Il y avait beaucoup d’accidents à Loiré : 1645


Loiré, le 9 août 1645 enterrés au cimetière les corps de deffunts Pierre Vachon et Louys Drappeau massons poictevins lesquels tirant de la pierre dans une perrière proche le bourg dudit Loiré, ladite perrière auroit cabré sur lesdits Vachon et Drappeau qui les auroit tués à l’instant

Je poursuis la retranscription des sépultures, je suis rendue en 1651 il me reste encore 17 ans à faire, ce sera terminé milieu de semaine prochaine.

Noyée depuis longtemps, on ne peut transporter son corps au cimetière : Loiré 1642

Je poursuis la retransciption exhaustive, selon ma méthode, sachant que de nombreuses personnes ne sont pas et ne seront pas en mesure de lire les textes anciens, du registre paroissial de Loiré, dont j’avais déjà sur mon site depuis longtemps les plus anciennes années de 1549 à 1575.

J’ai aussi sur mon site une magnifique page sur Loiré

Et vous avez sur Wikipedia une page plus moderne très documentée, qui donne même dans ses sources l’ouvrage de Mr de l’Esperonnière que j’avais courageusement numérisé, et le lien de Wikipedia est bien vers mon site.

J’ai presque terminé les sépultures aussi, et j’y rencontre plusieurs accidents, dont ceux de la noyade, mais l’une des noyades a fini encore plus mal.
Autrefois, il était important de mourir avec la présence d’un prêtre, donc les accidents étaient quelque chose en soit de terrible puisqu’on n’avait pas eu le temps de mourir avec un prêtre.
Et il était tout aussi important d’être inhumé en terre consacrée, c’est à dire le cimetière entourant l’église ou même dans l’église.
En aucun cas en terre payenne.

C’est hélas ce qui arriva à cette pauvre femme :

Loiré le 15 novembre Briante MASCAUT, trouvée dans le pré des Marais proche la maison du Gué, laquelle se noya pendant le grand débordement des eaux, fut le corps d’icelle enteré dans ledit pré des Marais à cause de l’infection qui y estoit pour la longueur du temps qu’il y avoit qu’elle estoit noyée

Pourtant lors de la grande épidémie de 1639, même quand il y avait plusieus décès par jour au lieu de 2 ou 3 par mois, jamais les prêtres n’ont inhumé hors du cimetière. J’avais autrefois relevé sur d’autres paroisses, des inhumations dans les jardins des particuliers pendant la grande épidémie, par peur des contaminations, lors du transport du cadavre en particulier.

Loiré (Maine-et-Loire) : 7 prêtres en 1586


Loiré, le 2 janvier 1586, baptême de Jean Bourgeois « fils de Nicollas Bourgeoys et de Mathurine Froté sa femme parrains Jehan Maschault mestaier à la Broce Pierre Boeze marraine Jehanne Foullet mestaiere de Villeschesne et veufve de Jehan Vallin – baptisé par missire Mathurin Guybelays prêtre vicaire en partie de Loyré en présence de 7 prêtres dudit Loyré scavoir Me Laurens Manceau aussi vicaire en partie dudit Loyré, Me Jehan Chuppé, Me Laurens Morissault Me Guillaume Thierry Me Franczois Collas Me Jehan Chappelain Me Laurent Esnault »

A la Révolution, un prêtre exceptionnel : le bienheureux Noel Pinot

En 2019, plus de prêtres. Loiré relève de la Paroisse Bienheureux Noël Pinot du diocèse d’Angers, qui comprend 9 clochers :Angrie – Bécon les Granits – Candé – Challain la Potherie – Freigné – La Cornuaille – Le Louroux Béconnais – Loiré – Vritz

L’accent autrefois à Loiré : fin 16ème siècle. (suite et fin)

Outre le début de patronyme ou de prénom muets : Ambroise devient Broyse, Etiennette Thienotte etc…, outre le C qui est souvent prononcé CH mais écrit SCH comme dans COISCHAULT, que nous avons vu hier ici, voici :

le G disparaît, fin 16ème siècle dans /
BOURGNEUF qui devient BOURNEUF
FOUGLET qui devient FOULLET et j’ai même vu FOUILLET par la suite

et un nom très connu dans les environs semble avoir perdu son E pour un I
GERARDIERE est manifestement le GIRARDIERE qu’on observe partout plus tard

Odile

L’accent autrefois à Loiré : fin 16ème siècle. (suite)

Hier nous avons vu qu’on supprimait parfois les débuts des mots : Broyse pour Ambroise, Thienote pour Etiennette etc…

aujourd’hui je vous propose les SCH qui me frappe toujours beaucoup, car je parle Allemand, et le SCH est typique de la langue allemande d’aujourd’hui.

Donc, les COISCAULT, MASCAUT et autres sont écrits COISCHAULT, MASCHAULT.
Mais pourtant, ils savaient entendre le son COT puisque je descends des CHICOT qui sont bien écrits CHICOT, donc le patronyme COISCAULT ne se prononçait pas COT

L’accent autrefois à Loiré : fin 16ème siècle

L’accent est ce que nous avons perdu depuis que nous avons radio et télévision depuis Paris, qui nous difusent depuis plusieurs décennies déjà un accent unique et plus parisien que local.
Mais l’accent était autrefois très prononcé d’un bourg à l’autre parfois des différences, et il influençait bien évidemment l’orthographe des noms de famille et même des prénoms.

On oubliait souvent de prononcer A devant AMIOT, mais à Loiré, j’ai même observé un prénom qui subissait ce phénomène du début de mot non prononcé.

Eh oui !
Mon ancêtre Ambroise Dubreil est écrite BROYSE. C’est donc que l’accent avalait parfois le début.

Mais demain je vous mets plus curieux.
Odile