Michel Allaneau sieur de Villedé a donné son droit de fief sur le contrat de Pierre Hoisnard : La Rouaudière 1624

Outre le retrait lignager que tout membre d’une famille pouvait faire sur une vente faire inopinément par un de leurs proches, il existait le retrait féodal du seigneur de fief.
Ici, Michel Allaneau, donne à titre gracieux, son droit de fief sur un contrat en particulier, et comme je suis un peu (beaucoup) curieuse en matière d’histoire familiale et sociologique, je suppose que Michel Allaneau n’a pas l’argent liquide pour opérer ce retrait, mais qu’il a tout à fait envie d’éliminer Hoisnard. Alors, il s’arrange avec quelqu’un qu’il apprécie par de bons contacts, et de son milieu, pour barrer la route à Hoisnard, et, on peut supposer que ce faisant il se met si bien Hullin dans la poche, que Hullin saura lui rendre un service à l’occasion.

J’ai fait il y a longtemps déjà une énorme étude sur les ALLANEAU, et j’ai été copieusement copiée, par d’innombrables bases de données, quite pour certains à modifier un peu histoire d’ajouter leur pate plus ou moins sérieuse. Bref, j’ai découvert ces jours-ci que les Allaneau ont aussi été mis sur Filae, qui n’est pas gratuit, et vend 70 euros/an son accès. Les Américains font de l’argent sur tout, y compris sur ce qu’ils ont pris, et il n’y a pas que Google et Apple comme le disait ce jour notre ministre de l’économie pour piller.

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E1/457 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Le lundi 11 mars 1624 avant midy, devant nous Pierre Hunault notaire royal héréditaire en Anjou résidant à Craon, fut présent en sa personne establi soubmis et obligé honorabhle homme Me Michel Alasneau sieur de Villedé demeurant en sa maison de la Huberdière paroisse de la Rouaudière, lequel a volontairement donné quité céddé et transporté et par ces présentes donne quicte cèdde et transporte à Jullien Hullin escuyer sieur de la Fresnaye demeurant audit Craon, à ce présent, le droit d’avoir et prendre par puissance de fief et retrait féodal les choses contenues ès contrats d’acquêts faitz par Me Pierre Hoysnard pour raison d’une chartée de foign et du grain et escotaige du pré des Rivières tenu dudit fief de Villedé et appartenant audit sieur de Villedé ; et est ce fait par ce que très bien luy a pleu et plaist, pour par ledit Hullin faire et exécuter ledit retrait féodal pour et à son profit et non autrement, à la charge de rembourser le fort principal et tous les loyaulx cousts et mises comme de raison ; tout ce que dessus a esté stipullé et accepté par chacune desdites partyes ; à laquelle cession et tout ce que dessus est dit tenir etc dont les avons jugés et a ledit sieur de Villedé constitué le porteur des présentes pour en faire telle déclaration au profit dudit sieur Hullin en jugement ou dehors ; fait et passé audit Craon à notre tabler en présence de Me Mathurin Guillet sieur du Bois Jouon et Me Jacques Duboys recepveur des traites demeurant audit Craon »

Contrat de mariage de Marguerite Tomin et Mathurin Moché : Avénières 1716


Voici l’un des multiples actes qui donnent TOMIN comme patronyme (j’ai beaucoup d’actes que j’ai moi-même étudiés)

Le patronyme de l’épouse de Guillaume Bonhommet est bien TOUMIN aliàs TOMIN et j’ai beaucoup de choses sur ce nom dans mon étude BONHOMMET (à la fin de ma longue étude qui fait actuellement 34 pages), et voici un contrat de mariage d’une TOMIN

Le milieu est là encore meunier comme mon LEBRETON époux BONHOMMET et on voit que le milieu n’a pas la fortune aisée.

