Mon ascendance à Guillaume ALLARD x vers 1600 Julienne REMOUé

Je viens de mettre à jour mon ascendance à Guillaume Allard x vers 1600 Julienne Remoué, en donnant plus de détails sur leur métier et leur niveau culturel.

13-Guillaume Allard x vers 1600 Julienne Remoué

12-Jean Allard x avant 1623 Magdeleine Gastineau

11-René Allard x2 Louvaines 1er juillet 1664 Jacquine Deshayes

10-Pierre Allard x StMartin-du-Bois 29 novembre 1704 Florence Sureau

9-René Allard x Louvaines 10 juillet 1731 Renée Choisi

8-Pierre Allard x Louvaines 26 janvier 1761 Marie Guilmault

7-Pierre Allard x Louvaines 11 février 1794 Perrine Lemanceau

6-François Allard x Vern d’Anjou 25 octobre 1828 Anne-Françoise Phelippeau

5-François Allard x La Pouèze 16 mai 1854 Aimée Girardiere

4-Louis Allard x Montjean-sur-Loire (49) 28 septembre 1882 Françoise Moreau

3-Magdeleine Allard x Nantes (44) 23 septembre 1907 Edouard Halbert

2-mes parents

1-moi

 

Ils sont de Louvaines qui est sur mon site avec cartes postales

J’ai encore des actes notariés les concernant et non exploités à ce jour, et je vais tenter de mettre à jour une fois de plus

Louis Bureau 1640-1711 : ma découverte de sa naissance, ma publication en 1985 : le peu de respect de ma découverte

Sur mon blog ces jours-ci, un Canadien et un Français tentent de publier leur découverte de Jeanne de Portebise. Je viens ici leur montrer le peu de respect que les généalogistes ont des publications de telles découvertes, car en 1985, ma découverte du baptême de Louis Bureau fut une découverte telle que le Canadien René Bureau 1915-2016 qui cherchait en vain depuis des décennies, me remercia par alors « à Mademoiselle Halbert, remerciements éternels »

Voici en juillet 2021 ce à quoi ressemble l’éternité des droits d’autreur 36 ans plus tard :  je suis très peu citée et on a parfois ajouté des erreurs importantes. Je suis cependant sur le site FichierOrigine et citée par Google.

Mais Geneanet donne 91 généalogistes tous aussi peu scrupuleux les uns que les autres, et comme toujours dans Geneanet on ne sait plus qui a copié qui, si ce n’est que l’un d’eux dit avoir copié la base Ancestry, donc fait la même erreur. Tous les généanautes cependant n’ont pas copié tout les uns sur les autres car quelques uns donnent correctement que Louis Bureau était né à Saint Sébastien St Jacques Pirmil et non à Nantes St Jacques comme les autres. Les informaticiens qui ont créé les bases de données ne se sont pas donné le mal de prévoir les auteurs du travail réel pas plus que les changements de nom des communes. Pour Louis Bureau, autrefois paroisse de Saint-Sébastien d’Aigne dont la partie Pirmil a été littéralement absorbée par Nantes pendant la Révolution, d’où le classement actuel aux Archives de la ville de Nantes, ce que je raconte longuement.

Sur Roglo, un Canadien en parle, qui ne me site pas sur la page sources de son site et s’octroie l’auteur sur Roglo. Pire, ce curieux généalogiste ajoute une couche de connerie telle qu’elle illustre les dérives de la méconnaissance totale des travaux, en l’occurence de mes travaux. Il ignore Saint Sébastien et même Nantes et met Pirmil en Sarthe, de sorte que le malheureux Louis Bureau se retrouve né en Sarthe !!! Notez que ceux qui ont droit d’écrire dans le fichier Roglo sont des MAGICIENS !!! sans doute parce qu’il ressort parfois n’importe quoi du chapeau !!!

Sur Ancestry ils n’ont pas compris ce que j’ai pourtant tenté d’écrire, à savoir le changement de territoire et nom de la paroisse lors de la révolution.

En conséquence, merci aux découvreurs de Jeanne de Portebise de m’aider à réhabiliter correctement mes droits d’auteur sur Geneanet, Roglo, Ancestry etc… afin de pouvoir eux-même par la suite mieux pouvoir affirmer leurs futurs droits. Si toutefois cela est possible car ces bases n’ont absolument pas pris en compte le respect des recherches et de leur fiabilité, c’est le moins que je puisse dire.

J’ajoute pour ce qui concerne le problème d’idendification des lieux de naissance, noms de paroisses et communes qui ont été modifiés au fil des siècles, que je suis née à Nantes rue St Jacques, paroisse St Jacques de Pirmil, et que je demeure depuis 28 ans à Saint Sébastien sur Loire, la commune autrefois Saint Sébastien d’Aigne mais amputée en 1790 de sa moitié artisanale, le quartier St Jacques de Pirmil. J’ai tout plein de travaux sur ce quartier sur mon site. Voyez mes catogéries, ou même Google qui me connaît bien.

Je vous remets ici ce que j’avais publié :

LOUYS BUREAU, DIT «SANSSOUCY» 1640-1711 extrait du Bulletin du Centre Généalogique de l’Ouest, 1985, N°43 pages 105-108

LA TRÊVE DE PIREMIL,
PAROISSE DE SAINT SÉBASTIEN D’AIGNE

En cet hiver 1630-1631 le froment se fait rare et son prix monte à 18 livres le setier. Du bocage vendéen, les affamés affluent vers Clisson. En vain, car la ville n’a pas de quoi les nourrir.

Un jeune tonnelier de la région veut épouser Renée TENNEGUY, il se nomme Mathurin BUREAU. Par de lointains parents BUREAU artisans dans les faubourgs de Nantes, il a appris que là-bas le poisson était abondant ; le travail aussi, car le commerce des vins du port et l’industrie de l’eau de vie font vivre les tonneliers. C’est là que Mathurin et Renée vont aller tenter leur chance.

D’où viennent-ils? Les BUREAU sont fréquents dans toute la région, notamment à Vertou, Rezé, Basse-Goulaine etc…. mais les TENNEGUY sont fort rares. On en rencontre plusieurs familles à Gorges à la fin du 17e siècle, dont plusieurs femmes prénommées «Renée». Le patronyme évoluera au début du 19e vers TAINGUY, TINGUY. Or, à Gorges à la fin du 17e, on trouve également des familles BUREAU, dont plusieurs hommes prénommés « Mathurin ». Il y a même parmi eux des tonneliers. On peut donc supposer que Mathurin et Renée viennent de Gorges. Sans doute pourra-t-on le vérifier un jour ?

Mathurin et Renée arrivent donc par le chemin des Sorinières au faubourg de Piremil, paroisse Saint-Sébastien, au début des années 30.

Saint-Sébastien s’étend alors au nord jusqu’à la Loire, bras de la Madeleine, les Îles des Biesses, de Vertais, Piremil, Pont-Rousseau, Seivre, la Gilarderie, la Civellière, le Douet et l’actuelle commune de Saint-Sébastien. Sur les îles autrefois désertes, les artisans se sont installés le long des rues étroites. Pour aller à l’église paroissiale il faut franchir les nombreux ponts et une lieue de marche passé Piremil. Les moines du Prieuré Saint-Jacques de Piremil assurent donc pour ces nouveaux habitants les fonctions de succursale paroissiale, c’est la TRÊVE DE PIREMIL. Pratiquement le recteur de Saint-Sébastien ne dessert que les «champs» (l’actuel Saint-Sébastien) mais on le voit parfois aller jusqu’en Vertais, à la Gilarderie, Seivre. Les paroissiens pouvaient sans doute choisir de recevoir les sacrements soit à la paroisse, soit à la trêve de Piremil.

Sur les registres de Saint-Jacques de Piremil, les religieux sont peu bavards pour les mariages, mais sont un peu plus explicites pour les baptêmes.

En 1636 une épidémie, parmi d’autres, sévit dans les faubourgs, mais pour Mathurin c’est la vie qui est au rendez-vous et le 06.12.1636 il fait baptiser à Saint-Jacques de Piremil « soulz Mr. le Recteur de Saint-Sébastien d’Aigne» son fils René. Messire André Arnaud, qui baptise, est natif de la paroisse et il comprend fort mal l’accent du bocage. N’avant jamais entendu auparavant le patronyme dé la femme de Mathurin, il hésite, fait une rature, puis écrit «TANNEGUY».

Anne suivra le 20.04.1638, puis Marguerite le 15.06.1639.

