Les enfants d’Ayoul Camuset, vigneron à Rouilly (77) déclarent leur bien, 1598

Introduction

Les ventes à rente annuelle perpétuelle entraînaient des déclarations de possession lors des décès, car les héritiers devaient reconnaître qu’ils avaient à payer et continuer la rente, et ceci se passait devant notaire. Je rencontre beaucoup d’actes de ce type, et bien entendu le notaire donne l’origine du bien, donc les filiations. Je suis très surprise depuis des mois que je travaille sur la Brie de trouver si peu de généalogies remontant au 16ème siècle et je vais publier tous les relevés que je suis en train de faire… En attendant, voici à titre d’exemple les enfants Camuset.

les enfants d’Ayoul Camuset, Rouilly 1598

AD77-1057E424 Jacques Delanoe notaire à Provins – 1598.05.28 vue 166 – Jehan Camuset Claude Camuset laisné vignerons demeurant à Flegny Ayoul Camuset vigneron à St Bris et Denis Berthelemy vigneron à Flegny au nom et comme tuteur et curateur des enfants mineurs d’ans de lui et deffunte Noelle Camuset jadis sa femme et Nicolle Camuset veuve de Pierre Meusnier confessent estre héritiers de deffunt Ayoul Camuset dit Desmelins vivant vivant vigneron demeurant à la Brethonnière paroisse de Rouilly leur père détempteurs propriétaires et possesseurs de demy quartier de terre faisant moitié d’un quartier assis au finage de Rouilly …

François Poulain, laboureur à Montigny le Guesdier, emprunte 80 livres à rente perpétuelle, 1559

Introduction

La somme de 80 livres est élevée pour un laboureur, mais on voit qu’il possède assez de terres pour les hypothéquer. Si on ne voit pas sa signature, cela ne signifie rien, car le notaire Defontaines en 1559 ne fait signer personne, et pour mémoire, les signatures n’étaient pas encore obligatoires.
Si j’ai retranscrit toutes ces terres hypothéquées, c’est que je connais quelqu’un qui s’intéresse à Montigny le Guesdier, commune proche de Bray sur Seine, qui relevait autrefois de la Brye. Comme les terres étaient autrefois dénommées par leur bornage, il est intéressant de pouvoir y rencontrer plusieurs habitants de Montigny le Guesdier en 1559, et ce sont sans doute des noms qui y étaient encore au 17ème siècle.

liste des terres hypothéquées à Montigny

Les laboureurs de la Brie possédaient des terres comme je vous l’ai déjà démontré ces jours-ci sur mon blog. Si vous voulez calculer en ha, reportez vous à mon calcul précédent.

 

 

