Le moyen de locomotion le plus utilisé pendant la seconde guerre mondiale : le vélo


Voici l’annuaire de la statistique de 1938 qui annonce pompeusement vélocipède et non vélo, mais même si j’ai connu cette période je n’ai jamais entendu vélocipède.
Pour mémoire la France compte alors 41 millions d’habitants, donc un vélo pour 5 habitants, c’est beaucoup. Ils vont être utiles sans essence, et pour pallier l’absence de chambre à air tout était bon pour bourrer le pneu à commencer par les bouchons de liège etc…
Pour aller chercher une livre de beurre on n’hésitait pas à faire 25 km aller et autant au retour.

Et comme vous avez pu lire en titre ce cette coupure de journal, il s’agit d’une statistique de ventes de cartes grises pour les vélos. Elles vont revenir à la mode ces cartes, bien plus modernes qu’en 1938, j’ai lu que c’était sous presse dans toute la bousculade de projets de lois.

Pélerins de monsieur Saint-Méen décédés à Loiré 1601-1668

Vous avez sur mon blog plusieurs articles sur ce pélerinage disparu.

Souvent, les pélerins décédaient en route, enfin en voyage à pied plus exactement. C’est ainsi que nos registres Angevins conservent la trace des décès de ces voyageurs, le plus souvent démunis, et dormant dans les granges au hasard de leur pélerinage. Rien à voir avec les gites actuels des pélerins de Compostelle, qui sont des 5 étoiles comparés aux conditions qui régnaient en 1600.

Loiré est une de ces voies de passage puisqu’on y rencontre par moins de 5 décès de pélerins de monsieur saint Méen entre 1601 et 1668, registre des sépultures que je viens de retranscrire intégralement.

Voici ces 5 pélerins :

1658.04.07 … est décédé au lieu de la Drouinière un homme faisant le voyage du bienheureux saint Méen, duquel on a point scu le nom ni de quel pays il estoit

1636.10.01 … un pauvre homme faisant le voyage de monsieur Saint Meen, lequel décéda en la grange de la métairie proche le bourg de Loiré

1631.05.11 …, décéda un pauvre homme à pied qui faisoit le voyage de monsieur saint Main

1627.12.26 BODARD Jacques, pélerin de Saint Meen, ainsi qu’il a déclaré, c’estoit paroissien du Lion d’Angers et natif de Chazé sur Argos, aussi ainsi qu’il a déclaré, et a esté enterré au cimetière de Loiré

1625.12.21 THIBAULT Jehan, voyageux de monsieur saint Main, en vertu de son certificat du curé de saint Martin deux lieues par delà Orléans

Le cas de Jacques Bodard semble bien curieux car il décède tout près de chez lui !!! En outre, le trajet semble encore plus étrange.
Serait-ce que ce pélerinage indiquerait la chapelle dédiée à saint Méen à Montjean sur Loire ?

Chapelle saint-Méen, Montjean-sur-Loire, collection priviée, reproduction interdite
Chapelle saint-Méen, Montjean-sur-Loire, collection priviée, reproduction interdite

L’accent autrefois à Loiré : fin 16ème siècle. (suite)

Hier nous avons vu qu’on supprimait parfois les débuts des mots : Broyse pour Ambroise, Thienote pour Etiennette etc…

aujourd’hui je vous propose les SCH qui me frappe toujours beaucoup, car je parle Allemand, et le SCH est typique de la langue allemande d’aujourd’hui.

Donc, les COISCAULT, MASCAUT et autres sont écrits COISCHAULT, MASCHAULT.
Mais pourtant, ils savaient entendre le son COT puisque je descends des CHICOT qui sont bien écrits CHICOT, donc le patronyme COISCAULT ne se prononçait pas COT

Partages en 7 lots des biens de feu René Terrier : Angers 1641

Autrefois les héritages des collatéraux sans hoirs étaient scrupuleusement respectés, et compte tenu des 7 branches, il y a d’autres actes de sous partages etc… que je mets demain ici.
Le défunt avait en fait un portefeuille d’obligations plus que de terres, et j’ai déjà observé cela sur d’autres bourgeois aisés, car il s’agit d’un milieu très aisé.
On peut supposer que les terres n’étaient pas souvent accessibles à l’achat et qu’elles étaient sans doute plus de soucis que les obligations, mais probablement que le rapport était comparable.
Vous avez bien le couple Marguerite Pasqueraie et Jacques Doisseau, et elle est bien fille de François et Catherine de La Roche, si ce n’est qu’en 1641 François Pasqueraie est déjà décédée et vous trouverez mention de sa veuve en fin de l’acte (j’ai surgraissé en rose)

