Bail a ferme de Fontaine Bouillant, Saint Paul le Gautier 1521

Nous sommes ici après la Révolution à la frontière entre Mayenne et Sarthe. Le lieu est une seigneurie ou une métairie noble car il a droit aux ventes, rentes etc… Par contre si les ventes sont réservées au bailleur, rien n’est précisé pour les rentes et devoirs, en fait d’assises à tenir, ce qui est toujours précisé dans les baux d’une seigneurie.

Un bail à ferme est toujours passé là où demeure le bailleur, ici Ledevin qui demeure à Angers. Pour venir payer le bailleur, et aussi lui apporter beurre, chapons etc… il y avait des km à faire, le plus souvent à pieds, ou à cheval pour certains plus aisés.

A la fin du bail, comme assez souvent dans ce type de bail, vous voyez que le preneur a dû venir avec un proche qui se porte caution sur la totalité des engagements. Ceci m’émeut toujours car dans mon enfance, des amis de mes parents ont vécu un cauchemar de caution, et je suis restée sensible aux drames que la caution peu engendrée, enfin certainement moins souvent autrefois, car je n’ai pas encore rencontré d’actes attestant un tel drame, ou plutôt quelques rares cas de mémoire.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 30 octobre 1521 (Nicolas Huot notaire Angers) en notre cour du pallais d’Angers etc personnellement estably honnorable homme et sage maistre Jehan Ledevin licencié en loix sieur de Villettes et de Fontaine Bouillant d’une part, et Macé Couppe paroissien de St Georges le Gaultier au conté du Maine d’autre part, soubzmectant confessent avoir ce jourd’huy fait entre eux les marchés pactions et conventions de baillée et prinse à ferme telz et en la manière qui s’ensuit, c’est à savoir que ledit Ledevin a baillé et baille à tiltre de terme et non autrement audit Couppé qui a prins et accepté dudit Ledevin audit tiltre de ferme et non autrement du jour et feste de Toussaint prochainement venant jusques à 6 années et 6 cueillettes entières et parfaites ensuivant l’une l’autre sans intervalle de temps ledit lieu fyé domaine seigneurie et appartenances de Fontaine Bouillant sis en la paroisse de St Paoul le Gaultier audit pays du Maine, tout ainsi que ledit lieu se poursuit et comporte avecques toutes et chacunes ses appartenances et dépendances tant en fief que en domaine et tout ainsi que ledit Ledevin ses prédécesseurs fermiers et autres de par eulx l’ont tenu possédé et exploité sans aucune chose en retenir excepter ne réserver, pour en iceluy lieu demourer et converser honnestement par ledit Couppé ainsi que honneste et bon père de famille soit tenu faire et pour en prendre lever cueillir et amasser tous et chacuns les fruits profits revenus et émolumens qui proviendront audit lieu fyé et seigneurie de Fontaine Bouillant et en faire et disposer par ledit preneur toute sa plaine (f°2) valeur comme de sa propre chose ; et est faite ceste présente baillée prinse et acceptation de ferme pour en rendre et paier par chacune desdites 6 années et 6 cueillettes par ledit preneur ses hoirs audit bailleur à ses hoirs etc en ceste ville d’Angers en la maison dudit bailleur et aux couts et mises dudit preneur la somme de 45 livres tz au jour et feste de Toussaints le premier paiement commençant au jour et feste de Toussaints que nous dirons 1523 ; et sera tenu en outre ledit preneur acquiter ledit lieu des devoirs cens rentes et autres redevances deuz pour raison dudit lieu aux seigneurs où il est tenu et subject qui est la somme de 40 sols tz deuz par chacun an au seigneur d’Averton et en acquiter ledit bailleur ; et sera tenu en outre ledit preneur tenir et entretenir les maisons et appartenances dudit lieu en bonne et suffisante réparation en manière qu’elles ne puissent dépérir et les y rendre en la fin de ladite ferme ; et a réservé et reserve ledit bailleur la moitié des ventes et autres émolumens de fyé qui pourront advenir audit fyé ladite ferme durant ; et ne pourra ledit preneur faire ne composer d’aucunes ventes sans le congé et licence dudit bailleur ; et est dit et accordé entre lesdites parties que ledit preneur prendra les rentes et devoirs sans deniers audit fyé de Fontaine Bouillant à ceste feste de Toussaints prochainement venant ; et pour ce qui touche le bestial estant sur ledit lieu appartenant audit bailleur qu’il dit monter à la somme de 43 livres 10 sols tz, ledit preneur sera tenu poyer audit bailleur ladite somme de 48 livres 10 sols au moyen de ce que du jourd’huy ledit bailleur a transporté et transporte ledit bestial estant en iceluy lieu vallant ladite somme de 48 livres 10 sols (f°3) lequel bestial estant entre les mains de Jehan Tharot précédent fermier dudit lieu, lequel Tharot avoit autrefois promis et se seroit obligé de payer audit bailleur ladite somme de 48 livres 10 sols pour ledit bestial ou bailler de bestial à raison d’icelle somme sur ledit lieu de Fontaine Bouillant ; et aussi a promis ledit Couppé rendre à la fin de ceste ferme ledit lieu ensemencé et les guerets faits ainsi qu’ils le sont de présent ; et sera tenu en outre ledit preneur bailler par chacun an ladite ferme durant audit bailleur à ses hoirs etc en ceste ville d’Angers en la maison dudit bailleur le nombre de 13 livres de beurre net et ferme avecques 2 bons chappons ; et a esté ad ce présent Guillaume Deschamps paroissien de ladite paroisse de Saint Georges le Gaultier ainsi qu’il dit lequel à pleini et cautionné et par ces présents plenist et cautionne ledit fermier de tout le contenu en ceste présente ferme et en a fait et fait son propre fait et debte et s’en est constitué et constitué principal paieur et débiteur pour ledit Couppé fermier susdit ; auxquelles choses dessusdites tenir et accomplis etc et ladite ferme rendre et paier etc et ladite ferme garantir etc et aux dommages dudit bailleur de ses hoirs etc amendes etc obligent lesdites parties l’une vers l’autre etc et les biens dudit preneur à prendre vendre etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc présents ad ce honnorables hommes et sages maistres Pierre de Blavou bachelier en loix, et noble homme maistre René Deseguisson bachelier en decret demourant à Angers tesmoings