AD77-260E290 Pierre de Fontaines notaire royal à Provins – 1559.10.23 vue 10 – fut présent en sa pesonne François Poullain laboureur demeurant à Montigny le Guesdier lez Bray sur Seyne lequel de son bon gré sans force regognut et confessa avoir vendu constitué assis et assigné et promis garantir paier fournir par chacun an le jour de feste de Thoussaints à tousjours à honorable homme Jehan Marchand bourgeois (f°2) de Provins ad ce présent achapteur et acquereur la somme de 6 livres 10 sols tournois de rente annuelle et perpétuelle dont le premier terme de payement sera et commencera le jour de Thoussaints prochainement venant en ung an, en et sur la moityé d’une maison – Item sur 3 quartiers de vigne au finage dudit Montigny au lieudit Brisolles tenant d’une part à Serenne Mathe d’aultre Saingy Leroy d’un bout sur ladite damoiselle de Rieulx et d’altre sur plusieurs – Item sur 3 quartiers tant terre que vigne sis à la Mallardière dudit Montigny tenant d’une part à Edmé Jouy et d’autre à Edmé Milonche d’un bout au chemin de Bray et d’autre à plusieurs tournailles – Item sur demy arpent de terre sis au lieudit aux Carpes ? tenant d’une part à Claude Jounneau d’autre à Jehan Miloche d’ung bout sur les terres du Chasteau Thierry et d’autre à Me Ambroise Houllier – Item sur demy arpent de terre sis en Bellaine tenant d’une part à Pasquier Baudin d’aultre à (blanc) Jouy d’un bout sur Lupin Charpentier et d’aultre sur plusieurs tournailles – Item sur le mesme lieu demy arpent de terre tenant d’une part à Jehan Channurain d’aultre à Denis Milloche d’un bout aux Gryons de Bray d’aultre à Nicolas De Janlane – Item sur demy arpent en ce mesme lieu tenant d’une part à Guillaume Hochebref d’aultre à Nicolas Rousseau d’un bout sur le chemin de Villiers et d’aultre sur les hoirs Jehan Marchant – Item sur demy arpent demy quartier de terre à faire chenevière situés dans le clos de Montigny tenant d’une part à Gilles Comperat d’aultre à Estienne Mathe d’un bout sur le grand chemin de Troyes et d’aultre sur les tournailles – Item sur quartier et demy de vigne sis au finage dudit Montigny au lieudit Cornilly tenant d’une part à Edmé Hunot d’aultre à Jacques Moreau d’un bout sur les hoirs Mathias Poullain et d’aultre sur plusieurs tournailles – Item sur ung quartier de terre en ce mesme lieu tenant d’une part à Jehan Hunot d’aultre à Jehan Charpentier d’un bout sur le chemin des misniers et d’aultre à Gillette Comperat – Item sur 3 quartiers sis au finage dudit Montigny tenant d’une part aux hoirs Jehan Marchant d’aultre à Edmé Milloche d’un bout sur la ruelle commune et d’aultre sur les vignes – Item sur 3 quartiers au lieu dit la Haye le Bute tenant d’une part à Denis Jouy d’aultre à Denis Milloche d’un bout sur les hoirs Charpentier et d’aultre sur les hoirs Quentin Poullain – Item sur demy arpent de terre au lieu dit le Haut de Crosle tenant d’une part à Jacques Glambe d’aultre à mademoiselle de la Marcellerye d’un bout sur les tournailles et généralement sans ca que la généralité déroge à la spécialité ne la spécialité à la généralité ; cette vendition set constitution faite (f°3) moyennant la somme de 80 livres tournois argent francaudit vendeur qui présentement luy ont esté payés en douzains

 

Elisabeth Lecourt, veuve de Sydrac Fauchon, encaisse une obligation, Provins 1598

Introduction

Autrefois, les femmes ne créaient ni encaissaient de prêts et/ou obligations chez le notaire, car seul leur mari avait le droit de le faire pour elles, mais les femmes célibataires et les veuves avaient ce droit. C’est toujours un plaisir pour moi qui suis une femme de voir une femme encaisser chez le notaire en 1598.
Et mieux encore quand cette femme est mon ancêtre. Je descends des familles FAUCHON, LECOURT,  CHARPENTIER, LANGLOIS 1540-1668, puis plus rien en Seine-et-Marne. Je n’avais pas encore la signature ni même les dates de décès de ces ascendants, et c’est grâce à une minute notariale que j’ai le bonheur de trouver la signature de mon ancêtre Elisabeth Lecourt.
Vous allez pouvoir voir le prénom de son défunt mari, prénom dont je vous ai déjà parlé, mais ici orthographié avec un H à la fin, SYDRACH, donc le notaire Jacques Delanoe connaissait bien ce prénom car c’est certainement la meilleure orthographe.
Je n’avais aucune idée de la date de décès de Sydrac, mais maintenant je sais qu’il était décédé avant 1597 date à laquelle sa femme fait seule ce prêt. Et c’est pour moi toujours un grand bonheur de pouvoir préciser ce point, même s’il reste encore assez vague. Au moins on sait qu’elle lui a survécut.

