Taux obligataire et disponibilité des prêteurs : Angers 1628

Je poursuis la migration de quelques billets restés coincés sur mon ancien système en 2008

sur la piste de Louis Bourdais sieur des Places, à travers ses cautions

Ce sont les vacances aussi mon site tourne au ralenti. Alors, aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, je vous parle d’un de mes ascendants, car d’habitude je parle de tout sauf des miens.

Depuis quelques jours, je suis sur une piste pour identifier la famille de la mère de mon Louis Bourdais, nommée Françoise Deffais, sur son mariage en 1618 à Daon (53).
Il s’agit de Louis Bourdais Sr des Places, fils de Louis Bourdais Sr de Pihu et de Françoise Deffais. Par son épouse, Renée Trochon, je descends comme tout le monde, ou à peu près, tant nous sommes nombreux, des Trochon de Château-Gontier.
Louis Bourdais Sr des Places était alors un parti très présentable puisque je « trochonne » à travers lui. Je situe ce milieu social parmi les gros marchands fermiers de campagne. Ce dernier terme pour s’amuser un peu à la manière de notre Toysonnier qui l’utilise d’un air condescendant, voire un peu méprisant du citadin vis à vis de la campagne. Il n’empêche que ces gros fermiers de campagne constituaient une véritable caste, qui prenaient à ferme la gestion de seigneuries assez importantes, et vivaient donc dans des châteaux.
En 1628, Louis Bourdais Sr des Places, alors fermier du château de Vernée en Champteussé (49), et y demeurant, se rend à Angers pour emprunter au moins 1 600 livres pour lui et Renée Trochon son épouse. Je suppose qu’il a alors une opportunité d’opération dans l’immobilier ou pour faire plus direct, dans la terre car nous allons voir que la somme dépasse l’investissement en maison.
Il se rend à Angers, car c’est là, dans la capitale de la province, qu’on peut trouver des opportunités de sommes immédiatement disponibles, surtout quand on veut emprunter une telle somme, car de vous à moi, 1 600 livres c’est à peu près le prix d’une bonne closerie en 1628 ! Un peu comme si vous arriviez chez votre banquier pour lui demander un prêt de 50 k€ (un kilo euro pèse 1 000 € et quelque soit le nombre de kilos, l’abréviation est toujours k€ et k doit rester minuscule et sans pluriel. Ainsi les Kg ou Kgs, formellement interdits, me font grincer des dents d’horreur tant ce sont des fautes d’orthographe ! L’autre soir, devant la Carte au Trésor, mes dents on tellement grincé que toute la tour de béton a dû vibrer, et je suggère à cette émission de bien vouloir m’éviter à l’avenir de tels grincements de dents…)
Il y a seulement 26 km de Champteussé à Angers, mais je ne pense pas qu’on pouvait faire l’aller-retour dans la journée, compte-tenu de tout ce qui suit, et je crois qu’il fallait une nuit d’auberge, voire deux.
Arrivé à Angers, il se rend d’abord chez ses proches parents pour leur demander de se porter caution avec lui. Compte tenu de l’importance de la somme, je peux émettre l’hypothèse d’un lien probable de parenté entre mon Louis Bourdais et ses 2 cautions, qui sont Jean Lory et Claude Chevrollier.
Les 2 cautions décidés, on frappe chez un notaire royal. S’il n’a pas la somme immédiate chez un de ses clients en cours, il envoie aussitôt son portefaix habituel porter un petit billet chez les confrères, alors fort nombreux, puisqu’Angers compte toujours pas moins de 30 à 35 notaires royaux. Et dans l’heure qui suit, le téléphone à jambes aidant, on sait qui a la somme disponible dans Angers, et l’affaire est dans le sac.
1 600 livres, c’est une somme importante et il ne trouve pas la somme immédiatement disponible chez un seul prêteur, mais chez 2 prêteurs, aussi il passe le même jour 2 obligations. Il y a souvent 2 prêteurs pour faire la somme exacte car ceux qui ont le disponible ont rarement la même somme que la demande.
Les 2 obligations pour un total de 1 600 livres :

