Martin Racinoux x avant 1580 Guillemette Guillou : Saint Aignan de Grandlieu

Mon ancêtre Nicole Pointière s’est mariée jeune, et en outre son acte de baptême comporte une curiosité, qui lui donnerait pour mère une Marguerite Racinoux, alors que sa fratrie donne Madeleine Racinoux.

La voici :

  • Nicole POINTIERE °Saint-Aignan-de-Grandlieu 19 mai 1623 † Saint-Aignan-de-Grandlieu 26 janvier 1692 « baptizée Nicolle fille de Jan Pointière et Marguerite Racinoux sa femme a esté tenu et nommé sur les fons de baptesme par Nicollas Pairaudeau et maraine Nicolle fille de défunt François Challeu » x Saint-Aignan-de-Grandlieu 20 juillet 1637 Jean HILAIREAU °Saint-Aignan-de-Grandlieu 1er décembre 1617 † avant août 1673
  • J’ai donc refait entièrement tous les baptêmes de Saint-Aignan-de-Grandlieu, pour tout le 16ème siècle, qui est miraculeusement disponible.
    J’ai tenté de reconstituer tous les couples et il s’avère que la prétendue MARGUERITE est en fait la soeur de MADELEINE et que le curé ce jour-là a confondu les 2 soeurs. En fait, la mère n’est jamais présente à l’église au baptême puisque le baptême suit alors immédiatement la naissance, et c’est le père et les parrain et marraine qui vont rapidement porter l’enfant à l’église. Le curé, distrait parfois, peut donc confondre avec une autre femme de la famille !!! D’autant qu’à l’époque tout est oral, et qu’il a vraisemblablement été un peu vite en omettant d’entendre le papa donner le nom de sa femme.

    Donc, je descends de Madeleine RACINOUX soeur de Marguerite et je vous ai mis tous les éléments dans mon étude RACINOUX

    Par contre, malgré les nombreux RACINOUX à Saint-Aignan, je ne suis pas parvenue à remonter plus haut, car je n’ai pas trouvé le baptême de Martin Racinoux.

    Je suis donc restée sur ma méthode, qui consiste à distinguer les FILIATIONS PROBABLES des filiations certaines, donc vous avez aussi une hypothèse, mais elle reste une hypothèse, et à ce titre, je ne le mats pas dans l’ascendance.

    Et je suis désolée pour mon interlocuteur qui remonte 3 générations, mais j’ai fait à fonds le travail pendant plus d’une semaine en ligne sur les registres paroissiaux de Saint Aignan, et non en faisant vaguement la recherche d’un seul baptême sur un seul nom. Ma méthode consiste à faire le travail intégral de la reconstitution de tous les porteurs du patronyme et de toutes les fratries disponibles, et il s’avère la plupart du temps que ceux qui n’ont recherché qu’un baptême trouvent des filiations différentes et surtout erronnées car ils n’ont pas vu les autres porteurs du nom.

    Je suis donc tout à fait critique sur la méthode du point par point et je prétends haut et fort que seule la reconstitution de toutes les fratries permettent d’y voir une filiation avec certitude, certes, elle demande beaucoup de temps, et donc est réservée aux retraités, qui ont la chance de disposer de temps, car il faut compter plusieurs jours pour un seul nom.

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

    Cession des biens de feu Jeanne Jamet, première épouse de René Rouverais, à son veuf : Saint Denis d’Anjou 1595

    attention, la vente qui suit est passée à Châteaugontier et c’est son insinuation qui est aux Archives du Maine et Loire. Ceci dit, normalement un tel acte ne fait pas partie des actes à insinuer.