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E9/016 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 14 juillet 1697 après midy, par devant nous Louis Lancro notaire royal du Mayne à Avesnières lez Laval, furent présents en leurs personnes Mathurin Moché compagnon meunier fils de deffunts Mathurin et de Catherine Douxamy ses père et mère, demeurant au moulin du Gravier dite paroisse d’Avenières d’une part, et Marguerite Tomin fille de Michel Tomin marchand meunier et Marie Nepveu ses père et mère, demeurante avec eux au moulin de Cheré paroisse de Parné d’autre part, entre lesquels a esté fait les pactions de mariage qui suivent, c’est à scavoir que lesdits Moché et Tomin, procédant tous deux comme majeurs, que de l’advis authoirité et consentement, scavoir ledit Moché de Jean Moché laboreur son frère de père demeurant au lieu du Verger paroisse de Bouchamps, et de Pierre Douxamy aussy laboureur son oncle demeurant à la Charterie paroisse de St Vénérand, et ladite Thomin dudit Louis son père demeurant audit Moulin de Chéré, à ce présents establis et soubmis, ont promis se prendre l’un l’autre en loy de mariage fiancer et épouser en fasse se nôtremère ste église catollique apostollique et romaine aussy tost que l’un par l’autre en sera requis s’il ne s’y trouve empeschement légitime qui puisse mariage dissoudre, soubz les conditions cy après sans lesquelles ledit mariage futur n’auroit esté fait, conclud ny arresté, qui sont que ledit futur entrera audit mariage avec la somme de 100 livres qu’il a en main en argent, provenu de son péculle, et ladite future avec la somme de 60 livres en argent et 40 livres en hardes et linge qu’elle a à son usage, aussy provenu de son péculle… Fait et pasé audit Laval en présence de Julien Tomin marchand meusnier et René Hamon Me boulanger frère et beau-frère de ladite future épouse, et encores de Joseph Dugué contôleur des exploits et Louis Girard – Ledit Jean Moché a dit ne savoir signer »

Contrat de mariage d’Anne Bonhommet et Guillaume Lebreton : Laval 1716

Anne Bonhommet m’a encore (je l’ai souvent refaite en ligne) occupée 15 jours durant, en vain, impossible de retrouver son baptême, et pire il existe 2 baptêmes d’autres Anne Bonhommet en 1687 mais la reconstitution que j’ai effectuée il y a plusieurs années déjà de tous les BONHOMMET de Laval et environs, sont formels, ces 2 autres Anne Bonhommet sont différentes et les filiations bien établies.

Pire, toujours malgré mes années de recherche, je ne suis pas parvenue à trouver le mariage religieux, bien que je possède le contrat de mariage devant notaire en 1716, donc une filiation que l’on peut considérer comme fiable.

Je vous mets ce jour ce contrat de mariage car il appelle 2 remarques importantes :
1-Je ne suis pas certaine de ma lecture sur le titre et/ou qualificatif de Guillaume Bonhommé, et je vous ai mis la vue ci-dessous surlignée en rouge
2-Nous avons vu les jours précédents de billet, les nombreux acquêts effectués par Anne Bonhommet jeune veuve, soit 4 maisons, 3 closeries et 2 rentes. Or, la dot ici mentionnée au contrat de mariage, ne permet pas ce niveau de fortune, pas du tout, et si on regarde bien la fin de ce contrat de mariage on découvre des témoins nombreux et socialement remarquables (Frin, Hoisnard, Duchemin) qui sont la classe sociale de négociants de Laval (voir l’ouvre de Jocelyne Dloussky, Vive la toile) et cette classe de négociants est fortunée et ne se mélange pas aux petits bourgois marchands tissiers et meuniers et boulangers.
Malgré toutes mes recherches dans les BMS je ne suis pas parvenue à comprendre ce que font ces négociants à ce mariage, par contre, maintenant que j’ai dépouillé l’inventaire de tous les acquêts d’Anne Bonhommet je me demande quel lien on peut y voir ???

