Contrat de mariage de Nicolas Du Pont et Perronne De Aribert, Valpuiseaux (91) 1576

Introduction

Perrone Daribert est la soeur aînée de Claude, qui épousera Clément Gault de la Grange dont vous avez beaucoup sur mon blog.

contrat de mariage

Véritable contrat de mariage complet sur 8 pages alors que je trouve souvent à Provins des contrats très courts. Donc tout est prévu par les parents de Perronne encore vivants. La dot de 6 000 livres n’est pas un montant très élevé, et c’est à cette date de 1576 la dot de la bourgeoisie moyenne d’Anjou que j’ai étudiée. Selon Michel Nassiet dans son ouvrage « Noblesse et pauvreté. La petite noblesse en Bretagne, XVe-XVIIIe siècles » traite de l’appauvrissement des nobles Certes, la famille Daribert n’est pas dans la pauvreté, mais pas dans la richesse, et on comprend que les cadets ne devaient pas avoir grand chose pour vivre d’où tous les voleurs dans cette famille.

Paris

Le futur est de l’Orne en Normandie et elle de Valpuiseaux (Essonne) à 74 km de Paris. Manifestement Perronne Daribert, comme beaucoup de filles de familles, était alors dans une famille parisienne pas comme domestique mais comme compagnie d’enfants ou autres occupations de jeunes filles. Elle avait alors pris goût à Paris. Son contat de mariage donne une phrase remarquable : « en une moytié desdits conquests sellon la coustume en usage de Paris ou lesdits futurs mariés espèrent faire leur principalle résidence » Cette phrase montre non seulement l’attrait de Paris pour les régions proches mais elle montre que les futurs n’étaient pas toujours aussi nuls dans le projet de mariage que pourraient le laisser penser beaucoup de contrats de mariage. En effet, cette phrase montre bien que les futurs ont eu leur mot à dire et même qu’ils ont choisi Paris, qu’ils connaissent manifestement et préfèrent à leurs lieux de naissance. 

 

contrat de mariage 1576

L’acte qui suit n’est pas l’original mais une copie de copie. Il y eut une première copie au chatelet à Paris, puis une autre pour Perronne Dupont l’unique fille de Perronne Daribert qui avait manifestement besoin de se défendre dans une succession, et cette copie date d’octobre 1611 et est conservée aux Archives Départementales de l’Orne, preuve que Perronne Dupont résidait aussi en Normandie terre de son père. Lors de cette copie en octobre 1611 Perronne Dupont est femme de Joachim Ruault, alors qu’on lui connaîtrait déjà 2 époux selon d’autres sources. Je pense que ce Joachim Ruault peut être considéré comme une source sure car devant notaire faisant la copie.

