Crue d’impôts : collecteurs emprisonnés, Andigné 1593

le terme « crue » désignait autrefois toute augmentation, y compris celle des impôts. Ce type de crue a toujours existé, et ici, manifestement les collecteurs n’ont pas pu payer à temps, et ce sont eux qui ont été emprisonnés ! Cela montre l’immense responsabilité de ces collecteurs, à leurs risques et périls !

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 6 mai 1593 après midy en la cour du roy nostre sire à Angers endroit par davant nous (Jean Chuppé) personnellement establiz André Delaistre demeurant au lieu de la Baudouyaye paroisse du Lion d’Angers d’une part et Gatien Bourdays demeurant au lieu de la Champaizerye paroisse d’Andigné soubzmectant eulx etc confessent avoir ce jourd’huy fait et accordé entre eulx ce que s’ensuit, c’est à savoir que ledit Bourdays pour demeurer quicte des deniers payés et desboursés par ledit Delaistre tant pour les frais de la capture de Jacques Bouvet, Thibault Crochet et Jehan Denouz particuliers paroissiens de ladite paroisse d’Andigné que pour les frais de leur élargissement, a promis est et demeure tenu payer audit Delaistre la somme de 9 escuz deux tiers dedans ung moys prochainement venant
et au moyen de ce demeure ledit Bourdays quite de tous lesdits frais vers ledit Delaistre sans préjurice du recours des partyes à l’encontre desdits paroissiens d’Andigné pour avoir remboursement du tout ou partye desdits frais ainsi qu’ils voyront estre à faire
et outre est accordé entre lesdites partyes que au cas que lesdits Bouvet Crochet et Denouz prétendissent aulcun dommaige et intérests à raison de leurdit emprisonnement que ledit Bourdays les payera pour le tout depuys le jour de leur emprisonnement jusques au 2 mars dernier et ledit Delaistre aussy pour le tout depuys ledit 2 mars jusques au jour de leur élargissement sans préjudice de leur recours contre lesdits paroissiens d’Andigné
et n’est comprise au présent accord la somme de 11 escuz 11 sols payée par ledit Delaistre à Me Sanson Legauffre pour la crue des 15 escuz par Clochet par quictance dudit Legauffre dudit 8 mars dernier, de laquelle crue ledit Bourdays a esté depuys nommé collecteur, laquelle somme de 11 escuz 11 sols ledit Bourdays se payra audit Delaistre dedans 3 sepmaines prochainement venant
et au moyen de ce que dessus demeurent les partyes généralement quictes l’ung vers l’autre en ce regard, et dont etc

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Laurent Duplessis, de Laval, prête 100 livres à Jean Gautier, Angers 1547

c’est le monde à l’envers ! car vous avez bien lu, c’est celui qui demeure à Laval qui prête à celui qui demeure à Angers, alors que normalement celui qui vient de Laval pour affaires à Angers est généralement l’emprunteur pour payer une quelconque marchandise.
Je suppose donc que ce prêt fait suite à une autre affaire que la vente et pourrait être relié à une affaire de succession ou autre partage entre proches.

Pour vous représenter mieux l’aspect curieux de ce prêt, songez que le fait d’avoir 100 livres liquides sur soi venant de Laval est certes possible, mais par pour venir prêter sans raison car à Laval il y a suffisamment d’affaires de prêt à faire, et c’est surement aussi une place monnétaire avec tout le commerce des toiles et autres.

collection particulière, reproduction interdite
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Ci-dessus la gare de Laval il y a un siècle. Elle n’a pas changé ! Certes le cheval a disparu, mais les TGV passent mais ne s’arrêtent ! Enfin, peu d’entre eux !

