La route de Clisson en 1818, selon le recensement.

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Le recensement précédent date de 1814 et est sur mon blog. L’écart entre ces 2 recensements est exceptionnellement réduit.

La route de Clisson commence à l’actuelle rue de la Ripossière. En 1814 elle comptait 12 logements, dont 5 moulins à farine, et avait attiré de loin : ainsi Brest, Le Calvados.

Ce recensement de 1818 est très intéressant car il donne aussi le montant du loyer, et les loyers semblent élevés. Il y a un nouvel investisseur propriétaire, Bonnissant, qui est le 12ème enfant de 16 [rassurez-vous, ils n’ont pas tous atteint l’âge adulte, car entassés dans une pièce à Chantenay, ils mouraient vite] d’une famille de charpentiers de navire à Chantenay, venue de la Manche, que vous avez sur mon site car je l’ai longuement étudiée. Ce Mathurin Bonnissant a commencé sa carrière dans la marine comme COMMIS AUX VIVRES, métier qui existe encore de nos jours, toujours sous la même appellation et la même fonction : fournir aux marins les vivres.

Il a manifestement exercé un métier parallèle car il a économisé de quoi investir, et le fait qu’il investisse route de Clisson illustre l’attrait qu’elle a dû avoir pour investir, compte tenu de son statut campagnard de l’époque, c’est à dire tout à fait différent de la ville. Son acquêt marque la fin prochaine des meuniers propriétaires à la Croix des Herses, que je vous raconte dans mes prochains billets.

Enfin, vous remarquerez que la tenue [terre noble autrement dit fief, relevant d’un autre fief] est dénommée terre rouge et non Clos Torreau.

Je n’ai pu vous présenter en tableau mais voici comment se lit ce qui suit :

Salliot propriétaire 2 p basses, écurie, chambre et grenier, tenue dite terre rouge derrière description du logement Bahuaud J. née Bretonnière habitant jardinière profession de l’habitant Nantes lieu de naissance de l’habitant 50 son âge 300 loyer en francs Ve état matrimonial, 4 fils, 2 filles enfants habitants dans ce logement

Jounneaud Charles logement de ferme Jounneau Charles laboureur Nantes 40 50 M, 1 fils

Monnier François maison entière Boudeaud Louis débit de vin Bazoges, depuis 4 ans à Nantes 50 300 M

Pasquereau 2 rez, 1 1er, jardin Guillot Madeleine Vve Gallard tisserand Langeron, depuis 40 ans à Nantes 55 40 Vve, 2 fils, 2 filles

Lourmaud logement Tendron François cultivateur Orvault, depuis 20 ans à Nantes 54 40 M, 1 fille

Allard moulin, maison basse 3 p Allard Laurent farinier Nantes 30 200 M

Allard moulin, maison Allard Laurent meunier Nantes 57 200 Vf, 1 fils, 1 fille

Lutz moulin, maison Bigot Silvestre meunier Nantes 70 200 M, 4 fils, 3 filles

Lutz moulin, maison Poislane Julien meunier La Boissière, depuis 50 ans à Nantes 68 200 M 2 fils, 1 fille

Bonissant moulin, maison Poisneau Jean meunier St Julien, depuis 22 ans à Nantes 39 200 M, 2 fils, 2 filles

Bonissant moulin, maison 3 p Maisdon Jean meunier Vertou, depuis 30 ans à Nantes 200 M, 1 fils, 2 filles

Aubin Vve Le Lion d’Or, maison entière Perrochaud débit de vin Nantes 41 96 M, 1 fils, 2 filles

Renaud maçon Le lion d’Or, maison, écurie, hangar, cour Sorin Vve débit de vin Nantes 44 150 Vve

La route de Clisson en 1814, selon le recensement.

Elle commence à l’actuelle rue de la Ripossière, ne compte que 12 logements, dont 5 moulins à farine. Elle attire déjà de loin, ainsi Brest, Le Calvados.