« Le 24 janvier 1576[1], à tous ceux qui ces présentes lettres verront Nicolas Lenormant provost de la Ferté Aleps pour le roy nostre sire et monseigneur le duc son frère et Riboullet Leriche capitaine et garde des sceaulx aulx contrats de ladite prévosté sallut savoir faisons que par devant Jehan Nonnant clerc nottaire royal commis au Val de Puisseaulx et es environs soubs le tabellion général de ladite Ferté feurent présents en leurs personnes noble Emery Dearibert escuier sieur de la Grange Terre Beauvais et Messière et demoiselle Philippe Lecoincte sa femme demourans audit lieu de la Grange lesquels vollontairement et sans contraincte ont recongneu et confessent recoignoissent ces présentes promettent et accordent en mariage demoiselle Peronne Dearibert leur fille aisnée à Nicollas Dupont escuier sieur dudit lieu et du Breil en Normandie à ce présent et acceptant à laquelle fin les nopces et sollennité à ce nécessaires seront faites et accomplies aulx … desdits sieur et demoiselle de la Grange aussytot qu’ils en seront requis par ledit sieur Dupont ou qu’il leur plairai l’en requérir en quoy faisant yceulx sieur et demoiselle de la Grange se sont submis et obligés se submettent et obligent rendre leurdicte fille dedans ledit jour desdites nopces fournies et accommodées d’habillement honneste et selon la maison de son origine et celle ou elle prend alliance et en oultre (f°2) paier et livrer audit sieur Dupont en faveur dudit mariage la somme de six mille livres tournois six ans à compter du jour desdites nopces et cependant lesdits sieur et demoiselle ont scédé et délaissé auxdits futurs mariés le fief terre et seigneurie de Beauvais qui consiste en manoir et vignes terres labourables bois taillis garennes et austres debvoyrs et dignités de seigneurie mouvante et dépendante du roy et de monseigneur le duc soubs le conté de la Ferté Alleps pour en avoyr lesdits futurs mariés l’usufruit et reveneu en touttes choses tout ainsy  que l’avoyt de son vivant deffunt noble homme Lois Dearibert frère dudit sieur de la Grange sauf le moullin à vent deniers revenus et rentes dont lesdits sieur et demoiselle de la Grange ont fait expresse retenue et aussy par ce que le bail à ferme qui a esté par eulx fait de parties du domaine de ladite terre à ung nommé Geuffroy Robin sortira son effet et sera entretenu par lesdits futurs mariés lesquels reprendront à l’advenir les fruits prix et proffits dudit bail montant par chacun an à 12 muids de grain mesure de Messière Maisse savoyr est 8 muids de mestail et 4 muids d’avoine et autres choses contenues audit bail desquelles enthièrement lesdits sieur et demoiselle de la Grange ont fait transmission ? auxdits futurs mariés lesquels aussy (f°3) jouirront de l’outtre plus du domaine de ladite terre hormis lesdites rentes censives et moulin ainsy qu’il est prédit, le tout jusques à ce que lesdits sieur et demoiselle de la Grange leur ayent fait sollution et paiement de ladite somme de 6 000 livres que ledit sieur Dupont sera tenu après l’avoyr receue employer en titre et rente hipotecque au nom de sadite espouze future et des hoirs issus dudit mariage sy aulcuns y en a et en deffault de ce faire ledit sieur Dupont dès à présent comme dès lors leur constitue et assume la somme de 500 livres tournois de rente hipothecquère à prendre sur tous et chacuns ses biens quelque part qu’ils soyent situés et assis sauf et réservé sur la tierce partie des immeubles qu’il pocède aujourd’huy qui sera et demeurera pour douaire à ladite future espouze sa vie durant franche quicte et exempt de ladite rente de 500 livres et de toutes autres charges et subretions quelconques selon que ledit douaire est permis et estably par la coustume dudit pays de Normandie, premier terme de paier ladite rente de 500 livres commansant ung an après le déceds dudit sieur Dupont et ainsy annuellement jusques a ce que ladite rente soit amortie ou baillée en bonne et suffisante assiette ce que ledit sieur Dupont de son vivant ou après sa mort ses héritiers pourront faire (f°4) touttefois et quantes qu’il leur plaira en remboursant ledit sort principal de 6 000 livres et payant les arréages de ladite rente qui lors seront deubz au prorata du temps à ladite future espouse ou ses hoirs issus dudit mariage, et ou il n’y auroit aulcuns et que ladite fille decederoit la première ledit sieur Dupont prendra seullement la somme de 2 000 livres tz dont en ce cas lesdits sieur et demoiselle de la Grange luy font don sur ladite terre de Beauvais sy elle n’est auparavant desgaigée