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E2/537 devant Chevalier notaire royal à Laval – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 30 juillet 1716 , furent présents en leurs personnes establis et deuement soubmis Jean Lebreton marchand et Marguerite Poisson sa femme de luy authorisée, et Jean Lebreton Me boulanger leur fils demeurant en cette ville de Laval paroisse de la Trinité d’une part, et Anne Bonhommé fille majeure issue du mariage de deffunts Guillaume Bonhomme [sieur Mafleur] et de Marie Thoumin demeurant à Laval dite paroisse de la Trinité d’autre part,

Je vous ai surligné en rouge le passage important, sur lequel j’ai un doute sur le qualificatif de Guillaume Bonhommé, et j’ai donc mis entre crochets ce que je crois déchiffrer mais je n’en suis pas certaine et je demande votre avis.

entre lesquelles parties a esté fait ce qui s’ensuit : c’est à savoir que ledit Jean Lebreton fils et ladite Anne Bonhomme ont promis et se sont respectivement obligés se prendre en mariage fiances et épouser en face de notre mère ste église catholique apostolique et romaine si tost que l’un en sera par l’autre requis et ne se trouve empeschement légitime, sous les conditions suivent, qui sont que ledit futur époux entrera audit mariage avec la somme de 600 livres que ledit Lebreton et ladite Poisson ses père et mère lui promettent, en lequel ne sera compris les frais et avances faites par ses père et mère à l’occasion de son apprentissage et maîtrise au métier de boulanger, tant en argent que marchandises dont sera fait inventaire avant la bénédiction nuptiale par simple mémoire qui sera fait en présence des parties. La future épouse entrera audit mariage avec tous ses droits mobiliers et immobiliers dont sera pareillement fait inventaire par simple mémoire (f°2) qui sera fait en présence de toutes les parties, qui demeurera attaché à ces présentes ; et à l’égard de la future épouse elle entrera audit mariage avec tous ses droits mobiliers et immobiliers tant en son pécule qu’autrement, dont sera pareillement fait inventaire aussi par simple mémoire dans ledit temps en présence de toutes les parties et signé de ceux qui savent signer, pour demeurer aussi attaché à ces présentes ; qu’ils entreront en communauté par demeure d’an et jour, en laquelle ils mettront chacun la somme de 100 livres, et le surplus de leurs autres biens et les successions quil leur pourront échoir, directes et collatérales, leur demeureront à eux, leurs hoirs et ayans cause, et à ceux de leurs estocs et lignées quant à tous effets censés et réputés propres à chacun d’eux, et en cas d’alliénation des propres desdits futurs conjoins et réemploy en sera, scavoir à l’égard de la future épouse sur les biens de ladite communaitémême sur les propres dudit futur époux, et à l’égard dudit futur époux sur les biens de ladite communauté seulement, et l’action de remploy demeure pareillement réputé propre de ladite future épouse, d’elle et ses hoirs et ayans cause en son estoc et ligne, aussi quant à tous effets, et pour plus grande assurance ledit futur époux a dès à présent créé rentes au proffit de ladite future épouse d’elle et ses hoirs et ayans cause en l’hypothèque du présent contrat sur ses plus clairs biens ; pourra la future (f°3) épouse ses enfants frères et soeurs seulement renoncer à ladite communauté et ce faisant reprendre tout ce qu’elle y aura apporté et y sera reçu en son chef même ladite somme de 100 livres franc et quite de toutes debtes quoiqu’elle y eust parlé, dont elle sera aquitée par le futur époux en l’hypotecque des présentes ; et sera douaire coutumier sur tous les biens subjets à douaire dudit futur époux même sur les propres conventionnels duquel douaire couront du jour qu’il aura lieu sans qu’il soit besoing de sommation ni réquisition en justice quoique requise par la coutûme, à laquelle a esté dérogé pour ce regard ; ce qu’ils ont ainsi voulu stipullé et accepté, dont les avons jugé à leurs requestes et consentement ; fait et passé audit Laval en présence et de l’advis de François Leroy marchand oncle du futur époux, Ambroise Soisnard Me cordonnier et Marie Bonhommé sa femme sœur de la future épouse, et François Henry marchand son cousin, et encore de Me François Lecerc Sr du Moulin avocat en parlement, de Pierre Chedhomme Me Bourrelier et de Nicolas Ragot marchand demeurant audit Laval tesmoings signé Desvalettes Levêque (2), Delaporte Marest (cf ci-après), Jean Lebreton [époux], Anne Bonome [épouse], B. Frin, Marguerite Poisson [mère de l’époux], F. Leroy [oncle de l’époux], J. Hou.., A. Soisnard [oncle de l’époux], Farcy de Mué, Frin Chauvinière [veuf Hoisnard], Leclerc, Françoise Margotin, Jacques Hoisnard, Renée Lamy, Louise Housin, Charlotte Françoise Hoisnard [fille de Jacques et Antoinette Duchemin, et épouse depuis 1691 de Christophe Duchemin], Jaca.. , Demé, N. Ragot, Marie Lebreton, Chapon, Marie Leroy, Antoinette Hoisnard, Marie Chapon, Renée Duparc, Louise Leroy, Renée Duparc, Jean Baptiste Duparc, M. Hoisnard, Jeanne Frin, Renée Frin, Catherine Frin, Marguerite Breton, René Breton, Chevalier Nre

