Enquête de moralité pour l’office de notaire royal de François Delahaye : Angers 1664

Il y a eu 2 notaires du nom DELAHAYE à Angers. Voici le premier chronoliquement, qui se prénomme François, mais je ne trouve à ce jour aucun lien filiatif quelconque entre eux.

voici les cotes de leurs fonds d’archives aux AD49 :
DELAHAYE Bertrand Angers 1663-1680 5E1 508-535
DELAHAYE François Angers 1637-1665 5E1 353-381

center>Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 1B071 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
« Tesmoings que le procureur du roy de ce siège entend faire ouyr sur la vie moeurs religion catholique apostolique et romaine capacité et conversations de Me François Delahaye possesseur de l’estat et office de notaire royal héréditaire et garde note en cette ville par lettre de sa majesté du 13 juillet dernier : Du lundi 24 novembre 1664, Me Laurent Gault lesné ancien advocat au siège demeurant en cette ville paroisse saint Maurille, âgé de 61 ans ou environ, premier tesmoing à nous produit et présenté par ledit procureur du roy, serment de luy pris et acquis dépose cognoistre ledit Delahaye pour estre de bonne vie moeurs conversation, de la religion catholique apostolique et romaine, qu’il y a environ 27 ans qu’il est notaire royal en cette ville laquelle charge il a exercé avecq honneur et probité au contentement de chacuns, sans qu’il ait fait aucun art contraire à sa réputation ni digne de répréhension, et que quand mesme il n’auroit exercé aucune charge il seroit capable de ladite charge et plus grande s’il en estoit pourveu et est ce qu’il a dit et déposé entière vérité, lecture à luy faire de sa déposition y a persisté, signe Gault – Me René Lemesle recepveur des décimes du diocèse d’Anjou demeurant en cette ville paroisse de Saint Maurille âgé de 43 ans ou environ, autre tesmoing présenté par ledit procureur du roy, serment de luy pris et acquis, dépose pour le moins cognoistre ledit Delahaye pour estre de bonne vie moeurs religion catholique apostolique et romaine, qu’il y a environ 26 à 27 ans qu’il est notaire en cette ville, a toujours passé pour homme de bien et d’honneur et fort expérimenté en sa charge et beaucoup employé et avoir fait plusieurs devant luy qu’il est capable de sa charge et mesmes de plus grande et est ce qu’il a dit et déposé avec vérité, lecture à luy faire de sa déposition y a persisté. Signé Lemesle – (f°2) Me Nicolas Saiget commis au greffe de la provosté demeurant en cette ville paroisse de saint Maurille, âgé de 60 ans ou environ, autre tesmoing à nous produit et présenté par ledit procureur du roy, serment de luy pris et acquis, dépose cognoistre ledit Delahaye pour estre de bonne vie moeurs et religion catholique apostolique et romaine, qu’il y a fort longtemps qu’il est notaire soubz cette cour, mesmes plus ancien qu’il l’a toujours veu en bon estime de chacuns et qu’il est est fort capable de sa charge et mesme de plus grande s’il en estoit pourveu, et est ce qu’il a dit et déposé entière vérité, et lecture à luy faite de sa déposition, y a persisté et persiste. Signé Saiget. – Par devant nous Louys Boylesve seigneur de la Gislière conseiller du roy notre sire lieutenant général en la sénéchaussée d’Angers et siège présidial d’Angers, a comparu en personne Me François Delahaye notaire royal soubz cette cour, résidant en cette ville, lequel en présence du procureur du roy du siège a présenté ses lettres de charge à luy faites par sa majesté dudit office de notaire royal tabellion et garde nottes en cette ville et sénéchaussée d’Anjou que tenoit autrefois defunt Me René Chesneau dernier paisible possesseur d’iceluy et auquel office ledit Delahaye a esté par nous receu, en conséquence du contrat de vente qui luy en avoir esté fait par la veufve et héritiers dudit defunt Chesneau le 4 avril 1637 … fait et donné Angers par devant nous Louys Boilesve conseiller du roy lieutenant général en la sénéchaussée d’Anjou, lundi 24 novembre 1664 »

Enquête de moralité pour l’office de notaire royal de Bertrand Delahaye : Angers 1664

Quand je vous mets les titres de ces billets, je m’efforce toujours qu’ils soient parlants et non du genre « quoi de neuf sous le soleil » etc… et malgré votre silence sur ce point, qui j’espère peut évoluer en commentaires, je pense que je suis dans une forme de bonne communication.

