Provision d’office de sergent royal à Ingrandes pour Philippe Halbert de Liré, mai 1715

Introduction

Vous avez sur mon blog une catégorie OFFICES que vous trouvez ci-dessous, en déroulant sous les commentaires, une case OFFICES apparaît et cliquez à droite pour accéder au menu déroulant de tous les catégories, en ordre alphabétique. Il y a pas moins de 74 offices sur mon blog.

Les Halbert du Maine-et-Loire

Outre les HALBERT tonneliers au Loroux-Bottereau, ceux de Rezé et Saint Sébastien ouvriers de la monnaie, je descends aussi de ceux de Chalonnes et Montjean, mais je ne suis pas parvenue à faire le lien avec ce Philippe Halbert, qui a des descendants.

Provision d’office de sergent royal à Ingrandes

Archives Nationales V/1/224 Grande Chancellerie (sous-série V/1). Lettres de provision d’office

« Louis par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre à tous ceux qui ces présentes lettres verront salut scavoir faisons que pour le bon et louable raport qui nous a esté fait de la personne de nôtre aimé Phylipe Halbert et de ses sens suffisance loyauté prud’hommie capacité et expérieuce au fait de pratique pour ces causes et autres nous luy avons donné et octroyé donnons et octroyons par ces présentes l’office de sergent royal résidant à Ingrandes en Anjou que tenoit et exerçoit René Pichonnier dernier possesseur d’iceluy, lequel estant décédé Louis Pichonnier comme acquéreur des biens de la succession abandonnée dudit René Pichonnier son frère nous auroit nommé par acte du 27 janvier 1714 ledit Halbert qui nous auroit en conséquence payé la finance du droit de survivance attribué audit office par nôtre édit du mois de décembre 1709 ainsi qu’il apert par coppie collationnée de la quittance du trésorier de nos revenus casuels ayant ladite nommination et autres pièces attachées sous le constrescel de nôtre chancellerie pour ledit office avoir tenir et doresnavant exercer en jouir et user par ledit Halbert à titre de survivance conformément à notre édit du mois de décembre 1709 aux honneurs autorités fonctions franchises libertés droits pouvoir fruits proffits revenus et émolumens audit office appartenant et y attribués, tels et semblables qu’en a jouy ou deu jouir ledit Pichonnier et qu’en jouissent (f°2) les pourvus de semblables offices sans toutefois qu’en vertu des présentes ledit Halbert puisse exploiter hors de l’étendue de son ressort à peine de faux, sy donnons en mandement au sénéchal d’Anjou ou son lieutenant général à Angers à gens tenant le siège audit lieu qu’après leur estre aparu des bonnes vie mœurs âge compétance conversation religion catholique apostolique et romaine dudit Halbert qu’il sache lire et écrire et de luy pris et receu le serment en tel cas requis et accoutumé ils le reçoivent mettent et instituent de par nous en possession dudit office c’en faisant jouir et user aux honneurs autorités fonctions franchises libertés droits pouvoirs fruits proffits revenus et émoluments susdits pleinement et paisiblement luy faisant obéir et entendre de tous ceux et ainsy qu’il appartiendra es choses touchant et concernant ledit office, car tel est nôtre plaisir en témoins de quoy nous avons fait mettre notre scel à cesdites présentes. Donné à Versailles le 8 may 1715 »

 

 

 

 

 

Office d’ouvrier de la monnaie de Nantes, Pierre Moinet 1716, petit fils de Sébastien Halbert

Introduction

Je vous ai déjà mis sur ce blog mes HALBERT de Saint Sébastien d’Aigne, aujourd’hui Saint Sébastien sur Loire, qui commencent par Sébastien HALBERT ouvrier de la monnaie de Nantes, époux de Marie BONNAUD. Aujoud’hui, je vous mets un document exceptionnel, comme il en existe encore peu aux Archives Nationales, à savoir l’office d’ouvrier de la monnaie d’un Pierre Moinet qui se dit son descendant. Et c’est en voulant voir sur Internet si quelqu’un avait déjà connaissance de ce document que je suis tombée seulement sur l’horreur de la déformation du nom de Louise Halbert, la mère de Pierre Moinet.

