Hildegarde de Bingen et deux autres docteurs inscrits au calendrier romain

Dimanche dernier je faisais un Skype avec des neveux pour leur parler d’Aliénor d’Aquitaine et Hildegarde von Bingen, 2 femmes importantes contemporaines. Nous avons discuté longuement de la place des femmes à cette époque, alors qu’ensuite on remis les femmes, du moins en France, à un rôle d’arrière plan de femme au foyer seulement.

Quelle n’est pas ma surprise ce matin, ouvrant le site ALETIA de lire

Hildegarde de Bingen et deux autres docteurs inscrits au calendrier romain

et sur Wikipedia, une très longue et édifiante biographie, à voir sans modération, tant cette femme fut importante.

et pour ceux qui me connaissent, j’ai depuis plus de 70 ans une amie allemande Hildegarde.

Ma grippe de Hong Kong m’avait valu 12 mois d’hospitalisation

Rêve (ou invention) de sous-marin en 1827, quelques mois avant la naissance de Jules Verne qui nous emmênera à « 20 000 lieues sous le mers »

Depuis plusieurs mois je coupe internet de 9 h à 18 h pour respecter les surcharges insupportables du réseau (réseau cuivre du téléphone en décomposition actuelle) et pour vivre solidairement avec les personnes en télétravail compliqué par les défaillances du réseau. Donc je ne suis pas sur Internet le jour, et vous voyez moins de posts. Désolée, mais cette période passera … patience. Et pour patienter, je vous emmêne rêver en 1827 !

Le journal « Le Breton » est paru dans les années 1820-1848 3 fois par semaine, et quelques archives sont numérisées sur le site des Archives Départementales de Loire-Atlantique, rubrique Presse. Il couvrait « sciences, agriculture, industrie, commerce, jurisprudence, littérature, beaux-arts, théatre, mœurs ».

Le n°103 paru le 19 juillet 1827 nous emmêne rêver des profondeurs, quelques mois avant la naissance de Jules Verne qui nous emmênera dans « 20 000 lieues sous les mers ». Portant il faudra attendre 1887 pour voir réellement un sous-marin, et même quelques années plus tard pour voir une flotte efficace.

Ce que vous allez lire fait rêver quand on songe que c’est écrit en 1827 ! l’auteur prédit toutes les découvertes dont nous disposons aujourd’hui, et dont j’aime profiter sur Arte, dans ses magnifiques documentaires sur les profondeurs.

Voici l’article paru en 1827 mais hélas il ne reste aucune trace sur Internet de cet auteur.

Lettre au rédacteur du Constitutionnel à Paris, le 11  juillet 1827 :

« Monsieur

Dans le courant du mois dernier vous avez annoncé qu’on avait fait une expérieuce d’un bateau plongeur ; vous avez bientôt après publié une réclamation de M. Castera sur la priorité de cette invention ; voudriez-vous bien me faciliter, par l’intermédiaire de votre journal, le moyen de faire connaître au public que j’ai fait depuis quelque temps une découverte qui y a quelques rapports. Mais au lieu d’un bateau naviguant entre deux eaux, j’ai inventé des procédés au moyen desquels l’homme peut respirer librement au sein des eaux, s’y nourrir, s’y mouvoir à volonté, les parcourir sans danger, et y entretenir même de la lumière. Par cette découverte, on pourra désormais visiter le fond des lacs et des fleuves, y pratiquer même des fouilles, et y décrouvrir des objets précieux qui peuvenet être ensevelis depuis des siècles. Avec mes appareils, cent hommes et plus pourraient descendre dans la mer à une profondeur considérable ; c’est-à-dire jusqu’au point où le corps peut supporter la pression du liquide, y traverser promprement de grands espaces, et ressaisir une partie de ces richesses immenses que l’on croyait englouties pour toujours. J’ai de plus imaginé une espèce de vaisseau sous-marin, dans lequel on pourra entrer et sortir sans que l’eau s’y introduise ; ce vaisseau, suspendu dans l’abime, serait destiné à recevoir ce que l’on recueillerait sous les eaux, et servirait de refuge aux personnes qui, fatiguées par l’exercive et par le long contact des eaux, auraient besoin de nourriture, de chaleur, de sommeil et de repos. Je crois pouvoir assurer encore qu’on arrivera à se servir au milieu des mers des armes à feu, avec lesquelles on se défendrait contre tous les animaux marins, que l’on combattrait avec succès. Cette invention doit ouvrir une nouvelle carrière aux sciences, auxquelles elle livrera l’intérieur des mers ; elle donnera les moyens de résoudre une foule de problèmes qui jusqu’ici ont paru insolubles. Oserai-je, Monsieur, vous prier d’insérer ma lettre dans votre prochain numéro, afin que les personnes adroites à s’emparer des travaux et des suffrages d’autrui, ne puissent m’en ravir l’honneur et la gloire, ainsi qu’on me l’a fait à l’égard de l’invention des sondes droites et de l’art de broyer la pierre dans la vessie, malgré les preuves authentiques qui démontrent que le premier en Europe j’ai fait ces inventions, et que je les ai exécutées sur le corps humain depuis 1812. En attendant que des circonstances favorables me mettent à même de pouvoir mettre à exécution cette découverte sous-marine, je consacre tous mes moments aux traitements des hernies, rétentions d’urine, et à lithutritie, objets pour lesquels j’ai fait confectionner des instruments nouveaux, et très supérieurs à ceux qui ont été employés jusqu’à ce jour. J’ai l’honneur d’être, etc… FOURNIER (de Lempdes), docteur en médecine, rue Jacob n°5. »

