Jean Doisseau cède à son frère François une obligation de 201 L : Angers et Nantes 1552

J’aime chercher, car il faut vous dire que je ne descends pas du tout des Doisseau, mais j’occupe mon temps à des recherches car j’aime cela. Donc, aujourd’hui, j’ai un acte encore daté de 1552, et qui concerne encore un frère des François Doisseau, celui qui est parti vivre à Nantes et était vérifié dans les autres actes notariés comme frère de Gilles. Donc, vous allez découvrire Jean Doisseau frère germain de François Doisseau le Nantais.

Voici ce que donnent les dictionnaires anciens pour « germain ». Les dictionnaires d’autrefois sur ARTFL Chicago : « Se joint toujours avec cousin, ou cousine; & se de dit deux personnes qui sont sorties des deux freres, ou des deux soeurs, ou du frere & de la soeur. » – « En termes de Pratique on dit, Frere germain, pour dire, Frere de pere & de mere. » Et pour « issu de germain » ils donnent « issus de 2 cousins germains »

Donc Jean Doisseau, qui fait l’objet de l’acte qui suit, a le même père et la même mère que François Doisseau.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E2 – Voici sa retranscription  rapide mais exacte :

Le 14 septembre 1552 en la cour royale du roy notre sire à Angers en droit etc par devant nous Marc Toublanc notaire de ladite cour personnellement estably Jean Doisseau marchand demeurant en cette ville d’Angers soubzmectant luy et ses hoirs au pouvoir etc confesse avoir aujourd’huy vendu quité cédé délaissé et transporté et par ces présentes quite cède délaisse et transporte sans garantaige ne restitution de prix dès maintenant et à toujoursmais à sire François Doysseau marchand son frère germain marchand demeurant en la ville de Nantes lequel à ce présent à pris et accepté prend et accepte pour luy ses hoirs etc et sans garentaige comme dessus la somme de 201 livres tournois en laquelle somme de 201 livres tournois Francisque de Breon estoit et est tenue redevable vers ledit Jehan Doisseau estably comme appert et pour les causes mentionnées en certaine cédule et escript en papier signé dudit de Bréon le 8 mars 1550, quelle cédule ledit Jehan Doisseau a baillée entre les mains dudit François Doisseau qui l’a eue et receue en s’en tient à contant, pour se faire (f°2) paier de ladite somme de 201 livres par ledit François Doisseau et en faire telle poursuite qu’il verra estre à faire contre ledit de Breon, et est faite ceste présente cession et transport pour pareille somme de 201 livres  …

 

Je suis toujours dans les BODARD mais j’ai quelques SCHMILBLICK et demain je vous mets enfin des lumières sur les 2 François Bodard cordonnier

Car 2 actes viennent de m’éclaircir

Odile

Les LERIDON de Segré : tous artisans

Lors de mes recherches, et vous aussi sans doute, j’observe que les métiers se transmettaient souvent même si je n’en dirais pas autant des apothicaires, chirurgiens, avocats, notaires etc…, mais je constate cette transmission dans l’artisanat, et bien sûr dans les métiers de l’exploitation agricole.

Je viens de mettre ainsi mes LERIDON à jour, et je fais cette constatation : tous artisans, et de père en fils on se transmet le métier, enfin on transmet à l’aîné, car lorsqu’il y a plusieurs garçons, les puinés doivent aller voir ailleurs trouver fortune.

Or, vous voyez en page 12 une branche qui exerce le métier de « tailleur de pierres », et même « tailleur de pierres, entrepreneur de travaux publics » (sic) selon son acte de mariage. J’en conclue que ces tailleurs de pierres travaillent aux pavés des rues de Segré, et aux quais de la rivière. Il s’agit donc d’un métier d’artisanat ayant un apprentissage et des compétences certaines et non d’ouvriers carriers des carrières de pierre. Or, le livre « L’Eglantine et le muguet » de Danièle Sallenave, évoque les perreyeurs pour ses ancêtres, comme des ouvriers, alors qu’elle descend en fait des « tailleurs de pierres » de Segré, que vous avez bien en page 12 de mon étude LERIDON. Je ne comprends pas son livre, car elle semble parler de ses ancêtres alors même qu’elle ne les a surtout pas recherchés, et elle se contente de les voir tels que ses idées politiques les veulent voir. J’ai appris dans toutes mes recherches que nos ancêtres ne sont en rien une image politique telle que nos idées personnelles les voudraient.