Louise Halbert mère de Pierre Moinet

Louise Halbert et son mari meurent juste après la naissance de leur unique enfant Pierre Moinet. L’enfant a donc été élevé par oncle et tante qui lui ont parlé de son grand père Sébastien Halbert ouvrier de la monnaie ! Voici ce que je sais de la généalogie de Louise Halbert :

Louise HALBERT Fillle de Sébastien HALBERT et Louise BONNAUD °Saint-Sébastien-d’Aigne (44) 8 avril 1643 †Basse-Goulaine 6 octobre 1684 « inhumé dans la chapelle de la vierge Louyse âgée de 42 ans fille de deffunt Sébastien Albert et Marie Bonnaud femme de Michel Moynet présent qui signe présents Luc Guillaume et Pierre les Moynet pescheurs demeurant dans les vallées » x 1/1660 Jean CORGNET  x2 Saint-Sébastien-d’Aigne 15 février 1678 Michel MOINET †Basse-Goulaine 15 octobre 1684 « inhumé dans l’église Michel Moynet laboureur demeurant dans les Vallées fils de Luc Moynet et deffuncte Renée Allaire ses père et mère, veuf de Louyse Albert en présence de Luc, Pierre et Guillaume les Moynet » 
1-Perrine CORGNET x Saint-Sébastien-sur-Loire 15.8.1687 Pierre PATOUILLERE
2-Pierre MOINET °Basse-Goulaine (44) 27 mai 1684 « baptisé Pierre fils de Michel Moinet et de Louise Halbert sa femme parrain Pierre Patoüillere marraine Perrine Foucaud » †1726 x Saint-Julien-de-Concelles (44) 29 janvier 1704 « mariage Pierre Moynet fils de deffunts Michel Moinet et de Louise Halbert de Basse Goullaine et Janne Rouxeau veuve de deffunt Michel Lebeau » Jeanne ROUSSEAU Dont postérité

la monnaie de Nantes

Voyez sur mon site, tout sur la monnaie de Nantes.

les ouvriers de la monnaie de Nantes

Il n’existe aucun document exhaustif sur les noms des ouvriers de la monnaie de Nantes, uniquement un document partiel tiré de Granges de Surgères à partir des registres paroissiaux et la liste établie par les juges gardes le 26 février 1728. Or, cette liste ne prend pas en compte les notaires, dont les actes sont très parlants en ce qui concerne les métiers, même si hélas à Nantes nous n’avons plus d’archives notariales du 16ème siècle !!!

l’office d’ouvrier de la monnaie uniquement par filiation

L’office se transmettait uniquement aux descendants. Or, l’acte qui suit et qui concerne Pierre Moinet fils de Louise Halbert, comporte 2 points qui interrogent :

  •  la transmission était donc possible par les femmes et le document que je vous citais ci-dessus, établie selon Granges de Surgères, relate bien un cas par les femmes, mais il précise que cette femme devait donc être fille unique.
  • Louise Halbert n’était pas fille unique, loin de là. Elle avait 4 soeurs et n’était pas l’aînée mais la 3ème. Donc, en l’absence de descendance mâle de Sébastien Halbert et Marie Bonnaud, une des filles a eu le droit de prétendre à l’office d’ouvrier de la monnaie de Nantes.

filiation donnée par l’acte qui suit

L »acte qui suit, de 1716, concernant l’office l’ouvrier de la monnaie de Pierre Moinet le dit « Pierre Moinet fils de Michel Moinet et de Louise Halbert, laquelle estoit fille de Sébastien Halbert et de Marie Bonnaud, ledit Halbert fils de Jullien Halbert ouvrier monnoyeur en nostre monnoye de Nantes ». Il est donc probable que Sébastien Halbert soit fils de Julien, mais aucune source n’existe encore pour le prouver, car les Archives de Loire-Atlantique n’ont plus les actes notariés du 16ème siècle et les registres paroissiaux ne remontent pas au 16ème siècle à Saint Sébastien.
On ne peut conclure à une source sure lorsque qu’on sait, comme j’en ai une grande expérience, combien de fausses filiations étaient données quand on voulait obtenir quelque chose, que ce soit ainsi pour les offices au Parlement de Breragne, ou même les preuves de noblesse. Donc, je ne peux conclure avec certitude que Sébastien était fils de Julien.

1716 office de monnayeur de Pierre Moinet

Merveilleux acte trouvé aux AN. Je suis heureuse de l’offrir aux descendants de Pierre Moinet, car il a eu descendance actuelle.

