Vente des meubles de Rose Esnault veuve Guillot : Marans 1839 (suite et fin)

Ceci fait suite au billet d’hier qui donnait le début de cette vente.
Non seulement elle a moulin à café et cafetière, des glaces, mais elle a aussi une baignoire.
Après une première surprise de voir la vente de la baignoire comme meuble à emporter je reviens sur ma surprise, car je pense qu’il n’y avait pas l’eau courante et qu’il s’agit d’une baignoire sans robinets, comme une sorte de baquet en forme humaine, dans laquelle on versait l’eau chaude.


voici la maison que quitte Rose Esnault et qui est vidée à travers cette vente publique

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E12 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

(f°7) 2 draps à la femme Bottier à La Chapelle 7 F
Un drap à dame Rousseau de Segré 2,85 F
6 essuie mains à Vannier 3 F
2 sabliers à Haulbert 2,05 F
7 linges à pain à la femme Bottier 0,65 F
Un bissac et 6 linges à pain à Vannier 1,70 F
Une nappe et un bissac à Haulbert 3,30 F
Un lot de linge à dame Rousseau 1 F
Un drap à dame Rousseau 5 F
2 draps à la même 3,80 F
2 rideaux à Haulbert 10 F
Un baton doré et 2 rideaux de croisie à Allard 10 F
3 poches à Vannier 5,45 F
Une couverture à Haulbert 8,95 F
Une poche à la femme Rousseau 1,05 F
Une autre à la femme Bottier 1,05 F
Un lot de vaisselle à la veuve Hervé 0,40 F
(f°8) 4 cadres à dame Rousseau 2,60 F
Un saladier et 3 assiettes à Vannier 0,75 F
Un plat et 3 assiettes à Huet 0,65 F
3 cadres à Coheu 3,30 F
4 cadres à Popin 3 F
2 rideaux et un baton doré à Allard 8 F
4 cadres à dame Rousseau 1,85 F
Un cadre à Gastineau 0,545 F
33 bouteilles de verre à le femme Bouvet 6,40 F
Un pot à feu à dame Fleury 0,80 F
2 petits chandeliers à dame Deschere 1,25 F
Un pannier et des volumes à Gastinay 1,10 F
Un vieux livre au même 1 F
Une poche au même 0,55 F
Une table de nuit à Popin 5,10 F
Une potine et terrine à Grimault 1,65 F
Une à la veuve Hodé 0,30 F
Un égoutoir et une casserole à Chevalier 1,05 F
Un lot de ferraille à Vannier 3 F
Un soufflet et une boîte à chapeau 0,30 F
3 bouteilles de terre à Mellet 1 F
Une bouteille et un pot à la même 1,80 F
Une marmite à Gastineau 1,30 F
Un moulin à café à Naslin 1,25 F
Une cafetière un chandelier à Belois 2,95 F
(f°9) Une lanterne à Gastinay 1,45 F
Un selit ? à chevalier de Gené 0,25 F
Une boîte à Mr Rousseau 0,85 F
Une boïte, 2 figures de cire à la femme Faucheux 0,35 F
Une brosse à Vannier 0,55 F
2 cordes à lessive à Grimault 1,15 F
Un pot à lait à dame Halbourg 1,10 F
14 cuillers et 9 fourchettes à Gastinay 2,95 F
Un lot de poterie et 6 cuillers à Grimault 0,95 F