Il existait différentes pièrres  et perrières en Anjou, voyez l’article publié sur le site Persée :

Romain Brossé Mines et carrières en Anjou : cadre géologique, modalités d’exploitation Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest  Année 1997  104-3  pp. 11-18

 

 

Qui était Charles Moride, aliàs d’Albrey, artiste à Paris 1892

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J’ai beaucoup étudié les MORIDE mais je ne peux identifier celui qui fut Charles Moride artiste dramatique à Paris en 1892. On sait, d’après les 2 coupures de journaux du temps, qu’il demeurait 124 boulevard Rochechouart, et que son père était concierge rue de Grenelle. Voici les 2 coupures de journaux trouvées dans GALLICA :

LE MEURTRE DE MONTMARTRE[1]

L’arrestation de Maria Guillet. — Une fable. — Le récit exact du crime. — Charles Moride.
Nous avons annoncé hier que, malgré les affirmations de Charles Moride, la victime du drame de la rue des Martyrs, la femme qui l’accompagnait a été arrêtée. Voici à la suite de quelles circonstances cotte arrestation a été opérée.
Les agents de la sûreté s’étaient rendus sur les indications de M. Garnot, commissaire de police, chez Rossignol, le débit de vin situé au-dessus du Divan-Japonais et devant lequel, aux dires de la victime elle-même, s’était déroulé le drame que nous avons raconté. Ils découvrirent que, contrairement aux assertions de la victime et de Maria Guillet, la tentative do meurtre avait eu lieu non sur le trottoir, rue des Martyrs, mais dans l’établissement môme de Rossignol.
Voici, du reste, ce que déclarèrent le patron et le garçon de cet établissement :
« Moride, que nous connaissions plutôt sous son nom de théâtre, Charles Dalbrey, est entré chez nous vers deux heures du matin, en compagnie de la fille Maria Guillet, et d’un individu qu’on croit être le souteneur de cette dernière, un nommé Vivier ou Duvivier. Tous trois s’installèrent à la même table et Moride commanda une bouteille. Il remplit les verres, mais quand Maria Guillet voulut porter le sien à ses lèvres, l’artiste l’en empêcha,
« — Ça m’est bien égal, dit la fille, je boirai tout de même.
« Ce disant, elle saisit la bouteille et porta le goulot à sa bouche. Moride lui arracha violemment la bouteille. Maria Guillet se fâcha.
« – C’est pour te f… de nous, dit-elle, que tu nous invites et que tu nous empêches de boire. Eh bien ! tiens, voilà pour toi !
« Maria Guillet sortit un couteau de sa poche et, d’un coup droit, plongea la lame dans la poitrine de Moride. »
Le garçon do l’établissemont ajouta qu’il avait aperçu très distinctement le geste de la fille, mais il crut qu’elle avait simplement donné un coup de poing.
Immédiatement après cette scène, les trois buveurs se levèrent et Maria Guillet sortit rapidement avec Vivier ou Duvivier. Mais a peine Moride était-il debout qu’il tomba comme une masse. Sa figure porta sur une table et il saigna du nez avec abondance.
Le patron et le garçon le relevèrent, l’assirent sur une chaise, lui lavèrent la figure et lui firent prendre un cordial.
Pendant que le garçon lui lavait la face, Moride dit :
— Si je n’avais que ça, un saignement de nez, ce serait rien. Mais j’ai reçu un coup de couteau dans la poitrine.
Il appliqua la main sur sa blessure et tant bien que mal, avec l’aide du garçon, il put regagner son domicile, à l’angle de la rue des Martyrs et du boulevard Rochechouart.
Il était couché depuis quelques minutes lorsque Maria Guillet vint le rejoindre. Une violento discussion éclata entre eux. C’est alors que le concierge monta pour mettre le holà et que Moride lui récita la fable qu’il a répétée aux agents et au commissaire de police.
Maria Guillet, qui n’était pas retournée à l’hôtel do la rue Puget, comme elle l’avait promis, a été arrêtée à six heures du soir sur le boulevard Rochechouart. Elle a fait des aveux complets et a rejeté sur l’ivresse l’acte qu’elle avait commis. Elle a été écrouée au Dépôt.
Hier, assez tard dans la soirée, Moride se trouvait dans l’état comateux.
Sa mort n’est plus qu’une question d’heures.

 

 

UNE MAÎTRESSE IRASCIBLE[2]