Jean et Julien de Malestroit descendaient à l’hôtellerie du Plat d’Etain : Angers 1524

mais ne payaient pas rapidement la note à l’hôtellière. La note ici est élevée. Nul doute qu’ils vivent au dessus de leur moyens. Et l’histoire nous apprend qu’ils ont fabriqué de la fausse monnaie… et même Mediapart en parle. Manifestement ils sont plusieurs frères à Oudon, et la seigneurie de rapporte plus assez pour ces jeunes gens, qui sont venus à Angers voir les bourgeois vivre bien au dessus d’eux !

Et comme il leur était interdit de travailler comme les bourgeois, ils ont eu la mauvaise idée …

Vous avez plusieurs actes les concernant sur mon blog, il vous suffit ci-dessous de cliquer sur le nom DE MALESTROIT qui est en mot-clef et vous donne immédiatement accès à tous les actes indexés sur ce nom.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 8 octobre 1524 sachent tous présents et à venir que en notre cour royale à Angers (Huot notaire Angers) et des tesmoings cy après nommés noble et puissant messire Jehan de Malestroit chevalier seigneur d’Oudon de Taigne et de Nayst confesse debvoir et promet rendre et paier à honneste femme Jehanne Syramyn dame du Plat d’estain en ceste ville d’Angers la somme de 121 livres tz par une part et la somme de 28 livres 10 sols tz par autre part, pour despense faite tant par ledit chevalier que noble homme Julien de Malestroit sieur de Connoy frère ledit chevalier, et en ce non compris la belle cherre que ladite Syramin parlant par la bouche de Me Françoys Commeau licencié en loix demandoit du temps que le frère dudit chevalier auroit logé en la maison de ladite Syramin, bailla charge à sire Charles de Bougne fermier dudit chevalier en la maison d’icelle Syramyn, de bailler à ladite Syramin deux pippes de vin l’une au prix qu’il pourroit valloir, paiables icelles sommes dedant Karesme prenant et le 24 may prochainement venant moitié par moitié ; et à ce faire tenir soubzmectant ledit chvalier soy ses hoirs biens et choses présents et avenir soubz la cour et juridiction royale d’Angers (f°2) présents ad ce maistre René de Bridiors missire Guillaume Crespel prêtre et maistre Franczoys Commeau et autres, comme de tout ce peult plus à plein apparoir par un escript en papier signé de Malestroit et de N. Huot, duquel de mot à mot le contenu s’ensuit : « Nous messire Jehan de Malestroit chevalier seigneur d’Oudon de Taigne et de Noyse confessons debvoir et par ces présentes promettons rendre et paier à honneste femme Jehanne Syramin dame du Plat d’Estain de ceste ville d’Angers pour despence faite tant pour nous que pour notre frère Jullien de Malestroit sieur de Connoy la somme de 121 livres tz par une part et la somme de 28 livres 10 sols tz, en ce nom compris la belle chere que ladite Syramin demande du temps que notre frère a esté logé chez ladite Syramin, sur laquelle somme dessusdite avons donné charge à sire Charles de Bougne notre fermier de Taigne (f°3) de bailler à ladite Syramin 2 pippes de vin blanc au pris qu’il peult valloir, laquelle somme dessusdite nous promettons et nous obligeons paier à ladite Syramin dedans Karesme prenant prochainement venant la moitié de ladite somme et l’autre moitié dedans le 24 may prochain, et ce engageonsnous nos hoirs biens et choses présents et à venir par la cour et juridiction de la cour royale d’Angers soubz laquelle je me suis soubzmis et obligé moy mes hoirs etc ; présents ad ce maistre René de Bridiors missire Guillaume Crespel prêtre maistre François Commeau licencié ès loix et autres, le 8 octobre 1524 »

