Chroniques castrogontériennes

Récit de faits historiques, artistiques, religieux, météorologiques ou anecdotiques
qui se sont passés aux XVIIème et XVIIIème siècles. Par Stanislas David
 
Introduction   La ville et son pays à la fin du XVIe   Chroniques du XVIIe   Chroniques du XVIIIe siècle  Iconographie
 
 
 @ 1007-2007 Mille ans d'histoire @
A l'occasion du millénaire de Château-Gontier, découvrez son histoire, sa chronique, ses seigneurs, ses notables, ses personnages célèbres. Travaux personnels, tous droits de reproduction réservés
cette page est consacrée aux Chroniques, voyez aussi :  Histoire de château-Gontier par thèmes   Seigneurs de Château-Gontier   Elus et notables de Château-Gontier (retranscription intégrale du Manuscrit Thoré par Stanislas David)    Personnages célèbres   Cartes postales

 

Introduction

d’après les livres-journaux de monsieur maître Mathieu Douard de Fleurance, conseiller avocat du Roi au Présidial et procureur syndic + 1711, de maître René Boucault, président au grenier à sel + 1721, de noble homme Alexis Allaire de l’Oisillière, greffier en chef de l’Election et marguillier de Saint-Jean l’Evangéliste + 1730, de noble maître Jacob Guitau de La Marche, écuyer seigneur de Cossé en Champagne, Bannes &c, conseiller secrétaire du Roi, lieutenant général en la Sénéchaussée d’Anjou et siège Présidial, président de l’Election &c +1747, de messire Hyacinthe de Quatrebarbes chevalier seigneur de la Sionnière & Argenton, baron de la Rongère, enseigne de vaisseau, capitaine d'une compagnie de soldats de marine au fort de Plaisance (Canada) et officier des reîtres du Roi + 1765 et du chevalier Claude-Augustin Bourdon de Grammont, officier de cavalerie + 1803.
d’après  les travaux de Mme Jeanne de Gérin Ricard et de MM. l’abbé Angot, l’abbé Charles, Diégo de Bodard de la Jacopière, Emmanuel Chiron du Brossay, Paul de Farcy, l’abbé Foucault, René Gadbin, le chanoine Gasnier, René Gauchet, l’abbé Gaugain, André Joubert, le chanoine Uzureau &c.
& d’après des recherches personnelles aux Archives départementales de la Mayenne et aux Archives municipales de Château-Gontier, réunis par Stanislas David, août 2007.

Iconographies

Henri III ; Henri IV, jeune, (Victor Duruy, Histoire de France,1892),  Bois-Dauphin, (BCHM, 1901) ;  René Choppin ; ancienne église S.Rémy (Tancrède Abraham, Château-Gontier et ses environs, 1872)  les trois vieux moulins (Tancrède Abraham, Château-Gontier et ses environs, 1872) ; hôtel Fouquet, musée, (Photo Stanislas David 2007) ;  Henri IV ; plan du faubourg d'Azé au XIVe siècle ( Annuaire de Château-Gontier, 1878) ; Marie de Mécicis ; Louis XIII ;  vue du clocher de Saint Jean (Virginie, Letaillandier, Délassements poétiques, 1845) ; Anne d’Autriche ;  Plessis lès Tours ;  Louis XIII, (Victor Duruy, Histoire de France,1892) ; Eaux minérales, fontaine médicinale de Pougue (Photo Stanislas David 2007) ; Azé, église (Photo Stanislas David 2007) ;  le faubourg d'Azé (AD53, 36 J 42) ;  Richelieu ;  Henri le balafré de Lorraine, duc de Guise ; ancien Grenier à sel (Photo Stanislas David 2007) ; Ursulines, vue générale, (litho XIXème) ; médaille Nicolas de Bailleul, (BCHAM, 1905) ;  duchesse de Chevreuse (Recueil des portraits des hommes illustres, 1781) ;  Condé ; maréchal de la Meilleraye, ( Recueil des portraits des hommes illustres, 1781) Mazarin ; vue générale et le pré Saint–Fiacre (Tancrède Abraham, Château-Gontier et ses environs, 1872) ;   église de la Trinité des Ursulines (Photo Stanislas David 2007) ;  Ursulines, manoir de la Touche, côté cour (Photo Stanislas David 2007) ;  vieil hôtel du Boisjourdan (Photo Stanislas David 2007) ;  Azé, église à double nef, (Photo montage Stanislas David 2007) ; Halles (notice sur les monuments de Château-Gontier, 1878) ; bourg de Ménil, (A Joubert, Histoire de Ménil, 1886) ; citadelle de Namur (Victor Duruy, Histoire de France,1892) ;  Siège de Namur, (Recueil des portraits des hommes illustres, 1781) ;  Azé (Tancrède Abraham,  Château-Gontier et ses environs, 1872) ; rue Harelle, (L Seché, Charles Loyson, sa vie, son oeuvre, 1899.) Vue de Château-Gontier (AD53, 36 J 42) ;  le duc d'Anjou déclaré roi d'Espagne ; Louis XIV ; église ND du Geneteil, puis chapelle du Collège (Photo Stanislas David 2007) ; chapelle du Genetay puis du  Collège, façade (Notice sur les monuments de Château-Gontier, 1878) ;  siège de Malplaquet (Recueil des portraits des hommes illustres, 1781.) ; Collège, entrée (Photo Stanislas David 2007) ; Louis XIV (Recueil des portraits des hommes illustres, 1781.) ;  Collège (Photo Stanislas David 2007) ; Château-Gontier ex Présidial, restitution (Photo Stanislas David 2007) ; Hôtel de Marthebize depuis Le Motheux (Photo Stanislas David 2007) ; église de Ménil (A Joubert, Histoire de Ménil, 1886) ;  Louis XIII ; château de Magnanne (Tancrède Abraham, Château-Gontier et ses environs, 1872) ; chapelle