[1] Archives Nationales V/1/225-V/1/234 Grande Chancellerie (sous-série V/1). Lettres de provision d’office : années 1716 à 1718 cote V/1/226

« Le 20 juin 1716 Louis par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre à nostre cher et bien aimé conseiller général Provicial de nos monnoyes en Bretagne salut notre aimé Pierre Moinet fils de Michel Moinet et de Louise Halbert, laquelle estoit fille de Sébastien Halbert et de Marie Bonnaud, ledit Halbert fils de Jullien Halbert ouvrier monnoyeur en nostre monnoye de Nantes, ledit Moinet faisant profession de la Religion Catholique apostolique et Romaine nous a fait remonstrer que les Roys nos prédécesseurs ayant accordé plusieurs privilèges aux officiers etre ouvriers des monnoyes de nostre Royaume suivant lesquels ceux qui ont possédé le titre d’ouvrier ont le pouvoir de transmettre leur droit à leurs enfants et postérité de l’un et l’autre sexe nés et à naitre en loyal mariage, lesquels doivent se faire recevoir par devant les officiers de nos monnoyes, et d’autant que lesdits Jullien et Sébastien Halbert ses ayeul et bisayeul estoient constamment ouvriers monnoyeurs ainsi qu’il nous est apparu par la sentence de réception dudit Sébastien Halbert son ayeul du 3 juin 1643 et que vous pourriez faire difficulté y admettre le suppliant attendu l’interruption depuis la réception ddit Sébastien Halbert jusqu’à présent il nous a humbement fait supplier luy vouloir accorder nos lettres de relief d’interruption à ce nécessaires à ces causes désirant subvenir à nos sujets suivant l’exigence des cas s’il vous appert par les pièces cy attachées sous le contrescel de nostre chancelerie, que lesdits Julien et Sébastien Halbert père et fils ayent esté receus ouvriers monnoyeurs en nostredite (f°2) monnoye de Nantes, que le suppliant soit arrière petit fils de Jullien Halbert marié en loyal mariage et que suivant les privilèges par les Roys nos prédécesseurs accordés aux ouvriers monnoyeurs le suppliant y doive estre receu nous vous mandons et ordonnons ces présentes que vous ayez à le faire recevoir à l’exercive d’ouvrier dans nostredite monnoye de Nantes luy faisant donner place pour y faire les exercices et travailles ainsy que les autrs ouvriers suivant et conformément auxdits privilèges pleinement et paisiblement restant et faisant cesser tous troubles et empeschements à ce contraires sans vous arrester à l’interruption depuis ledit Sébastien Halbert son ayeul que nos ne voulone nuire ny préjudicier audit inposant ordonnons l’avons relevé et dispensé relevons et dispensons par ces présentes,, pourveu toutefois que lesdits privilèges n’ayent esté révoqués, et à la charge de se conformer à nos ordonnances et règements concernant les monnoyes et sousles peines y portées car tel est nostre plaisir. Donné à Paris le 20 juin 1716 »

 

Denis Lecourt sergent du gué à Provins devenu sergent dangereux à Marly, 1570

Introduction

Autrefois il fallait acheter au roi de très nombreux postes. On appelait ce système ingénieux du roi pour faire rentrer l’argent : l’achat des offices. Leur prix variait bien entendu selon l’importance de la fonction : notaire, avocat, juge, sergent etc… et vous avez sur mon blog une catégorie OFFICES (ci-dessous, sous les articles vous avez des fenêtres de recherches) qui vous donne beaucoup d’exemples d’achats ou cessions d’offices divers. Ici il s’agit d’une cession car Denis Lecourt a pris un autre office, certainement plus à son goût et selon une disponibilité qui s’est présentée.

sergent dangereux

Denis Lecourt était sergent du gué à Provins et cède cet office car il a trouvé un office de sergent dangereux à Marly. Manifestement il aime la forêt plus que les rondes de gué à Provins.
J’avoue que lorsque j’ai rencontré cet acte j’ai été un peu stupéfaite car je ne comprenais pas ce que faisait ici le terme dangereux, croyant qu’un sergent était précisément fait pour préserver du danger. Ce n’est pas Littré qui m’a donné la réponse, mais le Dictionnaire du moyen français

Sergent dangereux. « Officier chargé de surveiller les bois soumis au droit de tiers et danger«  : [C’est Renart qui parle] Et je feroi du lou sergant dangereus, que, se il treuve veel, ne brebis, ne pourchel pres du bois, il les cachera dedens, puis les[s] prendra comme forfaiz. (HENRI FERR., Modus et Ratio, Livre deduis T., c.1354-1377, 156). [Cf. note 80 :«Les sergents dangereux veillaient à ce qu’aucune bête n’entrât dans les bois en défens. S’ils y trouvaient des bêtes, ils avaient le droit de « les prendre comme forfaiz », c’est-à-dire de les confisquer. Le sergent de Renart pousse les bêtes à dessein dans les bois en défens pour pouvoir « les prendre comme forfaiz ».»] …il est venu à nostre congnoissance que ceux qui ont gouverné lesdites Eaux et Forests, ont fait ou temps passé plusieurs Sergens dangereux, lesquels ont fait plusieurs griefs et oppressions à nos sujets, dont plusieurs plaintes ont esté faites à Nous (Ordonn. rois Fr. V., t.10, 1413, 132).