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 1B159 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le lundi 6 mars 1595 sachent tous présents et advenir qu’en la cour de Châteaugontier endroit par devant nous Pierre Symon et Guillaume Mabon notaires d’icelle cour personnellement establie honneste femme Françoise Jamet veufve de deffunt Jehan Briend héritière en partie de deffuncte Jehanne Jamet vivante femme en premières nopces de René Rouveraie Me chirurgien demeurant en ceste ville de Châteaucgontier, ladite Jamet au lieu des Ruaux paroisse de st Denis d’Anjou soubzmettant elle ses hoirs et aiant cause avec tous et chacuns ses biens meubles et immeubles présents et advenir quels qu’ils soient ou pouvoir ressort et juridiction de ladite cour confesse de son bon gré sans contrainte avoir ce jourd’huy vendu quicté céddé délaissé et transporté et par ces présentes vend quicte délaisse et transporte et promet garantir perpétuellement par héritage audit Rouveraie présent stipulant et acceptant et lequel a achapté et achapte tant pour luy que pour Marie Charon sa femme présente et pour leurs hoirs et aiant cause tout et tel droit part et portion que ladite Jamet a et peut avoir en la succession de ladite deffunte Jehanne Jamet vivante femme dudit Rouveraie tant en meubles et choses censées et réputées pour meubles droits et actions quelconques que acquests faits constant la communauté de biens dudit Rouvraie et de ladite deffunte Jamet en quelque lieu et place que lesdits biens soient situés et assis sans rien en retenir ne réserver, et oultre vend ladite Jamet comme dessus audit Rouvraie pour luy ses hoirs et aiant cause tout et tel droit part et portion d’héritage qui luy compette et appartient au lieu et closerie des Monceaux situé en la paroisse de Morannes et en une hommée de vigne situé au cloux des Guillotières paroisse dudit se Denis aussi à titre successif de ladite defunte Jamet, le tout aux charges et debvoirs anciens et accoustumés que peuvent debvoir lesdites choses que ledit achapteur acquitera tant du passé que à l’advenir tant aux seigneurs des fiefs dont lesdites choses sont tenues que aultres, quels fiefs et charges lesdites parties n’ont pu déclarer pour le présent et ainsi l’ont vérifié par serment adverti de l’ordonnance royale, transportant quitant cédant et délaissant ladite venderesse audit achapteur les choses cy dessus par elle vendues la saisine seigneurie jouissance et propriété d’icelles aves tous et chacuns les droits noms raisons actions pétitions et demendes droit d’avouer que ladite venderesse pouvoit avoir sans aulcune réservation d’aulcun droit commun ou especial pour en faire doresnavant par tout achapteur ses hoirs et ayant cause toute sa pleine volonté comme de son propre héritage vrai et loyal acquêt, et est faite la présente vendition cession délais et transport pour le prix et somme de 76 escuz sol deux tiers sur laquelle somme ledit achapteur a paié contant à ladite venderesse la somme de 33 escuz ung tiers revenant à la somme de 100 livres tournois, laquelle somme elle a eue prise et receue en présence et à veue de nous en espèces de francs et quarts d’escu d’argent, revenant à ladite somme, dont elle s’est tenue et tient à contant et en a quité ledit Rouveraie ses hoirs et aiant cause et le reste montant pareille somme de 33 escuz ung tiers ledit achapteur pour cest effet deuement soubzmis et ogligé soubz ladite cour luy ses hoirs biens et choses présentes et advenir a promir le bailler à ladite venderesse ou à ses hoirs et aiant cause dedans le jour et feste de Toussaint prochainement venant, et dont ils sont demeurés à ung et d’accord, à laquelle vendition quittance et tout ce que dit est tenir et accomplir sans jamais y contrevenir en aulcune manière et lesdites choses cy dessus vendues par ladite venderesse ses hoirs et aiant cause audit achapteur ses hoirs et aiant cause garantir et sur ce les empescher et garder de tous troubles et empeschements quelconques vers et contre gous, ont lesdites parties respectivement obligé et obligent elles leurs hoirs et aiant cause avec tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles présents et advenir quels qu’ils soient renonczant à toutes choses à ce que dessus contraires, en sont demeurées tenues et obligées par la foy et serment de leurs corps sur ce de chacune d’elles donné et baillé en notre main dont à leur requeste et de leur consentement les avons jugées et condempnées par le jugement et condempnation de ladite cour, fait et passé audit Châteaugontier maison et demeure dudit achapteur par devant nous notaires susdits en présence d’honorable homme Jehan Chardon sieur de la Pinelière demeurant en ceste ville de Châteaugongier tesmoings à ce requis et appelés le lundi 6 mars 1595 avant midy, en vin de marché paié par ledit achapteur du consentement des ladite venderesse la somme d’un escu sol et à déclaré ladite venderesse ne savoir signer et ont signé en la minute des présentes R. Rouveraie, J. Chardon avecq nous notaires soubzsignés