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E2 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 19 juin 1547 en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous Marc Toublanc notaire royal personnellement estably honorable homme Me Laurens Du Plessis sieur des Marays demeurant en ceste ville d’Angers soubzmectant luy ses hoirs etc confesse debvoir et loyaument estre tenu et encores etc promet rendre et paier
à honneste personne sire Jehan Gaultier sieur de la Sallemercière demeurant en la ville de Laval à ce présent prenant stipullant et acceptant ou à son certain commandeur etc la somme de 100 escuz d’or sol bons et de poids dedans huit jours prochainement venant à peine de tous intérests ces présentes néanlmoins demeurant etc
et est ce fait à cause de pure et loyal prest ce jourd’huy fait présentement contant en présence et à veue de nous de pareille somme de 100 escuz par ledit Gaultier audit Duplessis tant en or que monnoie le tout bon et de poids laquelle somme ledit Duplessis a eue et receue et d’icelle s’est tenu et tient par devant nous à contant et bien payé et en a quicte et quicte ledit Gaultier ses hoirs etc
auxquelles choses dessus dites et à tout ce que dessus est dit tenir etc et à rendre et paier ladite somme cy dessus par ledit estably ses hoirs etc audit Gaultier ses hoirs etc au terme et ainsi que dit est et à ce faire a obligé et oblige ledit Duplessis estably ses hoirs etc et par ces présentes ses biens à prandre vendre etc renoncé etc foy jugement condemnation etc
fait et passé en ceste ville d’Angers en présence de René Lesourt demeurant en ceste dite ville et Michel Picon demeurant pareillement en ladite ville et natif de la paroisse de Bourg tesmoings etc

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Christophe Chedet venu de Pouancé emprunter 100 livres, Angers 1560

et il fait une contre-lettre à Guy Lavocat qui lui a servi de caution.

Cet acte minuscule en soi comporte une grande particularité, car il donne Christophe Chedet sieur de la Saulnerie, alors que par la suite les descendants de Laurent Gault de la Saulnerie porteront ce titre, toutefois sans que j’ai la preuve qu’ils possèdent la Saunerie. Compte-tenu de la date de cet acte, on pourrait, et j’ai bien écrit « on pourrait », supposer que ce Chedet a marié une fille à un Gault.

    Voir mes pages sur Pouancé
collection particulière, reproduction interdite
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J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E2 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 26 janvier 1559 (avant Pâques, donc le 26 janvier 1560 n.s.) en la cour royale d’Angers endroit par devant nous Marc Toublanc notaire de ladite cour personnellement estably Christofle Chedet seigneur de la Saulnerye paroissien de saint Aubin de Pouancé soubzmectant luy ses hoirs etc ou pouvoir etc confesse qu’aujourd’huy paravant ces présenes à sa prière et requeste et pour luy faire plaisir
noble homme Me Guy Lavocad eschevin audit Angers à ce présent et ce stipulant et acceptant s’est en sa compagnie obligé seul et pour le tout sans division au poyement de la somme de 100 livres tournois dedans d’huy en ung an prochainement venant à tiltre de prest à Me Jehan Jodon ? licencié ès loix comme de ce appert par les lettres obligataires sur ce faites et passées
et comme ledit estably a aussi recogneu et confessé ladite somme de 100 livres tournois est du tout tournée à son proffilt et l’avoir eue prinse et receue et non dudit Lavocat qui n’en a receu aulcune chose tellement qu’il s’en tient à contant
iceluy estably a promis seul et de ses deniers rendre et poyer ladite somme de 100 livres tournois audit Jodon dedans d’huy en ung an prochainement venant pour et au nom dudit Lavocat il s’en est constitué et constitue premier débiteur et poieur d’icelle somme et d’icelle somme tant en principal que fraiz et mises promettant libérer garantir descharger et rendre indempne ledit Lavocat ses hoirs etc et luy en bailler ou à ses hoirs quitance bonne et vallable dudit Jodon ou de ses hoirs dedans ledit temps d’huy en un an prochainement venant à peine de tous intérests en cas de deffault ces présentes néantmoins demeurant etc
et à ce que dessus est dit tenir etc oblige ledit estably luy ses hoirs etc et ses biens à prendre vendre etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
fait et passé audit Angers maison dudit Lavocat par devant nous Marc Toublanc notaire de ladite cour royale d’Angers, présents Me Robert Rideau et Jehan Picquet natif de la Fleche demeurant audit Angers tesmoings