Les 2 contrats de constitution de rente sont extraits des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E2

Voici la retranscription du constrat de constitution de rente hypothécaire à 6,25 % : Le 28 mars 1628, devant nous Guillaume Guillot notaire du roy à Angers furent présents en personne soubmis et obligés chacuns de

honorable homme Loys Bourdays Sr des Plasses demeurant au château de Vernée paroisse de Chanteussé tant en son nom que se faisant fort de Renée Trochon sa femme par laquelle il a promis et demeure tenu faire ratiffier ces présentes et obliger solidairement à les renonçiations requises à l’effet et entretien d’iclles et en fournir rattification vallable,
honorable homme Jehan Lory marchand demeurant en cette ville paroisse Saint Maurice
et noble homme Claude Chevrollier conseiller du roi au siège de la prévosté de cette ville y demeurant paroisse Sr Maurille,
lesquels chacun d’eux seul et pour le tout sans division de personne ne de biens ont confessé avoir ce jourd’huy vendu créé et constitué et par ces présentes vendent créent et constituent dès maintenant promis et promettent faire valloir par hipothecque général et général sur tous et chacuns leurs biens tant meubles que immeubles rentes et revenus présents et futurs de proche en proche
à noble homme René Heard Sr de la Chaslière conseiller du roy audit siège de la prévosté de cette ville y demeurant paroisse de St Michel Dutertre présent et acceptant qui a achepté et achapte pour luy ses hoirs

la somme de 75 livres tournois de rente annuelle et perpétuelle paiable et rendable franchement et quittement par lesdits vendeurs esdits noms solidairement audit acquéreur ses hoirs … pour 1 200 livres tournois. (j’avais fait d’abord une erreur de lecture, et lu UNZE au lieu de DOUZE, ce qui faussait tout le calcul du taux, et il est donc bien de 75 livres pour 1 200 livres soit du 6,25 % qui était le taux en cours alors. Je remercie vivement Jacques qui a attiré mon attention et en bon comptable surveillé mes chiffres avec une grande connaissance. Donc, voici ci-dessous le texte sur lequel j’ai lu trop vite UNZE pour DOUZE et j’aurais dû tapper la mention en marge, qui suit désormais, car dans cette mention en marge, le chiffre écrit en toutes lettres est bien écrit DOUZE)

Fait audit Angers en notre tabler en présente de René Raimbault et Jehan Goubault.
en marge : Et le 23 juillet 1641 avant midy, fut présent ledit Sr Chevrollier nommé au contrat et Guillaume Delantre lequel a recognu avoir ce jourd’huy receu contant de Renée Trochon veuve Loys Bourdais la somme de douze cens vingt trois livres tournois en monnaie courante assavoir douze cens livres pour l’extinction et admortissement des 75 livres de rente qui avoient esté crées et constituées par ledit feu Bourdais et par ledit St Chevrollier par ledit contrat …
Le second contrat est identique si ce n’est que le prêteur est le couvent des dames Ursulines et la rente de 25 livres pour 400 livres soit du 6,25. Ainsi, les prêts des couvents suivaient parfois le taux en vigueur, et ici c’est le laïc qui est usurier.

Jean Lory, l’un des 2 cautions, était époux de Marguerite Bourdais :

Revenons aux 2 cautions, Jean Lory et Claude Chevrolier. Car, je viens de dénicher un acte qui me semble une piste. Il est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5.