      sagissant d’une insinuation et non de l’original il n’y a pas les signatures de l’original.

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    Réméré de la Barbaire sur Mathieu Rouvraie : 1597

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 23 mai 1597 avant midy en la court du roy notre sire à Angers endroit par davant nous (Chuppé notaire) personnellement estably honneste homme Mathieu Rouvraie notaire en cour laie demeurant à Loyré estant de présent en ceste ville d’Angers soubzmectant etc confesse avoir eu et receu présentement contant en notre présence et à veue de nous de Me Michel Dubreil demeurant en ceste ville d’Angers paroisse de st Maurille à ce présent et acceptant la somme de 66 escuz sol deux tiers évalués à 200 livres tz quelle somme est pour la recousse et réméré du lieu de la Barbayre vendu et engagé à Jullien Nau charpentier par contrat gratieulx passé par Julien Besnard notaire le 27 mars 1596, laquelle somme de 200 livres avoit esté cédée audit Rouvraye par ledit Nau par contrat et cession passée par Mathieu Gillet notaire de Bescon le 14 avril dernier 1597, de laquelle somme de 200 livres ledit Rouveraye s’est tenu à contant et bien paié et en a quicté et quicte ledit Dubreil et tous autres et au moyen des présentes demeure ledit lieu de la Barbaire bien et duement recoucé pour et au profit dudit Dubreil et outre a ledit Rouvraye quicté et quicte ledit Dubreil des fermes desdites choses depuis ledit 14 avril dernier, et ou seroit des ventes pour raison desdits contrats et cession ledit Dubreil demeure tenu en acquiter ledit Rouveraye, à laquelle recousse et tout ce que dessus tenir etc garantir etc oblige etc foy jugement et condemnation etc fait et passé audit Angers en notre tablier en présence de Jehan Ravain marchand demeurant au Louroux Besconnays et Me François Poignart escolier tesmoings ledit Ravain a dit ne savoir signer

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    Généalogie RONCERAY de Vitré

    A la demande de l’un d’entre vous, je viens de revoir ma première génération de RONCERAY.

    En effet, des bases de données généalogiques, ne se privent pas pour donner des généalogies sans aucun fondement. L’un des prétendus généalogistes qui y sévissent nombreux indique même sa méthode :

    « je n’ai aucune certitude, seulement des rapprochements entre des noms de lieux, des prénoms, des dates »

    Il a ainsi traité les RONCERAY

    J’avais il y a 20 ans publié sur mon site de nombreuses pages sur la généafolie

    J’étais loin de penser qu’Internet allait multiplier ce phénomène, car manifestement un nombre très élevé de ces prétendus généalogistes se contentent de copier n’importe quoi sans aucun travail de leur part, pire sans aucune méthode critique.

    Donc, pour en revenir aux RONCERAY de Vitré, mon interlocuteur me signalait seulement qu’il se pourrait que…
    et ma réponse est négative et critique.

    En effet lorsqu’on prétend remonter avant les baptêmes de 1561, on doit impérativement donner des sources faisant preuves, telles que actes notariés (successions, contrats de mariage etc… voire chartriers parlants). Alors j’attends qu’on m’indique où sont ses preuves et je demande impérativement à les lire moi-même, si toutefois elles existent !!!