Donc, ce titre vous indique déjà que je suis encore dans les DELAHAYE.
Celui-ci m’a toujours intriguée, car il est frère de Pierre Delahaye marchand tanneur à Angers, et du même milieu donc que les miens, mais je ne suis pas parvenue à relier aux miens, enfin à ce jour, car sans doute qu’après moi, d’autres chercheurs (je ne parle pas de la bande charognards qui sévissent sur Internet et fréquentent depuis tant d’années quotidiennement mon blog pour prendre sans aucun retour) pourra trouver une preuve de lien ou autre.

Ces enquêtes de moralité nous semblent bien dépassées de nos jours, car nous sommes désormais en pays laïc !!!

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 1B071 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Tesmoings que le procureur du roy de ce siège entend faire ouyr sur la vie moeurs religion catholique apostolique et romaine capacité et conversations de Me Bertrand Delahaye possesseur de l’estat et office de notaire royal héréditaire et garde note en cette ville par lettre de sa majesté du 13 juillet dernier : Me Vincent Renard, Me Pierre Cottereau, Me Vincent Terrien. – Audition des tesmoings faite Angers par nous Louis Boylesve conseiller du roy nostre sire, lieutenant général en la sénéchaussée et siège présidial d’Anjou à Angers pour la partie et requeste du procureur du roy de ce siège touchant la religion catholique apostolique et romaine capacité moeurs et conversation de Me Bertrand Delahaye en l’exercive d’un office de notaire royal héréditaire et gardenotte en cette ville par luy exercé et dont il est pourveu par lettre de sa majesté du 13 juillet dernier, laquelle audition avons faire en présence de Me Pierre Dolbeau commis au greffe de ce siège et vacqué somme s’ensuit : Du 1er septembre 1664, Me Vincand Renard praticien demeurant au fauxbourg et paroisse de st Michel du Tertre de cette ville, âgé de 52 ans ou environ, premier tesmoing à nous produit par le procureur du roy, duquel serment pris de dire vérité sur ce dont il sera enquis, ce qu’il a promis faire, a dit connoistre ledit Delahaye, dont il n’est parent ni allié, qu’il est de la religion catholique apostolique et romaine, de toute bonne vie moeurs et conversation, qu’il la veu faire sa pratique, il y a fort longtemps dans le palais et les autres notaires, qu’il y a 3 ou 4 ans qu’il exerce ledit office (f°2) dont il s’est fort bien acquitté et dit qu’il en est bien capable, et est ce qu’il a dit, lecture à luy faite de sa déposition, a dit qu’elle contient vérité. Signé Renard – Me Pierre Cottereau, praticien demeurant en cette ville paroisse de St Maurille, âgé de 38 ans ou environ, segond tesmoing à nous produit par ledit procureur du roy, auquel serment de dire et déposer vérité, ce qu’il a promis faire, et enquis a dit connoistre ledit Delahaye, duquel il n’est parent ni allié, qu’il est de la religion catholique apostolique et romaine, qu’il n’a jamais vu ni entendu qu’il ait jamais fait aucuns actes dignes de repréhension au contraire qu’il est de toute bonne vie moeurs et conversation, fort affectionné au service du roy, qu’il l’a veu faire sa pratique par un long temps avec les notaires de cette ville et dans le palais, qu’il y a 2 ou 3 ans qu’il exerce ladite charge de notaire dont il s’est fort bien acquité et le croit capable de l’exercer et c’est ce qu’il a dit et lecture à luy faite de sa déposition y a persisté et dit qu’elle contient vérité. Signé Cottereau – Me Vincent Terrien en cette ville paroisse st Michel du Tertre âgé de 25 ans ou environ tesmoing à nous produit par ledit procureur du roy duquel serment pris et enquis a dit connoistre ledit Delahaye, duquel il n’est parent ni allié, qu’il est de la religion catholique apostolique et romaine, de toute bonne vie et conversation, fort affectionné au service du roy qu’il l’a veu faire sa pratique dans le Palais et qu’il y a 2 ou 3 ans qu’il est pourveu dudit office de notaire dont il s’est fort bien acquité et le croit capable d’iceluy et ce qu’il dit, lecture à luy faite de sa déposition y a persisté et dit qu’elle contient vérité. Signé Terrien – (f°3) Par devant nous Louis Boylesve conseiller du roy nostre sire lieutenant général en la sénéchaussée et siège présidial d’Anjou à Angers a comparu en sa personne maistre Bertrand Delahaye, lequel en présence du procureur du roy de ce siège nous a présenté ses lettres de don à luy faites par sa majesté d’un office de notaire royal garde notes héréditaire en ceste ville suivant la donnation qui luy en a esté cy devant faite par Me Louis Foussier dernier paisible possesseur d’iceluy suivantle concordat fait entre eux le 16 avril 1663, lesdites lettres en date du 3 juillet dernier signées sur le replis par le roy … ; sur quoy, veu lesdites littres, quitance du marc d’or … le 1er septembre 1664 – Signé Boylesve. »