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Jacques Andouillette signe à Denis Chartier un titre nouveau, Bonnetable et Angers 1659

il a un patronyme dur à porter, mais à part Andouille qui existe encore, je ne trouve pas le patronyme Andouillette de nos jours.
Le titre nouveau était une pratiquement la reconnaissance de la dette et l’engagement de la servir par des héritiers.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 21 mai 1659 après midi, pardevant nous François Delahaye notaire royal à Angers fut présent et personnellement estably honorable personne Jacques Andouillette messager de Bonnestable à Paris demeurant audit Bonetable tant en son nom que soy faisant fort de Robert Durant Jacquine Andouillette sa femme, Michel Boyer Renée Andouillette sa femme, et de Françoise Andouillette femme de Michel Chevalier absents, auxquels ledit estably promet faire ratiffier ces présentes toutefoys et quantes
lequel estably esdits noms et chacun d’iceulx l’un pour l’autre seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens renonçant au bénéfice de division discussion et ordre de priorité et postériorité sur les poursuites qu’honorable Denys Chartier fils et héritier en partye de deffunts Michel Chartier et Françoise Beslin leur voulloit faire pour avoir tiltre nouveau de la continuaiton du payement de la somme de 18 livres 15 sols de renet hypothécaire créée au profit dudit deffunct Chartier par ledit Andouillette pour 300 livres de principal par contrat de constitution passé par devant Binet notaire au Mans le 21 novembre 1622, ledit contrat baillé en payement audit Denis Chartier par ledit Delahaye notaire son curateur sur le reliqua de son compte par acte passé par devant Me Germain Cordel notaire le 22 septembre 1689
a iceluy estably esdits noms et en chacun d’iceulx l’un pour l’autre seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens promis et par ces présentes promet et s’oblige solidairement icelle rente de 18 livres 15 sols tournois rendre et payer servir et continuer par chacun an audit Denis Chartier en sa maison en la ville d’Angers le premier payement commançant le 21 novembre prochain vevant et à continuer de terme en terme d’an en an
laquelle rente de 18 livres 15 sols ledit estably a assise et assignée assiet et assigne sur tous et chacuns ses biens présents et futurs qu’il a généralement et spécialement obligés affectés et hypothéqués de l’hypothèque dudit contrat de constitution tant au payement et continuation de ladite rente que rachapt et admortissement d’icelle qu’il pourra faire toutefois et quante recognoissans ledit estably icelle rente estre bien et deument deue audit Charlier et ladite somme de 300 livres de principal dudit contrat avoir tourné au proffit dudit Andouillette
à laquelle recognoissance promesses obligations et ce que dessus tenir etc à peine etc s’oblige ledit esdit estably esdits noms solidairement et sans division de personnes ni de biens etc biens etc renonçant etc dont etc
fait et passé audit Angers maison dudit Delahaye notaire royal susdit en présence de Me Jacques Baron et Jacques Cotelle clercs demeurant audit Angers tesmoings

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Philippe Dubec, évêque de Nantes et abbé de Pontron, a emprunté 200 écus sol à Mathurin Nepveu et François Lemesle, Angers 1588

j’ai bien écrit « emprunté » dans mon titre, car si l’acte ne précise pas le terme de prêt, il est clair que Mathurin Nepveu et François Lemesle viennent d’avancer 200 écus à l’évêque de Nantes, venu à Angers, et n’ayant pas sur lui sa carte bancaire, il n’a pas la somme sur lui et l’acte qui suit semble bien dire qu’il a dû l’emprunter, mais que compte-tenu de son rang, les 2 compères et le notaire n’ont pas expressément formulé le terme de « prêt », sans doute moins honorable que « avance ».
En fait les avances étaient des prêts déguisés d’ailleurs.