Papier a esté achepté trente cinq / solz par le sieur Estienne Couïllaud / fabricqueur de Sainct Sebastien / d’Aigne pour enregistrer les / baptesmes qui se font en / l’Eglise de Saint Jacques de Piremil l’an / 1635  / Vénérable et discret messire Jacques Tixier recteur / de Saint Sébastien et messire André Ernaud / prestre natif de la Paroisse vicaire audit Piremil

Au début de 1640 Mathurin entend parler de nouvelles pièces d’or à l’effigie du Roi Louis XIII. Mais les louis d’or seront-ils pour lui ? Il a bien du mal à faire vivre la famille qui va bientôt s’agrandir. Le 19 juin Renée met au monde un fils et lui donne le prénom du roi « Louys». Messire Arnaud, qui ne s’est pas habitué entre temps à l’accent de Mathurin, écrit cette fois «TENNEGUY» sur l’acte de baptême.

 Louys a 3 ans lorsque le roi meurt. Un autre roi Louis le remplace, mais à Nantes le Maréchal de la MEILLERAYE, capitaine de Piremil et Gouverneur de Nantes est nommé Gouverneur de Bretagne. Pirmil et Nantes ont leur destinée unie dans les mains d’un grand homme. Par ailleurs, la ville de Nantes poursuit ses achats de droits de pâturage, pêche sur les ponts et les îles de Saint-Sébastien. Cette année 1643, c’est au Prieur de Pirmil qu’elle achète les droits de pêche sur le Pont-Rousseau, à sa charge de l’entretenir désormais.

Louys grandit dans les rues étroites et malodorantes. Tandis que Mathurin goujonne, rabote, cercle le bois de châtaignier pour quelques deniers royaux, Louys s’évade sur les rives du fleuve, et contemple les toues débordantes de lamproies, de saumons. Au printemps, il regarde les laboureurs de Saint-Sébastien ramasser de la rive les civelles grouillantes pour les jetter sur leurs cultures maraî- chères qu’elles feront profiter. Enfin, Louys préfère les prairies des îles où paissent les troupeaux, aux rues étroites.

A 11 ans il vit un premier drame. On doit rapidement se réfugier dans les petites chambres à l’étage pour échapper au flot qui emporte tout, à commencer par les ponts Rousseau, Piremil, Vertais, etc … Il faut même s’éloigner en barque de la maison totalement inondée. A Pirmil il faut d’urgence construire un pont flottant moyennant droit de passage.

Et les épidémies se succèdent, mais la ville de Nantes s’efforce d’obtenir la grâce de Saint-Sébastien pour protéger la ville et ses faubourgs de maladie contagieuse. Louys voit passer les processions qui vont en pèlerinage à l’église paroissiale de Saint-Sébastien, telle celle du 20 janvier 1652. Louys la suit à travers les cultures maraîchères et les moulins à vent qu’il préfère au moulin à eau du pont de Biesse.

Un Jean TENEGUY vint s’installer dans le faubourg de Pirmil. Il a de Marie LEMASSON 5 enfants de 1649 à !!; est-il parent de Louys ?

En 1657, à l’angle du chemin de Bonne-Garde, on édifie une chapelle. Deux ans plus tard la Loire est prise par les glaces pendant plusieurs mois et Louys s’habitue ainsi à la rudesse de l’hiver.

En 1661 les régiments suisses arrivent fin août et logent en Vertais et en petite Bièce. Ils sont bientôt suivis par les régiments des gardes du roi. Mr le Maréchal de la MEILLERAYE a fait rassembler tous les canons pour accueillir Louis XIV. Le roi est entouré de quelques cavaliers. L’un d’entre eux a dû trop voir de louis d’or et va être arrêté. Il s’appelle FOUQUET.

Louys choisit-il alors la carrière militaire? Il est vrai qu’en tant que cadet, il n’a pas de place dans le tonneau. En outre la vie est dure, car par suite du mauvais temps, le blé a encore monté de prix. Les épidémies profitent de la mauvaise alimentation. Bref, l’uniforme est une solution pour Louys. On est nourri et habillé. Louys ne reverra pas Pirmil.

LA NOUVELLE FRANCE

Le roi confie à Mr de TRACY une mission à Cayenne. Quatre compagnies embarquent donc à La Rochelle le 26 février 1664 sur le «Brezé» suivi d’autres vaisseaux armés. le Saint-Sébastien, l’Aigle d’Or, le Sainte-Anne et d’autres bâtiments. La compagnie de Louys est du nombre.

Cayenne renfloué, on passe par la Martinique, la Tortue, la Guadeloupe, Grenade et Marie-Galante. On quitte la Guadeloupe le 25 avril 1665 pour la Nouvelle-France où l’on arrive fin juin.

Louys met pied sur la terre de Nouvelle-France. C’est une petite colonie d’à peine 3 000 personnes et les Indiens se manifestent aux alentours. Les expéditions de «pacification» se succèdent et Louys échappe aux flèches des Iroquois. Il s’habitue si bien aux rigueurs de l’hiver québécois, qu’il décide de rester avec quelques autres compa- gnons lorsque la troupe rembarque pour la France. Il est vrai que la prime à l’installation est incitative.

En France tout est mis en oeuvre pour éxpédier des filles à marier aux colons. Sur place le gouverneur TALON n’est pas moins efricace: il s’efforce d’accélérer le peuplement de la petite colonie à coup de mariages précoces ou forcés, de répression du célibat…

Mais Louys reste sans compagne

Le 26 juillet il achète à l’Ancienne-Lorette, sur la côte de Saint-Paul, une terre. Avec ses 42 ans il doit comme d’autres attendre que les petites filles grandissent. Jean GAUVIN en a précisément une qu’il veut bien lui «accorder» en juillet 1685. Marie-Anne a 14 ans et Louys en annonce 55 sur le contrat de mariage. Pourquoi se vieillit-il ainsi?

Marie-Anne s’éteint avant 1695. Si jeune, elle a cependant eu le temps de donner à Louys un fils, Jean, né en 1689, et une fille, Marie-Catherine, née le 11 mai 1690. Alors âgé de 55 ans, Louis a besoin d’aide pour élever les 2 petits. Justement, Marie COQUERET est veuve et a 32 ans. Pour elle, Louys se rajeunit et annonce « 50 ans ».

Marie élève les deux petits mais ne participe pas plus au peuplement

La nuit du 13 au 14 février 1711, Louys s’éteint, non sans avoir eu le temps de faire son testament quatre jours auparavant. Il peut désormais reposer en paix sur cette terre de Nouvelle-France : en effet il a résisté 46 années aux rigueurs du climat malgré sa constitution moins robuste que d’autres, et enfin il a « pris racines » et laisse deux enfants en âge de se marier.

Ses enfants et sa veuve vendent sa terre le 14 mai 1713 car Jean vise la terre de Jean RACINE. Marie COQUERET lui donne sa part, aussi il l’héberge jusqu’à sa mort le 05.02.1724. Marie lui est probablement utile pour aider Marie-Anne LA CHESNE, qu’il a épousé à l’Ancienne- Lorette le 9 mai 1712, à s’occuper des enfants. 13 au total, dont 6 atteindront l’âge adulte. Et c’est des 4 fils de Jean que sortent les 4 branches de BUREAU qui couvrent au 20e siècle l’Amérique du Nord.

LA PAROISSE NANTES SAINT-JACQUES DE NANTES

Entre temps à Pirmil, les religieux connaissent quelques différents avec leur recteur. Le 05.10.1699 ils n’ont plus le droit de baptiser et les paroissiens doivent aller jusqu’à l’église paroissiale pour recevoir les sacrements. Heureusement pour eux, tout rentre dans l’ordre au printemps de 1702 et les moines baptisent à nouveau.

Puis arrive 1789 qui trouve les religieux partagés: certains prêtent serment ; parmi eux le prieur. D’autres cependant vont devenir martyrs. Mais le culte est abandonné.

En 1791 les habitants des villages de Seivre, la Sivellière, la Gilarderie, les moulins de Chiron, et autres lieux, adressent au District une supplication datée du 19 mai. Ils ont en effet entendu parler de la création d’une nouvelle paroisse et demandent à être rattachés à celle-ci car «l’église de la paroisse de Saint-Sébastien est au moins à trois quart de lieue ». Ils signent nombreux. Parmi les signataires on note un Jean PORCHER, dont je descends, mais aucun BUREAU. D’ailleurs, à cette époque il n’y a plus qu’une famille BUREAU dans ce faubourg.

Ils ont gain de cause et croyant choisir une paroisse, ils ont changé de commune, car le 29 mai 1791, Donatien TIRET, prêtre assermenté élu curé de Saint-Jacques deux semaines plus t-bt est installé dans la nouvelle paroisse Saint-Jacques de NANTES. Elle est bordée au nord par Sainte- Croix, elle suit la rivière de Seivre jusqu’à la paroisse de Vertou puis se rend au grand chemin de Nantes à Clisson, le remonte et prend celui du Clos-Torreau jusqu’à Bonne-Garde, pour aller border Portechèze, descendre vers la Loire par le chemin de la nouvelle fonderie. La nouvelle paroisse est si grande qu’on lui adjuge une succursale de Toussaint, future paroisse de la Madeleine.

Sans bruit. sans douleur, Nantes vient de prendre à Saint-Sébastien la moitié d’elle-même. L’oubli va désormais caractériser cet évènement important dans l’histoire de Nantes. Les historiens de Nantes n’en parlent pas, et pourtant ils vont écrire de longues pages sur Doulon et Chantenay.

L’annexion de Pirmil était-elle si peu digne d’intérêt ? N’y a-t-il pas pourtant un formidable sujet de thèse pour étudier comment le sort de ce faubourg s’est trouvé acheté par la ville de Nantes au cours des siècles !

En 1951, René BUREAU, généalogiste Québécois, descendant de Louys, recherche sa trace à Saint-Sébastien. Le secrétaire de Mairie, puis ultérieurernent plusieurs membres du C.G.O. cherchent. Mais à Saint-Sébastien on a totalement oublié Pirmil. Si Louys avait quelque peu embrouiller sa date de naissance (1630 ou 1645), il avait bien dit être «fils de Mathurin BUREAU, vivant tonnelier demeurant en la ville de Nantes, paroisse de Saint-Sébastien et de Renée TENDIÉ ».

Début juillet à Sherbrooke les BUREAU d’Amérique du Nord accueillent l’Abbé Joseph BUREAU, Nantais, venu leur apporter l’amitié des BUREAU de France. Pour ce grand rassemblement, René BUREAU parle de l’ancêtre Louys : « on ne saura jamais sa date de naissance, car à Saint-Sébastien. sa paroisse natale, les registres de l’époque n’existent plus ».

A Sherbrooke en 1983 un autre rassemblement BUREAU reçoit cette fois cinq nantais. Pendant ce temps, Victorine dépouille les mariages de Saint-Sébastien et n’y trouve pas d’autres BUREAU que les miens, venus de Vertou au début du 18e. Mais je recherche mon ancêtre Jean PORCHER et je suppose qu’il est sur Pirmil. Sans doute que Louis BUREAU aussi. C’est là en effet que je trouve beaucoup de Jean PORCHER (trop pour trouver le fil) et Louis BUREAU. Nous sommes le 21 décembre 1983 et il pleut dans les Archives Municipales, autant que dehors, depuis la grêle de juillet. L’abbé Joseph BUREAU aussitôt alerté sur la découverte me prête ses compétences photographiques, sans flash, devant l’unique fenêtre des Archives, par un temps toujours gris. Mais la photo est réussie et franchie immédiatement par avion l’océan à la grande joie de René BUREAU.

1985 : Les Archives Municipales de Nantes ont mis le registre, où figure Louys au sec, en déménageant : il était temps car Louys allait moisir au sens propre. Sur le pont de Pirmil, nième du nom, le trottoir amont est interdit aux piétons. Les saurnons n’ont pas attendu d’interdiction pour fuir et quelques rares spécimens de civelles persistent encore à venir. On reçoit par jets le saumon du Canada.

Seule l’église Saint-Jacques, parfois remaniée, entourée, dégagée, reste le témoin du temps où Louys fût baptisé.

Odile HALBERT, Mai 1985

BIBLIOGRAPHIE

RP Saint Sébastien d’Aigne – AM Saint Sébastien RP Saint-Jacques de Pirmil, paroisse de Saint- Sébastien d’Aigne – AM Nantes
BUREAU René, l’Ancêtre, 1978 mai, « notes sur Jean BUREAU »
BUREAU René, « La famille BUREAU : 3 siècles d’histoire » Sherbrooke 1978
GUÉPIN M.A. «Histoire de Nantes », 1839
RADIGOIS A., « Saint-Sébastien d’Aignes», 1897
AD44-L661 «État des paroisses ou églises supprimées, conservées ou établies 31.10.1791, District de Nantes»

  • Louis Bureau arrive au Canada avec le régiment de Lallier, non celui de Carignan. Il est dans une compagnie de 50 hommes, commandée par le capitaine Isaac Berthier, choisie en 1664 pour accompagner aux Antilles Alexandre de Prouville, marquis de Tracy. Sa compagnie suit Mr de Tracy à Québec, où elle débarque le 30.6.1665. Louis est alors âgé de 23 ans selon un témoignage. C’est aussi l’âge moyen de ses compagnons d’arme. Louis va rester au Canada et devenir l’ancêtre des Bureau du Canada.
  • En 1681, encore célibataire, Louis se loue à Nicolas Marion sieur de la Fontaine, marchand de Québec, qui s’engage à l’employer à des travaux légers, vu son état de santé, attendu : « qu’il n’est par d’un fort travail et qu’il est de faible complexion malseing, ce qui est de la connaissance du sieur de la Fontaine« . Est-la raison pour laquelle il ne trouve pas femme ? Il faut dire qu’elle sont rarissimes.
  • Louis ne sait pas compter, comme la plupart de ses contemporains, aussi lors des anniversaires, le compte se fait mal, ou plutôt ne se fait pas. Si bien que lorsqu’il trouve enfin une épouse en 1685, le prêtre le déclare âgé de 55 ans à vue d’oeil, faute d’autre renseignement, comme les prêtres le faisaient la pupart du temps à l’époque. On peut en conclure que Louis fait plus vieux que son âge, puisqu’on sait maintenant qu’il avait 45 ans et non 55. Rassurez-vous, il ne vieillit plus, car en 1695 lors de son remariage il paraît 50 ans, preuve que le mariage lui a réussi, ou que le prêtre de ce mariage a vu plus clair !
  • Louis meurt à l’Ancienne-Lorette le 14.2.1711 entouré de sa 2e épouse Marie Coqueret et de ses 2 enfants Jean et Marie-Catherine issus de sa 1ère épouse Marie-Anne Gauvin. Ils sont les auteurs des Bureau du Canada.
  • Louis a laissé peu de traces de ses parents français. Il est dit fils de Mathurin Bureau tonnelier et Renée Tendie, sur son 1er contrat de mariage. Louis ne sait pas écrire et le notaire à oralement compris « Tendie ». Plus tard, des sources imprimées au Canada vont écrire « Tendié », ce qui ne se peut, puisque l’accent est inexistant à l’époque ! D’autres sources la diront aussi Fardi ou Fardy.
  • Jusqu’en 1984, date de ma découverte de son baptême en France, Louis sera dit par erreur à défaut de mieux « né en 1631 fils de Mathurin et Renée Tendié ». En fait Louis est né le 19.6.1640 à Pirmil, trêve dépendant de la paroisse de Saint-Sébastien-d’Aigne, fils de Mathurin Bureau, tonnelier, et de Renée TENNEGUY, TENEGUIE, THANEGUY, TANNEGUY (selon ce qui figure sur les baptêmes de sa fratrie). Le patronyme réel est TANNEGUY qui va devenir TANGUY quelques décennies plus tard. Il est présent dans le bocage, en particulier à Gorges près Clisson, où il y a aussi des Mathurin Bureau à la même époque. Pirmil est le faubourg ouvrier de Nantes, où s’installent ceux qui sont montés à Nantes sur la poussée démographique des campagnes. Les métiers d’artisans y fleurissent. Je suis spécialiste de l’accent du boccage, et paléographe, aucun doute possible sur le patronyme Tanneguy.
  • Ainsi, le nom de la mère de Louis fut écorché pendant des siècles, et l’est encore par certains, tant en généalogie il y a de compilations non vérifiées. Pire, certains descendants, qui croient plus facilement leurs sources publiées que cette page, demandent de ci de là de revérifier la mère, histoire de croire que j’ai mal fait mon travail…
  • Pourtant il est facile de comprendre la déformation qui s’est produite au Québec. Renée TANNEGUY a été facilement « déformée » car l’accent du bocage est très prononcé, et nul ne peut dire comment les accents se sont entrecroisés sur le sol Québecois. Dans le bocage, le G et le D sont souvent interchangeables, comme DIET/GUIET, DIARD/GUIARD etc… et même Vendée/Vengée. Louis, natif du bocage et des faubourgs de Pirmil, annexe du bocage, a probablement conservé longtemps les déformations de son accent. Et la preuve que les accents se sont bien entrecroisés au Québec, c’est qu’il en reste quelque chose de nos jours…

une longue recherche :