du collège Genetay et  manoir de la Touche Ursulines (Tancrède Abraham, Château-Gontier et ses environs, 1872) ; Armes Racappé (A Joubert, Histoire de Ménil, 1886) hôtel de Montécler, La Poste (Photo Stanislas David 2007) ; sergent recruteur, (Victor Duruy, Histoire de France,1892.) Hôtel Chevraye, les écuries (Photo Stanislas David 2007) ; Hôtel Quatrebarbes côté jardin (Photo Stanislas David 2007) ;  Louis XV ; Saint Jean, (L Seché, Charles Loyson, sa vie, son oeuvre, 1899.) ; hôtel Quatrebarbes, côté cour, BM (Photo Stanislas David 2007) ;  plan de la ville au XIVe siècle (Annuaire de Château-Gontier, 1878) Louis XVI ; Ursulines, entrée (Photo Stanislas David 2007) ;  Craon-château (Tancrède Abraham,  Château-Gontier et ses environs, 1872) ;  Le Louvre (Photo montage Stanislas David 2007) ;  Louvre, plaque (Photo Stanislas David 2007) 
 
    Le 1er août 1589, le roi de France Henri III de Valois est poignardé par Jacques Clément moine dominicain ; blessé mortellement, il fait venir son héritier, lointain cousin et beau-frère, Henri de Bourbon roi de Navarre et chef des calvinistes et lui prédit : «  soyez certain que vous ne serez jamais roi, si vous ne vous faites catholiques. » Ce n’est qu’en juillet 1593, qu’il abjurera le protestantisme et se convertira à catholicisme, religion de la grande majorité de son peuple. Il lui faudra encore deux ans pour éteindre la guerre entre ses partisans les royaux et ses adversaires catholiques de la Ligue.
    Château-Gontier n’est pas épargnée par la guerre civile ; ses habitants sont partagés entre leur fidélité à leur seigneur, Henri IV et leurs convictions religieuses qui les poussent vers la Ligue. Angers est fidèle au roi, Craon ligueuse. Le chef de la Ligue pour la région est Emmanuel de Lorraine duc de Mercoeur gouverneur de la Bretagne, il a pour principal lieutenant Urbain de Montmorency-Laval marquis de Sablé qu’il crée maréchal de Boisdauphin.
    25 novembre  1589, Henri IV vient assiéger Le Mans, commandée par Boisdauphin qui capitule au bout de 15 jours. Plusieurs châteaux et villes comme Laval et Mayenne se rendent à lui.
    29 novembre 1589, Louis de Champagné chevalier seigneur de la Motte Ferchaud et de la Roussière, capitaine pour la Ligue capitule à son tour mais est autorisé à sortir de la ville avec tous ses soldats, tambour battant et mèche allumée. Il est remplacé par Joachim de La Chesnaie, seigneur de la Lande de Niafle qui appelle dans la ville de « grandes garnisons » et fait « grandes levées de deniers » sur les habitants.
    Le maréchal de Bois-Dauphin se replie alors sur Craon, dernière place avant la Bretagne, où il nomme commandant Pierre Le Cornu seigneur du Plessis de Cosmes qui en fait une place forte.
    8 février 1592, Henri IV voulant soumettre Craon, ses cousins Henri de Bourbon prince de Montpensier et François de Bourbon prince de Conti se réunissent secrètement à Laval  pour organiser une attaque.
    14 avril 1592, Montpensier arrive avec ses armées dont 1 200 Anglais et 800 Allemands à Craon et met le siège.
    20 mai 1592, Mercoeur et Boisdauphin arrivent à leur tour avec leurs armées, pour défendre Craon.
    22 mai 1592, la bataille s’engage, Mercoeur et Boisdauphin chargent les princes, les assiégés emmenés par Le Cornu font des sorties et finissent par emporter une brillante victoire. A la faveur de la nuit, Montpensier se retire à Laval puis Rennes.
    23 mai 1592, Conti se replie sur Château-Gontier, le lendemain il est à Sablé.Mercoeur et BoisDauphin, à la suite des princes, entrent dans Laval et Château-Gontier. Boisdauphin prend le commandement de Laval, Louis de Champagné redevient gouverneur de Château-Gontier.
    Juin 1592, Boisdauphin et Champagné mettent Château-Gontier en état de défense et font raser les faubourgs de Tréhu et d’Olivet, l’église, le monastère et l’hôpital des Cordelières de Saint-Julien, l’église du Matray, la maladrerie des Trois-Maries et couper une arche du pont sur la Mayenne.
    En 1594, le maréchal de Boisdauphin, pour remplacer les édifices qu’il avait dû faire détruire, achète la terre du Buron à Azé à René Choppin [écuyer seigneur d’Arnouville, célèbre jurisconsulte angevin, avocat en Parlement de Paris, anobli par Henri III] afin d’y construire un nouveau monastère. La première pierre de l’église est posée le 11 juillet 1594 par le maréchal, celle du réfectoire 16 juin 1594 par La Motte Ferchaud fils du gouverneur. 
    Le 5 mai 1596, les franciscaines, réfugiées au prieuré Saint Jean-Baptiste, prennent possession de leur nouvelle demeure.
 

Chroniques du XVIIème

    16 avril 1600, Charles Miron, évêque d’Angers consacre l’église du Buron d’Azé et administre le sacrement de confirmatiChtgier-.90.JPGon à de nombreux fidèles.
    1602, le clocher de l’église Saint-Rémy est incendié par la foudre ; il venait d’être reconstruit, déjà victime de la foudre en 1598.