Un montauban à Popin 2,50 F
Une boîte de bois à Naslin 0,70 F
Un travouil et sas à Belois 1,05 F
Une scie de travers à Guilleux de la Ravardière 3,10 F
Une pelle, un vouge, une broche à Vannier 4 F
Un rouet à Mme Giron 1,50 F
Une pompe à Popin 4,25 F
Un bois delit démonté à Gastineau 2,75 F
Une pelle de bois et un boisseau à Guilleux 0,95 F
Une selle et bride à dame Deschère 13 F
Un caparaçon à Roussier 5 F
Un sac et des taquets à Allard 4,05 F
Un rideau au même 1,30 F
Une terrine, un pot à dame Giron 0,35 F
2 terrines à Vannier 0,50 F
Une grande table à Allard 4,50 F
(f°10) Un secrétaire à Allard 36 F
8 paillons et de la graine de navete à Prodhomme 3,50 F
Une couete à la femme Hardeux 14 F
Une pendule à Haulbert 15,25 F
Une table ronde à dame Deschères 2 F
Une table à Richard 4,25 F
Un buffet à Richard 37,25 F
Un bois de lit, carrée, vergettes et rideaux au même 40,25 F
Une glace à dame Girard 25 F
Une commode à M. Mercier 32 F
Un fourneau à Fouillet Bertais 4,05 F
Une baignoire à Vannier 28 F
6 chaises à Jeanne Popin 18 F
6 autres à M. Mercier 19 F
Une couete à Richard 49 F
Une couverture à Dame Rousseau 5,75 F
Une couete à Gastenay 23,95 F
2 traversins à Richard 6,25 F
Un traversin et un oreiller à Prodhomme 9 F
2 oreillers de bale à Dame Rousseau 0,80 F
2 oreillers à Houdayer 6,50 F
2 poches à Gastinay 1,55 F
2 poches à Pineau 2,25 F
Une glace à Gastineau 0,65 F
(f°11) Une rosse et du charbon à Bellois 2,15 F
3 bouteilles à Breton 0,65 F
Une taie d’oreiller à dame Fleurs 1,10 F
Une nappe à Richard 1,75 F
Une nappe à Chevalier 2,45 F
Un trépied à Tusseau de Chazé 2,50 F
Un chaudon à Haglaine 0,65 F
Une petite table à Chevalier 2,05 F
Un bois de lit et rideaux à Chevalier 26 F
Un bois de lit et rideaux à Tusseau 16 F
Un autre bois de lit et rideaux à dame Bouleau 40 F
Une tête de loup à dame Rousseau 4,50 F
Une vieille armoire à Crasnier 10 F
Un fut de charnier et la viande qu’il contient à dame Deschère 23 F
Un languier à Popin 3 F
Une poche à Tusseau 4,25 F
Un fauteuil à Bouleau 5,50 F
Un garde manger à Belloin 1,50 F
Une seine à M. Rousseau 9 F
Une passe de bois et son treteau à Guilleux de la Ravardière 4,15 F
Un lot de planches à Gastineau 5,60 F
Un lot de bois à Coheu 3,05 F
Une civière à Buran 4,60 F
Une panne de terre à dame Guerin 3,05 F
(f°12) 7 barriques à Guilleux de la Barre 9,60 F
6 chaises à Gastineau 1,30 F
Un lit de sangle et bois à Tusseau 3,15 F
Une table, 2 chaises à Bouleau 2,55 F
2 devant de cheminée et vannier à Bouleau 3,05 F
Des planches à Coheu 7,10 F
Un jeune cochon à Chevalier 27 F
TOTAL 1 266,20 F