ou bien sur lesdites 6 000 livres et l’outtre plus retournera franchement auxdits sieur et demoiselle de la Grange et leurs hoirs :et ou ladite fille survivra ledit Dupont sans enfans issus d’eulx elle aura entièrement la jouissance de ladite terre de Beauvais ou l’emploict desdites 6 000 livres sans qu’il en demeure aucune chose aulx héritiers dudit sieur Dupont lequel davantage en ce cas dès à présent comme dès lors a faict don à sadite espouze future de 4 000 livres tz à prendre sur tous ses biens en oultre ledit douaire et emploit de 500 livres de rente comme il est prédict, lequel douaire apartiendra à ladite future espouze au cas qu’elle survive dès le jour du décedz (f°5) dudit sieur Dupont et s’il advient que lesdites 6 000 livres ne soyent paiées auxdits futurs mariés de continuer la jouissance de ladite terre sy faire le veullent ou bien de presequicter (poursuivre) le paiement de ladite somme de 6 000 livres sur tous et chacuns les biens desdits sieur et demoiselle de la Grange, lesquels s’en submettent et obligent par ce touttefois que lesdits futurs mariés leur feront scavoyr leur vollonté ung an auparavant accordant ledit sieur Dupont d’une part et ladite demoiselle Peronne Dearibert présente et octorisée par sesdits père et mère que par donnation mutuelle celluy desdits mariés qui survivra succedera aulx meubles du décéddé et entend que les conquests qui seront faicts constant leur mariage le semblable aura s’il n’y a point d’enfant issus d’eux et ou il y en auroit ils succederont à la représentation de leurs dicts père et mère premièrement décéddé en une moytié desdits conquests sellon la coustume en usage de Paris ou lesdits futurs mariés espèrent faire leur principalle résidence ; et avenant successions direscte ou coullatéralle iceulx futurs mariés seront receuz et admis sy faire le veullent avecque leurs cohéritiers en rapportant et remettant en partage sy besoing est ce qui leur aura esté donné et livré en faveur du présent mariage ou bien se pouroit arester à l’avantage qui leur est présentement fait sans estre contrains oultre leur (f°6) vollontés revenir à nouveaulx partages et sy lesdits futurs mariés font faire quelques augmentations sur ladite terre de Beauvais pendant la jouissance qu’ils en aurront ils en seront remboursés par lesdits sieur et demoiselle de la Grange leurs hoirs ou ayans cause lors qu’ils payront lesdites 6 000 livres et retirreront ladite terre et par les termes et moyens prédicts lesdits mariés futurs du consentement desdits sieur et demoiselle de la Grange ont promis et promettent par parolles de présent espouser l’ung l’autre au plustost que faire se pourra après que le sieur Du Pont a fait entendre à ladite demoiselle Peronne Dearibert sa future espouze que la foy donnée en mariage par parolle de présent les rend autant consommé et indissoluble sellon la disposition de droit comme ils seront par copullation charnelle ; desquelles choses yceulx contractans demeureront d’accord et se tiendront contemps promettans et jurans es mains de nous notaire par la foy et serment de leurs corps tout le conteneu cy dessus faire et accomplir garder et observer inmollablement et de point en point sans jamais y contrevenir en aucune manière nonobstant toute coutume usages et mestier à ce contraires aulxquelles lesdits contractans ont expressement renoncé et renoncent mesme au droit (f°7) disant généralle renonciation non valloir en tesmoing de ce nous a … dudit nottaire … sy faict mettre et apposer le scel de ladicte prévosté Ce feut faict et passé au manoir seigneurial de la Granche (sic) soubz Terre le 29 juin 1576 es présence de noble Jamet Danol escuier sieur de la Brisollière et Sébastien De Neufoirre escuier sieur de la Barre tesmoings à ce requis et appellés, lesquels avcques lesdits contractans ont signé sur la minute de ces présentes. Collation de la présente coppie a esté faicte à son original escripte en parchemin. Ce fait rendu par les nottaires du roy nostre sire en son chattellet de Paris soubsignés le 27 may 1606 es estude desdits nottaires et au bas sont signés Fardeau Bellot … Collation faicte sur la collation devant lesdits nottaires par nous Gilles Brière et Saupon Furiez tabellions royaulx en la vicomté de Viere pour le siège de Clercys le Pont Doully le 6 octobre 1611 instance et requeste de Peronne Dupont femme espouze de noble Jouachim Ruault sieur de Beauval laquelle nous a représenté ladite coppie … et nous a requis ladite collation pour luy servir et (f°8) valloir … signé Peronne Dupont »