    Par contre, merci de m’avoir posée la question car en relisant tranquilement les baptêmes en ligne, grâce à la numérisation de l’Ille et Vilaine, qui a été le fait d’associations et de bénévoles, que je salue ici bien amicalement, j’ai pu trouver un baptême qui donne non seulement enfin le métier mais aussi la signature. Donc mon ancêtre Mathurin Ronceray est avocat à Vitré.

    Et parce que je fait à fonds tout travail, j’ai aussi dépouillé encore les baptêmes de Châteaubriant, et je les ai mis sur mon document.

    Merci encore à mon correspondant d’avoir posé la question.
    Bon dimanche à tous
    Odile

    L’âge au mariage avant septembre 1792

    Merci de m’avoir posé la question, car en vous préparant ce billet, j’ai même découvert avec stupeur la date à laquelle le consentement des parents a été supprimé.

  • conditions légales
  • Elles relèvent de 2 droits : le droit canon et le droit coutumier.

  • le droit Canon
  • En France, jusqu’au 20 septembre 1792, l’état civil est tenu par l’église catholique.
    L’église catholique a des règles qui sont fixées par le Droit Canon
    Selon le Droit Canon, l’âge pour contracter mariage est de 14 ans pour les garçons, 12 ans pour les filles.
    Ce n’est que bien plus tard, au 19ème siècle que le Droit Canon sera modifié pour les fixer respectivement à 16 et 14.
    Le droit canon est toujours en vigueur pour le mariage devant l’église catholique, mais vous voyez qu’il a été légèrement modifié quant à l’âge. Et l’âge a toujours été si bas qu’il n’a pas dû poser problème.

  • le droit coutumier
  • Outre le Droit Canon, la France était couverte de droits coutumiers, qui différaient selon les provinces. Ce n’est qu’avec Napoléon que le droit sera unifié dans le Code Civil

    Mais 2 points communs à tous ces droits provinciaux :

    Le premier point est l’âge de la majorité civique, à savoir le droit de gérer seul ses biens, qui n’a strictement rien à voir avec l’âge au mariage.
    Ce sont 2 notions totalement différentes et c’est sans doute ce point qui trouble beaucoup d’entre vous, d’autant qu’il y a un fossé énorme entre l’âge au mariage autorisé par l’église et celui de la majorité civique, soit pour les garçons de 14 ans à 25 ans et pour les filles de 12 ans à 25 ans.

    Le second point : l’âge au mariage est une affaire de consentement parental

  • le consentement parental
  • Il est la base du droit coutumier, mais les formes diffèrent selon les provinces. Pour le peu de provinces de l’ouest que je connaisse, j’ai rencontré beaucoup de formes, allant du simple consentement par présence ou écrit devant notaire en l’absence de déplacement des (ou le seul vivant) des parents, jusqu’à des formes bien plus juridiques très variables, et même le consentement de 23 parents !!! Attention le terme « parents » est au sens large et oncles, tantes et cousins ont leur mot à dire lorsque père et/ou mère sont décédés.

    Et ce consentement n’a strictement rien à voir avec l’âge de la majorité, donc à 25 ans (âge générale de la majorité d’alors pour gérer seul ses biens) on n’avait pas pour autant le droit de se marier sans le consentement parental.

  • histoire du consentement parental
  • Selon le Dictionnaire du la culture juridique de Denis Alland et Stéphane Rials, PUF, 2003, qui retrace l’histoire du consentement parental :

    En 1556 le roi rend le consentement parental obligatoire jusqu’à 30 ans pour les garçons et 25 pour les filles, au mépris du Concile de Trente, marquant l’opposition du pouvoir laïc au pouvoir religieux.
    L’ordonnance de Blois de 1579 ramenera l’âge du consentement obligatoire à 25 ans pour tous.
    La Révolution et Napoléon n’abaissent en rien ce dispositif règlementaire.
    « La famille légitime demeure alors aux députés la plus apte à remplir la fonction procréatrice, pour accroître la population au lendemain de 1870. Ils vont donc progressivement alléger les formalités (loi de 1896 et 1907) à la demande notamment de l’abbé Lemire, et supprimer l’autorisation parentale au-delà de 21 ans. La loi de 1907, qui accomplit cette suppression laisse néanmoins subsister jusqu’à 30 ans le principe du consentement parental, permettant seulement de passer outre en cas de refus, un mois après notification ; Maintenus jusqu’à 25 ans par la loi de 1927, cette notification ne disparaîtra qu’en 1933. Le consentement d’autorité s’est alors définitivement mué en consentement de protection jusqu’à l’âge de la majorité. »

    Eh oui, vous avez bien lu !!! Il a fallu attendre 1933 !!!