Vente des meubles de Rose Esnault veuve Guillot : Marans 1839

Je descends des GUILLOT et faute d’avoir trouvé un inventaire des miens, voici un cousin proche et j’ajoute que ces familles sont absoluement proches socialement et géographiquement de ce que décrit Vipère au poing, dont je vous ai déjà parlé ici.

Cette vente est émouvante à 2 titres :

    Rose Esnault est vivante et vend tout le contenu de sa maison, ce qui semble signifier qu’elle se met quelque part « en retraite »
    Elle a un fils unique qui vit à Paris et vend tout, enfin tout ce dont il ne veut pas (et je pense que là vous m’avez comprise)

Voir ma page sur MARANS


voici la maison que quitte Rose Esnault et qui est vidée à travers cette vente publique

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E12 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 9 août 1839 devant Me Adam Roussier notaire au Lion d’Angers vente au lieu de la Ravardière commune ce Marans, des meubles appartenant à dame Rose Esnault veuve Guillot à la requête de Pierre René Guillot, propriétaire, demeurant à Paris, présentement au lieu de la Ravardière à Marans, agissant au nom de Madame Rose Esnault sa mère, veuve de M. Pierre Guillot, dont il se porte fort … vente (f°2) des meubles et effets mobiliers appartenant à Mme veuve Guillot et garnissan la maison de la Ravardière qu’elle habitait.
Une crémaillère et un lot de ferraille à Crasnier 1,30 F
Un moulin à café à Jean Augeul 0,30 F
Un lot de ferraille à Delestre de Champiré 1,15 F
Des boucles à rideaux à Crasnier 0,40 F
Un lot de ferraille à Cadeau de La Chapelle 1,50 F
Une araignée de fer et autres objets à Fouillet de la Bertais 0,75 F
Un hachereau, 2 serpes à Charles Baron 2,75 F
Un pannier et divers objets à Mesnard 0,25 F
2 chenets, un garde casse à Delestre de Champiré 4,30 F
Un pannier et menus objets à Cranier 0,35 F
Un lot de poterie à Fouillet Bertais 0,55 F
Une soupière et une casserole à Bonsergent de Louvaines 0,55 F
(f°3) Une lampe à Delestre 0,65 F
6 pots à confiture à la Ve Guilleux de Chazé 0,20 F
3 bouteilles de verre à Delestre 2,15 F
Une casse, un chandelier et autres objets à Cannier 1,30 F
Une cassette et un jeu de Domino à Vannier 0,30 F
Un pannier et des bouteilles de terre à Hallopeau 0,80 F
Des bouteilles de terre et une casserole à Justine Rousseau 0,40 F
Un lot de poterie à Cheray de la Joulière 0,45 F
Un lot de poterie à Jean Vannier 070 F
Des bouteilles de verre et des plumes à Delestre 0,95 F
3 cages et des fèves à Crasnier 1 F
De la graine d’olivette à la femme Deschere 0,55 F
4 pots à la femme Chevalier 0,65 F
2 chandeliers et une cafetière à Bonsergent 3,75 F
8 pots à la femme Guilleux de la Ravardière 1,55 F
Une casserole de fer et autres objets à Bellay 1,65 F
Un lot de poterie à Mme Lalande 1,05 F
Des paniers, de la tapisserie à la femme Guilleux 2,30 F
3 coins d efer à Delestre 7,10 F
3 tasses à café et autre fayence à Lalande 2,40 F
Une cafetière, un sucrier, 6 verres à la dame Duclos 2,55 F
3 tasses à café à la femme Deschere 0,75 F