Denis Lecourt sergent dangereux

AD77-216E1258 Duret notaire à Provins – 1559.03.22 (avant Pâques dont le 22 mars 1560 n.s.) Denis Lecourt sergent dangereux au baillage de Marly pour le roy notre sire fait ses procureurs maîtres Philemon Maillard (blanc) et leur donne pouvoir de résigner et remettre es noms du roy notre sire ledit office de sergent du gué audit baillage pour et au proffit de Jehan Guarenjou demeurant audit Provins … (vue 472)

Vente de l’office du greffe de la prévôté, Provins 1596

Introduction

Sur mon blog, vous trouvez par moins de 71 ventes d’offices, que j’avais relevés en Anjou. Mais depuis un an que je retranscris les notaires de Provins, je n’en voyais pas et voici enfin un acte de vente d’office à Provins.

Louis de Champagne  seigneur de Léchelle

L’acquéreur du greffe de la prévôté est Louis de Champaigne seigneur de Léchelle dont le nom a été retenu DE CHAMPAGNE et est bien présent dans la Brie, sans que je sache s’il existe des liens avec ceux d’Anjou dont je descends personnellement. 

vente de l’office du greffe de la prévôté, Provins 1596

Le vendeur vit manifestement à Paris où il a une autre charge plus importante que le greffe dont il se sépare. L’acquéreur est noble, et un noble ne déroge pas en acquérant un office. C’était une des rares activités que les nobles pouvaient exercer sans perdre leur noblesse. Le prix de 66 écus un tiers, qui représente à cette date environ le prix d’une petite maison ou la moitié d’une maison, est payé comptant.

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation – vous pouvez zoomer ou enregistrer la vue pour la lire plus grande

1596.10.19 vue 296 – fut présent en sa personne noble homme et saige Me Loys Duran sieur de Ronceaulx et Villegagnon conseiller du roy et maistre des requestes ordinaire de son hostel estant de présent à Provins, lequel recognait avoir vendu ceddé quicté transporté délaissé et par ces présentes cèdde quicte transporte délaisse, promis et promet garantir de ses faits promesses et obligations, à Loys de Champaigne escuyer sieur de la Tour Mantrasse à Leschelles et de Leschelles présent achepteur pour luy ses hoirs c’est à savoir tout tel droict que ledit sieur de Ronceaux a et peult avoir et prétendre à cause de l’acquisition qu’il a faite du roy du greffe de la prévosté de Provins, du greffe de la haulte justice dudit lieu de Leschelles pour en jouit par ledit sieur de Leschelles achapteur à pareil tiltre et faculté de rachapt perpétuel que ledit sieur de Ronceaulx a faict ladite acquistition à tousjours et de laquelle acquisition ledit vendeur a promis et sera tenu ayder à l’achapteur quant besoing et requis en sera, ceste vente faicte moyennant le prix et somme de 66 escuz deux tiers argent contant et quite audit vendeur qui pour ce il en a eu et receu et à luy payés comptés et délivrés présent le notaire en quarts d’escu et francs d’argent bons et ayans cours …

L’office de greffier des Foires de Champagne et Brye cédé pour 250 livres mais à rente, et la rente impayée, Provins 1561

Introduction

Les fonds des notaires de Provins en 1558-1561 montrent que la majorité des ventes se font à rente perpétuelle, et le paiement comptant est plus que rare… Donc les notaires sont très occupés par les différents qui s’ensuivent, que ce soient les changements de destinataires par succession ou autre, et les impayés. L’acte qui suit explique un différend à la suite d’une cession d’office mais l’acte a surtout le mérite de nous donner le montant de cette cession, à savoir 250 livres ce qui est à l’époque une somme très élevée, puisque les biens fonciers y compris maison que je vois ne s’élèvent qu’à 10 à 50 livres au maximum.
Mieux, à cette époque peu de ventes se font en termes d’argent, car l’immense majorité des transactions même foncières se font en nature et je vous avoue humblement que j’ai bien du mal à évaluer à quelle somme les rentes en septiers de blé froment correspondent … mais ici, dans la vente de l’office de greffier des Foires de Champagne et Brye on est en argent pas en nature. J’ai lu quelques études historiques sur ces rentes en natures, et elles semblent attester qu’à cette époque on est encore face aux rentes en nature mais c’est leur fin, et en outre les ventes et/ou rentes en argent ne sont alors que dans les milieux aisés. Mais vous l’avez compris, le greffier des Foires de Champagne et Brye est du milieu aisé de Provins.