  • En 1951, le Canadien René Bureau (1915-après 2009) lance les recherches en France. Si Louis a toujours déclaré être de Saint-Sébastien près Nantes, Saint-Sébastien a éclaté en 2 en 1790 dans l’indifférence générale, une partie absorbée par Nantes, l’autre, amputée devenue Saint-Sébastien-sur-Loire. Les pistes étaient donc brouillées, car il faut chercher à Nantes, paroisse Saint-Jacques pour trouver Louys. Après 33 ans de persévérance, elles aboutissent en 1984 à Pirmil et sont publiées immédiatement dans le Bulletin du Centre Généalogique de l’Ouest (à télécharger 300 ko .PDF).
 Saint-Sébastien-sur-Loire, collection personnelle, reproduction interdite   ascendance Française de Louis Bureau dit Sansoucy  Mathurin BUREAU †/1644 tonnelier x ca 1636 Renée TENNEGUY remariée à Julien Chauveau avant 1644
1-René BUREAU °Saint-Sébastien-d’Aignes-Pirmil 16.12.1636    2-Anne BUREAU °Saint-Sébastien-d’Aignes-Pirmil 20.4.1638
            3-Marguerite BUREAU °Saint-Sébastien-d’Aignes-Pirmil 15.6.1639
    4-Louys BUREAU °Saint-Sébastien-d’Aignes-Pirmil 19.6.1640Louys est le cadet. S’il s’est engagé c’est probablement que son frère René vit en 1660, sans que j’ai pu à ce jour le déterminer. Le patronyme BUREAU est si répandu à cette époque, que j’ai passé des semaines à tous les noter (les BUREAU 148 ko .PDF), en vain pour ce qui est des liens éventuels en France, mais cette recherche pourra sans doute un jour aboutir à travers les actes notariés.
le remariage de sa mère        
  • L’acte notarié ci-après, qui est un procompte, nous apprend que Louis Bureau a perdu son père, Mathurin, peu après sa naissance. Sa mère, Renée Taneguy, s’est remariée à Jullien Chauveau, et l’enfant est élevé dans le magasin que le couple loue à Louys Roger rue de Vertais . Le beau père de Louis signe ce qui atteste un milieu de petit boutiquier ou artisan éduqué, et non la pauvreté totale, d’ailleurs le prix du loyer renforce ce point de vue.  «Le 2 janvier 1644 par devant nostre cour de Nantes, ont estés présents en leur personne devant nous Me Louys / Roger sieur de la Gabardière demeurant en la ville de Nantes / paroisse de St Léonard d’une part et Jullien Chauveau et Renée / Taneguy sa femme tant en son nom que comme mère et tutrice des enfants mineurs d’elle et deffunt Mathurin / Bureau en leur vivant femme et mary, icelle / Taneguy dudit Chauveau son mary bien et duement / authorisée pour l’accomplissement des présentes et ce qui en déppend / demourant en la rue de Vertais paroisse de St Sébastien / d’autre part, entre lesquels a esté fait le procompte final / qui en suit par lequel lesdites parties esdits noms / ont procompté ensemblement des jouissances faites par lesdits Chauveau et femme esdits noms / tant de ce qui est porté en la ferme faicte entre eux / le trante août mil six cent quarante devant Aubin / notaire royal du temps de trois années deues qui ont / fini à la feste de Nouel dernière passée à raison de cent / vingt livres par an, que pour un an et demi de / jouissance du magasin appartenant audit sieur de la Gabardière / fini aussi à la feste de Nouel dernière à raison de soixante / et trois livres par chacun an, en toutes lesquelles choses / lesdits Chauveau et femme sont ancore à présent demourant que / des sommes de deniers que lesdits Chauveau et femme esdits noms / ont payé en l’acquit dudit Sr de la Gabardière tant à Jan Bouanchau / cherpantier pour avoir mis une poultre et une piesse / de soulliveaux audit logis, comme aux depans fait / en leur maison tant par ledit sieur de la Gabardière que ses gens / pour pain et viande prinse chez eux, argent baillé par lesdits Chauveau et femme tant audit sieur de la Gabardière / que ses enfans et serviteurs par billet quittance / que aultrement et pour despans de chevaux et généralement / et enthierement tout ce que lesdits Chauveau et femme / auroient faict et fourni audit sieur de la Gabardière en / son acquit depuis ledit acte de ferme surdabté jusque / à ce jour sans aulcune réservation lesdits Chauveau / et femme se sont trouvés debvoir de reste / audit sieur de la Gabardière de la somme de cent soixante / et seize livres quinze soulz tz pour laquelle somme ledit / sieur de la Gabardière poura mettre à exécution sur ledit / Chauveau et femme quant bon lui semblera tant (par) l’acte de ferme / faict entre lesdits établis, et icelles provisions / par ledit sieur de la Gabardière obtenues contre lesdits Chauveau / et femme devant monsieur le sénéchal de Nantes le sept / de mars mil six cent quarante trois cauptions signifiées auxdits / Chauveau et femme par par Cassard sergent royal le saize / d’apvril audit an mil six quarente trois et / par la voix et rigueur porté par lesdits lois et sentence / cy dessus dabtées et sans que ledit intimé acte puisse / nuire ne préjudicier à la domme de six vingt deux / livres sinq soulz tz portée en l’acte de ferme du / trante aoust mil six cent quanrete en forme de / procompte faict entre ledit sieur de la Gabardière et ledit / deffunt Bureau et ladite Tanneguy sa femme pour le payement / de laquelle somme lesdits Chauveau et femme se sont atournés / vers ledit sieur de la Gabardière et icelle payer à tel jour / que bon lui semblera et se sont obligés sur / obligation exécution et contrainte de / corps et biens et sollidairement lesdits Chauveau / et femme l’ung pour l’autre ung seul et pour / le tout, renonciation par eux faicte au bénéfice de division / ordre de droit et discussion de bien et personne et par / expres à ladite femme renonzer au droit vesleien à l’épitre / divy adriany et à tous autres droits faicts et introduicts / pour et en faveur des femmes lui donner à entendre / qu’il est advis que femme en puissance de mari ne peut / s’obliger pour autrui voir pour son propre mari sans / avoir renonzé auxdits droits laquelle a dict bien savoir… signature de Chauveau » (AD44-4E2/213/f°184 Belute Notaire)  page 1 de 4 de l’original (330 ko, papier brulé par le temps d’où le fonds noir et écriture patte de mouche : lecture musclée) pages suivantes sur demande \  signature de Julien Chauveau (48 ko)

Une énorme distraction du secrétaire dans le rôle du 3ème régiment des Gardes d’Honneur, 1813

Je poursuis la retranscription du rôle du 3ème régiment des Gardes d’Honneur, 1813. J’y rencontre quelques distractions du secrétaire, probablement aussi quelques données erronées données par les jeunes gens arrivés à Tours en juin et juillet 1813, erreurs volontaires ou simple distraction, mais je termine prochainement mon relevé, à la mémoire de ces garçons, dont beaucoup ont disparu.

Voici la plus énorme distraction du secrétaire tenant le rôle, et elle est tellement énorme que je vous laisse la découvrir :

Donc, je n’ai pas de date de naissance, car bien entendu je laisse tomber celle qui figure ici, car il serait né après être arrivé au corps. Cela devait être si perturbant de voir défiler tous ces jeunes que je comprends la distraction…

La vente de la terre de Juillé sur la famille de Thiboult seigneur du Grais, 1612

Il y a fort longtemps, lorsque j’avais étudié à fonds les actes notariés concernant les ALLANEAU, j’avais trouvé 2 obligations exceptionnelles par les montants élevés, l’une de 20 000 livres sur la baronnie de Château-Gontier en faveur de Nicolas Allaneau, mon ancêtre, passée en 1567, et qui ne sera remboursé que des décennies plus tard après de multiples et longues procédures, l’autre de 11 000 livres en faveur de Jean Allaneau chatelain de Pouancé  sur Thiboust baron de Juillé. Juillé (Sarthe, près Beaumont). De Juillé[1] il reste aujourd’hui 431 h, un château féodal ruiné, des vestiges de la villa Juliacus, l’église romane des 12e, 15e avec statues classées.

Ces dernières semaines, étudiant mes ascendants au GRAIS, commune de l’Orne proche Faverolles et Briouze, j’observe la présence de cette famille Thiboult, et je m’aperçois, comme je vais vous le démontrer demain, qu’elle vivait  à la maison seigneuriale du GRAIS dont cette famille était seigneur. Et, j’ai donc vérifié qu’il s’agissait bien de cette famille seigneur du Grais, et baron de Juillé, et encore bien d’autres titres. Mais comment un Normand avait-il pu emprunter en Anjou à un Angevin une pareille somme, car au 16ème siècle elle équivaut au double un siècle plus tard du fait de l’inflation, autant dire que c’est le prix d’une dote de famille noble aisée, etc… Mais malgré mes recherches, je ne peux m’expliquer comment mes Allaneau on prêter à des gens aussi lointains, sachant que la base même de l’obligation s’est qu’on ne prête qu’à ses obligés, bien connus comme fiables, donc connus dans la région environnante à défaut de la famille proche. D’ailleurs, ces 2 obligations vont engendrer toutes les deux d’énormes procédures de recouvrement, qui occuperont plusieurs générations d’ALLANEAU, et elle figuerea dans beaucoup de succession ALLANEAU, tout en se divisant à chaque fois, mais même un 48ème de la rente annuelle était encore un montant très appréciable, à condition toutefois de pouvoir l’encaisser.