[1] AD61 131 J5 copie d’octobre 1611

 

Louis Fauchon cousin de Simone Guerin, mais probablement seulement cousin issu de germain

Introduction

Dans les actes notariés on trouve un peu de liens de famille, dont souvent le lien « proche parent » qui est bien vague, et on pourrait parfois se réjouir quand on rencontre « cousin ». Hélas, le terme cousin englobe souvent aussi les cousins issus de germain etc… bref, c’est un terme souvent très vague comme je le trouve encore avec Louis Fauchon.

Louis Fauchon

Je viens de passer encore 2 mois sur les registres paroissiaux de Provins à la rcherche des Guerin pour tenter de trouver ce cousinage entre Louis Fauchon et Simone Guerin (voir ci-dessous), en vain ! Donc, manifestement Louis Fauchon est probablement seulement cousin issu de germain. Si je tiens tellement à positionner Louis Fauchon dans mon étude c’est qu’il est proche parent des miens et probablement tout bonnement frère du mien, mais je ne parviens pas à le démontrer à ce jour. En effet, je suppose que mon ultime Fauchon qui est apothicaire à Provins, est l’unique Fauchon ayant habité Provins et venu d’ailleurs après ses études à Paris, s’installer apothicaire à Provins à la porte de l’Hötel Dieu de Provins.
Mon étude FAUCHON contient donc déjà 75 pages     –    Toutes les fiches des familles que j’ai étudiées sont en ordre alpha sur mon site

mariage Nicolas Caillot et Simone Guerin

A leur contrat de mariage à Provins le 27 août 1584 devant  Delanoe notaire AD77-1057E414 Louis Fauchon est présent et dit cousin de Simone Guerin. J’ai toujours observé que les parents présents sont mentionnés par ordre décroissant de lien de famille. Il n’est pas le dernier cité, et suit le frère de la mariée mais il est avant la tante. Ce qui laisserait supposer un lien assez proche, mais je ne suis pas parvenue à retrouver quel lien. Sur la vue qui suit, j’ai encore entouré de rouge Provins, et vous remarquerez que le notaire écrit de plusieurs façons Provins à l’intérieur d’un même acte, parfois avec l’abréviation pour PRO parfois non, et ses P sont assez caractéristiques de l’époque et non de la nôtre !

 

1584.08.27 vue 147 – Compareurent personnellement Me Nicolas Caillot procureur au bailliage et siège présidial de Provins assisté d’honnorable homme et saige Me Jehan Truffe licencié es loix lieutenant en la prévosté de Provins, Anthoine Caillot procureur son frère, Jehan Pavy aussy procureur audit Provins son oncle, dame Marye Farel veuve de feu Me Denis Lesaud en son vivant advocat du roy audit Provins d’une part, et Symone Guerin fille de Jehan Guerin sergent royal audit Provins et Jehanne Thomassin procédant de leur l’auctorité en la présence et du consentement de Nicolas Guerin marchand à Provins son grand père, Denis Guerin son frère, Me Loys Faulchon son cousin Guillemette Thomassin veufve de feu Jehan Lange sa tante d’autre part lesquels Nicolas Caillot et Simonne Guerin ont promis et promettent par ces présentes prendre l’un d’eux l’autre par foy et loy de mariage si Dieu et notre mère saincte église se consentent et accordent le plusstost que faise se pourra et sera

Les verriers de Champagne passent leur contrat de mariage à Provins, 1617

Introduction

Mon site témoigne de mon amour du verre et explique pourquoi cette passion.
Mon bonheur d’avoir retrouvé la pharmacie et la Seine-et-Marne
Gentilhomme verrier 
Aussi j’ai été très heureuse hier, en poursuivant mon indexation des notaires anciens de Provins, de voir un mariage de verriers. Bien sûr, dans ce milieu très fermé, on se marie entre verriers. Bien sûr, dans d’autres milieux on a tendance à en faire autant, mais chez les verriers c’était pratiquement toujours, et on se connaissait entre verriers des régions voisines. Mais comment des verriers de Champagne viennent-ils passer leur contrat de mariage à Provins ? J’avoue que je n’ai pas trouvé d’explication. En tous cas, ce Perot ne figure pas encore dans les bases généalogiques, même en l’écrivant Perrot.