LECOURT et LE COURT

Les noms écrits par le notaire tout comme par le prêtre étaient uniquement connus oralement, et ils écrivaient donc sans aucune règle que la leur… Ainsi, à travers toute la France, bon nombre de noms commençaient par LE et à leur gré, notaires et prêtres, mettaient ou ne mettaient pas d’espace.
Hélas, de nos jours, bon nombre de prétendus généalogistes n’ont pas encore compris qu’ils doivent comprendre et écrire une unique orthographe, sans l’espace. Ainsi, en Brie, ceux qui ont fait les relevés ont mis les deux orthographes, rendant impossible au système informatique de faire une unique famille…
Et vous allez voir, dans la minute notariale de 1598 qui suit que 2 membres de la même famille LECOURT signent l’un sans espace, l’autre avec espace, mais ils sont bel et bien parents !!!

 

Elisabeth Lecourt encaisse 100 écus d’or

C’est une somme importante, car à cette époque les maisons valaient entre 100 à 200 livres, donc je l’estimerais les 100 écus de nos jours à 900 000 euros. Il faut aussi se souvenir de ce que je tente depuis quelques mois de vous retransmettre, à savoir l’argent liquide circule peu, et une grande majorité des prêts, obligations et même ventes sont effectués en nature, le plus souvent en septiers de blé froment. Les historiens disent que l’argent liquide était plus le fait de la bourgeoisie… effectivement Elisabeth Lecourt est veuve d’un apothicaire, et issue elle-même d’une famille de tanneurs, et les tanneurs n’étaient pas pauvres.

AD77-1057E424 Jacques Delanoe notaire royal à Provins – Ledit jour 21 octobre 1598 fut présente honneste femme Elizabeth Lecourt (s) veuve de feu Sidrach Faulchon vivant apothicaire demeurant à Provins laquelle recognut avoir eu et receu de Pierre Ythier marchand tanneur demeurant audit Provins présent et acceptant la somme de 100 escuz d’or sol pour le remboursement rachapt extinction et admortissement de 8 escuz ung tiers de rente qui font moitié de 16 escuz 2 tiers que ledit Ythier et Léonie Garnier sa femme … ont vendue et constituée au nom et proffit de ladite Lecourt par contrat passé par devant ledit juré le 21 avril 1597 de laquelle somme de 100 escuz … présent Mathurin Lecourt (s)

 

Claude Boucher, étudiant à Paris, vend une année de rente de blé pour payer ses études, Provins 1562

Introduction

Nantes et Angers, où j’ai vécu, sont des villes universitaires, mais à Provins rien de tel et il faut aller à Paris faire ses études, donc les frais sont bien plus élevés. Dans les fonds des notaires, on rencontre donc aussi des actes témoins de ces dépenses à Paris. Ainsi Claude Boucher a une rente en nature qui lui est due, car à cette époque, l’immense majorité des ventes foncières et des baux sont payés en nature. Mais à Paris, il faut de l’argent liquide pour payer, pas du blé ! Donc, ici, il est venu à Provins vendre une année de sa rente en nature à un marchand, qui manifestement a des greniers à blé, et vend du blé. Ainsi, Claude Boucher repartira à Paris avec 2 livres tournois en poche, mais sa rente l’an prochain sera encore due en nature à Provins, ec… sans que l’on sache si il aura alors fini ses études à Paris, mais je le suppose sinon il aurait vendu plus d’une année de sa rente…
L’acte qui suit est important car il m’a permis de comprendre comment faisaient les étudiants, et d’ailleurs bien d’autres personnes, lorsqu’ils possédaient une ou plusieurs rentes en nature, ce qui était le cas le plus fréquent à cette époque. Donc, j’ai compris qu’il existait des marchands de blé qui eux se faisaient payer en argent liquide…

Vente d’une année de rente en nature

Attention,l’acte qui suit est rarissime car il comporte des signatues des parties présentes. Les notaires faisaient peu signer var cela n’était pas dans leurs obligations à cette date, et on peut donc se réjouir beaucoup de rencontrer de telles signatures…