Les Delahaye, Lefaucheux et Germon paieront à François Delahaye, notaire à Angers, ce qu’il a payé : 1640

Les 2 frères Delahaye avaient épousé les 2 soeurs Lefaucheux, et ici on fait tous encore les comptes après la succession. Mais rassurez-vous, tout se passe bien et tout le monde est d’accord, il ne s’agit que de faire les comptes et payer.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Le 26 janvier 1640 après midy, par devant nous Nicolas Leconte notaire royal à Angers furent présents establis et soubzmis honnorables personnes René et Claude les Delahaye marchands demeurant au Lion d’Angers, tant en leurs propres et privés noms que comme mari et soy faisant forts ledit René de Louise et ledit Claude de Magdelaine les Faulcheulx leurs femmes auxquelles ils promettent faire ratiffier et avoir agréable ces présentes toutefois et quantes, René et Jacques les Faucheulx aussi marchands demeurant scavoir ledit René au bourg de Chenillé et ledit Jacques au bourg de La Membrolle, et Me Pierre Germon sieur des Loirées demeurant en ceste ville paroisse de Saint Maurille, curateur aux causes, personnes et biens de Guionne Lefaucheulx, tous lesdits les Faucheulx enfants et héritiers chacun pour une cinquiesme partie de deffunts Jean Lefaucheulx et Magdelaine Feillet, lesquelles parties cy dessus, esdits noms et en chacun d’iceulx l’un pour l’autre seul et pour le tout sans division de personnes … (f°2) … que Me François Delahaye notaire royal Angers leur a fait voir qu’il a payé et remboursé aux sieurs du chapitre de saint Pierre la somme de 160 livres tz de principal pour extinction de rente hypothécaire créée à leur profit par ledit deffunt Lefaucheulx, Me Pierre Augeard et coobligés par contrat de constitution passé par devant deffunt Moloré vivant notaire de ceste cour le 27 mai 1606 et remboursé auxdits sieurs du chapitre les arrérages de ladite rente qui ont courru depuis le 27 mai dernier jusques au 3 du présent mois de décembre, pour du remboursement dudit principal et arrérages ainsi qu’il apert par quittance passée par devant nous Leconte notaire et outre qu’il est deu audit François Delahaye sur les successions desdits deffunts Lefaucheulx et Feillet par René Delahaye en privé nom 37 livres 10 sols de rente hypothécaire escheue auxdits héritiers par cession faite audit Delahaye par devant Leconte le 20 février dernier par Victor Callot et sa femme comme ayant les droits dudit Germon et sa femme, promettant lesdits René et Claude Delahaye, René et Jacques Lefaucheulx et Germon, (f°3) chacuns esdits noms solidairement payer servir et continuer chacuns ans audit Delahaye audit terme de 27 mai lesdites sommes de 37 livres 10 sols par une part, et 10 livres par autre de rente hypothéquaire suivant la stipulation qui en a esté faite par les contrats de constitution desdites rentes, jusques aux amortissements d’icelles, et à ce faire consentent lesdits les Faucheulx et Germon esdits noms y estgre directement contraints par toutes voyes raisonnables le tout en vertu des présentes sans qu’il soit besoing audit Delahaye obtenir jugement mesmes faire discussion de chacuns de leurs biens ne des autres coobligés auxdits contrats de cession, le teout sans par ledit François Delahaye à ce présent et acceptant desroger ne préjudicier aux hypothèques à luy acquis tant contre lesdits establis que autres coobligés auxdits contras de cession et autres faits en conséquence d’iceulx, contre tous lesquels leurs héritiers et bien tenant, il proteste se pourvois par les voyes de droit faulte de payement lesdites rentes chacuns ans auxdits termes que dessus (f°4) ce qui a esté stipulé par lesdites parties lesquelles de ce que dessus sont demeurées d’accord et s’obligent respectivement leurs biens etc renonçant etc et par especial au bénéfice de division discussion et ordre de priorité et postériorité dont etc fait et passé en nostre estude présents Jehan Huault et Hierosme Roullin clercs demeurant audit Angers »