Contrat de mariage de verriers à Provins, 1617

Ils sont dits originaires de Fleuran en Champagne, mais je ne suis pas parvenue à identifier ce lieu.

AD77-260E215 Babée notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1617.05.02 vue 69 – Furent présens en leurs personnes Nicolas Perot le jeune marchand verrier demourant à Fleuran en Champagne fils de feu Nicolas Perot vivant de pareil estat et lieu et de Marie Bourreu sa femme soy disant estre bien advoué et auctorisé de ladite Bourreu sa mère et de ses parents et amis du lieu auxquels ils dit avoir consentement pour faire et passer ce quy en suit et encores assisté de Guillaume Marlier aussy marchant verrier audit Fleuran son cousin à cause de sa femme, et Poncelet Berthelemy de pareil estat natif dudit Fleuran demourant à Sens son amy d’une part, et Marie Estimet fille de Nicolas Estimet aussy marchant verrier pareillement natif dudit Fleuran et de Jehanne Copin sa femme demourant à Reims assistée et auctorisée desdits Estimet et Copin ses père et mère d’autre part, lesquels Nicolas Perot le jeune et Marie Estimet de l’auctoritté susdite ont promis et promettent par ces présentes eulx prendre et avoir l’un l’autre par foy et loy de mariage au plustost que faire se pourra et sera advisé entre eulx leursdits parents et amis sy Dieu et nostre mère ste église y consentent et accordent

Contrat de mariage d’Anthoine Thomé et Marie Roussin, Saint Rémy de la Vanne (77) et Provins (77) 1617

Introduction

Je remercie le Cercle de Généalogie et d’Héraldique de Seine-et-Marne (CGHSM) pour son aide sur place aux Archives, et c’est grâce à leur aide que je peux vous communiquer ces retranscriptions.
Merci aux lecteurs de ne pas photocopier pour diffuser aux autres, mais de leur donner uniquement le lien vers cette page. Merci aux lecteurs de ne communiquer avec moi qu’à travers les commentaires de ce blog. Je ne réponds jamais aux courriels, uniquement aux commentaires du blog. 

Je vous avais mis 2 articles importants qui complètent ce qui était connu à ce jour concernant les ascendants de Jules Verne :

Ascendance THOMÉ de Jules Verne en lien avec le moulin à papier de Saint Rémy de la Vanne (77), 1596

Il y a 120 ans Jules Verne s’éteignait le 24 mars : il descendait de Denise Desoubzmarmont à Provins

Je poursuis ce jour les découvertes concernant les ascendants de Jules Verne à Saint-Rémy-de-la-Vanne, et j’ai encore sur le même sujet 2 actes notariés importants qui vont remonter en 1556 avec tout plein de détails sur le moulin à papier de la Fontaine Chailly à cette époque.