Partages en 2 lots des biens de défunts Pierre Goupil et Jeanne Colin : Château-Gontier 1612

Je viens de relire attentivement le magnifique ouvrage de Mme de la Théardière, G. d’Ambrières et R. Villedey sur la famille TROCHON, l’un des rares ouvrages de généalogie que j’admire. Je n’y trouve pas (ou bien je suis dans la lune, ce qui est tout à fait possible actuellement car nous vivons tous sur un nuage viral) ce Lancelot Trochon, mais l’ouvrage cite bien un Lancelot Trochon probable proche parent qui aurait pu avoir transmis ce joli prénom par ailleurs rare à ma connaissance. J’insiste donc ce jour lourdement auprès de mes lecteurs Mayennais pour savoir que penser de ce Lancelot Trochon, à la fort belle signature ci-dessous, et au vu de ses liens Gouppil famille aisée, donc plus que probablement dans cette parentèle des TROCHON de Châteaugontier. Je remets donc ce jour ici cet héritage qu’il reçoit au titre des GOUPPIL par sa femme. Merci encore de voir ce que vous pouvez faire car cette succession n’est pas une invention, mais bien une preuve en généalogie.

Je descends d’une famille GOUPIL qui n’est pas du même milieu social, donc je n’ai rien à voir avec ceux qui suivent, mais ils pourraient tout à fait être du même milieu social et ne sont pas géographiquement très loin des autres GOUPIL que je citais rapidement dans mon étude.
Enfin, je suppose le rang social par l’alliance Trochon, qui est une famille notable, car pour ce qui concerne ce partage il est modeste et désignerait plutôt un artisan.

Acte des Archives Départementales de Mayenne 3E63/1119 – Voici sa retranscription (ma propriété intellectuelle) :

Le 24 février 1612 ce sont les lots et partages de la succession des deffunts Pierre Gouppil et Jehanne Collin faits et présentés par René Mahier curateur ordonné par justice aux biens de Pierre Gouppil fils et héritier pour une moitié dudit Gouppil et de ladite Collin en conséquence du jugement donné de monsieur le lieutenant général à Château-Gontier le 16 du présent mois, avecq l’advis et consentement dudit Gouppil et de Anne Chardon sa femme authorisée et ayant les droits de ses cohéritiers, à Lancelot Trochon mari de Louise Gouppil fille et héritière pour une moitié desdits deffunts Gouppil et Collin, lesquelles choses héritaux demeurés de ladite succession ont esté partagés en 2 lots pour estre choisi par ledit Trochon comme cy après s’ensuit :