Mon premier ancêtre apparu dans le quartier est Jean Grelet, maçon venu des Lucs (85) locataire rue Caton (aliàs rue Dos  d’Âne) en 1814. Demain je vous compte mon premier ancêtre route de Clisson, car il arrive.

Saliot 2 rez,2 1er, tenue Pacreau Pierre jardinier Nantes
Gaudin H. 2 rez,2 1er, jardin Gaudin François tisserand Brest
Champalloyne 2 rz, jardin Tillot Julien laboureur Rezé
Pasquereau 2 rez, 1 1er, jardin Galard Jacques tisserand Maine et Loire
Alard 3 rez, moulin Alard Laurent farinier Nantes
Bigot 2 rez, moulin Bigot Sylvestre farinier Nantes
Poilâne 2 rez, moulin Poilâne Julien farinier Calvados
Maisdon 3 rez, moulin Maisdon Jean farinier Vertou
Poisneau 2 rez, moulin Poineau Jean farinier Chapelle Basse Mer
Renaud Pierre ? 2 rez, écurie, 3 1er, hangar
Cotrel métairie Briand Julien laboureur Fay
Saupin 2 rez Cormerais Sébastien poitier ? St Sébastien

Histoire de la maison dite l’Ouchette, face au cimetière Saint Jacques, aujourd’hui boulevard Joliot Curie

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Il y quelques jours je vous mettais l’histoire d’une maison face au cimetière Saint Jacques, l’ex n°174 route de Clisson, aujourd’hui boulevard Joliot Curie.

La voici en 1914 (aujourd’hui touche Atlantic Gaz) :

Voici maintenant l’histoire de la maison voisine. Elle est ici acquise par adjudication en 1886, par suite du décès d’une pensionnaire de l’hospice Saint Jacques la demoiselle Thomas. L’adjudication comportant 6 lots, et elle est donc très longue. Je vous mets ce qui concerne cette maison route de Clisson et qui est le lot n°2, le reste ne concerne pas le quartier Saint Jacques.

Et après demain, je vous explique comment j’ai trouvé ces actes aux Archives Déparementales dans la série Q des hypothèques.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales de Loire-Atlantique, 2Q9023 – Voici sa retranscription :