Anne Bonhommet, veuve jeune d’un boulanger, avec 8 enfants, fait fructifier son bien : Laval 1759 (fin)

Voici encore une closerie acquise par la veuve du boulanger.

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E8-316 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Ceci est la suite de mon billet du jour précédent

Liasse concernant la propriété du lieu et closerie de la Maladrie situé paroisse de l’Huisserie : Criée et bannie faite par Aubry huissier à Nuillé sur Vicoin, à la requeste de Jean Legendre sur Pierre Mongazon et Madeleine Gallais sa femme du lieu et closerie de la Maladrie – Parchemin expédié au siège ordinaire dudit Laval le 28 août 1621 de saisie du même lieu – Parchemin de décret expédié audit siège présidial le 29 janvier 1689 sur ledit Pierre Mongazon et Gallais sa femme par leque ledit lieu a été adjugé à Jean Legendre pour luy ou à la suite et nomination de Me Jean Duchemin sieur de la Morlière pour amy – Obéissance rendue par dame Marie Frin veuve à la chastellenie de Laval dudit lieu de la Maladrie – Acte atesté de Me François Hubert notaire de Laval le 8 huin 1746 Me Anibal de Farcy chevalier seigneur de Marie Levecque son épouse ont vendu à ladite defunte demoiselle Bonhommé ledit lieu et closerie de la Maladrie – (f°22) Obéissances à la chastelennie de Laval
Liasse concernant la propriété de la rente de 31 livres 2 sols due par Pierre et Louis Fleury sur une maison tannerie et dépendances sise sous la halle Marteau dudit Laval paroisse saint Vénérand – Copie de partages en 3 lots des biens de la succession de demoiselle Marie Louise Gohard décédée femme de Pierre Fleury, arrêtés devant Me Louis Rozière notaire à Lavalle 22 février 1740, où au 3ème lot écheu à Joseph Louis Fleury en autres choses est compris la somme de 31 livres de retour de partage au 2ème lot échu à Pierre Louis Fleury où est compris ladite maison de la Tannerie – Acte atesté de Me Joseph Jardrin notaire royal à Laval le 2 avril 1743 par lequel ledit Joseph Fleury a donné à viager à ladite deffunte Bonhommé 100 livres de rente foncière amortissable par François Bercher marchand tissier et Jeanne Morin son épouse laquelle ils ont remboursée à ladite deffunte demoiselle Bonhommé la somme de 990 livres de retour de partage due par demoiselle Marie Fleury – Liasse des quittances (f°23)
Liasse concernant la propriété de 11 livres 8 sols 6 deniers de rente foncière inamortissable affectée sur le lieu et closerie de la Baudrais paroisse de Bazouges
Parchemin acte atesté de Me Pierre Lemonnier notaire royal à Laval le 23 janvier 1758 par lequel Pierre Louis Girard sieur de la Souhaiterie a constitué au profit de ladite deffunte demoiselle Bonhommé veuve Lebreton 50 livres de rente hypothéquaire
Et après qu’il ne s’est trouvé autre pièce à inventorier qui soit à la connaissance des parties ainsi qu’elles nous ont déclaré, avons de leur consentement arrêté le présent provès verbal d’inventaire sans préjudice aux droits respectifs des parties, et qu’elles ont ainsi voulu dont nous à leur requeste et de leur consentement les avons jugés etc fait et passé audit Laval après lecture faire, lesdits sieur et demoiselle Lebreton on signé avec nous notaire »