    6 avril 1602, Lancelot d’Andigné de Mayneuf, protestant, en venant  prendre possession de la tour de Giziers dont il a été nommé capitaine, provoque une émeute. Henri IV ordonne alors la démolition de l’ancien donjon.
    15 au 18 décembre 1602, la Mayenne déborde de 2 pieds au-dessus du pont dormant et de la canonnière de la tour des Trois-Moulins.
    13 avril 1609, 1ère assemblée des habitants dont le souvenir a été conservé par écrit.
    13 avril 1609, l’assemblée générale des habitants demande l’établissement d’un couvent de Capucins, la souscription atteint 6 000 livres. Le 12 juin intercession auprès du cardinal de Gondi, abbé de Saint Aubin et prieur de Saint Jean de Château-Gontier pour qu’il octroie la place, la chapelle et les bâtiments du Matray pour bâtir le couvent.
    1610, réfection par les fermiers de la baronnie du pont dormant en bois près l’hôpital. [Le pont enjambant la Mayenne était composé de deux parties : un pont dormant de trois arches entre le faubourg d’Azé et un îlot, la seconde partie entre l’île et la ville avait deux Chtgier-.90.JPGarches dont une munie d’un tablier levant ou pont-levis.]
    1610, construction de l’Hôtel Fouquet, pour François Fouquet seigneur du Faux, président en l’Election de Château-Gontier [actuel Musée de Château-Gontier ; François Fouquet avait épousé Marquerite Quentin et était le grand-oncle de Nicolas Fouquet vicomte de Vaux surintendant des finances, perdu par la jalousie de Colbert.]
    14 mai 1610, le baron de Château-Gontier, Henri IV roi de France et de Navarre meurt poignardé par Ravaillac.
    29 octobre 1610, Jacques Trochon est nommé principal du Collège sur la démission de Mre Méhaignerie.
    11 mars 1611, Jeanne Hamon veuve Esmond Roger vend 800 livres un clos de vigne près les Trois-Marie pour la construction couvent des Capucins, François Fouquet donne 200 livres, Jean Deniau 100 livres, Lancelot Guérin 60 livres et 10 pieds de chênes, sa mère 100 charretées de pierres, Jean Guilloteau grenetier la même chose.
    20 mai 1611, Pierre de Rohan prince de Guéméné et sénéchal d’Anjou est prié par les habitants de venir poser de la 1ère pierre de l’église des Capucins près les Trois-Maries.
    2 septembre 1611, la ville lève un impôt de 300 livres sur les habitants pour payer les médicaments d’un capucin venu prêcher et rembourser le maréchal de Bois Dauphin qui a fait démolir la tour de Giziers.
    27 octobre 1611, Jean-François de Gondi abbé commendataire de Saint Aubin d’Angers, comme prieur de Saint Jean-Baptiste y impose un nouveau règlement. Il commande que les religieux bénédictins ne s’exemptent pas des offices, revêtent leurs frocs, portent la tonsure, ne fréquent pas la ville sans permission et plus les tavernes, jeux publics et lieux scandaleux,  logent au dortoir et mangent au réfectoire.
    14 février 1612, plainte par les habitants aux députés du Roi contre l’établissement d’un cimetière protestant.
    13 mai 1612, Michel Guérin de la Draperye est élu procureur syndic à la place du sieur Guilloteau
    15 novembre 1612, le lieutenant général, le procureur du Roi et le procureur syndic sont députés Angers pour saluer le maréchal de BoisDauphin et son fils de marquis de Sablé.
    Chtgier-.90.JPG11 décembre 1612, les religieuses du Buron sont déchargées de l’hôpital Saint Julien. [qu’elles desservaient depuis leur fondation en 1507 par Marguerite de Lorraine douairière de Château-Gontier veuve de René d’Alençon ; déclarée bienheureuse en 1921 par S.S. Benoît XV.]1613, l’église, la sacristie et les dortoirs des Capucins sont achevés.
    11 novembre 1613, le prince de Condé, baron de Craon, est logé aux frais des habitants chez M. du Hellault (Héliand ?).
    6 février 1614, Julien Galiczon est député au Conseil du Roi pour obtenir la levée d’une taxe de 12 sous par pipes de vin qui passera sous les ponts de la ville pour employer aux réfections des murailles, fossés, portes et ponts.
    Février-mars 1614, la ville se met en état de défense contre les troubles des princes, les brèches sont réparées, les portes de la ville fermées, les habitants armés.
    19 mars 1614, Françoise Boulard épouse de Jacques Desmoullins, veuve en premières noces de Jean Guilloteau vend avec ses enfants à Jean Gouësse de la Primaudière pour 5 067 livres les offices de receveur et collecteur de l’impôt du sel, regrattier et revendeur de sel à petite mesure pour les 67 paroisses dépendantes du grenier de Château-Gontier.
    7 avril 1614, construction d’un corps de garde à la porte d’Olivet.
    2 mai 1614, réparation de la tour de la Davière ou d’Ampoigné.
    Mai 1614, la ville fait fabriquer une armoire pour renfermer les archives.
    15 mai 1614, la ville obtient par Arrêt du Conseil du Roi le droit de prendre 10 sols par pipes de vin clairet et 20 par pipes de vin blanc.
    23 mai 1614, le fils du gouverneur Champagné, est remercié par les habitants « du soin, diligence et attention qu’il a apportés à la conservation de la ville »
    5 juillet 1614, la régente Marie de Médicis et son fils le roi Louis XIII partent pour pacifier la Bretagne et le Poitou, les habitants de Château-Gontier demandent à ne pas recevoir de garnison.
    1er août 1614, en prévision de la venue du marquis de Sablé, fils du maréchal de Boisdauphin, les rues sont nettoyées.
    8 août 1614, Louis XIII et toute la Cour passent à Château-Gontier.  
    Septembre 1614, accord entre les députés de la ville et les protestants pour leur cimetière.
    15 février 1616, la foudre tombe sur le clocher de Saint Jean Baptiste et le dépouille de ses ardoises de haut en bas.
    31 juillet 1615, le roi écrit au gouverneur et aux habitants pour que la ville se mette en état de défense contre le prince de Condé, les ducs de Longueville, Mayenne, Saint-Paul et le maréchal de Bouillon qui refusent de l’accompagner à Bayonne pour son mariage avec Anne d’Autriche.
    5 octobre 1615, décès au château de Giziers de Château-Gontier du gouverneur Louis de Champagné, gentilhomme de la chambre du Roi et de la Vénerie, chevalier de Saint-Michel,  son corps est inhumé dans la chapelle de la Motte-Ferchaud du Lion d’Angers, son cœur à Saint-Martin du Bois et ses entrailles en l’église Saint Jean-Baptiste de Château-Gontier. Son fils Pierre lui succède dans ses charges.
    28 janvier 1616, la ville envoie des députés à Tours au maréchal de Bois-Dauphin gouverneur de la province pour être exempté de garnisons et de rafraîchissement des gens de guerre 
    8 février 1616, la ville interdit la distribution de pains et vins aux soldats des compagnies du duc de Vendôme, logés dans les paroisses circonvoisines où ils commettent de nombreux excès (cf. la chronique des Cevillé en Châtelais)
    7 avril 1616, le capucin qui vient de prêché le carême à Saint Jean-Baptiste pour toute la ville quitte son  habit religieux  sur la place publique pour se faire huguenot.
    27 mai 1616, le pont dormant au dehors de la porte de Tréhu est comblé de terre et pavé pour éviter les réparations.
    9 septembre 1616, lettres du Roi et du maréchal qui réduisent la garde de la ville.
    13 octobre 1616, les habitants s’opposent à la levée du liard par pièce de vin perçu pour la réparation des murs de Craon.
    6 avril 1617, des barrières sont placées aux portes, des sentinelles placées sur les tours veillent jours et nuits.
    16 septembre 1617, Guillaume Fouquet de la Varenne, évêque d’Angers arrive à Château-Gontier et loge chez Zacharie Amys de la Grugeardière conseiller au Parlement de Bretagne.
    17 septembre 1617, l’évêque d’Angers, dédicace l’église des Capucins à saint Pierre.
    24 septembre 1617, l’évêque d’Angers bénit le cimetière du petit Saint-Jean et la chapelle de Ménil.
    14 octobre 1617, le lieutenant général va saluer le marquis de Thouarcé, Martin du Bellay, lieutenant général de la province.
    10 février 1618, Serisais capitaine des gabelles est pendu, après avoir subi la question ordinaire et extraordinaire, pour avoir composé un livre de magie.
    7 juillet 1618, députation de la ville pour assister à la montrée et appréciations des réparations et fortifications des murailles de Craon ordonnée par le lieutenant général d’Angers.
    1er février 1619, la ville envoie des députés à Angers pour saluer M Aubry Intendant.
    20 mai 1619, la ville charge les Pères des pauvres (administrateurs) de reconstruire l’hôpital et la chapelle Saint Julien. Les travaux effectués par Jacques Tardif et Jean Pigeon maçons, dureront jusqu’en 1624, pour un montant de 3 643 livres.
    12 juillet 1619, lettres du Roi, étant au château du Plessis lès Tours, qui demande que les canon et boulets de la ville soient remis au maréchal de Boisdauphin.
    17 octobre 1619, le canon qui était en ville depuis mai 1592, est enlevé par 18 bœufs et mené à Sablé. 
    Printemps 1620, la guerre civile recommence, la reine-mère Marie de Médicis exilée dans son gouvernement à Angers, cherche, avec l’aide des grands, à soulever l’Ouest.
    Le 6 juillet 1620, la reine-mère qui fait le siège de Craon prévient Château-Gontier de l’arrivée prochaine d’une garnison dans ses murs.
    Le 8 juillet 1620, le gouverneur Pierre de Champagné est envoyé près de la reine-mère pour demander l’exception de cette garnison.
    Le 4 août 1620, de La Flèche, Louis XIII écrit aux habitants qui, le 6, l'assurent de leur soumission et obtiennent que la garnison soit licenciée
    7 août 1620, après une vive escarmouche aux Ponts-de-Cé remportée par le Roi, la reine-mère se soumet et la paix est conclue le 10.
    19 janvier 1621, à nouveaux des gardes sont postés aux portes.
    4 mars 1621, la ville est en alerte craignant une attaque des protestants.
Mai 1621, les halles commencent à être recouvertes d’ardoises.
    26 juillet 1621, la reine-mère envoie en Anjou Marcillac, capitaine de ses gardes, pour chasser et faire sortir les troupes du duc de Vendôme qui à nouveau volent, violent, rançonnent et ruinent les populations autour de Château-Gontier, Craon et Segré.
    Hiver 1621-22, la ville reste sur le qui-vive.
    15 mars 1622, par crainte des protestants, seules 2 portes de la ville et 2 portes des faubourgs sont ouvertes en même temps.
    15 mars 1622, une nouvelle chaire à prêcher est installée sous les halles.
    30 avril 1622, réparation de l’horloge de Saint-Rémy.
    22 mai 1622, l’horloge de Saint-Rémy est baillée à Pierre Parage 12 livres par an à la charge de la faire bien aller.
    9 septembre 1622, les habitants répondent favorablement à l’établissement des Ursulines, qui instruisent gratuitement les jeunes filles.
    28 février 1623, mardi gras, l’évêque d’Angers envoie un Récollet pour prêcher le carême sans que la ville n’en ait fait la demande, les habitants refusent de le loger et le nourrir et  s’en plaignent au prieur de Saint Jean-Baptiste, Jean-François de Gondi archevêque de Paris et abbé de Saint Aubin d’Angers.
    Chtgier-.90.JPG26 mars 1624, la ville paye 80 livres au sieur de la Violette venu enseigner l’exercice des armes aux habitants.
    4 juin 1624, la ville acquiert les fontaines médicinales de Pougues.
    23 février 1625, la garde est faite à cause d’une révolte des protestants.
    24 mai 1625, les habitants offrent au gouverneur, Pierre de Champagné seigneur de la Motte Ferchault, un cheval valant au moins 100 pistoles pour le remercier de sa bonne administration et l’engager à continuer sa bienveillance.
    1625, deux cloches sont fondues « au dépens de Jean François de Gondi archevêque de Paris et prieur » pour l’église Saint Jean Baptiste , Marie nommée par frère Daniel Chetoul et Marie Piette et Marguerite nommée par René Poisson lieutenant général et Marguerite Gaultier son épouse.
    31 octobre 1625, baptême d’une cloche à Azé nommée Louise par René Poisson lieutenant général, civil et criminel au siège royal de Château-Gontier et Louise du Breul fille du baron d’Ingrande et Azé.
    23 janvier 1626, des planches sont posées en travers de la Mayenne pour forcer les bateaux transportant du blé à décharger leur marchandise.
    20 mars 1626, à cause de la disette et du prix excessif du blé, des aumônes publiques sont distribuées dans la cour de l’Hôpital, aux femmes, enfants, vieillards et infirmes les lundis, mercredis et vendredis. Les pauvres valides sont employés aux travaux de restauration des murs de la ville. Trois chasse-gueux empêchent les mendiants étrangers d’entrer en ville. Tous les habitants sont mis à contribution pour fournir du pain.
    Mai 1626, la ville doit faire face à une épidémie de peste qui fait des ravages dans la population.
    3 août 1626, les Chevau-légers de la garde du Roi commandés par le maréchal de Luxembourg tiennent garnison et sont logés dans les hôtelleries et les maisons des particuliers.
    11 septembre 1626, l’étang de Merdanson est réparé afin d’être toujours en eau pour servir de fortifications et sûreté à la ville.
    18 septembre 1626, les morts de la contagion sont inhumés à la closerie du Bois Pildé au faubourg d’Azé.
    6 octobre 1626, les habitants du faubourg d’Azé, plus touché par la contagion sont interdits d’entrée en ville, les chiens et les porcs doivent être retirer de la ville, les bouchers et poissonniers priés de jeter leurs immondices hors la ville, les maisons et rues tenues nettes.
   14 octobre 1626, la ville durcit encore les mesures pour enrayer l’épidémie, les portes sont fermées, les ponts levés, les marchés supprimés, les marchands interdits d’aller trafiquer aux foires, les ecclésiastiques priés de prier.
    14 mai 1627, la peste reparaît, les chasse-gueux sont rétablis, les prêtres sont invités à prêter aux malade le concours de leur ministère, la contagion cesse à la fin de l’été.
    12 septembre 1627, la ville interdit ses portes aux soldats, sauf s’ils ont commission de Du Bellay gouverneur de la province, en particulier les protestants qui voudraient assister les rebelles de l’Ile de Ré.
    26 novembre 1627, lettre du Roi qui demande que la ville fournisse pour le siège de la Rochelle 20 accoutrements complets : pourpoint, jupe et bas de chausses en bure, une paire de souliers en cuir de vaches.
    27 décembre 1627, le procureur syndic, le lieutenant général et le procureur du Roi se rendent à Angers présenter les condoléances de la ville au gouverneur du Bellay pour la perte de son fils.
1628, construction à Saint Jean-Baptiste d’un grand autel au milieu de la nef.
    19 août 1628, la ville demande à l’évêque d’Angers un Capucin comme prédicateur pour prêcher l’aven et le carême.
    4 septembre 1628, défense de transporter les blés, les archers de la gabelle sont pris à parti par le peuple du plat pays.
    11 septembre 1628, les fermiers de la baronnie sont condamnés à réparés les ponts.
    Novembre 1628, Richelieu, revenant triomphant de la Rochelle, passe à Château-Gontier où il ordonne la destruction du château ; il est harangué par René Poisson de Beauvais, lieutenant général, civil et criminel et logé chez le lieutenant particulier Jean Quentin du Saulay dans une maison somptueuse, meublée avec luxe, construite par son père René entre 1618 et 1620 et décédé lors de la peste en 1626. [maison rue du Pélican aujourd’hui Charles Loyson ; René Quentin de la Vannière était le beau-frère de Christophe Fouquet du Faux, son inventaire après décès révèle quantité de meubles, des tapisseries, une bibliothèque renfermant 103 livres, une belle et rare quantité d’argenterie, des diamants, des colliers de perles …]
    10 mars 1629, Louis XIII échange la baronnie de Château-Gontier avec plusieurs autres terres contre plusieurs principautés, à Louise de Lorraine, princesse de Conti, elle est veuve de François de Bourbon prince de Conti qui avait participé au siège de Craon et fille du fameux balafré, Henri de Lorraine duc de Guise.
    19 avril 1629, interdiction de vendre des vins étrangers tant que tous les vins du cru ne sont pas vendus.
    25 juin 1629, la ville remercie l’évêque d’Angers, Claude de Rueil,  qui a autorisé l’établissement des Ursulines et donné un Capucin comme prédicateur mais le supplie de permettre audit Capucin de confesser, peu de prêtres y étant autorisés.
    5 juillet 1629, démolition de la muraille devant  des fontaines médicinales de Pougues.