Je suis désolée mais HUOT, le notaire, n’a pas fait signer, et s’est contenté de sa signature, ce qui lui arrivait très, très souvent.

René Guyet, sieur de la Rablaye, engage ses vignes à Angers, 1552

Il existe encore des vignes à Angers, certes celles dont il est question ici ont été effacées par l’urbanisation, mais Angers a su garder la mémoire des vignes.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle)

Le 28 janvier 1551 avant Pasques (donc le 28 janvier 1552 n.s.) (Quetin notaire Angers) en la cour temporel du chapitre d’Angers personnellement estably honnorable homme sire René Guyet sieur de la Rablaye eschevin d’Angers demeurant audit Angers, soubzmectant soy ses hoirs etc au pouvoir etc confesse avoir aujourdhuy vendu quicté ceddé délaissé et transporté et encores vend perpétuellement par héritage à honnorable homme sire Mathurin de Crespy demeurant audit Angers à ce présent stipulant et acceptant qui a achacté et achacte pour luy ses hoirs etc le nombre de 4 quartiers de vigne à avoir et prendre par ledit de Crespy acquéreur à son choix et élection au cloux de la Jeunière paroisse de Saint Germain en Saint Lau lez Angers entre le jardin dudit lieu et closerie de la Jeunière et la closerie de feu maistre Charles Doysseau, avecques droit de chemyn pour aller et venir auxdites vignes en tirer la vendange et y mener grassins par ledit jardrin au plus aisé que faire se pourra au plaisir dudit acquéreur ; tenuz au fief et seigneurie de Saint Jehan l’évangéliste d’Angers à 20 sols tz en contribution de 10 livres de cens ou debvoir pour toutes charges et debvoirs ; transportant etc et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 180 livres tournois par ledit acquéreur payée baillée et nombrée manuellement dès le 29 août dernier passé audit vendeur ainsi qu’il a confessé par davant nous et dont est apparu par sa cédule signée de luy que ledit (f°2) acquéreur luy a présentement rendue et baillée comme nulle au moyen de ces présentes tellement que de ladite somme de 180 livres tz ledit vendeur s’est tenu content et bien payé et en a quicté etc ; o grâce donnée par ledit acquéreur et retenue par ledit vendeur de pouvoir rescourcer et rémérer lesdites choses vendues du jourd’huy jusques au jour et feste de la purification Notre Dame dite Chandeleur prochainement venant en 2 ans après en rendant et refondant audit acquéreur ladite somme de 180 livres tz et loyaux frais cousts et mises raisonnables et non autrement ; à laquelle vendition et tout ce que dit est tenir etc garantir etc oblige ledit vendeur soy ses hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait et donné es cloistres de l’église d’Angers présents Thibault Aulbert demeurant en Brecigné forsbourg d’Angers et Jehan Chevrolier clerc demeurant audit (f°3) Angers tesmoings » – Au pied de l’acte, le bail à ferme des choses engagées pour 12 livres – Puis le réméré effectué le 30 novembre 1552