2 chandeliers et une canelle à Péan de la Rabottière 2,70 F
Une fontaine et sa cuvette à la femme Deschere 6,75 F
(f°4) Un lot de fayence à dame Guilleux 2,05 F
Un parefeu et un cuvier à Gastineau 1,15 F
Des casseroles à la femme Huet 0,90 F
Un plat à barbe, des verres à liqueur et salière à la veuveGiron 1,50 F
Des pots à confiture en verre à demoielle Rousseau 0,70 F
Une soupière en porcelaine à dame Giron 1,55 F
Des pots à confiture à dame Giron mère 0,60 F
12 assiettes à dame Giron veuve 2,40 F
Un fusil simple à Genrigon de la Planche 6,15 F
Un huilier à dame Giron 1,30 F
6 assiettes à Pineau de Gené 1,05 F
Un lot d’assiettes à la femme Guilleux de la Ravardière 1 F
Un autre lot à Jufrairie 1,65 F
Un arrosoir et dévidoir à dame Halaine 2 F
Un hocol ? à Pasquier Maurice 0,80
2 chandeliers à Rochepeau 2,60 F
Un lot de soupières à la femme Guilleux 1,80 F
Une soupière et casserole à Dame Danlas ? 1,55 F
2 sabots neufs à R. Barat 1,75 F
Un lot de vaiselle à la femme Guilleux de la Ravardière 1,05 F
Un pot à l’eau et fayence à Laffay 1,65 F
Un lot de fayence à dame Girard veuve 1,10 F
Un soufflet, cuillers et fourchettes à Delestre 2,05 F
Des paniers à Pasquier 1,05 F
(f°5) Des assiettes à Desmas 3,20 F
Un lot de fayence à la femme Guilleux de la Ravardière 1,05 F
3 vases en verre à dame Davireau 1,10 F
2 chenets à dame Diron 5,60 F
8 volumes de Mollière à M. Roussier 1,60 F
Une poële chaudière à Foiuillet Bertais 33 F
Un chaudron à Péan de La Chapelle 2,15 F
Un autre à Pasquier 2,35 F
Une passette en cuivre à Gastineau 0,80 F
Une fourneau (sic) en fonte 2,75 F
2 poëlons à Roussier 2,70 F
2 poëles à frire à la femme Haie 2,70 F
Une petite poële à Mesnard de Ste Gemmes 1,05 F
Selle et pinier à dame Giron mère 3,45 F
Une poële percée à Bouvet de la Grignardière 1,60 F
Une seringue à M. Blanchet 6,75 F
2 chenets à dame Giron mère 4 F
Une veilleuse à dame veuve Giron 3,50 F
2 draps à Boisbouvier 5,05 F
2 tabliers à Péan de la Rabpttière 2,05 F
2 draps à Gaoutier Sevantais 8,50 F
2 nappes à Bellanger de Chazé 7,40 F
10 essuie mains à Jeanne Hamard de Lédais 4,15 F
2 draps à Tabourdeau de La Chapelle 5,75 F
2 nappes à Belay 4,10 F
(f°6) Une glace à M. Vourairie 24 F
Une commode àMelle Rousseau 26 F
Une roinette à Royer 0,50 F
Une armoire à Delestre 76 F
Une petite armoire à Boussier 28 F
Une huche à la femme Guilleux de La Chapelle 7,40 F
5 chaises à Guillaume Guilleux 6,75 F
5 autres au même 6,75 F
Une table à Delestre 2 F
Une grotte ? à dame Bouvet 16,50 F
Une glace à Vannier 6,95 F
Une petite glace à Gastineau 3,15 F
Un chaudron à Augustin Bellanger 2,85 F
Selle et pine ? à Jacquine Rivault 1,95 F
Une table de nuit à demoiselle Dumont 4,60 F
Une pelle et tranche à Bellay 5,20 F
Une marmite à Barré du Bourg 2,45 F
Une corde à lessive à Mauriceau de Gené 2,60 F
2 chaines à Aug. Bellanger 1,25 F
Un bois de lit dans la salle à Guilleux de la Barre 26 F
Des forces à Vannier 2 F
Une couverture à la femme Guilleux 8,45 F
2 draps à Péan de La Chapelle 8 F
Une marmite à Jouan 1,25 F
suite demain