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 26 août 1641 avant midy par devant nous Nicolas Leconte gardenottes royal à Angers Partages en 7 lots des biens demeurés du décès de deffunt noble Homme René Terrier vivant bourgeois d’Angers et y demeurant paroisse st Maurice et de damoiselle Claude Pasqueraye veufve feu noble homme Me Pierre Testard vivant sieur de Lauberdière conseiller du roy enquesteur en la séneschaussée et siège présidial d’Angers, fille aisnée et héritière de deffunte Mathurine Terrier qui estoit soeur dudit deffunt Terrier, fournis à nobles personnes René Despeaux escuier sieur du Chemin, et damoiselle Jacquine Gouesault son espouse, François Coustard sieur de Nerbonne marchand bourgeois audit Angers, François Hiret sieur de la Margotière et damoiselle Françoise Coustard son espouse, lesdits les Coustards enfants et héritiers de deffunte damoiselle Françoise Pasqueraye, et ladite Gouesault par représentation de defunte damoiselle Marie Coustard sa mère, soeur desdits les Coustards, François Pasqueraye sieur de la Touche aussy marchand bourgeois audit Angers, Jean Pasqueraye conseiller du roy contrôleur au mesurage à sel d’Ingrandes transféré aux Ponts de Cé, Jacques Douesseau et damoiselle Marguerite Pasqueraye son espouse, André Daneau sieur de Sousenelles et damoiselle Françoise Pasqueraye son épouse, enfants et héritiers de noble homme François Pasqueraye vivant sieur de la Touche et bourgeois demeurant audit Angers, Jean Pasqueraye ancien advocat au siège présidial d’Angers, damoiselle Françoise Trochon veufve feu Estienne Pasqueraye mère et tutrice naturelle de Jan Pasqueraye, et Pierre Esnault sieur de la Giraudière et damoiselle Renée Pasqueraye son espouse, lesdits Jean et Renée les Pasquerayes enfants et héritiers de defunt Estienne Pasqueraye, François Pasqueraye sieur des Coustaux, Nicolas Dufresne et Mathurine Pasqueraye sa femme, lesdits Jean Pasqueraye et François Coustard curateurs en cause de René et François Pasqueraye émancipés, Pierre Trochon sieur de la Martinière, Me Pierre Trochon sieur de la Regnaudière advocat au siège présidial dudit Angers, noble homme Pierre Testard conseiller esleu pour le roy Angers, noble homme Me Alexandre Guerin sieur de la Pinerdière, et ledit Esnault curateur aux personnes et biens de André, Pierre, René, Estienne et Marguerite Pasqueraye enfants et héritiers de defunt André Pasqueraye vivant aussy bourgeois dudit Angers, tous lesdits susdits héritiers dudit deffunt Terrier pour une sixiesme partie par représentation de ladite deffunte Mathurine Terrier, pour estre par eux procédé à l’option et choisie desdits partages suivant leur rang et ordre et au désir de la coustume comme ensuit : 1er lot : Un contrat de 1 800 livres de rente au profit dudit defunt Terrier sur ledit sieur de la Girardière Esnault passé par Gilles Chauveau notaire royal à Angers le 20 mai dernier pour 23 livres 5 sols ; à la charge du présent lot rapporter à celui auquel demeurera le 7ème et dernier lot dans 4 semaines après la choisie 258 livres – 2ème lot : Un contrat cédé audit deffunt Terrier par ledit sieur de la Girardière Esnault sur Catherine Chevreul veufve de noble homme Robert Jousse vivant sieur de Boileau advocat du roy en l’élection de Château-Gontier, passé par Portin notaire de ceste ville le 21 juillet 1627 pour 1 000 livres de principal et 47 livres 6 sols d’intérests ; Et la somme de 528 livres à prendre sur 3 285 livres provenant du rachapt et réméré que ledite Françoise Trochon a fait du contrat de pareille somme – 3ème lot : 880 livres faisant partie de 1 757 livres 10 sols de principal due par Catherine de La Roche veufve de François Pasqueraye, François et Jean les Pasqueraye ses enfants par contrat passé par Prouteau le 28 septembre 1634 ; Un contrat de 22 livres 4 sols 20 deniers de rente pour 400 livres de principal sur damoiselle Marie Amis veufve du feu sieur des Roches Guris par contrat passé par ledit Prouteau le 16 décembhre 1637 avec 36 livres pour les intérêts ; Item 259 livres à prendre sur ladite somme de 3 285 livres (f°3) – 4ème lot : 877 livres 10 sols restant du contrat cy dessus de ladite de la Roche veufve François Pasqueraye : Item 597 livres à prendre sur ladite somme de 3 285 livres – 5ème lot : etc … je suis fatiguée et j’arrête ma retranscription