  • en fait de consentement, c’était le choix et la décision des parents !
  • En fait, le droit coutumier enterrinait clairement le droit des parents (au sens large) à décider du mariage des enfants, et à choisir pour eux. Ainsi, tantes (ou oncles), curé, etc… ne se privaient pas de jouer les intermédiaires pour choisir l’élu(e), et le mariage était le plus souvent une affaire de raison sociale et économique décidé en famille le plus souvent sans en informer au préalable l’intéressé(e).

    En vous écrivant j’ai en mémoire, le plus marquant mariage de mes grands-mères, celui de Charlotte Hunault, 17 ans, demeurant près de Rennes, que le père conduit à cheval en 2 jours à Angers, chez le notaire à Angers, où une foule (plus de 50 et 2 pages de signatures) de messieurs (jamais de femmes sur les contrats de mariage de la bourgeoisie) de tous âges réputés proches parents, sont là pour lui faire épouser un veuf, qui deviendra mon ancêtre. Cette scène me hante toujours et c’est pour moi l’image même du mariage autrefois, et je me souviens fors bien que Séphane Bern avait, parmi ses innombrables émissions sur la noblesse, parlé du mariage d’une princesse (j’ai oublié le pays) au 20ème siècle, mariée jeune de la même manière, et que l’on avait retrouvé si je me souviens bien pleurant sous l’escalier du château.
    Ma Charlotte avait un papa originaire de Méral, marchand fermier angevin, ayant pris le bail à ferme d’une seigneurie bretonne. Le veuf était avocat à Angers fils de notaire de Senonnes. Ils sont mes ascendants.

  • Les mariages sont affaire de conditions économiques et sociales
  • Autrefois, et j’en ai même observé les effets en Allemagne dans les années 1960 pour y avoir mariage il fallait pouvoir monter son ménage.
    Bien souvent il fallait pour cela attendre le décès des parents, lesquels ne vivaient pas si longtemps que de nos jours, mais seulement 47 ans en moyenne.
    Inversement si les parents disparaissaient jeunes, on se mariait jeune, en particulier lorsqu’il s’agissait de d’exploitants agricoles et/ou artisans car il fallait des bras pour travailler.
    Même lorsque la mère vit encore, toujours devant la nécessité de bras pour travailler, la (ou les) filles sont mariées jeunes.

    Donc on se marie dans son milieu, sauf les garçons nobles fauchés, trop heureux d’épouser une fille de bourgeois aisé à la dot bien ronde, et inversement, les filles nobles fauchées trop heureuses d’épouser un petit (ou gros) bourgeois pour éviter le couvent et vivre bourgeoisement avec domestiques dans une maison manable.

    On rencontre des mariages en âge assez jeune, et j’ai ainsi à Ménéac et Merdrignac, à cheval sur l’Ille et Vilaine et les Côtes d’Armor, des suites de mariage des filles à 13 ans. J’ai bien dit « suites », c’est-à-dire sur plusieurs générations. J’ai été très impressionnée lorsque j’ai fait ce travail et j’avais alors tout retranscrit pour être certaine de ne pas faire d’erreurs.

    Lors des épidémies ou famines, les choses s’accéléraient parfois !

    Et comme je suis curieuse, je suis allée voir les statistiques de l’INSEE et vous pouvez consulter le détail de 1946 à 2014 pour la France Métropolitaine, on passe de 24 à 30,9 ans : on se marie de plus en plus tard.

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos