Cession de parts sur la Georgerie en Cheffes (1521), lieu aujourd’hui disparu

Le propriétaire de la Georgerie est alors un certain Pierre Georges qui a quitté Cheffes pour Nantes ! Comme quoi autrefois il n’y avait pas que les étrangers pour s’installer à Nantes !
Avec un nom pareil, il est certain que les ayeux de ce Pierre Georges ont fondé le lieu auquel ils ont donné leur nom.

Célestin Port dans son édidion de 1876 connaissait les Georgeries à Champigné, et en fait, le lieu devait entre Cheffes et Champigné, mais cet acte notarié de 1521 donne Cheffes. Enfin les 2 communes se touchent et j’ignore si le découpage de ces 2 communes est le même que celui des paroisses de 1521, car à la Révolution on a souvent modifié quelques contours.

Christian Leridon l’a lu dans l’aveu du 28 octobre 1518 (AD49 E288 f°10) à la seigneurie de la Fessardière, et le propriétaire cité est René Georges. Il payait 4 sols pour maison et appartenances.

Mais comme bien d’autres noms de lieux, il a disparu de nos jours, et avec le mouvement actuel, entre autre les fusions accélérées de commune etc… ils vont encore disparaître.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 5 janvier 1520 (avant Päcques donc le 5 janvier 1521) en notre cour à Angers (Huot notaire Angers) personnellement estably Jehan Rahier demourant à Cherré ainsi qu’il dit soubzmectant etc confesse avoir aujourd’huy vendu et octroié et encores etc vend et octroie dès maintenant et à présent à toujoursmais perpétuellement par héritage à René Georges couvreux d’ardoise demourant en la paroisse de la Trinité d’Angers qui a achacté pour luy ses hoirs etc tout tel droit part et portion qui audit vendeur à cause de sa femme peult compéter et appartenir e qui luy est escheu et advenu de succession par la mort et trespas de feu Jehan Georges fils de feu Pierre Georges en son vivant demourant à Nantes ès lieux de la Georgerie et de la Goupillère assis et situés en la paroisse de Cheffe savoir tant maisons jardrins vignes prés pastures bois hayes buissons terres arrables et non arrables cens rentes et redevances quelconques autres choses immeubles que ce soient avecques toutes et chacunes leurs appartenances et dépendances sans aucune chose en retenir ne réserver à la charge dudit achacteur et ses hoirs etc de paier les cens rentes et autres redevances deuz pour raison desdites choses vendues aux seigneurs où lesdites choses sont tenues et subjectes ; transportant etc et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 6 livres tz paiables par ledit achacteur audit vendeur par les termes qui s’ensuivent c’est à savoir dedans le jourd’huy la somme de 20 sols tz et dedans 3 sepmaines 50 sols tz et le surplus de ladite somme qui est 50 sols tz dedans le jour et feste de sainct Jehan Baptiste le tout prochainement venant en ceste ville d’Angers et non ailleurs ; et a promis ledit vendeur faire lyer et obliger Jehanne sa femme à ca présent contrat et iceluy luy faire avoir agréable et en rendre et bailler à ses despens lettre vallable de ratifficaiton audit achateur dedans ladite feste de st Jehan Baptiste prochainement venant à la peine de 40 sols tz de peine commise à appliquer audit achacteur en cas de deffault ces présentes néantmoins demourant en leur force et vertu ; à laquelle vendition et tout ce que dessus est dit tenir et accomplir etc et à garantir etc et aux dommages etc obligent lesdits vendeur et achacteur chacun en tant et pour tant que luy touche eulx leurs hoirs etc et les biens et choses dudit achacteur à prendre vendre etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc présents ad ce Thomas Tasse couvreux d’ardoise et Laurens Lesne esmoleux demourant à Angers tesmoings, fait à Angers en la rue st Jehan Baptiste
Seulement signé Huot notaire et ce notaire ne faisait pas signer

Compromis de vente entre Pierre Bonhommet et René Guyard : Saint Denis du Maine 1631

Avant de commencer ce compromis de vente, permettez-moi de vous conduire en terre insolite. Je lis chaque matin, avec bonheur Aleteia, et hier, j’ai découvert ce pianiste surprenant. Allez voir, car il est rare de voir des éléphants aveugles danser sur de la musique classique. 

Je sens qu’il va falloir que je mette à mes arbres, en train de sombrer de torpeur à l’intérieur de mon appartement pour cause de ravalement depuis le 25 juillet, un peu de musique pour leur donner du courage.

 

 

C’est la première fois que je rencontre un compromis de vente à cette époque ! Il faut dire que ni le prix ni les lieux eux-mêmes ne sont vus, et l’acquéreur se réserve donc 15 jours.
J’ai tenté de voir l’histoire des compromis de vente, que nous connaissons bien de nos jours, mais je n’ai pas trouvé pour cette époque lointaine.
En tous cas, ce compromis ancien montre bien l’ancienneté de ce type de contrat.

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E1/405 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 13 mars 1631 devant nous Pierre Croissant notaire et tabellion royal au pays du Maine résidant à Laval ont esté présents et establis Me Pierre Bonhommet prêtre demeurant au bourg d’Avenières lez la ville de Laval d’une part, et René Guyard meusnier demeurant au moulin du Vauveron

ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE LA MAYENNE
Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne de l’abbé Alphonse Angot
Vauveron – Tome III Vauveron (le Petit-), f., c de Saint-Denis-du-Maine. — Fief, closerie et moulin mouvant de Meslay. — Affermé 280 ₶ par le seigneur du Coudray, 1685, et vendue avec cette terre à François Coustard de Souvré. — Y furent assassinés, le 26 avril 1795, par la garnison de Ballée, Pierre Bachelier, prêtre, et Jean Leduc, fermier de la Grande-Guyonnière

paroisse de St Denis de Mayenne d’autre part, entre lesquelles parties deuement et respectivement soubmises a esté fait le compromis qui ensuit, c’est à savoir que ledit Bonhommet affirme et s’est obligé par ces présentes passer contrat de vendition de certaine closerie située au bourg et paroisse dudit saint Denis tout ainsi qu’elle se poursuit et comporte avec les maisons granges estables estraiges et rues et issues foullaiges jardins vergers prés et terres labourables et autres avec les hayes bois fossés et choses qui en dépendant et comme ladite closerye luy appartient et luy est venue et escheue de la succession de ses deffunt père et mère sans aucune réservation et laquelle ledit Bonhommet a dit n’avoir autre nom que la closerie des Repussards

le lieu a dû disparaître avant même le dictionnaire de l’abbé Angot, car sur son dictionnaire on ne trouve qu’une mention d’un curé de ce nom à Saint-Denis Du Maine :
— Gilles Repussard, demeurant à Sablé, 24 décembre 1576, exécuteur testamentaire du seigneur de Malpalu, 1585, démissionnaire, 1596, inhumé dans l’église, le 9 juillet 1598. —

aux charges de payer les charges cens rentes et debvoirs qu’elle peult debvoir à l’advenir et quitte du passé, les tenir et relever des fiefs et seigneuries dont elles sont mouvantes, devant nous notaire dans d’huy en 15 jours prochain à peine de 15 livres payable par ledit Bonhommet en cas qu’il ne veuille passer (f°2) ledit contrat dedans ledit temps au profit dudit Guyard, lequel contrat ledit Guyard a promis et s’est aussi obligé passer dans ledit temps de 15 jours prochain aussy à peine de pareille somme de 15 livres aussy payable dans ledit temps au proffit dudit Bonhommet à faulte qu’il ferait de passer ledit contrat, et ce pour le prix et somme de 1 069 livres tz, et est ce fait néanlmoings au moyen que ledit Bonhommet a promis et s’est obligé faire voir par escrit ou bail que le prix à ferme est à raison de 40 livres par an et où ledit Bonhommet ne le ferait voir et qu’il serait affermé à moindre prix le présent compromis demeurera nul si bon semble audit Guyard, sans aulcun despens dommaiges intérests de part ni d’autre de ladite peine commise comme aussi s’est ledit Guyard réservé de ladite quinzaine 8 jours pour voir et visiter ledit lieu, et où il ne voudroit accomoder dans ledit temps de huitaine le faisant scavoir audit Bonhommet iceluy Guyard demeurera deschargé de ladite peine commise sans aulcun dommage et intérests, dont et de ce que dessus lesdites parties sont respectivement demeurées à un et d’accord, et à ce tenir etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait et passé audit Laval en présence de Anthoine Mellecent sergent royal et Jullien Collin praticiens demeurant audit Laval tesmoins et lequel Guyard a dit ne scavoir signer »

Jeanne Lefebvre, épouse de Léon Marchandie, vend un pré : Montreuil sur Maine 1696

Je descends d’une Jeanne Lefebvre que je n’ai pu remonter à ce jour. J’ai travaillé beaucoup de Lefebvre, sans pouvoir entrevoir un lien quelconque.

En fait j’ai remonté avec d’innombrables preuves sa filiation maternelle qui est VILLIERS puis CRANNIER etc… Et ce jour je vous mets encore une preuve de cette ascendance maternelle, une preuve de plus, mais il ne faut pas hésiter quand cela se donne à enrichir les preuves.
Donc, Jeanne Lefebvre, épouse de Léon Marchandie, vend un pré à Montreuil sur Maine qu’elle tient de sa grand mère Anne Crannier, et ceci est clairement dit dans la vente qui suit.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 7 février 1696 avant midy, par devant nous Jean Portin notaire royal à Angers fut présent étably et soumis Me Leon Marchandie notaire demeurant au bourg de Méral tant en son nom que se faisant fort de Jeanne Lefebvre sa femme à laquelle il promet et s’oblige faire ratifier ces présentes et obliger solidairement à l’exécution du présent contrat par acte vallable qu’il en fournira en nos mains dans un mois prochain à peine etc ces présentes néanmoins etc lequel sieur Marchandie esdits noms et en chacun d’iceux seul et pour le tout sans division etc renonçant au bénéfice de division discussion etc ont par ces présentes vendu quitté céddé délaissé et transporté promis et promet garantir de tous troubles hypothèques évictions interruptions et autres empeschements quelconques et en faire cesser les causes perpétuellement dès maintenant et à toujours à Me Henry Aubry huissier et voyeur des moulins d’Anjou demeurant audit Angers paroisse st Maurice présent et acceptant qui a acquis pour luy ses hoirs et ayant cause scavoir est un morceau de pré en la prée des quartiers paroisse de Montreuil sur Maine contenant (blanc) joignant d’un côté le pré (blanc) abouté d’un bout la rivière d’Oudon et d’autre bout ainsi que ledit morceau de pré se poursuit et comporte et qu’il est écheu à ladite Lefebvre de la succession de deffunte Anne Crasnier son ayeule (f°2) par partages faits entre elle et ses cohéritiers par devant (blanc) notaire le (blanc) desquels ledit vendeur fournira copie ou contrat audit acquéreur ou les autres pièces concernant ledit morceau de pré vendu à sa possibilité ; à tenir par ledit acquéreur du fief et seigneurie dont il relève aux charges des cens rentes et devoirs seigneuriaux féodaux anciens et accoustumés que lesdites parties par nous enquises suivant l’ordonnance ont dit ne pouvoir au vrai exprimer, s’en informera ledit acquéreur et les payera pour l’avenir quitte par ledit vendeur des arrérages du passé ; transportant etc et est faite ladite vendition cession delais et transport pour et moyennant la somme de 80 livres sur laquelle ledit acquéreur en a payé contant audit vendeur esdits noms la somme de 14 livres qu’il a eu veu de nous receue en Louis d’argent et monnaye ayant cours s’en contente et les 66 livres restante ledit acquéreur pour ce établi et soumis sous l’hypothèque générale de tous ses biens spécial et privilège dudit morceau de pré cy dessus vendu a promis et s’est obligé payer audit vendeur esdits noms dans 6 mois prochains sans intérests jusques audit terme et cependant ledit acquéreur en jouira dès à présent : à laquelle vendition cession delais et transport et ce que dit est tenir etc à peine etc obligent etc renonçant etc dont etc fait et passé audit Angers en notre tabler présents Pierre Belleuse et Jacques Viot clercs audit lieu témoins ; et en vin de marché 4 livres payées contant par ledit acquéreur audit vendeur – Le 20 novembre 1696 après midi devant nous Jean Portin notaire royal à Angers fut présent ledit sieur Marchandye lequel a receu contant au veu de nous en Louis d’argent et monnoye ayant cours du sieur Aubry acquéreur au contrat cy devant la somme ce 66 livres restant du prix du morceau de pré … »

Marquis Danes ne peut plus payer ce qu’il a acheté et René Furet vient à l’aide ! Angers 1527

Je descends des Furet, et sur ce blog j’ai déjà 52 actes notariés les concernant. Vous les voyez en cliquant sur le terme FURET au dessous de cet acte.
Et vous pouvez aussi aller voir mes reconstitutions de famille.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 5 mars 1527 (Jean Huot notaire Angers) en la cour du royale à Angers personnellement estably noble homme Marquis Dannes seigneur de la Touche Moreau en la paroisse de Soeurdres d’une part, et honnorable homme sire René Furet marchand et suppost de l’université d’autre part, soubzmectant lesdites parties l’une vers l’autre etc confessent avoir aujourd’huy fait les bail et prinse à rente tels et en la manière qui s’ensuit, c’est à savoir que ledit Dannes a baillé et baille par ces présentes à rente annuelle et perpétuelle audit Furet qui a prins et accepté à ladite rente annuelle et perpétuelle dudit Dannes les lieux clouseries domaines et appartenances de la Pinochère située et assise en la paroisse de Saint Michel de Faingts et de la Richardière située et assise en la paroisse de Seurdre tout ainsi que lesdits lieux et clouseries se poursuivent et comportent tout ainsi que ledit beilleur ses prédécesseurs clousiers fermiers et autres gens pour luy les ont tenu possédés et exploitées par cy davant sans aucune chose en retenir ne réserver fors ung denier de debvoir que baillera ledit preneur de debvoir et cens annuel sur le lieu et appartenances de la Richardière qu’il baille en son fief de la Touche Moreau à réservation dudit denier tz de debvoir et au regard dudit lieu de la Pinochère il a semblablement baillé en son fief à nuepce de la Touche Moreau à …

je n’ai pas compris la maille… Mais pour la nuepce vous avez beaucoup de choses sur mon blog, il vous suffit de tapper nuepce dans la case de recherche de ce blog, qui est performante.

de maille requérable sans foy sans loy ny sans amende fors et réservé certaines choses dudit lieu ; et est faicte ceste présente baillée prise et acceptation (f°2) de rente parladit preneur à la charge d’acquiter et descharger ledit bailleur Jehan Grimauldet et Jehan Foussier vers les doyen chanoines et chapitre de st Martin d’Angers de la somme de 19 livres 12 sols de rente annuelle et perpétuelle créée parledit bailleur Grimauldet et Foussier vers lesdits de st Martin pour la somme de 243 livres 15 sols tz et davantaige pour acquiter aussy et descharger par icelle somme ledit bailleur vers maistre Macé Daigremont de la somme de 4 livres 10 sols aussi de rente, lesquelles rentes revenant à la somme de 24 livres tz ledit bailleur a cogneu et confessé avoir acquises créées sur tous et chacuns ses biens auxdits de saint Martin et Daigremont pour la somme de 300 livres tournois, desquelles rentes compris les arréraiges d’icelles ledit preneur est et demeure tenu acquiter et descharger ledit bailleur lesdits Grimaudet et Foussier vers lesdits de St Martin et Daigremont et rendre lesdits Grimauldet et Foussier quites et indempnes ; et a esté dict et expressément convenu entre lesdits bailleur et preneur que toutefois et quantes que dedans d’huy en ung an prochainement venant ledit bailleur acquittera et admortira lesdites rentes et chacunes d’icelles avecques les arréraiges et loyaulx coustumiers vers lesdits de st Martin et Daigremont respectivement pour icelle somme de 300 livres qui seroient lors escheus et loyaulx coustemens en tel cas demeurera ceste présente (f°3) baillée nulle admortie et assoupie sans ce que ledit preneur puisse esdites choses prinses à rente demander ; et a promis doibt et est demeuré tenu ledit bailleur faire lyer et obliger à ces présentes damoyselle Françoise des Aubiers son espouse et au contenu en icelles la faire lyer et obliger et en rendre et bailler à ses despens lettre vallable de ratiffication audit Furet preneur dedans ung an prochainement venant à la peine de 100 escuz d’or de peine commise à applicquer audit preneur en cas de deffault ces présentes néanmoins etc ; auixquelles choses dessus dites tenir etc et ladite rente rendre et paier etc et icelles choses baillées à ladite rente comme dict est garantir etc et aux dommages l’un de l’autre amendes etc obligent lesdites parties l’une vers l’autre etc renonçant etc foy jugement et (f°4) condemnaiton etc présents à ce Me Denys Mynard bachelier ès loix et Anthoyne Rousseau demourans à Angers tesmoings »

Reméré sur Gatien Coiscault de la métairie de Brenay : Challain-la-Potherie 1567

Ceci est un très curieux réméré. En effet, l’ancien propriétaire était Claude Laurent, mais il fait faire le réméré par François Trotereau, auquel manifestement il a cédé le droit de grâce. Autrement dit Gatien Coiscault se voir préférer un autre acheteur.

J’ai beaucoup étudié les COISCAULT mais je ne descends pas personnellement de ce Gatien qui est plus aisé que les miens.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 30 mai 1567 en la cour du roy notre sire Angers (Hardy notaire royal à Angers) personnellement estably honneste homme Gatien Coiscault sieur de la Lice demeurant à Challain soubzmetant etc confesse avoir eu et receu en présence et à veue de nous de sire François Trotereau sieur de la Gricalière ? demeurant à Châteaubriant pour et en l’acquit de honnorable homme Claude Lorans sieur de la Grillouère la somme de 1 800 livres tz en or et monnoye de présent ayant cours pour la rescousse et rente du lieu domaine et métairye du Grand Brennoys avecques ses appartenances et dépendances, sis en la paroisse de Challain et coomme il a par cy davant et dès le jour 9 mars 1564 esté vendu par ledit Lorans audit estably pour ladite somme, o condition de grâce qui encores dure et prorogaiton qui en a esté depuis faite entre lesdites parties comme ledit Coiscault a recogneu et confessé par devant nous dont etc au moyen duquel payement et de la somme de 30 livres tz pour les frais et mises aussy payées présentement par ledit Trotereau pour et en l’acquit dudit Lorans et à laquelle les parties ont convenu par devant nous, sont et demeurent lesdites choses bien et duement recoussées et rémérées pour et au proffit dudit Trotereau ce stipulant et acceptant, et y a ledit Coicault renoncé et renonce par ces présentes et s’est pareillement ledit Coicault acquité par devant nous des fruits et fermes desdites choses du passé fors depuis le 9 mars dernier passé jusques à huy dont ledit Trotereau a promis faire faire raison par ledit sieur de la Guillouère ; à laquelle recousse quittance et tout ce que dessus ests dit tenir etc oblige etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait et donné audit Angers en présence de Me Pierre Despinière advocat audit Angers et Hélye Germain demeurant audit Angers tesmoings »

Guillaume du Moulinet prend à rente un jardin : Angers 1521

J’ai déjà beaucoup de choses sur les familles Du Moulinet, bien que cela soit si ancien que j’ai encore du mal à tout relier, mais il est certain qu’un lien existe.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E5/511 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 16 mars 1520 (avant Pâques donc 16 mars 1521) (Couturier notaire royal Angers) En notre cour royale à Angers estably Guillaume Vallée marchand paroisse de Saint Maurice d’une part soubzmectant confesse avoir baillé et octroyé et encores baille etc à honorable homme et saige Me Guillaume Dumoulinet licencié en loix et Anne …

le nom de l’épouse est en interligne, et je ne suis pas parvenue à le déchiffrer, merci de dire ce que vous lisez – Voyez ci-dessous le commentaire de Stéphane, car c’est Marguerite HARDY que je ne lisais pas.

son épouse présent qui a achepte pour luy ses hoirs etc ung petit jardin auquel y a ung petit perier et ung puyz, sis en la rue du Puys doulx tirant au marché aux bestes en la paroisse de St Michel du Tertre, joignant d’ung cousté à ung corps de maison nommé édifice appartenant à Me Jehan Lecamus juge de la prévosté d’Angers d’autre cousté au jardin desdits preneurs abouté d’un bout à ladite rue du Puyz Doulx et d’autre bout aux murs des hales d’Angers, que de présent tient la veufve feu Charles Belot ; au fié des seigneurs et aux charges etc ; et est faite ceste présente baillée prinse et achpetation pour en payer par lesdits preneurs audit bailleur par chacun an la somme de 20 sols tz de rente annuelle et perpétuelle au terme de st Jehan Baptiste … auxdits preneurs d’amortir ladite rente jusques d’huy en 3 ans prochainement venant, payant la somme de 30 livres (f°2) et loyaulx cousts et mises et a promis et demeure tenu ledit bailleur faire ratiffier ces présentes à Jehanne Viredoulx sa femme et en bailler lettres vallables auxdits preneurs dedans 8 jours prochainement venant à la peine de 10 livres et peine commise à appliquer auxdits preneurs en cas de deffault ces présentes demeurant néanmoins en leur vertu ; à laquelle baillée et acceptation et tout ce que dessus est dit tenir etc garantir etc dommages etc obligent etc renonçant etc foy jugement etc présents à ce Me Franczois Chacebeuf licencié en loix et Jehan Jolivet marchand tesmoins ; et a esté payé pour le vin de marché 10 sols comme les parties ont confessé ; aussi sera tenu ledit bailleur bailler es mains desdits preneurs les lettres concernans lesdites choses baillées dedans ledit terme de Pasques prochain. »