Anne Bonhommet, veuve jeune d’un boulanger, avec 8 enfants, fait fructifier son bien : Laval 1759 (suite)

Après avoir eu l’eau dans les fils électriques inclus dans le mur de béton qui prend l’eau, d’oû panne électrique, et la fente dans le mur de béton toujours pas réparée, je suis depuis plusieurs jours sans ballon d’eau chaude, et je fais face aux devis exagérés (l’un m’a demandé 1435 euros pour un cumulus de 150 l posé, et j’ai depuis hier un meilleur devis à 1219 euros, mais ce sont les vacances et les Nantais sont tous aux sports d’hiver, pas au travail, donc j’aurai l’eau chaude dans une semaine). Je suis donc perturbée dans ma vie perso, et vous prie de m’excuser pour le rythme du blog.

Mais, revenons à ce qui me surprend tant dans mes recherches, à savoir la surprenante succession d’Anne Bonhommet, car ici, après avoir déjà acheté 4 maisons alors que je vous rapelle qu’elle a été veuve jeune et non remariée, voici qu’elle achète des closeries, dont voici la première.

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E8-316 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Ceci est la suite de mon billet du jour précédent

Liasse contenant 17 titres de propriété du lieu et closerie de la Morinière paroisse de Loiron : Acte en parchemin du partage des biens de la succession de Jean Roullet et de Anne Chemineau sa femme arrestés et choisis (f°17) devant Me Jean Roullet notaire royal à Launay le 6 mars 1603 où aux 3ème, 4ème 5ème et 6ème lots sont compris la closerie savoir le 3ème lot à Etienne Roullet le jeune, le 4ème à Baptiste Roullet, la 5ème à Etienne Roullet l’aîné, et le 6ème à Perrine Roullet – Acte sur parchemin atesté de René Neil notaire royal à Ahuillé le 27 mai 1646 portant titre nouveau consenti par la propriétaire des lieux des la Provotrie, de la Roche et de la Jiannerie au profit de Michen Aujure propriétaire dudit lieu le cloteau de la Morinière … – Grosse sur parchemin d’acte atesté de Me Pierre Poulain notaire à Laval le 11 novembre 1662 par lequel Michel Aujure à vendu à René Pellé le lieu de la Morinière – Acte atesté dudit sieur Pellerin notaire à Laval le 17 décembre 1674 passé entre lesdits Aujure et Pillé portant adition au susdit acte – Partages sous seing privé du 3 novembre 1738 en 2 lots des biens de la succession de demoiselle Jeanne Huard veuve de Michel Jupin où au 1er lot à Michel Jupin est compris ladite closerie de la Morinière en Loiron – (f°18) Acte atesté dudit Lancro notaire audit Avenières le 6 février 1739 portant vendition faite par ledit Michel Jupin à ladite deffunte demoiselle Bonhommé dudit lieu et closerie de la Morinière et au pied de laquelle copie sont les ventes signées Duchemin fermier de l’abbaye de Clermont – Acte attesté de Lancro notaire audit Avénières le 7 juillet 1739 portant quittance par ledit Jupin au profit de ladite demoiselle Bonhommé – Autre quittance atestée de Me Joseph Jardrin notaire à Laval le 2novembre 1739 – Acte atesté de François Goussé notaire à Ruillé Le Gravelais le 12 avril 1740 par lequel demoiselle Marie Sorin a vendu à ladite deffunte demoiselle Bonhommé un petit cloteau de terre contenant environ 4 à 5 cordes situé au village de la Morinière – Liasse contenant les obéissances du lieu de la Morinière – (f°19) Autre liasse des quittances des devoirs dus à l’abbaye de Clermont –
Liasse contenant 8 pièces : Acte atesté de Me René Noil notaire royal à Huillé le 27 mai 1656 portant reconnaissance de la part de Robert Leclerc sieur de Cranne propriétaire du lieu de la Povoiterie François Martin et Jean Roullin propriétaires des lieux de la Roche audit Huillé du devoir de 2 boisseaux de bled seigle et 30 sols en argent, Jean Daret mary de Renée Fournier et cohéritiers propriétaires du lieu de la Bruancière paroisse de Loiron, devoir de pareil nombre de 2 boisseaux de led et 2 d’avoine et michel Aujure propriétaire du lieu de la Morinière, le tout pour la contribution des devoirs dus à l’abbaye de Clermont – Acte atesté dudit Noel notaire le 29 septembre 1675 portant reconnaissance par François Martin et détempteurs du village de la Roche devoir à Pierre Pillé propriétaire dudit lieu de la Morinière 2 boisseaux de bled et 2 d’avoinr et 30 sols en argent 15 jours avant la feste de notre Dame Angevine – (f°20) dû à Michel Jupin propriétaire du lieu de la Morinière 2 boisseaux de bled et 2 boisseaux d’avoine – Acte atesté de François Joseph Pichot notaire à Laval le 29 novembre 1738 par lequel François Deschamps propriétaire du lieu de la Roche a avoué devoir audit Michel Jupin 3 boisseaux d’avoine et 3 de bled rendus au lieu de la Morinière le 15 septembre de chacune année – Acte atesté de Me Sébastien Chevallier notaire royal à Laval le 6 décembre 1738 portant reconnaissance de la part de Jean Lottier et Marie Motreul son épouse propriétaires du lieu de la Manaire et Jean Orry propriétaire de la Potterie devoir audit Michel Jupin … – Liasse concernant les baux à collon partiaire du lieu de la Morinière (f°21) le dernier desquels atesté de Me Pierre Garreau notaire à Laval le 10 mars 1743 consenti par ladite demoiselle Bonhommé à Pierre Lebreil et Anne Piau sa femme