Gestion de portefeuille autrefois entre femmes veuves : Le Lion d’Angers 1639

Les veuves géraient leurs affaires seules, sans l’intermédiaire d’un homme, d’ailleurs les célibataires aussi.
Elles n’étaient pas toutes à l’image de ce que j’ai appris autrefois à l’école, je ne sais pourquoi ni comment, à savoir que les pauvres étaient les veuves et les orphelins. Phrase terrible qui m’avait longtemps hantée.
Certes, beaucoup de veuves, étaient certainement dans ce cas, mais une partie d’entre elles, celles qui avaient un patrimoine, et mieux encore de l’éducation à la gestion des biens, même dans l’ombre d’un mari, n’avaient rien de la pauvreté.

Ici, Marguerite Delahaye, l’une de mes collatérales, emprunte 700 livres, mais cela n’est même par pour elle, c’est pour son frère Claude. Le Claude dont je descends. Je suis particulièrement surprise qu’elle rende un tel service à son frère, c’est tout bonnement stupéfiant, quoique j’ai d’autres cas de solidarité familiale (famille proche) qui sont le signe d’une telle solidarité.
Par contre, pour avoir pris de tels risques, je suppose qu’elle n’a pas d’enfants vivants à cette date, car tout de même elle met leur patrimoine en danger en empruntant.
Enfin, pour piquer votre curiosité, je me souviens fort bien qu’un de mes Delahaye, et je suis en train de vérifier si c’est ce Claude Delahaye, avait beaucoup d’enfants à doter mais avait été trop généreux, sans doute pour leur assurer un situation socialement supérieure, et il était décédé avant d’avoir doter le dernier, qui était tout bonnement lésé.
Et si je rapproche l’acte qui suit des dots que ce Claude Delahaye avait données, c’est que je suppose qu’un tel prêt était le plus souvent pour une occasion importante, comme le versement d’une dot.
Bref, ceci pour moi est une affaire à suivre. Je ne vous mets que le début de la contre-Lettre, mais pratiquement l’acte comporte 4 actes dont 2 contre lettres, la procuration, et l’obligation elle-même, et le tout fait 3 à 4 pages par acte donc beaucoup de pages, qui se répètent en fait, donc je me les épargne.

Ah j’oubliais, ces 3 charmantes dames savent signer, et mieux elles sont du même corpus géographique, c’est à dire géographiquement proches. Si je précise cela c’est que de nos jours on ignore tout des prêteurs, et on ne sait même pas si l’argent est honnête ou non.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 7 juillet 1639 après midy, par davant nous Louis Coueffe notaire royal Angers fut présente establye et deument soubzmise honneste femme Marguerite Delahaye veufve Serene Houssin demeurante au Lion d’Angers, laquelle a révoqué et confessé qu’à sa prière requeste et pour luy faire plaisir seulement Claude Delahaye le jeune son frère … et de Me Pierre Augeard sieur de la Planche advocat au siège présidial de ceste ville, constitué vendeur solidaire sur tous ses biens présents et futurs de la somme de 38 livres 17 sols 19 deniers tz de rente hypothéquaire annuelle et perpétuelle payable chacuns ans scavoir vers honnorable femme Françoise Pourias veufve Me René Bascher vivant aussi advocat audit siège de 22 livres 4 sols 6 deniers pour 400 livres de principal, et vers damoiselle Françoise Leconte espouse de … Davoust ? escuyer sieur de la Chambre … garde du corps du roy de 13 livres 13 sols 4 deniers pour 300 livres de principal, lesdits principaux revenant à 700 livres payées comptant, et encores baille contre lettre et promet … de ladite rente … dans un an prochain, le tout en vertu de la procuration que ledit Claude Delahaye luy auroit consentie … »