La mairie de La Baule a fait de faux états civils durant des décennies et refuse de les admettre

Vous êtes nombreux à avoir soudain changé d’état civil car né à Escoublac-La Baule avant 1962 on vous met désormais né à Escoublac. Nous en avons déjà parlé ici en mars 2019.

Désormais, l’informatisation de notre état civil est gérée par le RNIPP : Répertoire national d’identification des personnes physiques

Lequel ne reconnait pas les erreurs de la ville d’Escoublac-La Baule durant des décennies. Et de son côté la mairie de La Baule oublie de s’excuser près de vous pour des décennies d’erreur d’état civil émis par ses services, ce qui représente une erreur monumentale. Et, même un peu fatiguée que vous vous plaigniez, ils ont le toupet de mettre la réponse sur leur site :

Voici cette réponse inhumaine de la mairie de La Baule qui refuse d’assumer ses erreurs passées.

Elles sont monumentales, non seulement l’état civil est clairement libellé dans ses registres ESCOUBLAC-LA BAULE, mais même les recensements etc… en voici quelques florilèges, mais j’en ai des milliers :

 

 

Claude de Bretagne logé rue des Petits Champs, Paris 1637

Le 3 mai 1637, procuration de H et P Sgr Messire Claude de BRETAGNE, Comte de Vertu, de présent à Paris logé rue des Petits champs, paroisse St-Eustache, pour emprunter jusqu’à la somme de 4 000 livres.

Or, nous avons le bonheur de disposer sur GALLICA du plan de Paris en 3D, 1609, dit plan VASSALIEU

Je l’avais déjà utilisé autrefois pour mon ancêtre DROUAULT qui avait passé quelques années de sa vie dans le quartier de la Harpe.

Voici donc où Claude de Bretagne descendait à Paris, et c’est un vrai bonheur de voir ce plan 3D (téléchargez ma vue en la cliquant car elle est immense et on peut l’agrandir)

 

 

 

 

Nous vivons certainement une époque merveilleuse, qui nous permet de voir de tels documents, car ce plan dit Vassalieu, 1609, est magnifique, et ce n’est pas sans émotion qu’on le revisite.

Fermage et métayage : les baux actuels de nos baux à ferme et moitié

Fille du béton et du macadam, je n’ai aucune connaissance des agriculteurs actuels, et je dirais même que les journalistes ne m’ont guère éclairée ces derniers temps, car j’avais fini par comprendre qu’actuellement tous les agriculteurs étaient propriétaires de leur exploitation, alors qu’aux époques qui concernent ce blog l’exploitant agricole n’était jamais propriétaire.

Le jour de Noël, j’entends d’un proche qu’un ami vient de prendre une exploitation à métayage. Et je réalise qu’il s’agit de ce que j’étudie depuis des années sur les siècles bien passés, et même passés de plusieurs siècles.

Le fonds reste le même, pourtant je suppose que les clauses ont été adaptées aux temps actuels.

Mais il reste que je n’ai toujours pas compris combien il existe en 2019 d’agriculteurs propriétaires et d’agriculteurs ayant des baux et parmi les baux ceux de fermage et ceux de métayage.

Parce que je ne parviens pas à comprendre qu’on mette dans un même panier retraite des salariés, non propriétaires de leur outil de travail, et des propriétaires de leur exploitation.

Pour la dissenterie : remède du curé de Combrée (49) 1602

Prenez des larmes de masticq blanc le poids d’un escu et les broyer et les mettre dans ung jaulne d’oeuf à demy cuyt  et mounié cela et le faites prandre tous les matins, faites cela par 2 ou 3 fois et serez guéri ; usez aussy d’un pain blanc chaud venant du four trampé dans du vin clairet. (registre paroissial des baptêmes de Combrée, collection communale en ligne sur le site des AD49, vue 21)

Bonne lutte contre l’épidémie de gastro !!! enfin, testez autre chose que la recette de ce brave prêtre….