« Le 16 juin 1886[1], en l’étude de Me Dabin Paul-Emile, notaire commis, sis au Pé de Vignard, commune du Pallet, canton de Vallet, ont comparu Me Augustin Delalande, avoué, demeurant à Nantes, 6 place du Bouffay, lequel a déposé audit Dabin notaire le cahier des charges sur lequel devront être ouvertes les enchères pour la vente de divers immeubles situés en les communes de Nantes, Vallet et La Chapelle-Heulin, dependant de la succession de demoiselle Jeanne Thomas décédée à l’hospice Saint-Jacques à Nantes le 6 février 1886. Ce cahier des charges dressé par Me Dabin notaire soussigné, en conséquence d’un jugement rendu par le tribunal civil de Nantes le 27 mai 1886 … entre 1/ Auguste-Marie Vezin, marinier demeurant à la Chebuette à St Julien de Concelles, 2/ Jeanne Fanny Vezin veuve de Léon-Constant Robin, épicière à St Julien de Concelles, 3/ Françoise Heurtin veuve de René-Charles Ripoche, propriétaire demeurant au Cartron à Gorges, demandeurs, procédant sous la constitution d’Augustin Delalande avoué, et François Luzet, propriétaire à Nantes (f°3) actuellement à Boire-Courant à St Julien de Concelles, défendeur, procédant sous la constitution d’Albert Reneaume avoué, et encore, Victor Boquien, administrateur des Hospices Civils de Nantes en qualité de mandataire ad litem du sieur Julien Vezin interdit retenu à l’hospice général de St Jacques à Nantes, nommé par jugement du tribunal …, procédant sous la constitution d’Augustin Delalande avoué. Le tribunal a ordonné la vente des immeubles dépendant de la succession de Jeanne Françoise Thomas.  1er lot : maison rue de la Blèterie à Nantes … 5 000 F – 2ème lot : la maison dite l’Ouchette[2], située 4ème canton de Nantes, route de Clisson, composée de 3 pièces, d’une chambre au dessus de celle du milieu, grenier au dessus de cette chambre, derrière la maison une cour avec petits batiments de servitude tels que serre-bois, serre-four, latrines et puits ; à la suite un jardin renfermé de murs garnis d’espaliers. Le tout contenant 900 m2 environ, joignant au nord la route de Clisson et pourtant le n°172. Appartenait à Melle Thomas pour l’avoir reçue devant Me Lambert notaire à Nantes le 23 avil 1850 de la succession de Michel Thomas marchand grainetier et Jeanne Heurtin sa veuve, père et mère desdits Thomas. Mr Thomas père avait acquit ledit immeuble devant Me de Bussy[3] notaire à Nantes le 15 novembre 1826 de M. Charles Janneau, laboureur, et Marie Aubin sa femme, demeurant au village du Douet à Saint-Sébastien moyennant 2 600 F. Mise à prix 4 000 F – 3ème lot : à Vallet, la borderie de la Minardière … 4 000 F – 4ème lot : à La Chapelle-Heulin la métairie e la Bertinière … 7 000 F – 5ème lot : à la Chapelle-Heulin le bois taillis de l’Enfer … Les adjudicataires auront la propriété des immeubles vendus à compter du jour de l’adjudication soit pour eux-mêmes soit pour la perception des fermages … La propriété de l’Ouchette est louée à mesdemoiselles Bourgine et Eugénie Peccot pour 3, 6 ou 9 années à compter du 24 décembre 1882 moyennant le prix annuel de 250 F payable par semestre le 24 juin et le 24 décembre de chaque année, suivant bail reçu par Me Frangeul notaire à Nantes le 2 mars 1883, le bail cesse à partir du 24 juin 1886 … Les adjudicataires prendront les immeubles adjugés dans l’état où ils se trouveront lors de l’entrée en jouissance … Les adjudicataires entretiendront pour le temps qui reste encore à courir les baux et locaitons ci-dessus … Les adjudicataires devront payer en sus de leur prix d’adjudication et dans la huitaine du jour où elle aura été prononcée les frais de poursuite aux avoués … et en sus les honoraires de Me Dabin notaire … Les prix principaux d’adjudications seront payables à l’expiration de 4 mois du jour de l’adjudication … en l’étude de Me Dabin en bonnes espèces d’or ou d’argent ou en billets de la Banque de France ayant cours … Enchères : … 2ème lot : mis en vente sur la mise à prix de 4 000 F. Un premier feu a été allumé pendant sa durée une seule enchère a été portée par Mr Monnier Jacques, propriétaie, demeurant à Nantes, rue Saint Jacques, n°174, qui a élevé le prix à 4 134,9 F (f°25) deux autres feux successivement allumés s’étant éteints sans nouvelle enchère, Mr Monnier Jacques a été déclaré adjudicataire du 2ème lot … Récapitulatif des sommes payées compte tenu des frais et charges :

[1] AD44-2Q9805 adjudication Dabin-Thomas au Pallet

[2]  OUCHE s. f. Terrain voisin de la maison et planté d’arbres fruitiers. Dictionnaire de la langue française (Littré). Tome 3 [ 1873 ]

[3] acte transcrit au bureau des hypothèques de Nantes le 25 novembre 1826 Vol. 127 n°31 et inscription d’office le même jour Vol. 78 n°240. Cette inscription a été radiée.

Normalement, par la suite, cette maison de l’Ouchette serait n°172 route de Clisson, mais manifestement modifiée, car la description ci-dessus ne ressemble pas à ce qui existe de nos jours. Qu’en pensez vous ?

 

 

 

 

Nantes Saint-Jacques : les épiciers en 1890

Il y a quelques jours je vous mettais le nombre impressionnant d’épiciers à Nantes en 1890, car on en comptait alors pas moins de 528.

Si l’ïle Beaulieu, avec son quartier de Vertais, artisanal et densément peuplé, en comptait beaucoup, le quartier Saint Jacques n’était pas en reste. Mais, la route de Clisson, pourtant déjà un peu plus peuplée, était moins équipée, et manifestement il fallait aller à Saint Jacques.

Je tire ces épiciers tout simplement de l’Annuaire de 1890, qui est en ligne sur le site des Archives Départementales rubrique Presse. Et j’était tellement surprise du nombre d’épiciers rue saint Jacques et rien route de Clisson que j’ai tout relu attentivement 3 fois, donc voici la rue Saint-Jacques et la rue Dos-d’Ane, soit 13 épiciers, et un autre route de Clisson. On pouvait donc trouver facilement un peu de sucre, quelques biscuits ou farine, et quelques légumes ? En 1950, je me souviens avoir acheté chez Mme Briand, sur St Jacques, quelques bonbons, à l’unité, car à l’époque les emballages n’avaient pas encore envahi la distribution et ils vont ensuite se multiplier avec les grandes surfaces, mais j’avoue que c’était émouvant de recevoir dans la main quelques bonbons, et il est vrai que maintenant les enfants utilisent leurs mains pour glisser en caisse quelque sachet dans le chariot maternel à l’insue de la maman, autre temps autre méthode mais surtout autre distribution.

Besnard Pierre, rue Dos-d’Ane, 6

Cassin Charles (Vve), rue Dos d’Ane, 30

Ertaud Victor, rue St-Jacques, 26

Fonteneau Jean, rue St-Jacques, 130

Frétis Alexandre, rue St-Jacques, 72

Houssais Julien (Mlle), rue St-Jacques, 43

Jeannin Alfred, rue St-Jacques, 23

Lebris Jean (Vve), rue St-Jacques, 102

Maraud, rue St-Jacques, 27

Mary Félicité, rue St-Jacques, 168

Naux Charles, rue St-Jacques, 6

Pergeline Jean-Baptiste, rue St-Jacques, 9

Quirion Auguste, rue Dos d’Ane, 14

Touzé Bernard, rue de Clisson 2

Mais, cet annuaire, qui semble pourtant très complet, ne me paraît pas tout dire, car je connais personnellement le cas d’épiciers route de Clisson, et je vais m’empresser de vous en parler ces jours-ci, sachant que l’annuaire les a « oubliés ».

 

La commanderie du Temple de Clisson avait juridiction au Loroux-Bottereau

tout comme dans un grand nombre d’autres paroisses, au total 40, selon l’abbé Guillotin de Corson.

Mes très nombreuses retranscriptions exhaustives d’actes des registres paroissiaux de Clisson d’une part, et du Loroux-Bottereau d’autre part, attestent un lien entre ces 2 paroisses. Certes qu’Antoine Forget se retrouve meunier au Loroux-Bottereau n’est pas exceptionnel, puisque tous les meunies étaient liés ou reliés entre eux, ne serait-ce que pour le maintien de la place et des compétences, mais je trouve ici un autre lien, c’est un dire un parrainage au Loroux-Bottereau du notaire de la commanderie du Temple, et bien entendu il s’agit de la commanderie du Temple de Clisson, c’est d’ailleurs grâce à ce relevé que je redécouvre le Temple de Clisson, que je croyais connaître :

Le Loroux-Bottereau

x 1677.07.12  « Jean Guibert fils de defunt Pierre Guibert et Julienne Guerneau, avec Marie Chevillard fille de defunt Jacques Chevillard et Jeanne Guillet, présents Mathurin Chesné, Me François Guibert notaire et procureur postulant de la commanderie du Temple – vue 17 »

enfin, l’acte ne dit pas où vivait ce GUIBERT, si c’était au Loroux ou à Clisson ?