  • 1er lot

la haulte chambre étant sur la rue d’Ollivet où il y a une petite cheminée avecq deux greniers sur icelle, avecq la moitié de la bouticque et allée estant soubz ladite chambre depuis la clouaison entre ladite boutique et la salle basse de ladite maison, et demeurera ladite moitié du présent lot le costé vers la maison du sieur Moreul, avecq puissance de faire faire une cave soubz toute la bouticque et allée jusques à la poulière sans incommoder néantmoins celuy qui aura le partage cy après et remettre la clouaison en ce qu’il en appartiendra audit second lot d’entre le dite boutique et ladite salle ainsi qu’elle est à présent ; et sera la clouaison d’entre ladite boutique et salle partagée faite à communs frais et despends ; aura le présent lot et celui qu’il appartiendra et eschoira 4 livres de rente chacuns ans de retour de partage que luy fera le second lot cy après à commencer du 1er mars prochain que l’on dira 1613 et qui continuera d’an en an audit jour et terme. Item demeure avecq ledit préent lot une portion de terre labourable contenant 2 journaulx ou environ, à prendre depuis une grosse rosse à Noées au droit fil tendant au coing d’ung fossé d’une pièce de terre dépendant du lieu des Fresches en laquelle portion de terre y a ung grand chasteigner avecq une planche de jardin contenant 11 cordes ou environ estant es jardrins du lieu de la Motte sur le chemin avecq droit de passer par le hault de ladite pièce avecq leurs harnois et chevaulx pour exploiter ladite portion de jardin et terre

  • 2ème lot

la salle basse de ladite maison à prendre depuis la clouauson qui est à présent en ladite boutique avecq l’autre moitié de l’allée et boutique qui sera partagée et demeure ladite moitié le costé vers la maison Paul Pinault avecq ung cellier au derrière d’icelle et superficie qui en dépend, ainsi qu’il se poursuit et comporte et sera tenu celui qui aura le présent second lot faire de retour par chacuns ans 4 livres de rente au premier lot ; pour le regard de ladite maison chacun au droit de passer sur les autres ; et seront tenus fournir de griottières pour mettre à ladite maison quand besoin en sera qui est que par l’ung l’autre en sera pareillement au droit de son terrain par moitié de ladite maison. Item l’autre moitié de ladite pièce de terre située au lieu de la Motte qui est le long et joignannt la pièce de terre dépendant du lieu de la Guillotière abutant au bas à la pièce de terre appartenant à Me Guillaume Le Bret prêtre avec une petite chambre de maison située au village de la Motte sans chemin ne superficie qui à présent sert d’estable ; à la charge de prêter chemin par le hault de ladite pièce avec charues harnais et chevaux pour exploiter ladite portion
Le 24 février 1612 par devant nous Nicolas Girard notaire royal à Château-Gontier a comparu sire Lancelot Trochon mari de ladite Gouppil lequel a dit avoir eu communication des lots et partages cy dessus et choisir le second lot où est la salle basse de la maison

 

J’aime tricoter et je vais vous conter mes aventures de tricoteuse

Ce mercredi 27 janvier 2021, suite de mon histoire de tricot

J’aime tricoter, et cela m’a valu des moments hauts en couleur que je viens vous conter.

Dans les années 1970, ma firme, qui dépendait d’une firme américaine basée à Minneapolis m’y envoya. En bonne tricoteuse qui n’aime pas rester les mains vides, et redoutant la longueur du vol, j’avais pris soin d’emporter mon ouvrage. L’avion se révéla être d’une compagnie américaine, la Wastern Airlines, compagnie aérienne aujourd’hui disparue car revendue en 1983. J’ai une première émotion forte lors de l’embarquement. Le haut parleur de la salle d’attente convoque les passagers, je me lève et me mets dans la très longue file (l’avion était énorme), mon billet d’embarquement à la main. Arrive mon tour, l’hôtesse me refuse le passage, et me fait remarquer, en langue anglaise, que mon billet correspond à la catégorie au dessus. Totalement stupéfaite, je découvre entre parenthèses, que les cadres de ma compagnie ne voyagaient pas dans la classe « économique », mais en classe « affaires » qui était en fait une « 1ère ». Je fais demi tour et retourne alors en salle d’attente, où je dois rejoindre une vingtaine d’hommes d’affaires et je me sens mal à l’aise et impressionnée, car cela n’est pas ma tasse de thé. Parvenue dans l’avion, je découvre des sièges spacieux, hyperconfortables etc… mais stupéfaite, je découvre juste devant moi une porte donnant accès à la 3ème catégorie, la classe « luxe », et lorsque la porte s’entrouve je vois alors un immense espace libre avec bar etc… et moins de 10 passagers. Angoissée à l’idée de tricoter dans cette ambiance assez aisée selon moi, et en tous cas à des années lumière du tricot, je finis par prendre mon courage à 2 mains et je sors mon ouvrage. Remarquez j’avais de la place pour déployer mes aiguilles sans brimer mon voisin, puisque comme je vous le racontais, je n’étais pas en classe rikiki. J’avais à peine fait un demi rang que mon voisin, un homme d’affaires américain au look loin d’être décontracté, entame la conversation.