Qui connaît Louis de l’Espinaceau, vivant en Poitou en 1619 ?

Appel résolu : je n’avais pas la forme hier, sans doute sous l’effet des malfaçons qui provoquent des inondations de mon appartement. Je suis lasse d’être victime, malgré l’immense énergie dépensée à me défendre. 

La famille HATON du Maine-et-Loire est mon travail car rien n’était fait avant, et j’en descends. Parmi les descendants on compte aussi Jean d’Ormesson.

Les éléments sur cette famille sont très rares dans les archives, et voici un acte qui m’apporte un complément car il nous apprend que Jean Haton a une sœur Renée veuve de Jean de l’Espinaceau et un gendre Louis de l’Espinaceau, vivants en Poitou. J’avoue que cela paraît troublant un beau-frère et un gendre du même nom, mais j’ai relu et relu beaucoup de fois l’acte original et je suis formelle, c’est bien ce qu’il faut lire.
Je recherche tout ce qu’on peut savoir sur cette famille du Poiton du nom de l’Espinasseau ou de l’Espinaceau. Si vous pouvez consulter Beauchet-Filleau, ce serais sympa de penser à moi. Merci d’avance.

Voir ma page sur Chazé-sur-Argos

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 19 novembre 1619 après midi par devant nous Guillaume Guillot notaire du roy à Angers furent présents en personne soubzmis et obligés Jehan Haston escuier sieur de la Mazure frère et unique héritier de deffunte damoiselle Renée Haston sa soeur veuve en dernières nopces de deffunt Jehan de l’Espinaceau escuier sieur de la Creullière demeurant ledit sieur de la Mazure audit lieu seigneurial de la Mazure paroisse du Bourg d’Iré pays d’Anjou d’une part, et Loys de l’Espinaceau escuier sieur de la Creullière gendre dudit sieur de la Mazure demeurant en la maison seigneuriale de la Cheussière paroisse de La Chapelle Largeau pays de Poitou d’autre part, lesquels ont transigé et accordé par l’advis de leurs conseils sur ce qui touche les différends et procès qu’ils avoient touchant ce que ledit sieur de la Mazure se plaignait de ce que environ qui fust 20 jours de ladite défunte Renée Haston sa sœur, que ledit Delespinaceau son gendre s’estoit emparé des biens de ladite deffunte qui estoient situés en Poitou et de grand nombre d’or et d’argent et de plusieurs debtes actives et meubles, que en estoit depuis exhérédé, ledit sieur de la Mazure demandoit qu’il eust à le laisser jouir du bien qui estoit à ladite deffunte, luy en … (f°2) les obligations et cédules en ce qui en reste encore à paier et la pocession de terre ; lequel sieur de la Creullière disoit que pour les debtes actives qui pouvoient appartenir à ladite deffunte elle luy en auroit fait cession et transport par transaction passée par Bouesseau notaire le (blanc) 1613 et quant aux acquests qui luy peuvent appartenir sis en Poitou elle luy en avoit fait don par devant ledit Bousseau et Blouin notaires de la chastelennie des Herbiers le 17 juin 1614 qui avoit esté deument insignué et registré au greffe de la sénéchaussée du Poitou à Poitier, et au regard des meubles qu’il n’y avoit pas eu de quoi faire les obsèques et funérailles de ladite deffunte tellement que ledit demandeur n’avoir action luy estre deue … (f°3) … en grande involution de procès et prest à y entrer … ont bien voulu accorder et transiger par accord irrévocable ainsi que s’ensuit, ledit Haston sieur de la Mazure s’est désisté et départy se désiste et départ par ce présentes de sesdites demandes, voullu et consenty, veult et consent que … par ledit de l’Epinasseau ait et luy demeure les acquets et debtes actives à luy donnés et transportés par ladite défunte Renée Haston sis et situés au pais de Poitou pour en jouir et disposer … sans pouvoir rien prétendre en ce qu’il y a de biens sis et situés en pais d’Anjou appartenant à ladite defunte, tant en héritages que acquests faits de tout le passé qui demeurent audit Haston, et est de fait pour et moyennant que ledit sieur de la Creuillière est tenu paier et acquiter toutes et chacunes les debtes passives de ladite deffunte Renée Haston … les frais et mises de ses obsèques … (f°4) et en descharge ledit sieur de la Mazure et outre de paier et bailler par iceluy sieur de la Creullière à Pierre Haston enseigne du corps de garde de la reine mère du roy, fils aisné dudit sieur de la Mazure la somme de 1 000 livres tz dedans le 1er juin prochain, de laquelle somme de 1 000 livres tz ledit sieur de la Mazure père a fait don et transport audit sieur son fils aisné pour pareille somme qu’il a recogneu en avoir eu et receu et au surplus sont et demeurent les parties hors de cour et de procès lesdits différends et procès nuls et terminés sans autre despens dommages et intérests de part et d’autre ce qu’ils ont stipulé et accepté et à ce tenir obligent respectivement renonçant foy jugement condemnation passé audit Angers maiso de noble homme Me Estienne Demazières en sa présence, et en présence de Guy Custojoux escuyer sieur de Presechan estant à la suite de la reine, Loys Delspinaseau escuyer sieur de la Brossardière cousin dudit sieur de la Creuillère demeurant en sa maison des Herbiers en Poitou, et René Haston escuyer sieur du Perron, fils dudit sieur de la Mazure tesmoings –

Et le dernier jour de décembre 1619 avant midy fut présent en personne ledit Pierre Haston escuyer enseigne des gardes de la reine mère du roy lequel a eu et receu contant présentement au vue de nous dudit Loys de Lespinaceau escuyer sieur de la Creullère son beau frère suivant la transaction de l’autre part la somme de 1 000 livres en or et monnaie bonne et de poids jusques à ce que ledit sieur de la Creullère debvoit et estoit obligé paier audit sieur de la Mazure fils par ledit accord et pour les causes y contenues dont il s’est tenu à content et bien paié et en quité ledit sieur de la Creullère présent et acceptant, fait Angers présents ledit René Haston escuyer sieur du Perron et François Martin demeurant Angers tesmoings »