Je vous mets donc ce jour la procuration qui atteste que le parlement de Paris a fini par se prononcer pour la vente de la baronnie de Juillé, et les Allaneaux de la branche d’Alain qui avait prête ces 11 000 livres mandatent l’un d’eux pour aller toucher la somme. Ce n’est pas rien, j’imagine mal comment se déplacer avec plusieurs millions d’euros sur soi de nos jours ….

Au fil des successions, les impayés s’accumulent, et ses héritiers intentent à plusieurs reprises des procès.  Le 26 janvier 1588[2] Clément Alaneau Sr de la Grugerie nomme Vincent Menard Sr de Langenerie At pour poursuivre Messire Thiboust Sr du Grés à fin de payement de 611ÑÑ 6 s 8 d faisant le 1/3 de 5 500 L faisant 1/2 de la somme de 11 000 L qu’il doit audit Alaneau & à ses cohéritiers. A la suite de quoi un accord est signé le 10 février 1590 par Guillemette de Thouars femme de Jacques Thiboust Sr du Grés. (Dvt René Héron tabellion de Fallaize).

[1] Dict. d’Amboise des Pays de Loire, 1996

[2] AD49-E4263 Mathurin Grudé notaire royal Angers

Et je vous mets les vues pour vous excercer en paléographie :

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
 

Le lundi 16 juillet 1612[1] après midy, (Jullien Deille notaire royal Angers) comme ainsi soit que par devant Guillot notaire royal en ceste ville d’Angers chacuns de Me René Hamelin sieur de Richebourg advocat au siège présidial dudit Angers, mari de Renée Eveillard, François Trippier sieur de la Bajullière aussi advocat audit siège, mari de Marie Eveillard, Mathurin Seguyn sieur de Beaunays mary de Jehanne Eveillard et Me Laurent Gault aussi advocat audit Angers, curateur aux causes de Jean Eveillard sieur de la Gasnerie, interdit, lesdits Eveillard frère et soeurs enfants et héritiers de deffunts Jacques Eveillard et Marie Alaneau vivant sieur et dame de la Gasnerie, eussent dès le 28 juin dernier constitué leur procureur irrévocable François Alaneau escuier sieur de la Grugerie et d’Orvaulx conseiller du roy en sa cour de parlement de Bretagne o pouvoir de substituer le tout à l’effet de la poursuite, à sa possibilité et de ses substituts, de la vente et adjudication (f°2) par decret de la terre et seigneurie de Juillé et autres biens de leurs débiteurs par devant nosseigneurs de la cour de parlement à Paris, ledit de Beaunes et toutes autres choses requises et nécessaires ainsi et aux charges et conditions amplement raportées par ladite procure et pouvoir, mesme de payer et bailler audit sieur Alaneau une huitième partie de ce que chacun d’eulx pourroit toucher de deniers procédant de ladite debte soit de principaulx arrérages de rente ou intérets frais et despens et toutes autres natures de deniers en provenant par quelque voie et forme que ce soit, dont ils auroient donné advis audit sieur Alaneau et de ladite procure envoyé production en forme, et lequel ne l’ayant désir accepter auroit chacun de Gilles de Rommellin escuier sieur de Mille Lestien père et garde naturel des enfants de luy et de deffunte damoiselle Charlotte Alaneau vivante son espouse, et Gilles Du Bouillis (f°3) escuier sieur de Reguin Bonnabry et Carmoien, mari de damoiselle Sainte Alaneau autorisée à cest effet dudit sieur son mary de l’authoriser et constituer ledit Hamelin leur procureur aulx mesmes charges et conditions portées par ladite procuration, à la charge de damoiselle Renée Alaneaun soeur desdits Alaneaux, lesdits Trippier, Seguyn et Gault esdits noms fournir le semblable et bailleront pareille procuration audit Hamelin, en sorte que chacun d’eulx ne puissent estre et ne soient tenus que chacun pour une huitième de l’évennement de ladite procuration et autres charges et conditions amplement raportées par ladite procure desdits sieurs Alaneau, de Rommellin et du Bouillis passé par Nazette et Gicquel notaires royaulx à Rennes le 3 mars dernier et aparu de copie signée desdits notaires, portant entre autres choses que le tout sera accepté par ledit Hamelin et certifié de ladite instance dans la huitaine, (f°4) ou quinzaine. Pour ce est il que par devant nous Julien Deille notaire royal à Angers furent présents establis et deument soubzmis ladite damoiselle Renée Alaneau demeurant Angers paroisse de Saint Denis, lesdits Trippier et Marie Eveillard son espouse, Seguin et Jehanne Eveillard son espouse authorisées respectivement par leurs dits maris par devant nous quant à ce, et encores lesdits Trippier, Seguyn et leurs femmes eulx faisant fort dudit Gault curateur dudit Jehan Eveillard interdit, promettant luy faire ratiffier ces présentes et en fournir en mains dudit sieur de la Grugerye dans huitaine ratification vallable à peine de toutes pertes despens dommages et intérestsn cesdites présentes néanmoings demeurant en leur force et vertun demeurant audit Angers paroisse de la Trinité, lesquels confessent volontairement après que leur avons de mot à autre lu les deulx procurations cy dessus datées la première passée par ledit Guillot ledit 26 juin dernier et la seconde par lesdits Nayotte et Gicquel le 1er mars, et furent lesdites (f°5) procurations en tous points et articles d’icelles fait entendre, ont aussi de leur part nommé et constitué leur procureur irrévocable ledit Hamelin sieur de Richebourg ainsi que ont fait lesdits sieurs Alaneau, de Rommelin et de Bouillis esdits noms par ladite procuration dudit 3 de ce mois sans aucune exception ne réservation se conformant à la constitution et nommination faite de la personne dudit Hamelin par lesdits sieurs Alaneau, de Rommelin et de Bouillis, par leurs procurations, ce que ledit Hamelin à ce présent a accepté ce requérant lesdits constituants cy dessus dénommés et à la charge de ce que chacun d’eux touchera par l’évennement desdits poursuites conformément à ladite procure dudit 8 juin dernier et autrement n’eust ledit Hamelin accepté et n’acceptera lesdites charges et procuration, et aux dommages intérests et despens amandes et restitution en cas de deffaut se sont (f°6) obligé et obligé eulx leurs hoirs etc renonçant etc foy jugement condemnation etc fait et passé audit Angers maison de nous notaire en présence de Me Pierre Desmazières et Nouel Perier clercs demeurant audit Angers »

PS ! Le 20 dudit mois de juillet 1612 avant midy devant nous Julien Deille notaire royal susdit fut présent establi et deuement soubmis ledit Gault sieur de la Saulnerie advocat au siège présidial d’Angers y demeuran tparoisse st Pierre, curateur de Jacques Eveillard sieur de la Gasnerie interdit, lequel audit nom après avoir veu et lu l’acte de procuration cy dessus consenti par ladite Allaneau et lesdits Trippier Seguyn et leurs femmes en leurs noms eulx faisant fort d’elles, ledit Gault (f°7) audit nom assisté par ledit Hamelin sieur de Richebourg aussi y desnommé comme à luy agréable a ratiffié et approuvé et par ces présentes ratiffie et approuve voulu et consenti veult et consent que lesdites procures et procurations sortent effet

 

[1] AD49-5E121/132 Devant Deille Notaire Angers

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog

Relevé des plus anciens actes du registre paroissial du Grais (61) : 1697-1699

Le Grais, dans l’Orne, ne possède pas de registre paroissial avant 1697, et voici les 3 premières années, qui montrent une paroisse très petite, avec quelsques noms de famille qui reviennent tout le temps, et dont je descends : Guillochin, Desnos, Delange, Bourdin … Et les quesques mariages ne sont pas filiatifs…. Notez que je mets entre crochets ce que l’acte dit exactement.