Le mastic était « Résine odorante qui découle de l’arbre appelé lentisque » selon le DMF en ligne (dictionnaire du moyen-âge)

Comme je ne connais pas cet arbre, j’ai été voir le dictionnaire un peu plus récent et il donne exactement la même définition.

Il s’agit du pistachier, toujours utilisé en médecine et en parfumerie, pas pour les mêmes effets !!! J’ignorai que nos ancêtres angevins le connaissaient en 1602 !

 

Pierre Gohier acquier un sixième d’une maison : Angers 1558

J’ai des GOHIER dans mon ascendance, mais hélas je suis en panne à Chazé-sur-Argos avec le mariage non filiatif de Jacques Gohier et Renée Coiscault le 18 février 1624, et malgré leurs nombreux enfants, aucun parrainage ne donne de Gohier, et même remarque pour les enfants de sa fille Charlotte Gohier qui a épousé Laurent Grosbois.

Si vous avez une piste, merci de me faire signe.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle)

Le 8 juin 1558 en la cour du roy  notre sire à Angers en droit par devant nous Jehan Legauffre notaire de ladite cour personnellement establyz Loys Legauffre sergent royal et ordinaire en Anjou et Renée Molinel sa femme de luy suffisamment autorisée quant à faire passer et accorder ce que s’ensuit, demourans en la paroisse Saint Maurille d’Angers, soubzmectant eulx et ung chacun d’eulx seul et pour le tout sans division etc confessent avoir vendu et vendent perpétuellement par héritaige à sire Pierre Gohier marchand demourant en la paroisse de la Trinité d’Angers ad ce présent et achaptant pour luy ses hoirs etc la siciesme partie par indivis d’une maison tant hault que bas sise sur les grans ponts d’Angers joignant d’un cousté la maison qui fut feu Jehan de Sainct Mallo d’autre cousté la maison de la cailletelle, Jehan Prieur et autres, abuctant d’un bout sur le pavé de la rue des Ponts appellée la Bourgeoysie d’autre bout sur la rivière de Maine – Item la cinquiesme partie par indivis en ung sixiesme aussi par indivis en ladite maison ainsi que ledit sixiesme et cinquiesme en ung autre sixiesme par indivis de ladite maison et appartenances se poursuyvent et (f°2) comporent et que lesdits vendeurs les ont acquises de Estienne Rou, Jehan Royet et Yolland Rou sa femme demeurant en ladite paroisse de la Trinité d’Angers sans rien en retenir ne réserver ; ou fief du roy et comme toute ladite maison à 4 sols tz par chacun an pour tous debvoirs et charges ; transportans etc et est faite la présente vendition pour le prix et somme de de 100 livres tz sur laquelle somme ledit achapteur a paié contant en présence et au veu de nous auxdits vendeurs la somme de 60 livres tz qui icelle somme ont eue prinse et receue et dont etc et le reste de ladite somme le paiera ledit achapteur auxdits vendeurs toutefois et quantes qu’il plaira auxdits vendeurs ; à laquelle vendition tenir etc garantir etc dommages etc obligent lesdites parties l’une vers l’autre elles leurs hoirs etc mesmes lesdits vendeurs eulx et ung chacun d’eulx seul et pour le tout sans division etc et ledit achapteur ses biens à prendre vendre etc renonçant etc et par especial lesdits vendeurs au bénéfice de division discussion et d’ordre et encores ladite femme dudit Legauffre au droit velleyen à l’autenticque si qua mulier et à tous droits faicts et introduits en faveur des femmes fait et passé audit Angers (f°3) par devant nous Jehan Legauffre notaire juré de ladite cour en présene de Jehan Martin moulnyer et Pierre Mounard demeurans audit Angers tesmoings ; à la charge dudit achapteur de garder la grâce que lesdits vendeurs avoient donnée de rescourcer lesdites choses qui encores dure ; la prorogation de laquelle lesdits vendeurs ont présentement baillée audit achapteur ; en ce comprins le louaige qui sera deu au terme de St Jeha, Baptiste prochain lequel achapteur se fera payer par Jehan Royer y demeurant ainsi que eussent fait lesdits vendeurs »