    2 octobre 1629, M de Bragelonne conseiller en la Cour des Aides de Paris et commissaire pour la réformation des gabelles, alors à Craon, ordonne à tous, nobles, bourgeois et marchands, d’avoir à se fournir de tout le sel qui leur est nécessaire dans les greniers de l’Etat.
    26 octobre 1629, M de Bragelonne condamne la ville de Château-Gontier pour violences par les habitants sur les archers de la gabelle. La ville en appel au Roi, à la Reine mère, au Garde des sceaux.
    26 octobre 1629, l’hôpital reçoit 4 000 livres en vertu du testament de Zacharie Amys conseiller au Parlement de Bretagne, décédé en 1622.
    1630, la cherté des vivres est extrême, le blé se vend jusqu’à 4 livres le boisseau.
    18 janvier 1630, la ville prend à rente pour 200 livres par an un jardin, un pré et la maison d’Audibon, afin d’y construire et aménager des lavanderies pour 4 000 livres.
    Avril 1630, lettres patentes du Roi accordées à Troyes, autorisant l’établis-sement des Ursulines.
    25 décembre 1630, le lieutenant général René Poisson, maître des requêtes, décédé de la peste, est inhumé à Saint Rémy.
    1631, construction d’un nouveau dortoir de 14 places aux Capucins pour accueillir de nouveaux religieux.
    20 mai 1631, une procession solennelle se rend à Laval.
    7 août 1631, les premières Ursulines, venues de Laval, s’établissent sur la paroisse Saint Rémy. [recruteront ensuite dans les meilleures familles du pays, la dot était de 1 500 livres avec une pension de 100 livres par an]
    7 août 1631, à cause d’une épidémie la foire de la Saint Fiacre est annulée et les marchés transférés hors de la ville.
    6 septembre 1631, les Capucins sont priés d’assister les malades.
    Février 1632, le régiment du Plessis-Joigny (Juigné du Plessis) composé de 1 600 hommes vient à Château-Gontier, arrivé le 4, il déloge le 14.
    1634, les Ursulines entreprennent la construction de leur nouveau couvent au faubourg d’Azé.
    9 janvier 1634, les habitants offrent au gouverneur, Louis de Champagné seigneur de la Motte Ferchault, un cheval valant au moins 100 écus en reconnaissance de ses services et à son épouse deux fournitures de toile.
    30 octobre 1634, les habitants des paroisses voisines sont priés d’apporter le foin, la paille, l’avoine et le bois nécessaires, pour le régiment du maréchal de Brézé.
    31 mars 1635, arrivée du régiment de M de Quincé.
    2 août 1635, la France étant en guerre avec l’Allemagne et l’Espagne, le roi convoque l’arrière ban, le gouverneur est prié de rester à Château-Gontier afin d’assurer la conservation de la cité et du plat pays.
    26 juin 1636, pour se prémunir de la peste qui a éclaté en Bretagne, des sentinelles sont placées aux portes pour empêcher les gens venants de Rennes, Vitré et Laval d’entrer.
    25 août 1636, la ville envoie des députés auprès de M. de la Trémouille, pour le supplier d’exempter la place de recevoir ses gens de guerre.
    30 septembre 1636, le régiment de la Trémouille s’établit pendant 8 jours en ville.
    13 octobre 1636, le régiment de Poitou s’établit  à son tour.
    Mai 1637, les régiments de Montécler et de la Marine sont reçus.
    18 octobre 1637, la contagion étant réapparue, les chasses-gueux sont rétablis et les portes soigneusement gardées.
    Juillet 1639, édit royal qui établit à Château-Gontier un siège Présidial dont le ressort s’étend sur : les sénéchaussées de Saint Jean-Baptiste, Azé, Champagne-Hommet et Villiers-Charlemagne ; les châtellenies d’Entrammes, Louvaines, Poligné, la Boissière, Lourzais, Bouillé-Ménard, Saint-Laurent des Mortiers, Saint-Denis d’Anjou ; les juridictions de Daon et Longuefuye ; les baronnies de Château-Gontier, Craon, Pouancé, Mortiercrolles, Fontaine-Daniel, la Chapelle-Rainsouin, soit 51 paroisses du Haut-Anjou et du Bas-Maine.
    1640, terrible invasion de peste, les habitants se réfugient en nombre aux champs et dans les bois.
    Hiver 1641-1642, Nicolas de Bailleul, seigneur de Vatetot, Etiolles et Soisy, président à mortier au Parlement de Paris, fidèle de la reine Anne d’Autriche, est exilé à Château-Gontier.
    10 novembre 1642, deux Jacobins d’Angers établissent la confrérie du Rosaire à Saint Jean-Baptiste
    1644, l’espace entre les Capucins et la ville est pavé grâce à 6 000 livres obtenues du Roi par le président de Bailleul surintendant des finances.
    4 mai 1644, Château-Gontier obtient 4 foires royales : le samedi après Pâques, le 1er samedi de juin, à la Saint Fiacre et le samedi après le Toussaint.
    25 juillet 1645, députation auprès de l’Intendant pour diminuer la taxe des aisés.
    2 mai 1646, Claude de Lorraine duc de Chevreuse hérite de la baronnie de Château-Gontier de sa sœur la princesse de Conti ; son épouse Marie de Rohan-Montbazon est l’intrigante duchesse de Chevreuse mêlée à toutes les conspirations contre Richelieu et Mazarin.
    4 juillet 1646, le président Nicolas de Bailleul, chancelier de la Reine et surintendant des finances acquiert Château-Gontier.
Novembre 1646, réparation des Halles.
    22 novembre 1646, les habitants doivent déclarer le vin qui est entrée dans leurs caves depuis 3 ans et payer 3 sols par pipe.
    1er août 1647, « on bat la caisse » pour trouver 2 soldats exigés par le maréchal de Brézé, gouverneur militaire de l’Anjou et beau-frère de Richelieu, surnommé à cause de ses violences le Sanglier de l’Anjou.