Respirez un grand coup avant de lire la suite, car ce qui va suivre est absolument incroyable. Ah, et puis non, attendez demain, et entre-temps respirez beaucoup de grands coups !

à demain

Odile

D’une voie très conviviale il entame une conversation de grand-mère tricoteuse :

  • qu’est ce que vous tricotez ? un pull pour une nièce
  • vous tricotez sans patron ? je n’utilise jamais de patron ni modèle
  • vous connaissez autant de points ? j’adore changer et les difficultés
  • vous tricotez souvent ? souvent

Bref, nous voici en train de papoter comme 2 vieilles tricoteuses au coin du feu. Puis, il se présente : « PDG d’une filature américaine ». Et il me laisse tricoter tranquillement toutes ces longues heures d’avion.

Cette improbable conversation de tricoteuses est bien entendu restée en moi tant elle était extraoditnaire et improbable, mais des années plus tard, en 2020 exactement, sur la chaîne de télé Arte, que je regarde souvent, un documentaire sur l’Islande, consacré au tricot Islandais. Et je découvre qu’en Islande les hommes aussi tricotent. C’est pour moi une information tout à fait nouvelle car en France, le tricot n’est pas affaire d’hommes, et pour tout vous dire, j’ai même le sentiment qu’un homme tricoteur serait mal regardé en France, si vous voyez ce que je veux dire.

Bref, à l’issue de ce magnifique documentaire, comme Arte sait les faire, je m’empresse d’aller sur internet chercher les hommes tricoteurs, et là, bouche bée, je découvre des clubs d’hommes tricoteurs au Canada, aux U.S.A. Ainsi, les anglo-saxons sont moins coincés que les Français devant des aiguilles à tricoter, c’est le moins qu’on puisse dire, et c’est édifiant, car la France est très en retard sur ce point de décontraction car le tricot détend et c’est ce que tous ces messieurs anglo-saxons racontent en long et en large sur Youtube etc…

Je savais bien que cela détend, car il y a environ 30 ans, le médecin me trouvant trop tendue, me fait faire la mesure sur 24 h, et me trouve yo-yo, en particulier j’ai plusieurs heures de tension basse le soir, et il me demande ce que je faisais : je tricotais. Depuis, je sais oh combien le tricot me détend, et c’est bien ce que tous ces messieurs anglo-saxons tricoteurs racontent sur internet.

Bref, je reviens à mes recherches sur les modes de vie de nos ancêtres, et ce à travers les recensements, et je découvre ces derniers temps qu’à Nantes Sud Loire le tricot était même le métier de beaucoup de femmes.

Et je découvre même des tantes tricoteuses en 1846, les demoiselles Porcher, et là, je m’écroule de rire, à l’idée qu’il y avait dans mon ascendance des affinités tricot. En fait, à cette époque, vous allez découvrir que ces tricoteuses tricotaient pour un peu d’argent faute de retraite, et elles sont donc à domicile en « travail à domicile » des employées de la filature de la rue Dos d’Âne, dont je vais vous conter bientôt ici l’histoire.

En attendant, voici déjà en 1846 mes tantes tricoteuses et leurs semblables. Elles sont toutes des femmes âgées voire très âgées, et aucune n’a de mari vivant car elles sont toutes célibataires ou veuves, autrement dit sans revenus, si ce n’est cette petite occupation de tricoteuses.  Mais ceci dit, les femmes âgées étaient nombreuses à Nantes Sud Loire, soit bien plus que les statistiques sur la durée de vie de l’époque ne donnent, ce qui signifie qu’à défaut d’eau potable non encore arrivée, l’eau de la Loire était plus potable que beaucoup d’eau de puits. Et puis, j’ai moi-même 82 ans et j’aime tricoter alors je pense à elles, car moi, comme vous sans doute  j’ai une retraite  (rue, nom, prénom, âge, métier, lpropriétaire, logement, statut matrimonial C célibataire, V veuve)