les frères d’Agnès Jaillard à la Fontaine Chailly

Le contrat de mariage du fils d’Agnès Jaillard et François Thomé est assez bavard puisqu’il nous donne quelques liens, en particulier nous avons 2 frères d’Agnés Jaillard, Balthazar et Nicolas. Ils sont dits tous deux marchands, mais ceci cache en réalité la vente du papier car un moulin à papier tel que celui de la Fontaine Chailly au 16ème et 17ème siècles, vendait son papier certes à Provins mais aussi à Paris, comme je vais vous le mettre prochainement sur ce blog. Donc, ce sont des fabriquants de papier qui vendent assez loin leur production. Le moulin à papier nécéssitait donc plusieurs adultes. Et bien entendu les premiers acheteurs sont les imprimeurs, et on trouve ainsi dans l’acte qui suit Philippe Bondis, imprimeur à Provins. Le lien commercial à travers le papier entre Saint-Rémy-de-la-Vanne et Provins, à travers l’imprimeur Philippe Bondis, est aussi devenu lien d’alliance entre ces familles, et Philippe Bondis devait avoir pignon sur rue à Provins, et c’est chez lui que le contrat de mariage du fils d’Agnès Jaillard est passé. Les notaires à l’époque se déplaçaient souvent dans les familles pour passer sur place les contrats importants, mais pour les familles importantes. J‘ai trouvé par ailleurs où était cette maison et si vous le souhaitez je publierai les actes que j’ai trouvé sur cette maison Bondis car je ne sais si elle est encore existante, puisqu’il y a tant d’anciennes maisons à Provins.

Le registre paroissial de Saint-Rémy-de-la-Vanne

Il est inexistant, et ce qui existe sur le site des Archives Départementales de Seine-et-Marne en ligne n’est qu’une table de ce registre, donc aucun acte de baptême, mariage et sépulture n’existe pour cette paroisse. C’est donc que le registre et sa copie ont tous les deux disparu, ce qui est rare en France, et je pensais pour avoir étudié des paroisses qui ont souffert une telle perte durant les guerres de Vendée que les autres régions n’avaient pas eu à souffrir de telles pertes. Donc, je me demande ce qui a pu causer une telle perte à Saint Rémy de la Vanne.

contrat de mariage d’Anthoine Thomé et Marie Roussin

 

AD77-260E215 Babée notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

AD77-260E215 devant Babée notaire à Provins – Le samedi 25 fevbrier 1617 après midy furent présents en leurs personnes Anthoine Thomé fils d’honorable homme François Thomé marchant papetier demourant à la Fontaine Chailly paroisse de St Remy de la Vanne et d’Agnès Jaillard ses père et mère procédant de l’auctorité desdits François Thomé et Agnès Jaillard et assisté de vénérable et discrette personne Me Pierre Marie prêtre chanoine en l’église collégialle St Quiriace de Provins, noble homme Me Jehan de Beaufort conseiller au baillage et siège présidial dudit Provins, Baltazar Jaillard et Nicolas Jaillard marchands demeurant en ladite paroisse oncles maternels dudit Anthoine, Jehan Deniset et Jehan Bruneau aussi marchands demeurant ledit Deniset en la paroisse de La Ferté Gaulcher et ledit Bruneau en la paroisse de Bereu (non idendifiée) gendres dudit François Thomé et beau frères d’iceluy Anthoine d’une part, et Marie Roussin fille de deffuncts Gabriel Roussin vivant aussi marchand demeurant audit Provins et Restitue Sachot ses père et mère assistée et auctorisée de Me Jacques Roussin prêtre grand vicaire en ladite église St Quiriace frère de ladite Marie, honorable homme Philippes Bondis marchand imprimeur son beau père et tuteur, Jehan Sachot laboureur son oncle maternel, Pierre Bondis aussi marchand imprimeur et Charles Canys Me boucher beau frère d’icelle Marie, et Nicolas Milllet marchand boullenger tous demeurant audit Provins d’autre part, lesquels Anthoine Thomé et Marie Roussin de l’auctorité ci-dessus ont promis et prometent eulx prendre et avoir l’un d’eux par nom foy et loy de mariage le plustost que faire se pourra et sera advisé entre eux leursdits parents et amis et nostre mère ste église s’y consentent et accordent aux biens et droits (f°2) qu’ils ont de part et d’autre ; en faveur et contemplation duquel futur mariage lesdits François Thomé et sa femme ont promis et prometent de marier leurdit fils franc et quicte de toutes debtes, luy fournir d’habits selon sa qualitté avec de la menuiserie pour son mestier, et aussi de fournir et bailler bagues et joyaulx à la future espouze, plus de bailler audit futur espoux leur fils dedans le jour ou veille des espouzailles la somme de 150 livres tz en argent pour et en récompense de pareille somme qui luy peut … lors du mariage de leurs autres enffans et sans ce que ledit futur espoux leur fils puisse estre tenu cy après de rapporter ladite somme après le décès de sesdits père et mère …, et de la part dudit Philippe Bondis beau-père de ladite Marie et future, a promis rendre compte de la charge et administration qu’il a eue de ses biens et payer le reliqua si aucun est ; … ledit mariage consommé a esté accordé que ledit futur espoux ne pourra vendre engager ou autrement allyéner les immeubles propres de ladite future espouze, et si aulcune vendition ou allyenation auroit esté par luy faite sera tenu remployer les deniers en … en autres immeubles … pareille nature de propre à icelle future espouze et aux diens, et au surplus iceluy futur espoux doue icelle future espouze du douaire coustumier, car ainsi a esté dict convenu et accordé et autrement n’eust esté fait ; … fait et passé en la maison dudit Philippe Bondis (f°3) pour ce faire mandé en présence de Me Claude Lachy procureur es sièges royaulx dudit Provins et Nicolas Mullet sergent royal audit Provins requis pour tesmoings, lasdite Agnès a dit ne savoir signer