Contrat de mariage de Jean Lebreton et Marguerite Poisson : Avenières (53) 1692

Jean Lebreton apporte 200 livres en argent et Marguerite reçoit 30 livrez de meubles mais ni l’un ni l’autre ne signent, seules les proches de Marguerite Poisson signent. Je revois cette famille, car j’en descends, et ce couple qui est bien dit « meunier » aura pour petite fille Juliene Lebreton, mon ancêtre au parapluie dont je vous parlais ces jours-ci, et quand je regarde encore cette descendance du couple Lebreton x Poisson, il y a une ascension sociale rapide inexpliquée, que je tente de revoir, cherchant à expliquer comment une telle ascension a pu être possible.

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E9 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

(AD53-3E9/11 Lancro notaire royal au Maine résidant à Avenières lez Laval) « Le 4 avril 1692 après midy, furent présents en leurs personnes establis et soubzmis Jean Lebreton marchand meusnier fils issu du mariage de deffunt René Lebreton et Renée Buffet d’une part, et Marguerite Poisson fille issue du mariage de deffunt René Poisson et Magdelaine Arnoul d’autre part, demeurants en ladite paroisse d’Avenières, entre lesquelles parties a esté fait les conventions matrimoniales qui ensuit, c’est qu’en regard de tous leurs biens et choses comme majeurs, que en l’advis authorité savoir ledit Lebreton de Julien Thomin aussi marchand meusnier, François Leroy Me boulanger, et Charles Chapin marchand ses beaufrères, et ladite Poisson de ladite Arnoul sa mère, René Poisson et Jean Poisson ses frères, demeurant audit Avenières aussy à ce présents, ont promis se prendre l’un l’autre en loy de mariage fiancer et espouser en fasse (sic) de notre mère ste églize catollique apostollique et romaine aussy tost que l’un par l’autre en sera requis s’il ne s’y trouve empeschement légitime qui puisse mariage dissoudre soubs les conditions cy après sans lesquelles ledit mariage n’auroit esté fait conclud ny arresté, qui sont entreront audit mariage scavoir ledit Lebreton avec la somme de 200 livres qu’il a en argent et ladite Poisson avec celle de 60 livres qu’elle a en meubles et que ledit Lebreton a veus et examinés, tout quoy entrera en leur communaulté future qui s’acquerera entre eux du jour de la bénédiction nuptiale et à laquelle ladite future épouse pourra renoncer toutefois et quantes et reprendre et emporter quitte et franche toutes debtes quoi qu’elle y eust parlé, dont elle sera acquittée par le futur époux en l’hippoteque des présentes, sera ladite future épouse douarière de douaire coustumier lors ce que douaire aura lieu sans qu’il soit besoin d’en faire aucune demande en jugement quoyque la coustume de ce pays soità ce contraire, à laquelle pour ce regard et pour celuy d’entrer en communaulté du jour de la bénédiction nuptiale ils ont renoncé ; dont les avons jugés etc fait et passé audit Avenières en présence de Estienne Marie le jeune tissier et Guy Frais Me vendeur d’étoffes demeurant à Avenières tesmoings

Le parapluie de Julienne Lebreton venait sans doute de Laval : Noëllet 1823

Je poursuis la vente des meubles de Julienne Lebreton mon ancêtre.
Et cette vente me réserve beaucoup de surprises, à travers les objets que je n’avais pas encore rencontrés, malgré mes années de recherches intensives dans les notaires d’Angers et d’Anjou.
Après le premier parapluie rencontré à Noëllet, j’ai tenté, longuement sur le Web de comprendre l’histoire du parapluie, et c’est déconcertant, car on peut en conclure que le parapluie de JulienneLebreton est l’un des premiers, si ce n’est le premier à Noëllet, et qu’il vient d’une grande ville proche qui en revendait quelques uns.
Partant de là, j’ai donc tenté de comprendre si le parapluie avait été acheté à Angers, et là, je suis totalement déroutée, car j’ai refait hier toute la journée le registre paroissial d’Armaillé, là où Julienne Lebreton est née en 1752, et on peut formellement en conclure que les liens LEBRETON familiaux et autres, sont tous à LAVAL et je suis prête à en conclure que le parapluie vient plus de Laval que d’Angers.