    20 août 1648, le prince de Condé bat l’archiduc d’Autriche dans les plaines de Lens et fait 5 000 prisonniers.
    11 septembre 1648, la ville, conformément aux ordres du Roi, se prépare à servir d’étape à un convoi d’officiers et de soldats prisonniers envoyés dans les places de Bretagne ; 300 livres sont emprunté pour couvrir les dépenses.
    18 janvier 1649, début des troubles de la Fronde.
    28 février 1649, la ville est à nouveau gardée, elle opte pour la Fronde.
    30 mars 1649, le duc de la Trémoille, gouverneur de l’Anjou pour la Fronde, nomme Anne de Chivré marquis de la Barre (Bierné) lieutenant de Château-Gontier avec ordre de lever 2 000 hommes.
    2 avril 1649, la paix est signée à Rueil.
    10 avril 1649, cessation de la garde. (fin de la Fronde)
    18 mai 1649, lettre du Roi annonçant l’arrivée de 4 compagnies du régiment de cavalerie du duc de la Meilleraie, suivi par le régiment d’infanterie de la Reine, qui se distingua par ses excès en Anjou et au Maine
    26 novembre 1649, les régiments de cavalerie des sieurs Debains et Coudray-Montpensier sont logé en ville.
    22 avril 1650, ordres du duc de Rohan Chabot gouverneur de l’Anjou et ennemi de Mazarin de mettre la ville en état de défense, les ecclésiastiques ne sont pas exemptés de garde.
    23 mai 1650, le régiment du sieur Faleau est installé dans les hôtelleries et cabarets de la ville, les 800 chevaux mis et nourris sous les halles, la ville doit emprunter 1 500 livres pour payer la subsistance.
Décembre 1650, lettre du Roi annonçant la venue des compagnies d’Etat major du régiment du sieur Desprez qui tiendront garnison dans la ville pendant tout l’hiver.
    Année 1651, année du déluge, terribles inondations qui désolent la France.
    Janvier 1651, la crue de la Mayenne emporte le pont très délabré, les habitants pour sa restauration et pour l’entretien de l’hôpital Saint Julien établissent un péage. Le sieur Deschamp architecte est chargé de la restauration du pont.
    3 janvier 1651, entrée du régiment du sieur de Villette
    15 février 1651, les deux compagnies du sieur Desprez quittent la ville.
    28 juin 1651, les Etats d’Anjou se rassemblent pour élire leurs députés aux Etats généraux.
    15 septembre 1651, lettres patentes du Roi qui accorde au président de Bailleul la charge de gouverneur de la ville de Château-Gontier, vacante par démission de M. de la Motte Ferchault.
    28 octobre 1651, Jean François de Gondi archevêque de Paris, envoie une inspection en son prieuré de Saint Jean-Baptiste ; son procureur ne trouve pas un bénédictin présent à l’office, au réfectoire non plus mais 4 porcs, 2 autres cochons dévastant le jardin, au dortoir découvre frère Jacques Pais qui tient taverne.
    Fin 1651, nouvelle révolte de La Fronde qui s’assemble à Angers ; la Cour s’établit à Saumur, pendant que le maréchal d’Hoquincourt fait le siège d’Angers.
    Février 1652, la noblesse du parti royal, mise en déroute au Lion d’Angers par la cavalerie frondeuse, se reforme à Château-Gontier.
    28 février 1652, Angers capitule.
    21 avril 1652, la ville et faubourgs comptent 4 211 bouches.
    21 août 1652, défense sévère de laisser sortir des blés de la ville.
    1er mai 1653, lettres patentes du Roi qui accordent à Isabelle Marie Mallier la charge de gouverneur de la ville de Château-Gontier, vacante par décès de son époux le président de Bailleul.
    12 juillet 1654, Mazarin passe à Château-Gontier et loge à l’enseigne Notre-Dame du faubourg.
    18 juin 1655, l’assemblée générale des habitants se tient au château de Giziers, présidée par la douairière de Bailleul qui a le gouvernement de la ville ; la municipalité est reformée, désormais la ville est gérée par un procureur syndic élu pour 3 ans et sans gages, 4 échevins, le lieutenant général au Présidial et Sénéchaussée et l’avocat du Roi.
    12 décembre 1655, Pierre Hamon est nommé principal du Collège, avec un régent, par la ville qui lui accorde de nouveaux moyens dont le regain ou seconde herbe des communaux, en plus des 20 sols par mois de chaque écolier.
    17 juin 1656, bénédiction de la cloche des Capucins, nommée Marie par Louis Peu lieutenant criminel et par Bernardine Poulain épouse de Pierre Armenauld de Marmaigne président au grenier à sel, « la marraine donna 40 livres l’autre rien. »
    Le 31 juillet 1656, la baronnie de Château-Gontier est érigée en marquisat au profit de Louis-Dominique de Bailleul, président au Parlement de Paris en considération de ses services et ceux rendus par son père comme prévôt des marchands, président au Grand Conseil et au Parlement, surintendant des finances, ministre, chancelier de la reine mère.
    1657, le sieur de Longchamp remplace le sieur Le Chevesailles du Verger comme lieutenant commandant la ville et le château.
    28 août 1658, la ville s’oppose au rétablissement de la foire de la Saint Fiacre au faubourg obtenu par messire René du Breil baron d’Azé qui depuis 1656 avait été transportée aux halles.
    12 septembre 1659, l’Intendant Morand demande 16 000 livres à la ville de secours pour aider à conclure la paix ; M de Champagné député à Tours pour en montrer l’impossibilité obtiendra une diminution de 6 000 livres.
1660, refonte de la cloche des Capucins qui avait été cassée.
