François Bazin, ancien curé de Noëllet, touche un pension : Noëllet 1792

Il est frère de mon ancêtre Julienne Bazin qui a épousé Guillaume Lebreton, dont une fille épouse Jacques Jallot, dont je descends. C’est ce Jacques Jallot qui apparaît dans l’acte qui suit, et qui est donc petit-neveu du curé, âgé et manifestement atteint de Parkinson, maladie qu’autrefois on ne savait soigner. Il est âgé de 61 ans en 1792, date de l’acte.

Ce Jacques Jallot, mon ancêtre, et petit neveu du curé François Bazin, est cette année là secrétaire de mairie de Noëllet.

L’acte qui suit nous apprend que cet ancien curé touche uen pension versée au district de Segré, donc manifestement de l’argent public ??? C’est la première fois que je découvre une telle pension, et j’avoue que je suis bien surprise car je pensais avoir appris différemment autrefois, à savoir que les prêtres avaient été chassés et ensuite même poursuivis.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E40 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle)

 Le 23 septembre 1792 après midi par devant nous Toussaint Péju notaire national du département de Mayenne et Loire pour la résidence d’Armaillé soussigné, fut présent sieur François Bazin ancien curé de Noëllet, demeurant à la Croix paroisse de Noëllet, lequel nous a dit que rapport à ses infirmités notoires et ne pouvant se transporter au district de Segré pour y recevoir son traitement, il a prié et requis le sieur Jacques Jallot marchand tanneur, demeurant au Petit Moulin susdite paroisse de Noëllet, que ne pouvant actuellement, même depuis du temps signer de pouvoir ni de quittance, ledit sieur Jallot a touché (f°2) pour lui au district de Segré les sommes cy après dont il en a donné acquit au trésorier du district de Segré, savoir vers le mois de juin dernier 604 livres 10 sols, et dans le mois de septembre aussi dernier 125 livres, lesquelles susdites sommes font ensemble 729 livres 10 sols, que ledit sieur Jallot a remis audit sieur Bazin curé ainsi qu’il l’a reconnu ce jour, dont il le quitte, ce qui a été ainsi consenti, stipulé et accepté entre lesdites parties présentes dont nous les avons jugé de leur consentement ; fait et passé audit Noëllet, maison et demeure dudit sieur curé, présents René Laubin citoyen demeurant à Armaillé, Nicolas Peccot demeurant à Pouancé témoins – ledit sieur Bazin curé déclare ne pouvoir signer rapport à un tremblement qu’il a dans les bras. »

Au revoir Françoise !

Jamais l’un sans l’autre.

Certes, on rencontre parfois des couples qui partagent notre passion commune, mais rarement aux archives. Vous étiez toujours Pierre et vous l’un à côté de l’autre. Vous y faisiez mon admiration, tant j’étais heureuse de contempler que l’harmonie existait en couple ! Car mon cursus m’avait peu versée à croire cela possible, et cela me réconfortait de contempler un tel couple ! Grâce à vous je sais que cela existe et j’y pense souvent, avec bonheur !

Lors de nos périples Angevins, nous avons défriché les immenses liasses d’actes notariés, bien avant les autres chercheurs ! Les liasses, volumineuses, encloses dans les  journaux d’antan et de la grosse toile de chanvre bien cousue, étaient si énormes qu’elles pesaient leur poids, et nous laissaient surtout beaucoup de poussières… poussières des siècles des actes encore non lus, que nous défrichions avidement.

De Craon à Angers en passant par Candé, tout était bonheur de trouvailles. Parfois nous avions un centre d’intérêt commun, alors l’échange fonctionnait. Vous mettiez même sur mon site et mon blog des retrancriptions comme les tables de La Cornuaille…

Infatiguable, vous aviez adopté l’informatique, et même la photo numérique si merveilleuse découverte sur nos vieux jours ! Car nous avons traversé toutes les évolutions dans les recherches, depuis le 100 % papier et la photocopie limitée à 10 pages/jour ! jusqu’au numérique en ligne.

Galissonnière n’est plus, mais ce blog en garde le souvenir à jamais. Je suis heureuse de vous avoir connue Françoise. Puisse Pierre accepter mes plus sincères condoléances.

Avis en ligne

 

Louzil : nom de lieu qui existe à Bouchemaine (49) mais aussi à Congrier (53)

Or, beaucoup de familles ont porté le titre de « sieur de Louzil », sans que l’on puisse leur attribuer la possession réelle du lieu et lequel des 2 métairies qui ont porté ce nom LOUZIL, l’une à Bouchemaine l’autre à Congrier. On sait par ailleurs, lorsqu’on  est sérieux en recherches d’ascendances, que beaucoup ont autrefois porté des titres de lieux sans en être propriétaires depuis longtemps, et aussi que Célestin Port a souvent confondu le titre de sieur de avec celui de propriétaire de, donc on ne peut s’y fier.

En particulier les LENFANT de Clisson se sont très longtemps intitulés sieurs de Louzil, probablement à cause de Bouchemaine. Mais dans le même temps, c’est à dire à partir des années 1650, une branche des AVRIL s’intitule aussi sieurs de Louzil.

Je retrouve beaucoup d’actes sur mon blog portant le terme LOUZIL, en partiulier les actes suivants :

Les enfants de défunts Jean Gilles et Renée Herbert transigent sur leurs différents, Ménil 1628

Vente, puis retrait lignager, de la closerie de la Touche : Congrier 1633

La question est de savoir de manière prouvée, c’est à dire par des actes de vente ou des inventaires de succession et/ou partages, qui a le LOUZIL de Bouchemaine et qui a celui de Congrier, bref, quels ont été les propriétaires successifs de ces lieux au nom si particulier, mais dont il existe bien encore 2 lieux, l’un à Bouchemaine, l’autre à Congrier.

 

 

La mairie de La Baule a fait de faux états civils durant des décennies et refuse de les admettre

Vous êtes nombreux à avoir soudain changé d’état civil car né à Escoublac-La Baule avant 1962 on vous met désormais né à Escoublac. Nous en avons déjà parlé ici en mars 2019.

Désormais, l’informatisation de notre état civil est gérée par le RNIPP : Répertoire national d’identification des personnes physiques

Lequel ne reconnait pas les erreurs de la ville d’Escoublac-La Baule durant des décennies. Et de son côté la mairie de La Baule oublie de s’excuser près de vous pour des décennies d’erreur d’état civil émis par ses services, ce qui représente une erreur monumentale. Et, même un peu fatiguée que vous vous plaigniez, ils ont le toupet de mettre la réponse sur leur site :

Voici cette réponse inhumaine de la mairie de La Baule qui refuse d’assumer ses erreurs passées.

Elles sont monumentales, non seulement l’état civil est clairement libellé dans ses registres ESCOUBLAC-LA BAULE, mais même les recensements etc… en voici quelques florilèges, mais j’en ai des milliers :

 

 

Claude de Bretagne logé rue des Petits Champs, Paris 1637

Le 3 mai 1637, procuration de H et P Sgr Messire Claude de BRETAGNE, Comte de Vertu, de présent à Paris logé rue des Petits champs, paroisse St-Eustache, pour emprunter jusqu’à la somme de 4 000 livres.

Or, nous avons le bonheur de disposer sur GALLICA du plan de Paris en 3D, 1609, dit plan VASSALIEU

Je l’avais déjà utilisé autrefois pour mon ancêtre DROUAULT qui avait passé quelques années de sa vie dans le quartier de la Harpe.

Voici donc où Claude de Bretagne descendait à Paris, et c’est un vrai bonheur de voir ce plan 3D (téléchargez ma vue en la cliquant car elle est immense et on peut l’agrandir)

 

 

 

 

Nous vivons certainement une époque merveilleuse, qui nous permet de voir de tels documents, car ce plan dit Vassalieu, 1609, est magnifique, et ce n’est pas sans émotion qu’on le revisite.

Fermage et métayage : les baux actuels de nos baux à ferme et moitié

Fille du béton et du macadam, je n’ai aucune connaissance des agriculteurs actuels, et je dirais même que les journalistes ne m’ont guère éclairée ces derniers temps, car j’avais fini par comprendre qu’actuellement tous les agriculteurs étaient propriétaires de leur exploitation, alors qu’aux époques qui concernent ce blog l’exploitant agricole n’était jamais propriétaire.

Le jour de Noël, j’entends d’un proche qu’un ami vient de prendre une exploitation à métayage. Et je réalise qu’il s’agit de ce que j’étudie depuis des années sur les siècles bien passés, et même passés de plusieurs siècles.

Le fonds reste le même, pourtant je suppose que les clauses ont été adaptées aux temps actuels.

Mais il reste que je n’ai toujours pas compris combien il existe en 2019 d’agriculteurs propriétaires et d’agriculteurs ayant des baux et parmi les baux ceux de fermage et ceux de métayage.

Parce que je ne parviens pas à comprendre qu’on mette dans un même panier retraite des salariés, non propriétaires de leur outil de travail, et des propriétaires de leur exploitation.