Contrat de mariage de Pierre Gourreau et Marie Guyet : Angers 1583

Cette Marie Guyet est certainement issue de la même famille que mon Yvonne Guyet, mais cette Yvonne était quelques générations auparavant, et pour mémoire voici le couple dont je descends, par les Grimaudet, Furet et Delestang à Angers.

Dans tous les cas, le milieu est identique, le lieu aussi, et le patronyme rare, d’où une probabilité élevée.

Raoulet GRIMAUDET ° vers 1450 † avant décembre 1515 x vers 1475 Yvonne GUYET ° vers 1450 † avant décembre 1515

1-Charles GRIMAUDET x avant 1528 Guillemine BRANCHU Dont postérité suivra

2-Perrine GRIMAUDET x avant 1515 Guillaume GANDON Dont postérité suivra

3-Jean GRIMAUDET x avant 1521 Marguerite OGIER Dont postérité suivra

4-Jeanne GRIMAUDET † avant 1528 x avant 1500 Jean FURET Dont postérité FURET

5-Béatrix GRIMAUDET °Angers Saint Pierre 17 mai 1495 (voir ci-dessus les commentaires sur l’effacement de cet acte) x avant 1515 François DELAUNAY

J’ai remarqué que les GOURREAU signaient avec 2 R et j’ai respecté leur orthographe.

Ici, le futur n’a pas le compte exact de  ce qu’il possède, ce qui est un peu curieux, d’autant qu’on lui fait tout de même confiance.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle)