    5 avril 1660, l’abbé de Vaire, préposé par l’évêque d’Angers pose de 1ère pierre de l’église de Ursulines au faubourg d’Azé, bâtit par René Trouillard maître maçon au faubourg d’Azé sur les plans des Corbineau, architectes de Laval.
    22 avril 1660, le prieuré bénédictin de Saint Jean-Baptiste connaît l’heureuse réforme de Saint-Maur.
    Mars 1662, disette de grains dans la ville.
10 juin 1662, Renée Le Cercler fonde un orphelinat, qui prendra le nom d’hospice Saint-Joseph auquel elle abandonna tous ses biens [la ville a donné son nom à une rue] Elle fut secondée par François Doublard.
    Août 1662, le lieutenant général fait dresser un procès verbal de tous les blés conservés dans les maisons particulières, ces visites causent plusieurs révoltes.
1663, petite secte de jansénistes parmi les habitants.
    30 mars 1663, le père Lory, cordelier et confesseur du Buron, sollicite la ville pour avoir un couvent de Cordeliers ; les Capucins et les prêtres de la ville interviennent auprès du président de Bailleul et de l’évêque d’Angers qui s’opposeront à l’établissement de religieux mendiants.
    30 juin 1665, le lieutenant général fait montrée des l’état des murailles de la ville.
    25 août 1668, par crainte de la peste, les marchands revenants de la foire de Guibray en Normandie doivent déballer et ventiler leur marchandise pendant trois jours sur les prés.
    14 mai 1670, bénédiction de la chapelle de la Vierge au couvent des Capucins.
    24 novembre 1669, les habitants envoient une députation auprès de l’évêque d’Angers pour lui demander le curé de Saint Pierre de Saumur comme prédicateur pour le prochain carême.
    15 mai 1670, la cloche des Capucins à nouveau rompue et refondue est remontée au clocher.
    22 octobre 1671, Henri Arnault évêque d’Angers pose la 1ère pierre d’un bâtiment pour les bénédictins de Saint Jean-Baptiste.
    18 février 1673, Drogo, prêtre logé à l’hôpital, fait admettre les sœurs de la Miséricorde de Jésus originaires de Dieppe et qui desservaient l’hôpital de Vitré, comme hospitalières à Saint-Julien dont l’église sera rallongée de 40 pieds.
    10 février 1674, les hospitalières arrivent chez les Ursulines qui les logent jusqu’au 19 où elles prennent possession de l’hôpital.
    1er mai 1674, Mathieu Doüard avocat en Parlement est nommé procureur syndic.
    12 juillet 1674, Armand de la Porte de la Meilleraie,  duc de Mazarin par son mariage avec Hortense Mancini, nièce du Cardinal, passe à Château-Gontier et loge au faubourg chez Martin Daudier maître d’hôtel à l’enseigne Notre-Dame.
    18 août 1675, [le célèbre mémorialiste], le marquis Dangeau Philippe de Courcillon, gouverneur de la province passe à Château-Gontier, il est logé chez Pierre Armenault de Marmaigne président au grenier à sel [futur Hôtel de Sancé] ; le maire Mathieu Douard le harangue et lui offre au nom des habitants 12 livres en flambeau de cire blanche (48 flambeaux), 12 bouteilles de vin moitié blanc moitié clairet de Saint Didier et 12 miches de pure fleur de froment.
    2 octobre 1675, Anselme de Boisjourdan, chevalier seigneur des Courants de Longuefuye, fils du défunt prévôt, fait amende honorable la torche au poing et la corde au cou, puis a la tête tranchée pour avoir fait des cabales, signé la capitulation et désobéi au maréchal de Créqui à Trèves.
    12 février 1678, par suite de la démission de Pierre Hamon pourvu de la cure d’Azé, M de la Planche prêtre à Saint Jean est nommé principal du collège.
    22 avril 1679, maître Claude Bernier de Glatigné, lieutenant criminel visite les prisons, le concierge n’a aucune plainte à formuler contre ses prisonniers qui se disent satisfait de leur gardien.
    9 septembre 1679, l’évêque Arnauld pose la première pierre des bâtiments claustraux des hospitalières.
    1er décembre 1679, maître René Gallichon de Courchamp lieutenant général de la Sénéchaussée se rend à l’hôpital Saint Julien, où les malades assurent être correctement traités.
    1680, usage des perruques.
    3 février 1681, le nouveau cimetière de l’Hôtel-Dieu Saint Julien est béni.
    12 août 1681, le marquis de Château-Gontier fait son entrée à midi, trois compagnies commandées par le Présidial vont le saluer, la ville lui fait don de 20 livres de flambeau de cire.
    12 juillet 1682, orage violent avec tempête, tonnerre, éclairs et tourbillons qui renversent nombre d’arbres et le clocher de Solesmes.
    15 octobre 1682, Henry Arnault évêque d’Angers, pose la 1ère pierre de la crypte de Saint-Jean l’Evangéliste, creusée par la volonté du curé Magdelon Martin qui embellit et agrandit son église souhaitant par-là se dégager de la tutelle de Saint Jean-Baptiste.
    1683, famine et épidémie de petite vérole.
    16 juin 1683, l’évêque d’Angers pose le première pierre du nouveau grand autel du petit Saint Jean voulu par Magdelon Martin.
    1685, le Collège est réparé, la Porte neuve est réparée, des ormeaux sont plantés sur les remparts et sur le mail.
    14 septembre 1685, les habitants décident l’éclairage des Halles par des lanternes.
    1686, suppression de la juridiction du grenier à sel réunie à l’Election.
    29 avril 1686, la ville arrête que les prisons auront un administrateur, Jean Juffé chanoine de Saint Just est nommé à l’unanimité père des prisonniers.
    26 novembre 1686, le roi envoie des grains pour prévenir la disette