Rue Dos d’Âne Porcher Marguerite 70 tricoteuse Porcher 1P rz, 1P 1er C
Rue Dos d’Âne Porcher Marie 78 tricoteuse
Rue St Jacques Banon Vve David 70 tricoteuse Briand 2P rz, caveau V
Rue St Jacques Audineau Vve Geffroy 73 tricoteuse Davessière 2P 2ème V
Rue St Jacques Babonneau Vve Nouette 63 tricoteuse Guilbaud 1P rz dans la cour V
Rue St Jacques Papin Marie 70 tricoteuse Nicaisse B, ar.B C
Rue St Jacques Corgnet Marie 80 tricoteuse Simoneau 1P rz dans la cour C
Rue St Jacques Corgnet Julienne 79 tricoteuse
Rue St Jacques Panhard Rose 72 tricoteuse Panard 1P 1er C
Rue St Jacques Boidron Vve Clement 75 tricoteuse Lebeaupin 3P rz Cr et Hangar V
Rue St Jacques Brillet Vve Moreau 75 tricoteuse
Rue St Jacques Brillet Perrine 70 tricoteuse
Rue St Jacques Chantonnier Ve Babonneau 59 tricoteuse Reneaud 1P 1er V
Rue St Jacques Corbel Vve Huet 58 tricoteuse/institutrice Galpin 2P rz V

 

 

La promiscuité autrefois : rue Saint Jacques, Nantes Sud Loire, 1846

Voir tous les articles sur Nantes Sud Loire Saint Jacques

Hier, je vous parlais des pêcheurs de sable, voisins de palier, et vivants tous deux chacun dans une pièce pour sa famille toute entière.
Aujourd’hui, je vous emmène visiter la maison entière, et je vous prie de me croire, mais toutes les maisons de la rue St Jacques étaient alors aussi peuplées, car j’ai tout dépouillé sur Excel depuis 3 mois environ, donc j’ai une immage claire de l’habitat en 1846 à Saint Jacques.
Donc, à cette époque, l’immense majorité des familles vit dans une pièce unique. Et je me permets de vous rappeler qu’en 1846 il n’y a pas l’eau courante, le chauffage central etc…
Et n’en concluez surtout pas que ceux qui étaient propriétaires occupaient plus de pièces que ceux qui étaient locataires. Car, l’immense majorité des propriétaires vivait en totale promiscuité avec les locataires et comme eux, et il se trouve que la maison où demeurait les pêcheurs de sable est tout à fait représentative, donc, je vous la mets pour image de toute la rue Saint Jacques.
La maison n’a qu’un étage et le propriétaire, Guibert, vit en une pièce unique au premier. Il est dit forgeron, mais je ne vois aucune forge, donc soit il est ouvrier ailleurs et a hérité de cette maison, soit sa forge est ailleurs. (nom, prénom, âge, métier avec les 2 sources quand différent selon les 2 sources, numéro dans la rue, propriétaire, pièces)

Busson Louis 28 raffineur 31 Guibert 1P rz
Corbineau Marie 29 femme
Gourdon Pierre 34 pêcheur/pêcheur de sables 31 Guibert 1P 1er
Thibeau Rose 31 femme
Gourdon Pierre 3 fils
Gourdon Jeanne 5 fille
Gourdon Auguste 0,5 fils
Guilbert Pierre 32 forgeron 31 Guibert 1P 1er
Guilbert Victorine 3 fille
Guilbert Alexis 0,5 fils
Enoux Vve Cadet 60 journalière 31 Guibert 1 P mansarde
Cadet Vve Cormerais 40 femme
Cormerais Madeleine 7 fille
Cormerais Lise 5 fille
Cadet Clement 30 fils
Cadet Cornelie 32 fille
Sautron Jacques 50 colporteur 31 Guibert 1P mansarde
Pineau Geneviève 30 femme
Bazin Jacques 67 chaudronnier 31 Guibert 1P rz
Verniau François 32 tisserand 31 Guibert 1P rz
Berry Théophile 34 femme
Verniau Auguste 2 fils
Halbert Michèle 30 tailleuse 31 Guibert 1P 1er
Hubert Joseph 50 pêcheur/pêcheur de sables 31 Guibert 1P 1er
Marzin Marie 62 femme
Hubert Virginie 17 fille
Hubert Antoine 30 fils

Cette étude que je mêne depuis plusieurs mois me permet de mieux apréhender le mode de vie de mes ancêtres car j’avais découvert il y a quelque temps, grâce aux recencements, qu’ils ne vivaient pas seuls dans une maison, mais tous entassés dans une pièce de la maison, et dans la plus grande promiscuité. J’ai même découvert pire, et ce jour là, je suis restée anéantie par ma découverte. J’y reviendrai.

Voici les vues de cette maison d’après le recensement disponible en ligne sur le site des AM de Nantes 4ème canton, et comme je vous l’ai déjà expliqué, il existe un autre recensement de la même année, classé aux AD44, qui ne donne pas tout à fait les mêmes renseignements.

Et je vous souhaite tous bonne journée sans COVID