Le mardi 10 mai 1583 après midy en la cour du roy notre sire à Angers et de monseigneur duc d’Anjou endroit par devant nous Mathurin Grudé notaire de ladite cour personnellement establyz noble homme Pierre Gourreau sieur du Couldray fils de defunts honnorable homme Me Maurice Goureau et de honnorable femme Renée Gaultier vivants sieur et dame de la Blanchardière, demeurant en la paroisse de la Trinité de ceste ville d’Angers d’une part, et damoiselle Marguerite Guyet fills de defunts noble homme René Guyet eschevin de la ville d’Angers et de damoiselle Jouachine Leseur, vivants sieur et dame de la Rablaye, demeurante en la paroisse de Saint Maurice de cestedite ville d’Angers, soubzmectant etc confessent avoir fait et par ces présentes font les accords conventions et pactions matrimonialles qui s’ensuivent, c’est à savoir que ledit Goureau sieur du Couldray avecques l’advis et consentement de messire Jacques Goureau conseiller du roy et son premier et ancien advocat au parlement de Bretaigne sieur de la Blanchardière son frère aisné, vénérable et discret Bertrand Gourreau chantre de l’abbaye de saint Cierge lez ceste ville d’Angers son frère et de honnorable femme Marguerite Goureau dame de Chaumont (f°2) sa soeur, et ladite Marguerite Guyet aussy avecques l’advys et consentement de noble homme André Huyet sieur de la Rablaye son frère, et honnorable femme Renée Guyet dame de l’Espervière sa soeur, et autres leurs partents et amis soubz signés, ont promys et promectent se prendre en mariage l’ung l’autre et iceluy mariage sollempniser et accomplir en face de saincte église catholicque, si et quand l’ung en sera requis par l’aultre, avecques tous et chacuns leurs droits ; et parce que ledit Pierre Gourreau a dit et asseuré luy estre deu tant par contrats gratieux que obligations et cédulles la somme de 8 000 livres et plus, a esté convenu et accordé que desdits deniers qui lui sont deubz en demeurera la somme de 8 000 livres évaluées à la somme de 2 666 escuz deux tiers de nature de propre audit Gourreau sans ce que ladite somme de 8 000 livres entre en la communauté desdits futurs espoux, et lequel Gourreau (f°3) fera apparoir dedans 3 mois après les espouzailles à ladite Marguerite Guyet sa future espouze et audit André Guyet son frères desdits contrats cédules et obligations jusques à la concurrence de ladite somme de 8 000 livres tz, et estant lesdits deniers renduz jusques à la concurrence de ladite somme de 8 000 livres ou portion d’icelle pourront lesdits deniers estre mis en acquest par ledit Gourreau pour demeurer iceluy acqueset comme dit est le propre héritage dudit Gourreau et non de la communauté desdits futurs espoux ; à la charge que faisant lesdits contrats d’acquests de ladite somme de 8 000 livres ou de partie d’icelle ledit Gourreau sera tenu déclarer d’où procèdent lesdits deniers ; et a ledit Pierre Gourreau assigné douaire à ladite Marguerite Guyet sa future espouse tant sur tous ses biens patrimoniaux que matrimoniaux que sur ladite somme de 8 000 livres ou acquests qui en seront faits suivant la coutume ; et a (f°4) esté ce que dessus respectivement stipulé et accepté par chacune desdites parties, lesquelles avont adverty faire enregistrer ces présents dedans 2 mois suivant l’édit de création ; auxquels accords conventions et à tout ce que dessus est dit tenir etc obligent etc renonczant etc foy jugement et condemnation ; fait et passé Angers maison dudit sieur de la Rablaye en présence des dessusdits, et encore de nobles hommes Me Jacques Ernault sieur de la Daumeraye conseiller et juge magistrat au siège présidial d’Angers, Jehan Gourreau sieur de la Challouère procureur du roy à la prévosté royale d’Angers, René Guyet sieur d’Orgigne frère de ladite Marie, et honnorables hommes Me Symon Haran sieur de l’Espervière advocat Angers, Pierre Durant recepveur général de la Traite et Impôts forains d’Anjou, tous demeurant Angers tesmoings »

Jean Leauté et autres vendent des terres à Villevêque en 1503

Cela fait plus de 5 siècles !
Et l’acte est parfaitement conservé et lisible !
Nous ne laisserons certainement pas aussi longtemps des archives en bon état. Nous produisons l’éphémère.

Donc, ce jour, je vous mets un Leauté, car le patronyme m’interpelle puisque je le rencontre à Clisson que je retranscris actuellement. Et puis je sais qui va être heureuse d’avoir des nouvelles de Villevêque en lisant ces lignes !

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle)

