieuré monsieur st Berthelemy du Buisson près Provins au diocèse de Sens d’une part, et Jehan Boucher marchant laboureur demeurant à Brollot paroisse de St Martin de Champs d’autre part, disant lesdites parties mesmes ledit prieur que par le mandement et lettres patentes du roy notre sire et mandement de nosseigneurs les cardinaulx délégués et députés par notre st Père le Pape pour le fait de l’aliénation de 50 000 escuz de rente accordés audit seigneur roy par le clergé de France en l’an 1576 sondit prieuré auroyt esté cottisé à la somme de 2 escus de rente racheptable au denier 24 pour sa part et portion des deniers dudit regent et non valloyres modérations et exemptions des 1 450 escuz de rente à quoy le diocèse de Sens auroyt esté cotté et taxé selon et ainsi que porté est par la signiffication et injonction faite audit prieur de fournir ladite somme et rachapt au prix susdit, par Jehan Dublot sergent royal à Sens lequel mesmes par icelle auroyt enjoinct audit prieur mettre ou faire mettre et exposer en vente de jour en jour à aultre du moings dommageable bien et alueu dudit prieur pour satisfaire et jusques à la concurrance et rachapt de sadite dette comme porté est par les mémoires et instructions qui furent faits pour lesdites aliénations des ladite année 1576 suyvant (f°2) lesquels mesmoires instructions signiffications et lettres ledit prieur auroyt pour satisfaire au mandement du roy et desdits sieurs les desputés, fait scavoyr mettre et exposer en vente 2 pièces de terre contenant 2 arpents estans de présent en savart fachon ? et qui soulloit par cy devant estre en vignes assises au finage de Cortans paroisse de St Loup de No estans distans de plus de 3 lieues dudit prieuré, la première contenant 6 quartiers ou environ (blanc), l’autre contenant demy arpent … pour lesdits deniers de ladite vente estre employés au rachapt de sadite debte, et comme estans de notre rapport

 

Jean Saulsoy docteur en médecine à Provins créé une rente à son profit, 1584

Introduction

Jean Saulsoy était le plus souvent dénommé docteur en médecine de la faculté pour se distinguer des chirurgiens qui règnaient encore comme médecins n’étant que des barbiers-chirurgiens n’ayant pas appris leur métier à la faculté de médecine. Il avait épousé Louise Fauchon dont je n’ai pas encore le lien précis avec mes Fauchon, ce que je tente encore de chercher. Or, je trouve un acte notarié qui donne Louis Fauchon beau-frère de Jehan Saulsoy, et c’est un lien précis qui me permettra d’avancer un peu.

mes Fauchon

Ma méthode de recherches rejette totalement geneatique et geneanet, et n’est basée que sur des sources fiables déchiffrées moi-même. Rares sont les chercheurs utilisant les notaires en généalogie, et surtout pour le 16ème siècle, car rares sont les paléographes avertis, et surtout ne songez pas à l’IA ce que prétend généatique ce que je tiens à denoncer ici, ainsi Paris pour Provins etc… donc des erreurs monstrueuses !!!
Mon étude FAUCHON contient donc déjà 75 pages et ceux qui les résumeront avec l’IA sont des amateurs de n’importe quoi, mais pas de recherche de la vérité.

Mes familles 

Toutes les fiches des familles que j’ai étudiées sont en ordre alpha sur mon site

Louis FAUCHON beau-frère de Jean SAULSOY

Grâce à l’acte notarié qui suit, je sais que Louis FAUCHON époux d’Anne LECOURT est le frère de Louise FAUCHON épouse de Jean SAULSOY docteur en médecine. Comme certains ont vu Paris au lieu de Provins, je vous est entouré d’un rond rouge Provins qui est écrit 4 fois, de manière différente, mais les trois dernières fois il est bien écrit audit Provins, preuve que le premier terme est bien Provins. Et je rappelle qu’en paléographie il existe l’abréviation pour PRO ici utilisée