Voici la retranscription exacte de l’acte : Le 9 mars 1632 avant midy, par devant nous Nicolas Leconte notaire royal à Angers furent personnellement establiz

honorables personnes Jan Lory marchant bourgois de ceste ville et Jaquine Bourdaye sa femme de luy authorisée par devant nous quand à ce demeurant en la paroisse de St Maurice de ceste ville soubzmettant chacun d’eux seul et sans division etc
confessent etc avoir vendu quitté cedé vendent quittent délaissent et transportent promis et promettent garentir de tous troubles hipotecques empeschements quelconques
à honorable homme Pierre Trochon sieur des Places marchand de soye demeurant à Chasteaugontier présent et lequel a achapté et achapte pour luy ses hoirs
tous et tel droit part et portion d’héritage advenus et eschus à ladite Bourdaye des successions de Charles, Claude et Marguerite Deffaye vivants sieurs et dames de Mortreux
à prendre lesdits droits tout ainsy que ussent fait et faire pourroient lesdits vendeurs cessant ces présentes par lesquelles ils ont mins et subrogé ledit acquéreur en leur droictz et actions lequel a dict bien scavoir et cognoistre lesdits droictz et les tenir du fief ou fiefs et seigneuries dont ils relèvent et en payer les cens rentes et debvoirs seigneuriaux et féaudaulx entiens et accoustumez ainsy qu’ilz seront deubz transportant etc
ceste présente vendition cession delaye et transport faicte pour et moyennant la somme de 166 livres 13 solz et 4 deniers payée et fournye présentement content par ledit acquéreur auxdits vendeurs qui l’ont receue en pièces de 16 solz et autre bon payement ayant cours suivant l’ecdit du roy s’en contentent et quittent ledit acquéreur tellement que audit contract de vendition et ce que dict est tenir garentir et entretenir et ains obligent lesdits vendeurs chacun d’eux seul et pour le tout sans division de personne ne de biens leurs hoirs et ayant cause avecq tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles présents futurs quel-conques renonçant à tout à ce contraire spéciallement au bénéfice de division discussion et ordre de priorité et postériorité dont à leur requeste et de leur consentement les avons jugez et condempnez par le jugement et condemnation de ladite cour (la somme de 166 livres n’est pas énorme, mais s’agissant d’un partage collatéral où les héritiers devaient être nombreux et il ne s’agit ici que d’une partie)
fait audit Angers maison de nous notaire en présence de Me Pierre Lemasson notaire royal du ressort de Baugé rézidant à Chemiré et Jan Nepveu praticien demeurant audit Angers. Signé Trochon, Lory, Lemaczon, ladite Bourdays a dit ne savoir signer.

Cette carte postale du château de Mortreux en 1904 est extraite de ma page de cartes postales de Daon. Reproduction interdite, collections privées. »

Marguerite Bourdais femme de Jean Lory est très probablement parente de mon Louis Bourdais Sr des Places, puisque son époux le cautionne.

Ici, elle vend une part d’héritages situés à Daon, de collatéraux Deffais, donc elle était parente de ces Deffais possédant en partie des biens à Mortreux à Daon
Mon Louis Bourdais était fils d’une Françoise Deffais, selon son mariage à Daon.
Marguerite Bourdais pourrait être soeur voire tante de mon Louis Bourdais, et mes Deffais être ceux de Mortreux à Daon. Voyez le texte sur Mortreux sur ma page de cartes postales de Daon.
L’abbé Angot, dans le texte que vous avez vu sur ma page sur Daon, dit bien qu’une partie des terres de Mortreux fut divisée au fil des successions, et que certains rachetaient les parts des autres. Inutile de vous dire que j’ai refait en vain le registre de Daon pour la Nième fois… mais que j’espère qu’un jour un autre acte notarié viendra compléter mon puzzle et confirmer cette piste, qui reste cependant une piste très crédible.
En conclusion, je suis sur la piste de ma Deffais, je la sens, je brûle. Je sais, ce que je fais, à travers tous ces actes notariés, c’est du gagne-petit dans un immense puzzle donc chaque petite pièce sera un jour un morceau indispensable, lorsque d’autres plus tard, aussi mordus que moi, reprendront le flambeau et courageusement comme moi, liront à Angers des km linéaires de notaires du 16e siècle et début 17e siècles, car dans ma vie je n’aurai pas le temps de tout y lire !

  • Commentaires
  • 1. Le samedi 16 août 2008 à 09:49, par Josette

    Daon … Je trouve Marigné près d’Aon : Est-ce une proximité de votre Daon ? Kgs et autres … Il faut voir ce qu’écrivent certains enseignants et qui sert de modèle à nos petits-enfants !

    Note d’Odile : Ce Marigné est en Maine-et-Loire, mais à 4 km au sud de Daon, et c’est à la création du département de la Mayenne que ces 2 bourgs se sont séparés de juridiction, mais autrefois les échanges y étaient très nombreux.Ce Marigné, qui s »écrit désormais Marigné tout court a une page sur mon site que vous prenez à la page http://www.odile-halbert.com/Paroisse/vivre.htm

    2. Le dimanche 17 août 2008 à 13:04, par Odile

    ATTENTION, j’ai fait une GROSSE erreur de lecture le 16 août, et il fallait lire DOUZE et non UNZE cent livres. Je dois à l’attention de Jacques, le comptable, la remise en cause de ma lecture, car il rencontre toujours 6,25 % et dès lors soupçonnait, à raison, que j’ai pu lire trop vite la somme. Donc j’ai remis les taux à 6,25 % tous les deux et revu en conséquence mon billet. Encore merci à Jacques !

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    René Gerard, de Montrelais, cède une obligation sur Etienne Caillau de Rochefort : 1590

    Les gens de Montrelais venaient souvent à Angers pour traiter leurs affaires.

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 7 avril 1590 après midy en la cour du roy notre sire à Angers par davant nous François Revers notaire d’icelle personnellement establiz noble homme René Gerard sieur de la Messelière demeurant au lieu du Mollay pays de Bretagne paroisse de La Chapelle de Montrelais estant de présent en ceste ville d’Angers confesse sans contrainte avoir ce jourd’hui quité cédé et transporté et par ces présentes quite cède et transporte à honneste homme Joachim Vallaige marchand demeurant Angers paroisse ste Croix la somme de 150 escuz sol audit Gerard deue par defunt honneste homme Estienne Caillau vivant marchand demeurant au bourg de Rochefort à cause de preste comme ledit Gerard nous a présentement fait aparoir par obligation passée soubz la Cour de Pierre par Chevalier notaire d’icelle en date du lundi 7 septembre 1589 payable dedant 7 ans prochainement venant, pour de ladite somme soy faire payer par ledit Vollaige de la veuve et héritiers dudit defunt Caillau tout ainsi que l’eust fait et peu faire ledit Gerard auparavant ces présentes, en vertu de ladite obligation que le dit Gerard a présentement et à veue de nous mise ès mains dudit Vollaige et laquelle obligation et contenu d’icelle ledit Gerard a promis et promet garantir audit Vollaige et n’avoir sur ladite somme de 150 escuz n’avoir aulcune chose receue dudit Cailleau ne aultre ; et est faite la présente cession et transport pour pareille somme de 150 escuz laquelle ledit Vollaige a présentement et à veue de nous solvée payée et baillée audit Gerard lequel confesse icelle somme avoir eue et receue en francs et quarts d’escu au poids et prix de l’ordonnance royale et revenant à ladite somme de 150 escuz sol, dont et de laquelle somme ainsi receue ledit Gerard s’est tenu et tient à content et bien payé et en quite ledit Vollaige et ses hoirs et ayant cause ; tout ce que dessus stipulé et accepté par lesdites parties respectivement à ce tenir etc dommages etc oblige ledit Gerard soy ses hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait et passé audit Angers maison dudit Vollaige en présence de honneste homme René Morin marchand et Claude Lepaslier ; et a esté à ce présent honneste homme François Martin marchand cy devant demeurant audit Rochefort à présent demeurant en ceste ville d’Angers lequel a dit et certifié et assuré ladite veuve sa fille et héritiers susdits estre solvables

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    Aveu à la seigneurie de la Fessardière en Cherré : 1494

    Je laisse à Mr Leridon le soin d’identifier les noms propres car c’est lui le spécialiste de Cherré.