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Je salue ici, les honorables descendants de François Lemelle, aliàs les Gallissonnière, familiers de ce blog, dont l’ancêtre semble avoir une belle activité marchande de marchand fermier sans doute.

Mais outre que cet acte doit réjouir ici les Gallissonnière, je décrouvre émerveillée le terme de « sieur de Boutigné, car le révérence évêque de Nantes est logé chez lui. Puis, à la fin de l’acte je découvre que ce sieur de Boutigné est l’archidiacre en l’occurence Jacques Eveillard.
Or, mes DAVY sont sieur de Boutigné, et je pensais qu’ils étaient les seuls à porter ce qualificatif, et je me demande à quel titre Jacques Eveillard est ici porteur du titre, et je demande donc à tous les habitués de ce blog, amateurs de Davy de Boutigné, de faire le point sur cette question avec moi.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 18 octobre 1588 avant midy, en la cour du roy notre sire Angers endroit par devant nous François Revers notaire d’icelle personnellement estably révérend père en Dieu Me Philippes Dubec evesques de Nantes, conseiller du roy, et abbé de l’abbaye de notre Dame de Pontoctran estant de présent en ceste ville d’Angers en la maison du sieur de Boutigné chanoyne en l’église d’Angers
soubzmectant etc confesse avoir ce jourd’huy quicté céddé et transporté en encores par ces présentes quicte cèdde et transporte
à honorables hommes Mathurin Nepveu sieur du Boisaulbin demeuranty ès fauxbourgs st Jacques lez Angers et à François Lemelle sieur de la Hamonnaye demeurant Angers paroisse st Pierre à ce présents stipulans et acceptant
la somme de 200 escuz sol à prendre et recepvoir savoir de Me Hélye Garreau chastelain de Bescon fermier du Tremblay et terres qui en dépendent la somme de 136 escuz deux tiers vallant 410 livres audit révérend deue pour une demye (sans doute omis « année ») de sa ferme dudit Tremblay à Noël prochainement venant et le reste montant 63 escuz ung tiers le prieur et recepveur de Me (un blanc) Lehuillier controleur à Ingrande aussi deue sur sa ferme dépendant de ladite abbaye sur une demye année de ladite ferme chacun demye année ? audit jour de Noël
et pour valleoir le payement desdits sommes dessus et icelles recepvoir desdits dessus dis Garreau et Lehuillier a iceluy révérend père en Dieu consenty et consent que Me Lucas Trochu et cofermiers facent payer bailler et délivrer lesdites sommes cy dessus par lesdits Garreau et Lhuillier chacun pour leur regard auxdits Nepveu et Lemelle
et au cas que ledit père révérend tant en son nom que comme procureur de révérend père en Dieu Me Jehan Dubec abbé de l’abbaye de Mortenier ? et de ladite abbaye de Pontoctran luy baillassent le grand de ladite ferme de ladite abbaye a consenty et consent que lesdits Nepveu et Lemelle ayent et prennent et reçoivent du fermier ou fermiers ladite somme de 200 escuz sol sur les deniers de l’advance de ladite ferme ou dudit sieur de Boutigné qui pourra comme procureur dudit sieur révérend évesque de Nantes recepvoir les deniers de ladite advance
et est faite la présente cession et transport de ladite somme de 200 escuz sol pour et moyennant pareille somme de 200 escuz sol que lesdits Nepveu et Lemelle ont sollée et poyée et baillée ausit révérend évesque de Nantes qui ladite somme a eue prinse et receue en francs de 20 sols pièce et quarts d’escu et laquelle lesdits Nepveu et Lemelle ont ce jourd’huy empruntée de Mathurine Fleury par obligation passée par nous notaire pour bailler audit révérend évesque, à ce tenir etc dommages etc oblige ledit révérend évesque soy ses successeurs évesques biens et choses présents et advenir à prendre etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
fait Angers maison dudit sieur de Boutigné en présence de discret Me Pierre Bigeard curé d’Ancenys demeurant à St Laurens du Mothay et vénérable et discret Me Jacques Eveillard grand archidiacre et chanoine en ladite église d’Angers sieur de Boutigné tesmoings