1697.04.15 …HAL Michel
1697.07.30 x AMIOT Anne « Louis Blutel (m) et Anne Amiot (m) en présence de Philippe Blutel (m), Jean Delange (m) et Pierre Martin »
1698.08.12 x BALOCHE Françoise « Guillaume Delange (m) et Françoise Baloche (m) présents Nicolas Delange (s), Claude Charles Jacques Delange et Thomas Baloche, Marin et Jean Baloche »
1699.01.06 ° BISSON Madeleine « fille de Jean et Françoise Goude, parrain Jacques Brière (s) marraine Madeleine Regnut (m) femme de François Picot »
1698.04.01 BITU Anne « veuve de Pierre Guillochin, 58 ans environ, présents Charles et Pierre Martin »
1697.08.04 ° BITU Marie « fille de Pierre et Marie Lemaisre parrin François de Thiboult écuyer marraine damoiselle Anne de Thiboult sa sœur »
1698.12.11 BLANCHARD Barbe (rien de plus)
1697.04.29 ° BLUTEL Jean « fils de Louis Blutel et Catherine Loiseau, parrain Jean Bisson (s) marraine Françoise Delange (m) fille de Claude »
1697.07.30 x BLUTEL Louis « Louis Blutel (m) et Anne Amiot (m) en présence de Philippe Blutel (m), Jean Delange (m) et Pierre Martin »
1697.03.28 ° BOISGUERIN (de) Marie Renée « née hier fille de Me Jacques François de Boisguérin écuyer et damoiselle Marie Anne Malard, parrain messire Anthoine Claude de Thiboust écuyer sieur du Taillis marraine Renée Lemaire (s) »
1697.10.17 ° BOUCHARD Charles « fils de Pierre et Françoise Hü, parrain Charles Bouchard (s) marraine Françoise Delange (m) femme de Julien Milcent »
1699.12.15 ° BOUCHARD Gaspard François « fils de Thomas Bouchard et Françoise Milcent, parrain Gaspard Buisson (s) marraine demoiselle Françoise Milcent (s) »
1699.10.30 ° BOUCHARD Pierre « fils de Claude et Françoise Leconte, parrain Pierre Colet (s) marraine Marguerite Bouchard (m) femme de Claude Milcent »
1698.04.08 x BOURDIN Jean « Jean Bourdin (m) homme veuf et Marie Lapote (m) veuve Jacques Goudé, présents Jean et François Bourdin, Jacques Lapote, Charles Martin »
1699.01.22 ° BOURDIN Marie « fille de Jean et Marie Lapotere parrain François Bourdin (m) marraine Marie Galot (m) fille d’Alexis »
1697.12.01 BOURDIN Michel « environ 25 ans décédé dans son lit après avoir reçu les sacrements présents Charles (s) Pierre Martin (s) »
1698.05.12 ° BRIERE Pierre « fils de Marguerite Brière fille de Denis, qui a dit qu’il était d François Desnos, parrain Louis Desnos marraine Françoise Desnos femme de Noël Paris »
1697.03.18 CHABLE Anne « Anne Chable baptisée hier, fille de Jacques présent »
1697.03.07 ° CHABLE Anne « fille de Jacques et Marguerite Lombleux parrain Jean Desnos (s) marraine Anne Bitu (m) »
1698.04.05 CHABLE François « 72 ans environ, présents Charles et Pierre Martin »
1698.04.03 ° CHABLE Jean « fils Jacques et Marguerite Tambleu ? parrain Jean Petit marraine Françoise Desnos »
1699.05.25 CHALU François « 50 ans environ »
1699.12.11 ° CLOUET Bonaventure « fils d’Anthoine et Françoise Aumont, parrain Bonaventure Aumont (s) marraine Françoise Delange (m) »
1697.06.19 ° COLET Jeanne « fille de Philippe et Perrine Desnos, parrain Louis Desnos (s) marraine Jeanne Huet (m) femme de Bry Colet »
1698.02.25 COLET Thomas « 4 jours »
1698.02.21 ° COLET Thomas « fils de Pierre et Jeanne Huet, parrain Thomas Colet marraine Marguerite Gautier »
1697.12.03 ° CONTES Jacques « fils de François Dolebière et Jeanne Danette parrain noble seigneur Jacques de Thiboult (s) chevalier seigneur patron du Grès, marraine noble demoiselle Marie Thérèse de Menevière (s) du Haubois »
1698.01.11 ° DALIFARD Guillaume « fils Jacques et Marguerite Delange, parrain Guillaume Delange (m), marraine Marie Noire (m) femme de Pierre Bitu »
1698.04.03 DAVI Anne « fille de Nicolas, 7 ans environ »
1697.09.01 x DAVY Anne « Pierre Leboucq (m) et Anne Davy -m) en présence de Alexis Gallot, Charles Feron (m), Charles Fortin, Charles Martin,Pierre Lebouq (m), Jacques Buisson (s) tant de Beauvain que du Grès »
1698.02.09 ° DELANGE Catherine « fille Julien et Françoise Cosnard, parrain Charles Feron (m) marraine Catherine Delange (m) fille Nicolas »
1698.01.11 x DELANGE Françoise « fils feu Guillaume et Jacqueline Leboucher, et Françoise Delange fille Claude et défunte Marguerite Bouchard, présents Alexis Galot, Jean Bisson, Guillaume Desnos, Pierre Martin »
1699.07.25 ° DELANGE Gilette « fille de Julien et Françoise Cosnard, parrain Jean Guillochin (s), marraine Gillette Hys (m) femme de Pierre Delange tous de cette paroisse »
1698.08.12 x DELANGE Guillaume « Guillaume Delange (m) et Françoise Baloche (m) présents Nicolas Delange (s), Claude Charles Jacques Delange et Thomas Baloche, Marin et Jean Baloche »
1698.02.09 ° DELANGE Jacques « fils Julien et Françoise Cosnard, parrain Jacques Dalifard (m) marraine Marie Foutelais (s) »
1697.05.05 ° DELANGE Jaques « fils de Jean Delange et Marguerite Delauné parrain messire François de Thiboust (sà écuyer sieur de Thiboust, marraine damoiselle Marie Claire Masseron (s) »
1697.10.01 ° DELANGE Jean « fils de Claude et Louise Guillochin parrain Jean Delange (m) marraine Marguerite Delange (m) »
1697.08.11 ° DELANGE Jean « fils de defunt Louis Delange et Michelle Corduc parrain René Bisson (m) fils de Christophe de la paroisse de Rânes, et marraine Marie Foutelais (s) femme de Jean Delange de cette paroisse »
1698.05.23 ° DELANGE Jean « fils Jacques et Françoise Nicaise parrain (pli) Bisson marraine Marie Foutelais »
1697.02.17 x DELANGE Jean « Jean Delange (m) et Marie Foutelais (m) en présence de Louis Delange (s), Michel Huet, François Desnos (s), Jacques Foutelais (s) et Gaspard Jean Foutelais, et Thomas Foutelais tous du Grès »
1699.11.22 x DELANGE Jeanne « Jacques Huet (s) et Jeanne Delange (m) présents Jean (m) Pierre (m) et René (m) Delange, François Desnos, Jacques Letessier (s) de la ville de Falaise, Guillaume Desnos, Claude Milcent »
1698.01.18 ° DELANGE Marguerite « fille de Jean Delange et Marie Foutelais, parrain Jacques Foutelais (s), marraine Marguerite Gautier (m) »
1699.04.07 DELANGE Marguerite « fille naturelle de Claude Delange et de Anne Lagrue, 6 ans »
1697.08.15 ° DELANGE Michel « fils Robert et Catherine Turbult parrain Michel Fauvel (s) fils Martin marraine Anne Martin (m) fille Jacques tous de cette paroisse »
1698.02.07 DELAUNAY Jacques « fils de Françoise Delaunay »
1698.02.01 ° DELAUNAY Jacques « fils naturel de Françoise Delaunay de la paroisse de St Hillaire, laquelle passant son chemin fut surprise du mal d’enfant dans cette paroisse » parrain Jacques Dalifart (m) marraine Marguerite Leconte (m) »
1698.01.11 x DESNOS Adam ? « fils feu Guillaume et Jacqueline Leboucher, et Françoise Delange fille Claude et défunte Marguerite Bouchard, présents Alexis Galot, Jean Bisson, Guillaume Desnos, Pierre Martin »
1699.01.04 ° DESNOS François « fils de François et Marguerite Gautier, parrain Michel Leverlié (m) marchand de la paroisse de Faverolles, marraine Françoise Bitu (s) femme de Guillaume Bruslé de la paroisse de Grès »
1699.01.27 x DESNOS Françoise « Jacques Milcent et Françoise Desnos présents François de Thoboult écuyer et Julien Milcent, Toussaint et Jean Milcent, Jacques et Michel Desnos, Charles et Pierre Bouchart, tous de cette paroisse »
1698.05.30 ° DESNOS Jeanne « fille d’Adam et Françoise Delange, parrain Nicolas Desnos (s) marraine Jeanne Delange (m) »
1697.02.12 x DESNOS Louis « Louis Desnos (s) et Marie Guillochin (m) ont reçu la bénédiction nuptiale en présence de Michel Desnos (m), François Desnos, Dominique Lemplière (s), Nicolas Chable (s) et François (s) et Claude Guillochin (m), François (s) et Jean Perdriel tous du Grès »
1697.11.07 ° DESNOS Marguerite « fille de Claude et Elisabeth Colet, parrain Robert Legoué (s) de la paroisse de Lonlay le Tesson, marraine Marguerite Gautier (m) femme de François Desnos de cette paroisse »
1699.03.08 ° DESNOS Michel « fils de Louis et Marie Guillochin parrain Michel Desnos (m) frère dudit Louis, marraine Françoise Perdriel (m) femme de Françoise Guillochin »
1699.01.10 ° DESNOS Pierre « fils de Pierre et Marie Martin, parrain Pierre Martin (s) marraine Elisabeth Colet (m) femme de Claude Desnos »
1698.02.02 DUFOUR Jean « 22 ans, présents Charles et Pierre Martin »
1697.04.23 ESNAUT Jeanne « présents Me Gilles Renut prêtre et Pierre Martin »
1699.11.03 FORESTIER Elisabeth « veuve de Marin Delange, 60 ans, présents Me Gilles Regnut prêtre, Charles Desnos (s) du Grès »
1697.02.17 x FOUTELAIS Marie « Jean Delange (m) et Marie Foutelais (m) en présence de Louis Delange (s), Michel Huet, François Desnos (s), Jacques Foutelais (s) et Gaspard Jean Foutelais, et Thomas Foutelais tous du Grès »
1699.04.11 GABRIEL François (sans plus)
1699.08.13 GALLOT Alexis « 34 ans »
1697.03.13 ° GALOT Alexis Jean Charles « fils de Alexis Galot et Perrine Delange, parrain messire Jean Charles de Cheneviere (s) écuyer marraine dame Charlotte Turpin (s) dame du Grès »
1699.03.08 ° GALOT François « fils d’Alexis et Perrine Delange, parrain François Leboucq (s) marraine Marie Leboucq (m) »
1697.08.19 ° GAUTIER Marguerite « fille de Michel Gautier et Catherine Prodhomme, parrain vénérale et discrete personne Philippe Verdier (s) sieur du Plecis marraine dame Marguerite Gautier (m) femme du frère des Goulelles »
1698.10.25 ° GAUTIER Marie Genevieve « fille de Michel et Catherine (blanc) parrain Jean Gautier de Beauvain, marraine demoiselle Geneviève de la Meslière veuve de Julien Prodhomme de la paroisse de St Maurice »
1699.10.05 GOUDE Louis « 48 ans »
1697.01.10