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, E283 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    1. Messire Jacques Durocher prêtre et Olivier Hunauld tant en leur nom qu’au nom et eulx faisant fors de la veufve
    2. feu Denis Payen se sont aujourd’huy advouez nos subjects en nuesse de la moitié par indivis d’une maison jardrins vergers
    3. vignes pré et issue d’icelle sise au bourc de Cherré contenant en vignes 2 quartiers ou environ et en maison jardrins vergers pré et issue
    4. 18 boisselées ou environ, joignant d’un costé à la terre aux héritiers feuz Julien Bus… et sa femme et d’autre costé au chemin comme l’on va dudit
    5. lieu de Cherré à Champigné, abuté d’un bout au chemin comme l’on va d’iceluy bourg de Cherré à Chasteauneuf, et d’autre bout à la terre Jehan
    6. Delafuye maczon et au pré aux héritiers feu Robin Bride ; Item une planche de vigne sise au cloux des Complans joignant d’un costé
    7. et abuté d’un bout à la vigne aux héritiers feu Gervaise Delepine et d’autre costé à la vigne des héritiers feux Liger Bouille et Jehan …
    8. Fresneau et d’autre bout aux vignes du sieur de la Morinière ? et pour raison desdites choses … en la seigneurie de … lesdits héritiers
    9. feuz ledit Boulle et Jehan Chesneau lesdits du Rocher et Hunauld nous ont advoué qu’il nous est deu 16 solz 8 deniers tz
    10. par chacun au jour de l’Angevine et 5 jallays de vin de vinaige rendues par chacun an au pressouer de la Fessardière au cours
    11. des vendanges, dont lesdits du Rocher et Hunauld … eulx et ladite veufve feu Denis …la moitié …
    12. 8 sols 4 deniers tz et 2 jallays et demye de vin par chacun an ; Item ung cloteau de terre sis près la Fessardière
    13. contenant 8 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé et abouté d’un bout aux terres de messire Jacques
    14. Mynauld ? ci devant de… et d’autre costé à la terre aux héritiers de la veufve feu Jehan Bidiez et d’autre bout
    15. au chemin comme l’on va (pli)
    16. … ; Item 2 journaux de terre ou environ … appellé Pombert contenant demie hommée de pré
    17. ou environ, joignant d’un costé au chemin comme l’on va de Cheré à Brissarte et d’autre costé et abuté d’un bout aux terres
    18. de la Touschalleaume et d’autre bout aux terres de Chartay (Charebotay ?) et pour raison de ladite pièce de terre et pré …
    19. et d’autres choses qu’ils tiennent audit lieu de Poulliet et la Touschalleaume ; Item nous ont cogneu devoir 3 sols tz
    20. 10 deniers par chacun an audit jour de l’Angevine dont ils doivent en payer 2 deniers tournois par an ; Item 3 quartiers de vigne
    21. ou environ sis au cloux des Complant joignant d’un costé aux landes messire Jehan Bridé et d’autre costé et abouté d’un
    22. bout aux vignes dudit sieur de Champeaux et d’autre bout aux vignes du sieur du Buron Boesseau ; Item ung jardrin sis
    23. audit bourc de Cherré contenant 2 hommées ou environ joignant d’un costé au grant cymetière de Cherré le chemin entre deux
    24. et d’autre costé et abouté des deux bouts aux maisons … aux Lyesneaux ? et pour raison desdits choses et d’autres choses
    25. qu’ils tiennent … ledit Jacques et Hunault ont cogneu qu’il nous est deu
    26. 28 deniers … … tz de devoir par chacun an audit jour d’Angevine et pour raison d’icelles vignes et jardin
    27. iceulx missire Jacques et Hunault nous ont cogneu devoir oultre 2 jallays de vin de vignaige rendus audit
    28. pressouer de la Fessardière par chacun an au court de vendanges, et autre … chose n’auroient … en notre nuesse dont
    29. les avons jugés, baillée ceste présente déclaration auxdits messire Jacques Durocher et Olivier Hunauld aux plez de Cherré
    30. par nous Jehan Girard licencié en loix pour le sénéchal le 10 juillet 1494
    31. signé : Durocher, Mouette à sa requeste