La rue des Martyrs a été, la nuit dernière, le théâtre d’un crime.
Un jeune artiste dramatique, M. Charles Moride, qui était connu au théâtre Montmartre sous le pseudonyme de d’Albrey, âgé de vingt-huit ans, a été frappé mortellement d’un coup de couteau par sa maîtresse.
Voici les renseignements que nous avons pa recueillir sur cette affaire :
Il y a un an environ, M. Moride avait eu pour maîtresse une fille Marie Guillet, âgée de vingt-deux ans. Il y a quelques mois, cette tille s’étant brouillée avec l’artiste, se rendit à Versailles et entra comme pensionnaire dans une maison mal famée de cette ville.
Avant-hier soir, M. Moride se disposait à rentrer à son domicile, 124 boulevard Rocbechouart, quand il fit la rencontre de Marie Guillet.
L’artiste l’emmena chez lui et tous deux passèrent ensemble la journée du lendemain.
Ils se quittèrent à six heures du soir. M. Moride alla dîner chez son père, concierge, rue de Grenelle, tandis que Marie Guillet prenait son repas dans un petit restaurant nouvellement installé place Pigalle à l’augle de la rue Duperré. Ils se retrouvèrent le soir à neuf heures et parcoururent ensemble un grand nombre de brasseries et débits de vins de Montmartre. Vers deux heures du matin, tous deux étaient légèrement pris de boisson.
Voulant achever gaiement leur nuit, ils entrèrent dans le débit de M. Rossignol, 75, rue des Martyrs, et se firent servir un litre de vin. Marie Guillet s’apprêtait à vider son verre, quand son amant le lui arracha des mains.
Je te défends de boire, lui cria-t-il.
Sa maîtresse, croyant à une plaisanterie, se mit à rire, puis, saisissant le litre de vin, voulut boire à même la bouteille.
Mais l’artiste la lui enleva également.
Furieuse. Marie Guillet saisit alors son couteau et en frappa son amant au sein droit. L’arme pénétra profondément dans le corps et perfora le poumon.
Charles Moride poussa un cri, puis s’affaissa sur le plancher, rendant des flots de sang par la bouche et par le nez.
Marie Guillet avait pris la fuite.
Le marchand de vins, M. Rossignol, croyant que Moride n’avait reçu qu’un coup sans gravité, offrit un verre de vulnéraire à son client. Ce dernier l’absorba, puis demanda à être reconduit chez lui.
On le transporta à son domicile et quelques minutes après Marie Guillet venait le retrouver. Une discussion assez violente s’éleva alors entre eux et comme tous deux troublaient le repos des locataires de la maison, le concierge monta dans le logement de M. Moride pour mettre fin à cette scène.
A ce moment, Moride dont les forces étaient épuisées, se tordait en proie à d’atroces souffrances.
On m’a assassiné, dit-il à son concierge allez chercher un médecin.
Quelques instants après, un docteur arrivait au chevet du blessé et constatait que la blessure était mortelle. Il ordonna aussitôt le transport de Moride à l’Hôpital Lariboisière.
Garnot, commissaire de police du quartier, prévenu aussitôt, se rendit immédiatement au chevet de l’artiste et lui demanda dans quelles circonstances il avait été frappé.
Moride, qui ne voulait pas accuser sa maîtresse, raconta alors qu-il avait été assailli par un inconnu, dans la rue des Martyrs, pendant qu’il attendait sa maîtresse qu’il avait envoyée acheter de la charcuterie.
Après avoir fait cette déclaration, le blessé perdit connaissance et sa mit à râler.
Les médecins ont perdu tout espoir de le sauver. Il est à craindre que le malheureux ne puisse passer la nuit.
Les explications fournies par Moride ayant semblé louches à M. Garnot, ce magistrat procéda à l’arrestation de Marie Guillet et l’accusa formellement d’être l’auteur du crime. Cette fille nia d’abord avec persistance, puis elle se décida enfin à faire des aveux complets.
J’étais ivre, a-t-elle allégué pour sa défense.
Elle a été envoyée au Dépôt.

 [1] La Petite presse : journal quotidien… (Paris) 1892-10-09

[2] Le Petit Parisien : journal quotidien du soir, 7 octobre 1892

Angers paroisse Saint-Jean-Baptiste Saint-Julien, un nom curieux car double

Il a existé plusieurs saints du nom de Saint Jean, dont Saint Jean l’Evangéliste et Saint Jean Baptiste, entre autres.

Angers possède un célèbre hôpital Saint Jean  qui était en fait l’hôpital Saint Jean l’Evangéliste, donc autrefois ce nom était bien connu à Angers

Angers possède une paroisse dont le nom prête à confusion et pour vous en faire une idée historique précise, allez lire en lire page 57 tome 1 le Dictionnaire de Célestin Port en ligne sur le site des Archives Départementales. En effet cette paroisse est dite :

Saint Jean Baptiste, vulgairement appellé, sans aucune dédicace, Saint Julien.

Les anciens angevins ont pu parfois confondre Saint Jean L’Evangéliste (hôpital) et Saint Jean Baptiste aliàs Saint Julien (paroisse) et mélanger les 2 saint Jean. Mais, les Archives Départementales, sur leur site en ligne, vous aident clairement à choisir la paroisse.

Choisissez COMMUNE Angers, puis choisissez  PAROISSE et là vous avez clairement SAINT JEAN BAPTISTE SAINT JULIEN sur une seule et unique ligne, donnant clairement à entendre que le nom est bien identique quand on veut chercher sur Saint Jean Baptiste ou sur Saint Julien. C’est une seule et même paroisse.

Mais allez lire cette page 57 du dictionnaire de Célestin Port.