Contrat de mariage de Pasquier Gailliat et Jeanne Lange, Sourdun (77) 1617

Introduction

Les contrats de mariage de l’époque ne donnent pas beaucoup de chiffres concernant l’apport financier de chacun des époux, et même les clauses qui y sont écrites ne sont que copie du droit coutumier, donc n’apportent rien de particulier.

Pasquier Gailliat et Jeanne Lange, 1617

Ce contrat donne cependant beaucoup de famille.

AD77-260E215 Babée notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1617.05.16 vue 11 – Furent présens Pasquier Gailliat tailleur d’habits fils de Denis Gailliat et de Nicolle Lange et procéddant de l’auctoritté et consentement d’iceulx, et de Gratien Gailliat oncle et parrain, Samson Gailliat aussi oncle dudit Pasquier, Crespin Proudhomme leur beau frère, et messire Pasquier Gilquin prêtre parrain et amy dudit Pasquier Gailliart tous demourans à Sordun hormis ledit Gratien qui demeure à Jutigny et ledit Gilguin à Donner d’une part, et Jehanne Lange fille de deffunct Jehan Lange dit Durisme vivant laboureur et de Marion Valtin ses père et mère proceddans aussy de l’auctoritté et consentement de Jehan Chevrier le jeune à présent mary de Marion Valtin et d’icelle Valtin a la puissance, et encore de discrette personne messire Fiacre Valtin prêtre cousin de ladite Lange, Creat Jeubert et Jehan Herbelin ses beaufrères, Denis Pascherat son cousin et parrain, et de maistre Nicolas Bardin procureur es sièges royaulx de Provins leur amy d’autre part, lesquels Pasquier Gailliat et Jehanne Lange de l’advis et consentement des dessusdits ont promis et prometctent par ces présentes eulx prendre l’un d’eulx l’autre par foy et loy de mariage au plus tost que faire se pourra et sera advisé entre eulx leursdits parens et amis sy Dieu et nostre mère Ste église y consentent, en faveur et contemplation duquel futur mariage a esté accordé et promis par ledit Denis Gaillat et sa femme père et mère dudit futur espoux d’habiller et vestir leur fils bien et honnestement suivant sa qualitté, baguer ladite furure espouze aussy de bagues et joyaulx, et faire moictyé des frais de bancquet le tout à leurs frais, et encores de marier ledit Pasquier leur fils franc et quite, et y a esté convenu que parce que ldite Lange future espouze apportera en leur communaultté tous son bien qui luy est advenu et escheu par la succession dudit deffunct Jehan Lange dit Derisme son père, qu’advenant le décès de l’un ou l’autre desdits futurs espouz sans enffans procédez de leur corps en légal mariage sequamment ledit Gailliat futur espouz en ce cas ladite Lange future espouze survivante reprendra par préciput et … part sur les biens de leur communaulté la valleur de moitié de la somme à laqualle se trouvera monter le droict successif et mobilier qui luy appartient en la succession dudit feu son père jusques à présent ou lors dudit mariage, et si ladite Lange future espouze décéda la première et auparavant ledit futur espoux sans enffans procédés de leurs corps comme dict est en ce cas ses héritiers reprendront ladite moictié et ce fait le surplus se partagera entre les héritiers du survivant et premier décédé, et au surplus ledit futur espoux a douée et doue ladite future espouse du douaire coustumier, car ainsi a esté accordé et aultrement n’eust esté fait