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    Jean Legouz prend Olivier Hiret pour caution : Carbay 1610

    Olivier Hiret est un « tonton » pour moi, et sans enfants. Parti de Senonnes à Angers comme avocat, il appraît dans un très grand nombre d’actes notariés, car il était le point de liaison d’une grande partie du Pouancéen, qui venait donc chez lui à Angers lorsqu’ils souhaitaient emprunter à Angers etc… Il illustre à merveille les liens au delà des liens familiaux, mais liens de cohésion locale, et je le connais bien pour avoir pendant 10 ans uniquement travaillé la famille Hiret et cela est paru dans mon ouvrage l’Allée de la Hée des Hiret

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 26 novembre 1610 après midy, en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous (René Moloré notaire) personnellement establys Jehan Legouz écuyer sieur de la Salle demeurant en la paroisse de Carbeil près Pouencé, honorables Me Ollivier Hiret sieur du Drul advocat Angers et Pierre Gaultier marchand demeurant savoir ledit Hiret paroisse st Maurille et ledit Gautier en la paroisse de la Trinité de ceste ville soubzmettant eulx et chacun d’eulx seul et pout le tout sans division de personnes ne de biens leurs hoirs etc confessent avoir vendu créé constitué et par ces présentes vendent créent et constituent et promettent garantir fournir et faire valoir à vénérables et discretz les doyen chanoynes du chapitre St Pierre lesquels ont achpté et achaptent pour eulx leurs successeurs doyen et chanoines dudit chapitre, la somme de 18 livres 15 sols de rente annuelle et perpétuelle que lesdits vendeurs promettent payer entre les mains de leur boursier des anniversaires par quartiers égaulx qui escheront aux 26 février, 26 mai, 26 août et 26 novembre de chacunes années, le premier paiement et quartier commenczant le 26 février prochain, et à continuer à perpétuité, et laquelle rente lesdits vendeurs ont assise et assignée assient et assignent par ces présentes sur tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles présents et futurs et sur chacune pièce d’héritage seule et pout le tout sans que la générale et spéciale obligation puissent nuire ne préjudicier l’une à l’autre o puissance auxdits du chapitre de faire faire assiette de ladite rente suivant la coustume de ce pays d’Anjou, et est faite ladite vendition création et constitution de rente pour le prix et somme de 300 livres tz payée content par lesdits députés auxdits vendeurs qui ont icelle somme emportée en pieces de 16 sols et 18 sols bonnes suivant l’édit du roy

    Le 20.10.1622 dvt Nicolas Leconte Nre Angers, les chanoynes de StPierre d’Angers ont reçu en notre présence de Nouelle Tramblay femme de Jullien Janvier 300 L tz en or & pieczes de 16 s pour le rachat de la rente de 18 L 15 s qu’elle avoit acquise dud. Jehan Legouz par acte passé par Fortin Nre à Pouancé

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    Etienne Cupif et Guyonne Belou, héritiers Lepelletier par elle : Angers 1582