KO

mauvaises réactions aux vaccins Prevenar et Boostrix en particulier douleurs articulaires très violentes, même à mon pied droit. Il a été écrasé par une plaque de marbre il y a environ 60 ans, et se transforme en pied d’élephant aux articulations douloureuses, et impossible de marcher.
Je compte vous poster un billet ce WE
merci à ceux qui s’étaient inquiété.
et pour leur information, ce ne sera pas fini, j’aurai encore le Pneumovax
et qu’ils se rassurent le Vaxigrip m’a été fait il y a quelques semaines, soit en tout 4 vaccins qui viennent gentiement titiller mes vieilles articulations !!! et mes poumons pourris. Il paraît que c’est pour mon bien !!!
Odile

LES CLOUS DE NAVIRE ARRIVENT AU PORT DE NANTES PAR LA VOIE MARITIME : 1836

Je vous mettais hier ici le coût des clous de navire dans la constuction navale en 1834 selon l’ouvrage d’Ange Guépin.

Pour voir ces arrigages de clous, j’ai fait en 2018 la presse en ligne sur le site des AD44, et il donne l’arrivée de barils de clous chargés à Dunkerque.

Les Normands étaient souvent cloutiers utilisant le fer des forges Normandes. J’avais trouvé autrefois une « route du clou », qui est depuis longtemps sur mon site. Il s’avère que les chevaux et mulets ne portaient par tous les clous et que la mer en livrait une grande partie, entre autres dans les ports construisant navires.

Il existe de nombreuses variétés de clous, selon leur destination, et même les clous pour bateau sont encore fabriqués en France, dans la dernière usine cloutière de France
Sur le site ce cette dernière usine cloutière Française, vous pouvez même aller voir l’allure des clous pour chantier naval, et même en acheter.


La vue ci-dessus est extraite du site d’histoire de la dernière usine cloutière de France

J’ai fait ceci dans le cadre de mon étude sociale des BONNISSANT, et ces constructeurs sont alors mes cousins germains.

Voici quelques arrivages de barils de clous, tous extraits de « Lloyd nantais. Feuille commerciale et maritime » numérisé et en ligne sur le site des AD44

Le 17 août 1836 – Jeune-Marie, capitaine Chauvelon, venu de Dunkerque
• Bonnissant frères 3 barils de clous de fer
Le 29 septembre 1836 – Actif [nom du navire], capitaine Ertaud, venu de Dunkerque et de Concasuras [sic, mais rien trouvé, alors sans doute Concarneau ? car ils ont aussi de la morue etc…]
• Bonnissant 1 baril de clous
• Jollet aîné 1 baril de clous
• Dubigeon 1 baril de clous
Le 9 mars 1837 – Nestor – capitaine Ertaud, venu de Dunkerque
• Dubigeon 9 barils de clous
• Bonnissant 4 barils de clous
Le 5 mars 1838 – Sainte-Catherine, capitaine Hadevin, venu de Dunkerque
• Dubigeon 7 barils de clous de fer
• Jollet père et fils aîné 5 barils de clous
• Guibert frères 12 barils de clous
• Leray 3 barils de clous
• Bonnissant 1 baril de clous
Le 7 octobre 1841 – Saint-Louis, capitaine Péaud, venu de Dunkerque :
• Souët 7 barils clous de fer
• Bonnissant 3 barils clous de fer
• Viaud 1 baril clous de fer
• Dubigeon 2 narils clous de fer
Le 15 novembre 1841 – Jean-Bart, capitaine Bouin, venu de Dunkerque
• Jollet père 1 baril de clous
• Bonnissant 1 baril de clous
• Gouzer 2 barils de clous
• Dubigeon 2 barils de clous
Le 8 janvier 1842 – Auguste-Marie, capitaine Nicolon, venu de Dunkerque
• Bonnissant 2 barils de clous
• Jollet père 5 barils de clous
• Dubigeon 2 barils de clous
Le 28 janvier 1842 – Auguste-Marie, capitaine Nicolon, venu de Dunkerque
• Jollet père et fils 5 barils de clous
• Dubigeon 2 barils de clous
• Huette jeune 1 baril de clous
• Bonnissant 2 barils de clous
• Bonin 1 baril de clous
• Gillou et Viaud 2 barils de clous
Le 8 juin 1842 – Napoléon-le-Grand, capitaine Burgaud, venu de Dunkerque
• Wattier 3 barils de clous de fer
• Dubigeon 3 barils de clous de fer
• Bonnissant 5 barils de clous et 28 feuilles tôle