 

° GOUDE Marguerite « baptisé Marguerite Goude fille de Guillaume et Anne Magnié parrain Tenneguy Magnié (m) marraine Marguerite Goude (m) fille de Louis »
1698.08.24 x GOUDE Marguerite « Tenneguy Magnie (m) et Marguerite Goude (m), présents Marin Magnié (s), Louis Goude (s), Jacques Picot, Guillaume Goude, Charles Martin »
1699.04.07 GUIBOURT Thomas « 7 ans »
1698.12.16 GUIBOUT Marie (rien de plus)
1699.03.14 ° GUILLOCHIN Françoise « fille de Jacques et Marguerite Lefranc, parrain François Desnos (s) marraine Marie Lemere (m) femme de Pierre Bitu »
1699.03.08 ° GUILLOCHIN Gaspard Jacques « fils de Charles et Marie Lefebvre, parrain Gaspard Bisson (s) marraine Françoise Desnos (m) femme de Jacques Milcent »
1699.03.06 ° GUILLOCHIN Jacques Victor « fils de Jean et Renée Descoville parrain noble seigneur Jacques de Thiboult seigneur patron du Grès, marraine demoiselle Marie Thérèse de Chenevière du Haut Bois »
1697.09.22 ° GUILLOCHIN Jean « fils de François et Françoise Perdriel parrain Jean Guillochin fils Claude, marraine demoiselle Marie Anne Malard (s) femme de Mr du Boisguerin »
1698.02.05 GUILLOCHIN Marie « fille de Jacques et Fleurie Descoville, environ 8 ans, présents Charles et Pierre Martin »
1698.01.26 ° GUILLOCHIN Marie « fille de Jacques Guillochin et Fleurie Goudée, parrain Jean Guillochin (m) marraine Marie Guillochin (m) »
1697.02.12 x GUILLOCHIN Marie « Louis Desnos (s) et Marie Guillochin (m) ont reçu la bénédiction nuptiale en présence de Michel Desnos (m), François Desnos, Dominique Lemplière (s), Nicolas Chable (s) et François (s) et Claude Guillochin (m), François (s) et Jean Perdriel tous du Grès »
1697.01.18 ° GUILLOCHIN Pierre « fils de Jacques et Fleurie Decoville parrain Pierre Guillochin (m) marraine Renée Decoville femme de Jean Guillochin (m) »
1697.01.28 GUILLOCHIN Pierre « inhumé dans le cimetière Pierre Guillochin âgé d’environ 15 jours fils de Jacques et Fleurie Descoville, présents François Guillochin de cette paroisse »
1698.09.28 ° HUET François « fils Pierre et Saint Guiboult parrain François Picot (s) marraine Marie Lemere (m) femme de Pierre Bitu »
1698.02.02 ° HUET Gilles « fils Averlais ? et Marie Miclent, parrain Gilles Aumont (s) marraine Jacqueline Mesnager (m) »
1697.11.08 ° HUET Gilles « fils de Michel et Anne Clouet, parrain Gilles Aumont (m) marraine Catherine Clouet (m) »
1699.11.22 x HUET Jacques « Jacques Huet (s) et Jeanne Delange (m) présents Jean (m) Pierre (m) et René (m) Delange, François Desnos, Jacques Letessier (s) de la ville de Falaise, Guillaume Desnos, Claude Milcent »
1698.01.26 HUET Jean « environ 74 ans, décédé dans son lit malade, présents Charles et Pierre Martin »
1699.08.16 ° HUET Léonarde « fille de Guillaume et Françoise Clouet parrain Bonaventure Aumont (m) marraine Léonarde Leseigneur (m) fille de Gilles »
1698.12.01 HUET Marguerite (rien de plus)
1698.12.17 ° HUET Michel « fils de Julien et Renée Nugue, parrain Michel Bagot (s) marraine Geneviève Nugue (m) de la paroisse de St Morice »
1698.04.08 x LAPOTE Marie « Jean Bourdin (m) homme veuf et Marie Lapote (m) veuve Jacques Goudé, présents Jean et François Bourdin, Jacques Lapote, Charles Martin »
1699.10.28 x LARDANT Catherine « François Martin et Catherine Lardant présents Jacques de Thiboult chevalier seigneur et patron du Grès et de St Malo, missire Jacques de Thiboult chevalier seigneur du Grès son fils et Jacques Martin son frère, Gervais Leboucher beau frère, François Desnos »
1697.09.01 x LEBOUCQ Pierre « Pierre Leboucq (m) et Anne Davy -m) en présence de Alexis Gallot, Charles Feron (m), Charles Fortin, Charles Martin,Pierre Lebouq (m), Jacques Buisson (s) tant de Beauvain que du Grès »
1697.01.18 ° LEBUISSON Jacques « fils de Gaspard et Elisabeth Clouet parrain messire Jacques de Thiboust (s) chevalier seigneur et patron du Grès, marraine noble dame Charlotte Turpin son épouse (s) »
1697.06.10 ° LECOURT Jacques « fils de Jacques et Renée Petit, parrain René Baré de la Sauvagère, mamrraine Marguerite Lecourt de Lonlay »
1699.04.08 LEFRANC Marin « 1 mois »
1698.09.09 ° LEFRANC Marin « fils de Jean Lefrans et Gilonne Guillochin parrain Me Marin Bitu curé de Grès, marraine damoiselle Marie Anne Malart femme de Jacques Le Maire écuyer sieur du Bois Guerin »
1699.10.24 ° LEMAIRE Charlotte Marie « fille de Jacques Lemaire écuyer sieur du Bois Guérin et Marie Anne Malard, parrain Me Marin Bitu prêtre curé du Grès, marraine dame Charlotte Turpin femme de messire Jacques de Thiboult écuyer seigneur et patron du Grès »
1698.07.15 ° LEMAIRE Marie Françoise « fille de Jacques Lemere écuyer sieur du Bois Guerin et demoiselle Anne Malard, parrain Etienne Foutelais (s) marraine demoiselle Marie Françoise Lemère »
1697.05.25 LEMAIRE Marie Renée « environ 2 mois et demi »
1699.07.25 LEMAIRE Nicolas « 5 ans inhumé le 25 juillet mais incrit le 28 octobre »
1698.02.09 ° LESAGE Pierre « (date non précisée) fils de Marin et Marguerite Milcent, parrain Pierre Martin (s) fils Jean marraine Marguerite Turboust (m) femme de Gervais Leboucq de Lonlay »
1698.08.24 x MAGNIER Tenneguy « Tenneguy Magnie (m) et Marguerite Goude (m), présents Marin Magnié (s), Louis Goude (s), Jacques Picot, Guillaume Goude, Charles Martin »
1699.11.15 ° MAIGNÉ Margnie « fille de Taneguy Maigné et Marguerite Goudé, parrain vénérable et discret maitre Marin Bitu prêtre curé du Grès, marraine Françoise Goudé (m) femme de Jean Bisson »
1698.04.28 ° MARTIN Anne « fille de Nicolas et Geneviève Descoville, parrain Jean Desnos (s) fils Michel marraine Françoise Heudiard femme de Jean Perier »
1697.09.24 MARTIN Anne « inhumé Anne Martin femme de Jean Bourdin, présents Me Gilles Regnut (s) prêtre, et Charles Martin (s) du Grès »
1699.10.28 x MARTIN François « François Martin et Catherine Lardant présents Jacques de Thiboult chevalier seigneur et patron du Grès et de St Malo, missire Jacques de Thiboult chevalier seigneur du Grès son fils et Jacques Martin son frère, Gervais Leboucher beau frère, François Desnos »
1697.03.13 ° MARTIN Marie « fille de Alexandre Martin et Charlotte Delange, parrain Gilles Delange (m), marraine Marie Martin (m) »
1698.11.29 x MILCENT Anne « Jean Potier et Anne Milcent, présents Marguerin Jean Julien Milcent Denis Brière Jacques Desnos, François Pitel, Michel Milcent, Jacques Pitel »
1699.01.27 x MILCENT Jacques « Jacques Milcent et Françoise Desnos présents François de Thoboult écuyer et Julien Milcent, Toussaint et Jean Milcent, Jacques et Michel Desnos, Charles et Pierre Bouchart, tous de cette paroisse »
1698.04.28 MILCENT Jacques « fils de François et Elisabeth Lecousteur, 2 ans environ »
1699.03.22 ° MILCENT Jacques « fils de Michel Milcent et Marie des Bouillions, parrain Jacques des Bouillons (m) marraine Anne Milcent (m) sœur dudit Michel Milcent »
1697.08.07 ° MILCENT Julien « fils de François et Catherine Quendrieu parrain Julien Milcent (m) fils Claude, marraine Marie Milcent (m) tante du baptisé »
1698.10.27 ° MILCENT Julien « fils de Jean et Françoise Desnos, parrain Julien Milcent (s) marraine Marguerite Gautier (m) femme de François Desnos »
1698.09.29 ° MILCENT Marguerite « fille de Toussaint et Jeanne (effacé) parrain Michel Desnos fils Marguerin marraine Marguerite Gautier femme du sieur des Goubelles »
1698.10.03 ° MILCENT Marie « fille de François et Elisabeth Lecouteulx parrain Jacques Renut fils Denis marraine Marie His femme de Jean Lemer »
1697.04.14 ° MILCENT Marin « fils de Toussaint Milcent et Jeanne Hebert, parrain Marin Lesage marraine Charlotte Hebert »
1697.10.18 ° PARIS Jacques Charles « fils de Noël et Françoise Desnos, parrain messire Jacques de Thiboult chevalier seigneur et patron du Grès, marraine noble dame Charlotte Turpin sa mère »
1698.01.01 PETIT Françoise « fille de François Petit et Françoise Milcent, environ 4 ans, présents Charles (s) et Pierre Martin (s) »
1698.10.05 x PICOT François « François Picot et Magdeleine Renut, présents Charles Renut Henry Renut oncles paternels et maternels desdits mariés »
1699.06.21 PICOT René « 32 ans »
1699.03.07 ° PITET Louis « fils François et Françoise Milcent, parrain Jaques Pitet (s) son frère, marraine Catherine Guillochin (m) femme de François Milcent »
1698.11.29 x POTIER Jean « Jean Potier et Anne Milcent, présents Marguerin Jean Julien Milcent Denis Brière Jacques Desnos, François Pitel, Michel Milcent, Jacques Pitel »
1698.01.22 PRODHOMME Françoise « veuve de défunt Jacques Renut le jeune, 76 ans environ, présents Charles (s) et Pierre (s) Martin »
1698.02.07 PRODHOMME Julienne « 62 ans environ, veuve de feu Robert Milcent, présents Charles et Pierre Martin »
1697.09.22 ° REGNUT Gilles « fils de François et Marguerite Laisné, parrain Me Gilles Regnut (s) prêtre, marraine Magdeleine Regnut (m) fille de Denis de la paroisse de Faverolles »
1699.03.24 REGNUT Louis « présents Me Gilles Regnut prêtre, Pierre Martin »
1698.10.05 x RENUT Madeleine « François Picot et Magdeleine Renut, présents Charles Renut Henry Renut oncles paternels et maternels desdits mariés »
1698.05.24 THIBOUST (de) Charles René « 4 jours »
1698.05.23 ° THIBOUST (de) Charles René « fils de noble François de Thiboust écuyer sieur de Thiboult et noble demoiselle Marie Claire Masseron, parrain maistre Charles Masseron sieur de la Vivière, marraine noble dame Elisabeth de Guery veuve de noble François de Conne escuyer sieur de Durtel »
1699.10.19 ° THYBOULT (de) Marie Jacqueline « fille de François de Thiboult écuyer sieur du lieu et demoiselle Marie Claire Masseron, parrain Jacques de Thiboult écuyer sieur de Pontel, marraine demoiselle Marie de Thiboult »