Je vous avais promis hier de vous mettre un autre objet tout aussi stupéfiant que le parapluie.
Donc, la ligne qui suit le parapluie dans la vente des meubles de Julienne Lebreton donne :

Un parapluie à Mme Rousseau 10 F
Un parasol à la même 0,60 F

Bon, vous remarquez comme moi la différence, énorme, de prix.
Or, dans nos têtes de 2018, le parasol est un cousin du parapluie et cette différence de prix est totalement incompréhensible.
Et le parasol lui même est un objet des plus nouveaux en 1823 !

Alors c’est encore déroutant, et j’attends vos réactions.
Bon dimanche
Odile

PS et je vous ferais amicalement remarquer que j’ai mis avec un peu d’humour le sujet du parapluie, alors que l’eau entre dans mon appartement à travers le béton et me coupe le courant car les fils sont dans le béton.

Le parapluie de Julienne Lebreton veuve de Jacques Jallot : Noëllet 1823

Je poursuis la vente des meubles de Julienne Lebreton mon ancêtre.
Et cette vente me réserve beaucoup de surprises, à travers les objets que je n’avais pas encore rencontrés, malgré mes années de recherches intensives dans les notaires d’Angers et d’Anjou.
Donc, ce jour je vous propose le premier parapluie rencontré.
Nous sommes à Noëllet en 1823 et Julienne Lebreton est veuve de Jacques Marie Jallot du Verger marchand tanneur décédé en 1806.
Son parapluie est revendu 10 F, aux enchères, ce qui est une somme importante et carrément un luxe. Naturellement l’acheteuse est une dame du même milieu, et le parapluie ne se démocratise pas lors de cette vente. D’ailleurs son prix était disuasif.
Mais Julienne Lebreton m’a réservé encore beaucoup de surprises, et je vous demande instamment, si vous avez quelque intérêt pour ce blog, de réfléchir à un autre objet du même genre (environ), dont je vous parle demain.

Pour mémoire, j’ai immédiatement cherché l’histoire du parapluie, pour mieux comprendre cet objet rare à l’époque.
Et effectivement, on trouve sur Internet :

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, nos ancêtres ne connaissait pas ce bonheur de marcher sous une pluie battante en restant au sec. Il y a à peine 70 ans, avoir un parapluie était un luxe à la portée de peu de gens. Plus qu’une protection contre la pluie, il était aussi une protection contre les nombreuses maladies amenés par le fait que les habitants étaient exposés directement à la pluie. Cela peut faire sourire, mais oui le parapluie à contribuer à sa manière à l’allongement de la durée de vie au début du 20e siècle.

sur le site Parapluie de Paris

Donc Julienne Lebreton avait un parapluie il y a 2 siècles. Mais cette histoire du parapluie me déconcerte car elle oublie les protections de nos ancêtres, très efficaces aussi contre la pluie.
Sur la tête, le chapeau de feutre, que l’on trouve toujours en ligne à la chapelerie Traclet, est totalement imperméable, et je peux vous l’affirmer car je vis sans parapluie depuis 20 ans, et donc j’ai acheté plusieurs chapeaux de feutre (noir, rouge, blanc) et ils me protègent même par une très très forte averse durant longtemps.
Pour le manteau, l’article cité ci-dessus au sujet du parapluie semble ignorer les capes et autres manteaux de laine foulée, mais autrefois cette laine foulée n’avait strictement rien à voir avec ce que l’on nous vend actuellement. Elle était alors réellement foulée, et totalement imperméable et chaude, mais ce sont des vêtements qu’on ne sait plus fabriquer.
Je ne suis donc pas tout à fait certaine que le parapluie ait contribué à allonger notre durée de vie !!!! La bactériologie, qui a entraîné l’eau potable, fut un facteur plus important !!!