AD77-1056E476 Ponthus Baisela notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1562.08.30 vue 152 – maistre Claude Boucher escolier estudiant en l’université de Paris, de présent en la ville de Provins, usant et jouissant de ses droits franchises et libertés comme il a dit et déclaré lequel de son bon gré sans force recognait et confesse avoir baillé ceddé transporté et par ces présentes baillé cèdde délaisse, a promis et promet garder fournir et faire valoire advenir audit Provins à honorable homme Jehan Ruffier marchant audit Provins ad ce présent et acceptant la quantité de 2 septiers de bled froment faisant la tierce partie de cinq bon grain loyal marchant mesure dudit Provins rendu es greniers dudit Ruffier qui luy seront délivrés au jour st Martin prochainement venant par ung appellé Noel Lefebvre laboureur à Villiers St Georges par lettres obligataires passées par devant Philippe Gueray (écrit Guerin dans la table des notaires) notaire royal audit Provins le 30 avril 1560 et pour les causes y contenues dont est apparu et mises es mains dudit Ruffier sans prétendre toutefois aux deux thiers desdits cinq muids de bled, après lequel payement fait fera ledit Ruffier remettre entre les mains dudit Boucher ceddant ladite lettre en ceddant … ledit transport fait moyennant la somme de 2 livres tz que pour ce … fait etc renonçant etc obligeant etc présents Pierre Blanpignon et Jehan Fleury – signé Boucher Ruffier

140 livres pour la dixme due par 2 laboureurs à Saint-Quiriace de Provins, 1560

Introduction

La dixme était un impôt non négligeable, et voici un exemple de somme très élevée due par 2 laboureurs. Ces 140 livres représentent en effet à cette date la valeur d’une maison à Provins, mais cependants, l’acte ne précise pas si ce montant était pour plusieurs années dues… car il est sincèrement impensable que ce soit pour une année ! Alors je suppose que l’acte est incomplet sur ce point …

140 livres dues à l’église de Saint Quiriace

AD77-1056E475/2 Ponthus Baisela notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1560.01.23 n.s. (1559) vue 168 – furent présents en leurs personnes Fiacre Lois et Gillet Pinard laboureurs demourant en la paroisse des Ormes lesquels recognurent debvoir et promisrent payer l’un pour l’aultre sans division aux vénérables doyen chanoine et chapitre de l’église collégiale monsieur St Quiriace de Provins ce acceptant par messire Merle Rayer doyen d’icelle église Jehan Tricost et Pierre Duhame prêtres chanoines en ladite église ad ce présents la somme de 140 livres tournois pour l’apréciation ce jourd’huy amiablement faite entre lesdits débiteurs et de St Quiriace de la quantité de 6 muids 3 septiers bled seigle et mestail chacun par tiers qu’ils doibvent auxdits vénérables à cause des dixmes de Parey et des Ormes auxdits vénérables appartenant

 

Foy et hommage au roi devant l’entrée de la Grosse Tour, dite Tour de César, pour une petite prairie, Provins 1560

Introduction

Michel Lavireloys, bourgeois demeurant en la ville de Noyen-sur-Seine, vient d’acquérir 5 arpents de prairie soit environ 1,6 hectare (l’arpent varie beaucoup et je prends le Dictionnaire du Monde Rural, M. Lachiver, 1997). Il avait certainement besoin de cette prairie pour son cheval, autrefois le moyen de locomotion des bourgeois ne fonctionnant pas encore à l’essence encore moins à l’électricité ! Cette prairie est une portion de plus grande prairie relevant du roi à foi et hommage. Elle se situe dans le Provinois, donc il doit aller rendre la foi et hommage devant la Tour Cesar à Provins.
La photo ci-contre ne donne certainement pas l’entrée de 1560 et je l’ai mise uniquement pour que vous puissiez vous remettre en mémoire l’imposant donjon qui dominait toute la région de Provins. J’ignore où était l’entrée.