Contrat de mariage de Pierre Ruffier et Jeanne Dupas, Provins 1598

Introduction

Cet acte donne de nombreux noms de parents en particulier beaucoup de veuves qui sont des tantes. Le milieu est aisé, ou comme on disait alors à Provins au 16ème, siècle, un milieu bourgeois. L’écriture est parfois difficile à déchiffrer et j’ai fait au mieux et je suis sure de la plupart des patronymes, même si certains paraissent douteux. Vous pouvez tenter de les déchiffrer vous aussi, et vous avez même quelques signatures. Enfin, Louise Faulchon est une mienne collatérale, mais manifestemen ici elle est tante par le côté de son époux qui est un Saulsoy.

Contrat de mariage Ruffier Dupas, 1598

AD77-1057E424 Jacques Delanoe notaire à Provins – 1598.02.24 vue 61 – Pierre Ruffier marchand demeurant à Provins fils de feu Jehan Ruffier vivant bourgeois dudit lieu, assisté de honneste femme Marie Roytin veuve du dessusdit, sa mère, d’honnorables hommes Jehan Ruffier son frère Claude Deleaux Estienne Desoubzmarmont et Anthoine Mouton ses cousins et de Denis Guerin sergent royal audit Provins et d’eulx auctorisé d’une part, et Jehanne Dupas fille mineure de deffunts Nicolas Dupas sergent royal audit Provins et de Jacqueline Loret ses père et mère procédant de l’auctorité de dame Jehanne Dupas femme de Me Christofe Debouderville président en l’élection de Provins, auctorisée par justice par le faict de Me Abraham Quillet notaire royal audit Provins son oncle, et ?, dames Loyse Faulchon veuve de feu Me Jehan Saulsoy vivant docteur en la faculté de Melung ? Guillemette Lecourt veuve de feu Me Noel Loret vivant notaire royal audit Provins, Magdaleine Loret veuve de feu Nicolas ? Lambert ses tantes, tous demeurant audit Provins d’autre part, lesquels Pierre Ruffier et Jehanne Dupas ont promis et promettent par ce présentes prendre l’un l’autre par foy et loy de mariage si Dieu et notre mère ste église s’y accorde, et au plustost que faire se pourra et sera advisé entre eulx leurs parents et amys ; en faveur et contemplation duquel futur mariage ladite Marie Roytin a promis et promet bailler paier fournir et délivrer auxdits futurs conjoints la veille de leursdites espousailles la somme de 200 escuz d’or soleil en deniers francs et quites avec habits pur sondit mariage … bagues et joyaulx … ladite Dupas sa future espouse ainsi et de mesme qu’elle a fait audit Jehan Ruffier son fils, comme aussy a ladite dame Jehanne Dupas femme dudit de Bouderville tante de ladite future espouse promis bailler paier et délivrer auxdits futurs conjoints dans le jour et veille de leursdites espousailles pareille somme de 200 escuz d’or soleil en deniers, et aussi de vestir et habiller ladite Jehanne sa niepce d’habits pour le mariage et luy fournir linges et trousseau selon son estat et qualité ; … a esté accordé entre lesdites parties … sans ces clauses et conditions n’eust ledit mariage esté fait ni accordé ; quoy faisant a ledit Ruffier doué ladite Jehanne Dupas sa future espouze du douaire coustumier …