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François Lemelle paie des marchandises avec des cédules qui lui sont dues, Angers 1591

si bien que son vendeur doit maintenant se faire rembourser des autres. Pratique !!! j’en doute !!! en tous cas pratique pour l’acheteur. En fait, au fil des innombrables actes que je vous mets ici, on constate qu’autrefois on payait rarement en argent liquide et sans crédit.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 15 mai 1591 avant midy en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous François Revers notaire d’icelle personnellement estably honorable homme François Lemelle marchand demeurant Angers paroisse st Pierre soubzmectant etc confesse avoir ce jourd’huy quité ceddé et transporté
à honneste homme Jehan Tierce marchand demeurant audit Angers paroisse ste Croix bedeau de l’université d’Angers
la somme de 11 escuz deux tiers 4 sols par une part audit Lemelle deue par Me Nicollas Vallin esleu pour le roy en la ville de Château-Gontier comme ledit Lemelle nous a présentement fait apparoir par la cédule dudit Vallin signée Vallin estant au papier journal dudit Lemelle et pour les causes de ladite ceffulle du 13 juillet 1588
et en quite et transporte ledit Lemelle audit Tiercé la somme de 9 escuz ung tiers 12 sols audit Lemelle deue par noble homme Renée Ernoul lieutenant particulier au siège dudit Château-Gontier comme ledit Lemelle nous a présentement fait apparoir par la cédulle dudit Ernoul signée Ernoul estant pareillement au papier journal dudit Lemelle
et la somme de 2 escuz ung tiers 5 sols aussi deue audit Lemelle par ledit Ernoul par aultre cédulle estant audit papier journal pour les cases contenue esdite cedulle, la première desdites cédulles estant au feillet dudit papier journal
les copies desquelles 3 cedulles cy dessus vidymées à leurs originaulx demeurez audit papier journal ledit Lemelle a présentement baillées ès mains dudit Tiercé qui les a eues prinses et receues
lesquelles cedulles ledit Lemelle a promis et promet garantir audit Tiercé et les luy faire bonnes et vallables pour desdites sommes de 11 escuz deux tiers 4 sols, 9 escuz ung tiers 12 sols et 2 escuz ung tiers 5 sols ainsi ceddées comme dit est revenant ensemble à la somme de 23 escuz sol 41 sols en faire telle poursuite à l’encontre desdits Vallin et Ernoul chacun pour leur regard tout ainsi que eust fait et peu faire ledit Lemelle en vertu desdites cedulles,
et à ceste fin ledit Lemelle a céddé et transporte, cèdde et transporte audit Tiercé ses droits noms raisons et actions et l’a subrogé et subroge en iceulx et consent qu’il s’y face subroger par justice si mestier est
et est faite la présente cession et transport pour demeurer ledit Lemelle quicte vers ledit Tiercé de pareille somme de 23 escuz 41 sols des deniers que ledit Lemelle peut debvoir audit Tiercé à cause de vendition et livraison de marchandise et pour raison de quoy ledit Tiercé auroit fait adjourner lesdites cedulles par devant messieurs les juges et consuls des marchands de ceste ville d’Angers affin de poyement
et est faite la présence cession sans préjudice du surplus de ce que ledit Lemelle peu encores debvoir audit Tiercé
tout ce que dessus a esté stipulé et accepté par lesdites partyes respectivement, à laquelle cession et tout ce que dessus est dit tenir etc garantir etc dommages etc obligent lesdites parties respectivement etc renonçant etc foy jugement condemnation etc
fait et passé Angers à notre tabler en présence de Pierre Delalande et Pierre Eveillon praticiens demeurant audit Angers tesmoings

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