foi et hommage au seigneur

Mon blog vous donne plusieurs exemples de cette démarche obligatoire autrefois en cas de bien foncier sujet et foi et hommage. Notez cependant que tous les biens fonciers n’y étaient pas soumis, loin de là, mais quand je me souviens qu’il y a 2 ans tous les Français on dû refaire leur déclaration de bien foncier, je mesure la différence entre nos jours et le passé, car je ne me vois pas me mettre à genoux devant la porte du château ! Et le château n’était pas souvent proche autrefois, car les seigneurs qui possédaient souvent beaucoup de terres dispersées à travers la France ! Ainsi, à Provins, le roi ne reside pas !
Foy et hommage de Jeanne de Mathan veuve de Jean Du Plessis à l’abbaye de Saint Aubin d’Angers, 1522
Foy et hommage rendus par Jean d’Acigné, baron de Montjean, au roi, au château d’Angers, 1540
Pierre Boucault, mari de Thibaude de Blavou, tente de rendre foy et hommage au seigneur de Grez, 1552
Françoise Haton soeur et unique héritière de Pierre Haton, envoit son fils Guy d’Aulnières offrir foy et hommage au seigneur de la Bigeotière, Le Bourg d’Iré 1575
Foy et hommage rendu par Jean de Montalais à la seigneurie de la Fessardière en Cherré, 1525
Esther Guérif, veuve de la Vezouzière, donne procuration pour faire la foy et hommage à tous les seigneurs dont Soudon relève, et ils sont nombreux ! Cheffes 1591Pierre de Sapincourt seigneur de la Bertauche en Boidron rend foy et hommage au seigneur de Champcenest (77), 1504

foi et hommage devant la Tour de César, Provins 1560

Cet acte comporte pas moins de 4 pages et  je ne mets que le début, sachant que je n’ai pas identifié le nom de l’entrée de la grosse tour et j’ai souligné sur la vue ci-dessous en rouge le nom de l’entrée, si vous la connaissez, merci de me préciser.

AD77-1056E475 Ponthus Baisela notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1560.08.28 vue 29 – L’an 1560 le 28 août cy et en présence de moy notaire soubsigné et des tesmoings cy après nommés, honorable homme Michel Lavireloys bourgeoys demourant en la ville de Noyant sur Seyne s’est transporté devant … par lequel on entre en la grosse tour du chastel de Provins ou iceluy estant il a dit et déclaré qu’à luy compétoient et appartenoyent la quantité de 5 arpents de preye à prendre par indivis en une pièce contenant 14 arpents assise en la preye de la Vouzie ? au lieudict le Grand Pont tenant d’une part à Jehan Truchon et d’un bout la rivière au baillage dudit Provins par acquisition qu’il en avoit faite de Jehan Dubeilliers et Denis Delabrosse et que en ledit lieu il s’estoit transporté pour faire et prester les foye et hommaige service et payer les droits et debvoirs deubz à cause de la vendition et delivrance desdits 5 arpents de preye tenus en plein fief du roy nostre syre à cause de son chastel et grosse tour dudit Provins, demandant par ledit Levireloys par troys foys à haulte voix sy ledit seigneur roy monseigneur le duc de Guyse estoyent (f°2) présents ou aultres pour eulx ayant pouvoir de recepvoyr les foy hommages et serment de fidélité et leur payer et satisffayre de sesdits droits que tenu estoyt luy faire pour raison des venditions à luy faites desdits cinq arpens de preye et pour y satisffaire a offert et exibé mains … et a discourt 30 ecus sol et 20 anges offrant  entre les mains dudit recepveur ordinaire dudit Provins ou d’autre … Auquel lieu ne se sont aparues aulcunes personnes ayant pouvoir de faire telle reception que la susdite, au moyen de quoy ledit Levireloys a genoulx et nue teste a faict les foy hommage et serment de fidélité pour raison desdits cinq arpents de preye en l’abscence dudit seigneur