AD77-1057E414 Delanoe notaire à Provins

1584.11.06 – vue 181 – compareut personnellement Jehan Guerin sergent à cheval au baillage de Provins demeurant audit Provins et Jehanne Thomassin sa femme de luy auctorisée, lesquels de leurs bons grés recogneurent avoir vendu constitué assis assigné et par ces présentes constituent promis et promettent l’un pour l’autre et l’un seul et pour le tout sans division ne discussion auxdits droits mesmes ladite Thomassin aux droicts de veleyan et à l’authenticque et si qua mulier et tous autres faits et introduits pour et en faveur des femmes … à  honorable homme Me Jehan Saulsoy docteur en la faculté de médecine absent stipulé et accepté par Me Loys Faulchon son beau frère demeurant audit Provins ad ce présent, c’est à savoir la somme de 25 livres tz revenant selon l’édit à 8 escuz ung tiers de rente annuelle et perpétuelle à icelle doresnavant avoir prendre gager recepvoir et percepvoir ahacun an le novembre dont le premier terme de paiement sera et commancera le jour de demain en ung an et ainsi en continuer assis sur une maison couverte de thuilles assise audit Provins ou demourent de présent lesdits constituants en la rue de la Cordonnerye tenant d’une part à Jehan Dupas d’autre aux enffans feu Me Anthoine Macé d’un bout sur la pavé de ladite rue de la Cordonnerie d’autre sur la Vielle Rue … (f°2) … ceste constitution faite moyennant le prix et somme de 100 escuz d’or sol argent franc

Paléographie : Provins est souvent relevé Paris par erreur dans certains relevés

Introduction

En paléographie il existe des abréviations, dont celle pour PRO. Par ailleurs, au 16ème siècle la lettre P était encore souvent écrite presque comme un X. Et pire, à Provins, il y avait beaucoup de prêtres, et ils se succédaient sur une même page de baptêmes, et chacun avait sa méthode d’écriture, donc impossible comme en Anjou, de lire toute la page pour identifier une écriture. C’est dire que PROVINS était écrit au 16ème siècle de toutes les façons imaginables.

exemple d’écritures de Provins en 1584

Voici un acte du notaire à Provins Jacques Delanoe en 1584. Il a des clercs et ses actes sont donc écrits par l’un ou l’autre mais c’est lui qui signe. L’extrait qui suit concerne des Guérins de Provins, et Provins y est déjà cité donc lorsqu’il réécrit Provins il précise « audit Provins ». Et vous constatez qu’il écrit « audit Provins » de 2 façons différentes, mais chaque fois on lit bien Provins.

Guerins frères demeurant audit Provins et Anthoine Gaulthier marchand demeurant audit Provins pour son droit d’usuffruit

Les relevés donnent souvent Paris au lieu de Provins

Et même trop souvent, car sans doute emportés par l’élan d’un IA dégénérée ils donnent très souvent Paris même quand Provins est lisiblement écrit. J’ai un nombre élevé de baptêmes comportant cette erreur alors que Provins est bien lisible. Je crois qu’il faut conclure qu’une IA dégénérée sévit sur Provins.

Voici un exemple de relevé incompréhensible car il donne 2 fois Paris alors que Provins est bien lisible comme le montre l’acte original en ligne sur le site des Archives Départementales de Seine et Marne. J’ai vu de très nombreux actes ainsi relevés.

Le mardy 29 may 1590 a esté baptisé Estienne fils d’Ayoul Ythier et de Marie Guion sa femme les parrains honnorables personnes Estienne Barrier lieutenant criminel de robe courte à Provins lequel a donné le nom et Me Mathurin Pichard advocat du roy en l’eslection dudit Provins, la marraine dame Marie Ythier veufve de Me Colas Domenchin en son vivant eslu audit Provins

 

 

 

à Provins il y avait des FAUCHON, CAUCHON et TRUCHON à ne pas confondre

Introduction

Les patronymes FAUCHON, CAUCHON et TRUCHON existent dans une même période à Provins. J’étudie toujours mes FAUCHON et depuis 3 semaines, j’ai encore entrepris de relever tous les actes où ils/elles parrainnent car le Cercle Genéalogique de la Brie a en ligne 2 des 4 paroisses. Je veux ainsi avoir tout tenté.

Ayoul Truchon parrain

J’affirme que l’acte ci-dessous concerne Ayoul Truchon et non Fauchon, d’ailleurs quand on prend son temps, on observe bien le T du prénom Thibault qui suit et qui est fait exactement comme le T de Truchon.

« Provins Ste Croix samedi 20 novembre 1546 Ayoul filz de Guillaume  Benard et de Clere Dupont levé par Ayoul Truchon et Loys Benard et Regnaulde Benard veufve de feu Thibault Crespin »