à suivre, car elle a fait beaucoup d’autres acquêts, y compris un acquêt de la famille Duchemin !

Anne Bonhommet, veuve jeune d’un boulanger, avec 8 enfants, fait fructifier son bien : Laval 1759 (suite)

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E8-316 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

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Autre liasse concernant la propriété du lieu et closerie de la Métairie au village du même nom paroisse de Changé : Contrats d’acquets – Copie de partage en 6 lots des biens dépendants de la succession de Pierre Godais sieur de la Maillarderie et de la démission de demoiselle Marguerite Prodhomme sa veuve arrestés devant Me François Moulinais notaire à Laval le 21 février 1683 où au 5ème lot sont compris ledit lieu échu à Michel et Jean Godais frères – Acte atesté de Me Michel Heaulme notaire à Laval le 13 janvier 1694 par leque ledit Michel Godais a donné à rente à Yves Moride et demoiselle Françoise Godais sa femme les héritages à luy échus par les partages en son 5ème lot et ce en quoi il est fondé comme héritier dudit Jena Godais son frère, le tout situé au village de la Métairie – Acte attesté de Pellerin notaire à Laval le 3 octobre 1696 par lequel François Langlois et Renée Godais sa femme ont donné à rente à Yves Moride leur part des héritages situés au lieu de la Métairie (f°12) – Acte atesté dudit Heaulme notaire à Laval le 13 mai 1713 par lequel demoiselle Marie Noury veuve Julien Buchet a donné à rente audit sieur Moride et femme une pièce de terre au pré Lanon situé aux environs du village de la Métairie échu à ladite Noury de la succession de demoiselle Suzanne Gasnier sa mère – Partages des biens de la succession de ladite demoiselle Françoise Godais et de ceux de la démission dudit Yves Moride arrestés et choisis devant Me Louis Rozière notaire à Laval le 2 août 1728 où au 4ème lot échu à Louis Loiron et demoiselle Marie Moride son épouse compris ledit lieu et closerie de la métairie audit Changé – Acte atesté de Me René Trois notaire à Laval le 30 janvier 1733 par lequel lesdits Loirou et Moride sa femme ont vendu à ladite demoiselle Bonhommet veuve Breton ledit lieu et closerie de la Métairie tel qu’il leur est echu par les susdits partages atestés dudit Rozière, à la suite sont quittances atestées dudit sieur Nois le 3 février suivant – (f°13) Acte atesté de Me Trois notaire à Laval le 2 novembre 1733 par lequel Jean Angot et Marie Gasnerie a femme ont donné à ladite demoiselle Bonhommet veuve Breton un apentis un grenier de plus, un champ nomma la Mardette du Milieu, et un tiers de la pièce de la Mardelle des Rafolles contenant un journal et une portion du cloteau Marchais contenant 3 cordes et