Les familles Hévin de Brielles, Vitré, et Le Pertre : étude exhaustive

Je viens de passer 2 semaines sur les registres paroissiaux anciens de Brielles, Vitré et Le Pertre, pour établir les éventuels liens entre les Hévin. Je mets en ligne ce jour le résultat de mes travaux exhaustifs, c’est à dire, contrairement à ce que beaucoup pratiquent, à savoir le point par point, moi, je reste certaine que seule la méthode du peigne fin exhaustif est valable lorsqu’aucun mariage n’est filiatif, et le patronyme aussi présent, donc les confusions entre individus de même prénom trop vite faites. Et j’ajoute même, totalement consternée, que cette méthode du point par point sévit beaucoup sur Internet, avec des généalogies totalement erronées qui en découlent.

Les Hévin sont issus de Brielles et non de Vitré et du Pertre. Certains membres se sont installés plus ou moins à Vitré à la fin du 16ème siècle, mais font de fréquents aller-retour avec leurs racines à Brielles.

Ma lignée Hévin est l’unique lignée qui est au Pertre. Elle n’a pas de liens Hévin à Vitré, et si des baptêmes sont à Vitré dans cette lignée fin 16ème siècle c’est uniquement parce que Jacquine Ronceray est de Vitré, et aimait, comme beaucoup de femmes de tous temps anciens, aller accoucher chez maman, d’autant que la maison des parents à Vitré était manifestement accueillante. Pour mémoire, mes Ronceray de Vitré étaient avocats. J’y reviendrai.

Donc, je viens de revoir ma lignée et j’ai eu le plaisir de vérifier qu’autrefois, au temps du tout papier et tous déplacements aux archives, j’avais fait un bon travail sur ma lignée Hévin, et j’ai pu avec plaisir y ajouter tous les parrainages en détail, ainsi que quelques illustrations.

Mais j’ai aussi fait tous les Hévin de Brielles, car c’est de Brielles que les Hévin tiennent leur origine, et il est même probable, mais on ne peut le vérifier, que l’unique lignée des Hévin du Pertre (bourg tout proche de Brielles, le tout en Ille-et-Vilaine) soit parente des Hévin de Brielles, mais on ne peut identifier à quel degré, si ce n’est que le milieu social est tout à fait le même, ce qui est déjà une indication de parenté probable avec un tel patronyme, et une telle proximité.

Malheureusement, l’absence de filiations dans les mariages, et le nombre élevé de couples à Brielles, ne permet pas de lier tous les couples de Brielles, et j’ai tenté quelques liens par les parrainages et aussi par les terres, car il est évident qu’une terre est un lien. A ce sujet, j’ai même observé sur Internet que certaines généalogies mélangaient même les terres, c’est à dire n’hésitaient pas à mettre une terre manifestement des lignées de Brielles, dans celle du Pertre, alors même qu’à Brielles plusieurs couplent ont déjà cette terre, enfin du moins le titre, car le titre n’est pas synonyme de possession.

Je pris instamment ceux qui possèdent des actes notariés ou autres sources de me les faire connaître et je m’engage à les dépouiller, puisque si vous me connaissez vous savez que je manie la paléographie et l’analyse des actes anciens, et je vous serai donc utile et utile à tous. Car avec mon âge de 82 ans je ne peux plus me déplacer aux Archives, alors merci d’avance de considérer que je peux encore être utile depuis chez moi. J’ai demandé dans ce billet à ceux qui avaient des actes notariés HEVIN de me les envoyer, je n’ai en aucun cas demandé les actes notariés personnels de tout le monde et tous les patronymes.