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le samedi 1er septembre 1582 avant midy en la cour du roy notre sire à Angers et de monseigneur duc d’Anjou par devant nous Mathurin Grudé notaire de ladite cour, personnellement estably Estienne Cupif mari de Guyonne Belou, fille et héritière en partie de deffuncte Ambroise Lepelletier, tant en son nom que pour et au nom de Me Jehan Bouchard mari de Jouachine Lepelletier héritier (sic) en partie de deffunt Jehan Lepelletier vivant sieur de Morton et bedeau et suppost en l’université de ceste ville d’Angers, et y demeurant, soubzmectant esdits noms et qualités et en chacun d’iceulx seul et pour le tout sans division confesse avoir aujourd’huy eu et receu d’honorable homme Me Jehan Lefebvre sieur de la Potherye advocat au siège présidial du Mans et y demeurant la somme de 45 escuz couronne pour et en l’acquit de hault et puissant messire Urban de Laval sieur de Bois Daulphin et de dame Magdelaine de Monteclerc son espouse pour le remboursement de 3 ans d’arrérages eschus au mois de juin 1580, de la somme de 15 escuz de rente payée par ledit Cupif à Noel Lefrère boursier de la bourse des anniversaires de l’église d’Angers, de laquelle rente messire Loys de Montecler chevalier de l’ordre sieur de Courcelles au nom et comme curateur de ladite dame du Bois Daulphin auroit esté condemné payer par sentence donnée au siège présidial d’Angers le 5 décembre 1580, quelle somme de 45 escuz couronne ledit Cupif esdits noms a eue prinse et receue en présence et à veue de nous en 132 francs de 20 sols et ung quart d’escu revenant à ladite somme de 45 escuz couronne, le tout au poids et prix de l’ordonnance royale, dont il s’est tenu à contant et en a quité et quite lesdits sieur et dame du Bois Daulphin et tous autres et a ledit Cupif esdits noms cédé et cède auxdits sieur et dame du Bois Daulphin en la personne dudit Lefebvre stipulant et acceptant avecques nous notaire les droits noms raisons et actions qui audit Cupif esdits noms compètent appartiennent peuvent compéter et appartenir pour se faire par lesdits sieur et dame du Bois Daulphin rembourser de ladite somme sur les deniers provenant de la vente et adjudication par décret de la terre d’Eron ainsi qu’ils verront bien estre, et à ceste fin a ledit Cupif subrogé et subroge lesdits sieur et dame du Bois Daulphin en ses droits et actions et consenty qu’ils y soient subrogé par justice, et constitué lesdits sieur et dame du Bois Daulphin pour cest effet soy procurer comme de sa propre chose, le tout sans aulcun garantage éviction ne restitution de prix ; à laquelle cession quittance et tout ce que dessus est dit tenir etc obligent etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait et passé Angers maison de nous notaire en présence de honorable homme Me Jehan Bauldrays sieur de la Beccantière advocat Angers et Jehan Adelle praticien en cour laye demeurant Angers tesmoins

    Jean Fortin emprunte 50 livres : Bouzillé 1619

    Ce Fortin n’est pas du même rang social que les miens et n’est pas lié.

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le (classé le 1er oaût 1619 chez Julien Deille notaire royal à Angers) le samedi 28 octobre 1617 devant nous Claude Chapellain notaire de la baronnie de Chantoceaux ont esté présents honorable homme Jehan Fortin marchand et damoiselle Renée Meulet sa femme demourans au bourg de Bouzillé lesquelles deument soubmis soubz ladite cour confessent debvoir et promettent payer et bailler eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personnes ni de biens d’huy en ung an prochainement venant à maistre Guy Leurault sergent royal demeurant au bourg du May à ce présent stipulant et acceptant la somme de 50 livres tz, quelle somme est à cause et pour raison de pur juste et loyal prest fait par ledit Leurault auxdits establis auparavant ce jour ainsi qu’ils ont confessé par devant nous, et s’en sont tenuz et tiennent à content et bien payés et en ont quité et quitent ledit Leurault ses hoirs, laquelle dite somme de 50 livres tz promettent lesdits establis rendre payer et bailler audit Leurault ses hoirs etc audit terme et par la manière que dit est, à quoi tenir obligent lesdits establis eulx et chacuns d’eulx seul et pour le tout comme dit est leur hoirs etc leurs biens à prendre vendre etc mesmes le corps dudit Fortin à tenir prison ferme comme pour les propres deniers et affaires du roy notre sire renonçant etc et par especial ladite femme au bénéfice de division et d’ordre de priorité et postériorité et à tous autres droits à ce contraire dont etc foy jugment et condemnation etc fait et passé audit bourg de Bouzillé en la maison de nous notaire en présence de Me Estienne Cruau sergent royal au bourg de la Pommeraye et Mathurin Allard clercs demeurant au village du Freneuf paroissiens dudit Bouzillé tesmoings