Différent suite à la vente de l’office de greffier

AD7761056E475 – 1561.01.29 n.s. (1560 on est dans le calendrier Julien et donc en 1561 en grégorien notre calendrier actuel) -p283 vue 302- … noble homme et sage Me Simon Denise licencié ès loix demeurant à Provins au nom et comme procureur et soy faisant fort de noble homme Me Jacques Denise procureur en la cour de parlement à Paris son frère d’une part, et François Peze praticien demeurant audit Provins d’aultre part, disant lesdites partyes que par cy devant par le moyen dudit Me Jacques Denise Me Nicole Moreau lors greffier des Foires de Champagne et Brye au siège de Provins auroit passé procuration pour résigner ledit office de greffier desdites foires au proffit dudit Me François Peze lequel (f°2) office iceluy Moreau auroit délaissé audit Me Jacques Denise moyennant certaine somme de deniers envers lequel Me Jacques ledit Peze auroit en ce faisant constitué la somme de 20 livres tz de rente racheptable de la somme de 250 livres tz des arrérages de laquelle ledit Peze n’auroit aulcune chose payée synon 12 livres tournois et n’auroit iceluy Peze moyen de soy faire pourvoir dudit estat … sur ce recognurent lesdites partyes scavoir est ledit Peze qu’il n’entend soy ayder de la procuration à luy passée par ledit Moreau pour ledit office ny en vertu d’icelle soy faire pourvoir d’iceluy ains s’en est déporté et déporte par ces présentes au proffict dudit Me Jacques Denise ce stipulant et acceptant par ledit Me Simon Denise son frère en quoy faisant iceluy Me Simon Denise audit nom de procureur a quicte et quicte desdits 20 livres tz de rente consentant par cesdites présentes ledit Peze et ses héritages en estre ores et pour l’advenir du tout libres quictes et deschargés et que les les lettres de la vendition et constitution d’icelle luy soient rendues comme cassées …

Dominique Jallet était valet de chambre d’Henri du Plessis de Richelieu décédé, Angers 1619

Je ne parviens pas à comprendre comment on partait valet de chambre, car il semble que c’était une charge donc on achetait la charge ??? En tout cas, Dominique Jallet a perdu son maître mais à manifestement droit à une part de la vente de la vaisselle d’argent de son maître, alors, est-ce au titre d’un salaire dû ?? Je me demande tout cela car j’ai par ailleurs un valet de chambre de monsieur frère du roi, et je me demande toujours comment il avait été à ce poste. Enfin, je vous avais déjà mis sur ce blog quelques actes concernant la vaisselle d’argent d’Henri du Plessis de Richelieu,  qui était décédé sans hoirs en 1619 et était l’un des frères de Richelieu.

Deniers procédant de la vente de la vaisselle d’argent d’Henri Du Plessis de Richelieu, Angers 1619

Procuration de Nicole Du Plessis de Richelieu pour la succession de Henry Du Plessis de Richelieu, Angers 1620

L‘acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici la retranscription de l’acte  Le mardi 22 octobre 1619 avant midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers fut présent Dominique Jallet cy devant valet de chambre de messire Henry Du Plessis de Richelieu, lequel a recogneu et confessé avoir eu et receu contant de Me François Lebeuf tuteur de Armand de Maillé écuyer héritier par bénéfice d’inventaire de defunt messire Henry du Plessis de Richelieu par les mains de Me Vincent Langlois à ce présent la somme de 90 livres tz à luy ce jourd’huy distribuée par jugement d’ordre fait par devant monsieur le lieutenant général de cette ville des deniers procédés de la vaisselle d’argent dudit défunt sieur de Richelieu dont et de laquelle somme de 90 livres ledit Jalet s’est tenu contant et en a quicté ledit Lebeuf, Langlois set tous autres, fait et passé Angers à notre tablier présents Me Nicolas Jacob et Pierre Blouin praticiens demeurant Angers tesmoings