Le 5 juillet 1503, en la cour du roy notre syre Angers etc (Cousturier notaire Angers) estably Jehan Leauté paroissien de la Trinité d’Angers et Jehanne la Hameline authorisé de son mary ainsi qu’elle dit, et Jehan Parré tant en son nom que comme soy faisant fort de Geoffroy Parré et de Perrine la Parrée et de Guillaume Hamelin, Guillaume Bayn tant en son nom que comme soy faisant fort de Phorien Bayn son frère et de Renée la Ménarde paroissiens de Villevesque, et de Thomin Dupin et de Pierre Goupilleau paroissiens de Pellouaille pour lesquels ils se font fort, ils ont promis faire avoir agréable le contenu en ces présentes dedans sabmedy prochainement venant à la peine de 100 sols tz applicquable etc ces présentes demourant néanmoins en leur vertu, soubzmetant etc confessent avoir vendu quité cedé délaissé et transporté et encores vendent etc tant en leurs noms que dessus, à Raoullet Tannerye et Marye sa femme qui ont achacté, deux journaux et demy de terre labourable ou environ en 4 pièces l’une sise dans les communs de Touchay en ladite paroisse de Villevesque joignant d’un cousté aux terres de Macé Cerisay et d’autre cousté aux terres desdits achacteurs abouté d’un bout aux communs du Pastiz et d’autre bout aux terre de Huillé qui sont Jehan Lymelle, ou fié de Nouereux ; l’autre pièce contenant ung quartier de terre joignant d’un cousté audit Pastiz d’autre cousté aux terres Guillaume Bouvet abouté d’un bout aux communs de Pierre Delespine et d’autre bout aux communs, et l’autre pièce contenant (f°2) ung journau ou environ joignant d’un cousté à la terre qui fut feu Jehan Danhus d’autre cousté à la terre desdits achacteurs d’un bout à la terre feu Jehan Fourier ung risseau entre deulx et d’autre bout aux terres qui furent feu Estienne Fourier, et l’autre pièce contenant la moitié d’un quartier de terre joignant d’un cousté à la terre qui fut feu Mathurin Ferrot et d’autre cousté à la terre feu Jehan Ferrot, d’un bout au chemin tendant de la rue des Boys et d’autre bout au jardin qui funt Pierre Goupilleau, ou fié de la Varrane ; transportant etc et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 25 livres dont a esté paié content en notre présence la somme de 20 livres tz et le surplus qui est 100 sols tz ledit achapteur a promis paier auxdits vendeurs toutefois qu’ils feront ratiffier ces présentes sà ceulx pour lesquels ils se sont fait fort ; à laquelle vendition tenir etc garantir etc obligent etc renonçant etc présents à ce Mathurin Leboucher Macé Paré et autres

Les Gobelets, sans les moulins, devenus ouvriers : 1936

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Comme les jours précécents, le tableau qui suit n’est autre que le recensement de 1936 (Archives Municipales de Nantes), et il donne numéro de foyer/NOM/prénom/profession/sexe (à gauche les garçons, à droite les filles), âge.

Les enfants travaillent jeunes, et comme leurs parents.

Attention, il a y bien 11 foyers, mais à cette époque on vit encore souvent plusieurs foyers pour une maison, et il n’y a pas 11 maisons, mais le document ne le précise pas.

1 1 ROBÉ MAILLARD Anne sans profession 1 77
2 ROBÉ Maurice fils, manœuvre chômage 1 47
2 3 LELIEVRE François manœuvre 1 61
4 CAULON Clémence sans profession 1 55
5 LELIEVRE Marcel magasinier 1 21
3 6 MERLEAU Georges cheminot 1 41
7 FETIVEAU Luce sans profession 1 43
8 MERLEAU Georgette fille, couturière 1 16
9 MERLEAU Gilette «  1 15
4 10 LE VIGAINEUX Vincent bourelier chez Rodineau 1 41
11 LELISORE Andrée sans profession 1 27
12 LE VIGAINEUX Armel ? enfant 1 6
5 13 BERTEAU Alphonse manœuvre 1 53
14 BERTEAU MACÉ Anne sans profession 1 50
15 BERTEAU Odette enfant 1 18
6 16 MÉNARD Henri outilleur chez Brissonneau 1 50
17 DESTOUCHES Gabrielle ouvrière à la Parisienne 1 50
18 MÉNARD Gabrielle leur fille, ouvrière 1 23
19 MÉNARD Louis fils, tourneur Brissoneau 1 16
7 20 CROCHET Auguste retraité 1 65
21 CROCHET Augusta fille, couturière chômeuse 1 26
8 22 PLEDEL Maurice manœuvre 1 38
23 GILARD Jeanne sans profession 1 32
24 PLEDEL Maurice fils 1 15
25 PLEDEL Michel fils 1 6
26 PLEDEL Jeanne fille 1 3
9 27 HAYE Henri paveur 1 36
28 ROYER Julie sans profession 1 35
29 HAYE Henri fils 1 14
30 HAYE Jeanne fille 1 9
31 HAYE Denise fille 1 7
10 32 MERY Maximin cheminot 1 58
33 HERVOUET Henriette sans profession 1 43
34 MERY Georges fils, chaudronnier 1 19
35 MERY Lucette fille 1 23
11 36 ROUL Barthélémy jardinier 1 62
37 PERRAUD Anne sans profession 1 58