demi, le tout au village et environs de la Métairie et du Ragollereau dit Changé, à la charge d’en payer 30 livres de rente foncière en déduction de laquelle a ét épayé 8 livres – Acte attesté dudit Trois le 12 novembre 1733 par lequel Guillaume Guerin, et Jean Guerin, héritiers de Florant Guérin et Françoise Gasnerie sa femme ont vendu à ladite demoiselle Bohommé tous les héritages – Acte sous seing privé entre ledit Loirou et ladite defunte veuve Breton – Acte attesté de Me Sébastien Chevallier notaire à Laval le 22 septembre 1734 par lequel François Decré propriétaire d’une closerie au village des Ragolles … par le sieur Cochon des Buttes et la demoiselle Decré son épouse, et la dite deffunte demoisellle Bonhommet ont fait échange de quelques parties de terres dépendantes desdits lieux – (f°14) Acte atesté dudit sieur Chevalier ledit jour 22 septembre 1734 portant échange de terres fait entre Me Claude Belot commis greffier du siège de Laval, d’autre lieu de la closerie des Ragolles actuellement appartenant à Me François Salmon notaire audit laval et ladite demoiselle Belot son épouse, et ladite deffunte demoiselle veuve Breton – Acte atesté dudit Chevallier notaire le 25 avril 1739 portail égail de fief fait de la rente de 6 boisseaux chevallerets d’avoine et un sol 6 deniers en argent deu à la chastellenie de Saint Divin … sur ledit village de la Métairie et fresche du même nom où la contribution o icelle rente est réglée pour le lieu de la métairie à ladite demoiselle Bonhommet et un boisseau et demi d’avoirn et 3 deniers en argent – Acte atesté du Maurice Lancro notaire à Avenières le 22 mai 1740 portant quittance consenty par Guillaume Gasnerie au profit de ladite demoiselle Bonhommet de 250 livres pour amortisssement de 12 livres 10 sols de rente faisant moitié de la susdite de le 25 livres de rente à quoy avoit été pris à rente par ladite damoiselle Bonhommé des héritages dénomés sur l’acte atesté cy-dessus … – (f°15) Quittances … – Acte atesté dudit Lazure ? notaire à Laval le 23 novembre 1755 qui est quittance d’amortissement fait par ladite demoiselle Bonhommet veuve Lebreton à René Saulou et Julienne Angot sa femme de 3 livres 2 sols 6 deniers de rente partie de la susdite de 12 livres 10 sols due à Mathurin et Jean Angot frères demeurant actuellement paroisse d’Avenières – Autres quittances – (f°16) Liasse contenant les acquits des biens de la Métairie … – Liasse de baux faits par ladite demoiselle Bonhommet à François Ballue ? et Marie Huau sa femme du lieu de la Métairie … – Comparution de ladite demoiselle Bonhommet aux assises de la seigneurie de Chambon paroisse de Changé –

à suivre, car elle a fait beaucoup d’autres acquêts, y compris un acquêt de la famille Duchemin !