 

Jacques du Bosc et Louise de Piffault ont vendu la métairie du Pré Clos à Saint Brice : 1649

à Jean Avril, qui demeure à Angers. Mais l’acte de vente n’a pas été passé à Angers, mais au Mans, et les acheteurs demeurent en Normandie ! Mieux, la vente n’a pas été payée en même temps que le contrat de vente, mais le vendeur, Normand, est venu à Angers encaissé la somme !!!

Je suis toujours très inquiète de lire qu’une telle somme pouvait être emportée en Normandie, sur une telle distance, compte tenu du volume et du poids des pièces d’or, et surtout des risques en chemin !!!

Je ne pense pas pourtant que le vendeur ait voulu placer à nouveau la somme en Anjou, car cette vente manifeste un désir, commun à tous les couples, de recentrer leurs biens immobiliers sur l’espace géographique où ils demeurent, et d’ailleurs on peut penser que la métairie du Pré Clos, près Sablé, était probablement un bien de madame, née Louise de Piffault, mais que si loin de la Normandie, il était plus difficile de gérer ce bien et suivre les baux.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle)

Le 2 septembre 1649 avant midy par davant nous Claude Garnier notaire royal à Angers fut présent Jacques de Bosc écuyer Sr de la Granne demeurant au lieu de la Riviere à Saint Aubin de Barc pays de Normandie, lequel deuement soumis tant en son nom et comme procureur spécial de damoyselle Louise de Piffault son épouse par procuration attachée à la minute du contrat cy après déclaré et encores en vertu de la ratiffication faite par ladite Piffault dudit contrat  passé davant Couet et Postel tabellions royaux communs de la Vicomté de Beaumont le 31 juillet dernier, qu’il a présentement baillée au sieur Jehan Apvril sieur de Chandoyseau marchand demeurant audit Angers paroisse St Maurice, lequel sieur de la Garanne seul et pour le tout sans division de personne ne de biens a confessé avoir eu et receu présentement contant au veu de nous dudit sieur Aprvil la somme de 1 200 livres tz en louis d’or de francs pièces de 58 sols set autres monnaies le tout bon au poids et prix de l’ordonnance du roy, que ledit sieur Apvril debvoit audit sieurde Bosc esdits noms pour le prix du contrat de vendition par luy fait du lieu et mestairie domayne appartenantes et dépendances du Pré Clos situé paroisse de Saint Brice par contat passé par Me Pierre Salle notaire royal du Mans résidant à Sablé le 22 juillet dernier, de laquelle somme de 1 200 livres tz ledit sieur de la Garanne esdits noms s’est contenté et en a quitté et quitte ledit sieur Apvril présent et acceptant et a ledit sieur de la Garanne tant pour luy que pour ladite de Piffault son espouze eslu leur domicile irrévocable demeure de Me René Leliepvre sergent royal demeurant en ladite ville de Sablé pour y recepvoir tous exploits et actes de justice que ledit Apvril et ses hoirs auroient à faire et donner audit sieur de la Garanne à son espouze pour l’effet dudit contrat cy dessus circonstances et dépendances (f°2) qu’ils veullent valoir comme faits à leurs propres personnes ou domiciles naturels, et a ledit sieur de la Garanne pour l’effet dudit contrat et des présentes prorogé cour et juridiction davant messieurs les gens tenant le siège présidial d’Angers qu’il aprouve à juges naturels en ce regard nonobstant que ledit sieur et son espoiuze soient soubz le ressort et juridiciton du parlement de quoi il a volontiers desrogé et renonczé à toutes fins et à l’entretennement des présentes à peine de tous dommages et intérests ledit sieur de la Garanne s’est obligé esdits noms et en chacun d’iceux ung seul et pour le tout sans division de personne ne de biens … fait et passé audit Angers en notre tablier en présence de Urbain Bigot et Jehan Bourgeois clercs demeurant Angers tesmoings