Salomon Coustard, apothicaire à Candé, encaisse le prix des chapons et poulets qui lui étaient dus par son ex-métayer : 1592

Vous connaisez mon intérêt pour les premiers apothicaires que je recense dès que j’en trouve, et si vous en voyez ou rencontrez d’autres, aussi anciens, et en Haut-Anjou, merci de me faire signe.

Le nom COUSTARD n’est pas inconnu chez les apothicaires, mais j’avais seulement un autre Coustard un an plus tard à Angers, sans que je puisse à ce stade savoir s’il existe un lien entre ces 2 apothicaires.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 4 juin 1592 avant midy en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous (Jean Chuppé notaire royal Angers) personnellement estably honneste homme Salomon Coustard apothicaire demeurant à Candé, tant en luy que pour ses consorts et en chacun d’iceulx seul et pour le tout sans division etc confesse avoir eu et receu présentement contant en notre présence et à veue de nous de Pierre Leroy cy davant métaier du lieu de Gallou paroisse d’Estriche par les mains de Me Jehan Pancelot advocat en ceste ville d’Angers des deniers dudit Leroy comme il a dit la somme de 11 livres 14 sols tz qui est pour toutes et chacunes les redevances que pouroit prétendre et demander ledit Coustard et ses consorts audit Leroy pour raison dudit lieu de Gallos qui est pour 13 livres de beurre 5 chapons 8 poulets et les estrennes le tout aréages de 2 années que l’on disoit 1589 et 90, ensemble pour les frais faits à la poursuite desdites choses par ledit Coustard audit Leroy touchant la demande de réparations que faisoit à Jacques Cholleau à présent métaier dudit lieu, desquels frais et mises et redevances cy dessus ledit Coustard s’est tenu à contant et bien payé et en a quité et promet acquité ledit Leray vers ses cohéritiers et tous autres qu’il appartiendra, et généralement a ledit Coustard audit nom quité et quite ledit Leray de toutes choses qu’il luy pourroit demander à raison dudit lieu de Guillos, sans préjudice des réparations dudit lieu de Gallos si aulcunes sont nécessaires à faire ; à laquelle quittance promesse et tout ce que dessus tenir etc garantir etc obligent etc renonçant etc foy jugement condemnation etc fait et passé audit Angers en présence de Jehan Bourcier et François Garsenlan demeurant audit Angers tesmoings

Une réponse sur “Salomon Coustard, apothicaire à Candé, encaisse le prix des chapons et poulets qui lui étaient dus par son ex-métayer : 1592

  1. Bonjour Mme Halbert,
    Je ne prétends pas être un généalogiste très performant, mais puisque vous demandez à être informé dans le cas ou quelqu’un trouverait une information sur un apothicaire, je peux vous dire que j’ai trouvé dans les actes de Candé des éléments intéressants. Je n’ai pu établir pour l’instant de lien entre le Coustard que vous évoquez à Angers et celui de Candé. Une chose est sure, ce ne sont pas les mêmes individus puisque l’apothicaire d’Angers serait dcd avant 1600, tandis que Salomon Coustard de Candé est dcd le 29 aout 1625. Je n’ai pas la certitude que le Salomon Coustard dont je parle soit Apothicaire. Mais, son fils Joseph né à Candé le 13/03/1598 de l’union de Salomon avec Marie Pipaud est bien signalé sur différents actes comme apothicaire. C’est un indice assez convaincant.
    En dehors de ce sujet d’apothicaire, je tenais à vous remercier pour la qualité et l’étendue de vos travaux qui sont exceptionnelles. Il m’arrive fréquemment avec mon épouse de les lire car mes recherches généalogiques m’ont menées sur les mêmes régions que vous. L’origine de mon patronyme serait sur Candé et mon ancêtre connu le plus ancien (François Forest) aurait été marié avec une Coustard (le prénom diverge selon les actes) qui pourrait être la soeur de Salomon Coustard. Je retrouve la présence de Salomon au Baptême du petit fils de François
    Forest le 27 octobre 1617 à Candé.
    Je ne vais pas m’étendre plus longtemps sur ce sujet qui me tient à cœur, mais si vous souhaitez me répondre, j’aurais plaisir à vous lire.
    Bien cordialement
    Christian Forest

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