Jacques Gohier et son demi-frère François Navineau reçoivent 100 livres dues par les héritiers Joubert : Loiré et Chazé sur Argos 1676

Jacques Gohier est mon « tonton » et il a hérité de sa mère une obligation de 200 livres, dont ici les héritiers Joubert ne paient qu’une moitié. Il est excessivement rare de rencontrer un amortissement partiel d’une obligation, car normalement on doit rembourser la totalité en une seule fois. On peut supposer que c’est le fait qu’il y a eu des partages et que leur nombre étant important une partie d’entre eux a obtenu cette formule de l’amortissement partiel.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E95 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 28 septembre 1676, par devant nous Jean Brossais notaire royal en la maréchaussée d’Anjou résidant à Candé a esté présent estably et duement soumis sous ladite cour honneste homme Jacques Gohier fils et héritier de defunt Jacques Gohier et Renée Coiscault, se faisant fort de René Navineau aussi fils de defunts François Navineau et de ladite Coiscault, auquel il a promis faire ratifier ces présentes dans un mois à peine de toutes pertes despends dommages et intérests, ces présentes néanmoins sortant leur effet, demeurant au lieu de la Harlière paroisse de Loire, lequel tant pour luy que pour ledit Navineau son frère reconnaît avoir ce jour reçu au vue de nous de Mathurin Chauvière marchand et Suzanne Joubert sa femme, de lui suffisamment autorisée, à ce présente establie et duement soumise sous ladite cour, demeurant en cette ville, ladit Joubert fille et héritière de defunt Charles Joubert, la somme de 100 livres en argent ayant cours suivant l’édit pour l’extinction et admortissement de la moitié de la somme de 12 livres 10 sols de rente hypothécaire créée au profit de defunte Catherine Bellanger veuve Julien Coiscault, ayeule desdits Gohier et Navineau, par ledit defunt Joubert et Mathurin Bellanger pour la somme de 200 livres de principal par contrat de constitution rapporté par defunt Antoine Joubert notaire dudit Candé le 2 novembre 1626, de laquelle somme (f°2) de 100 livres ledit Gohier quitte lesdits Chauvière et femme, ensemble de ce qui a couru de la moitié de ladite rente jusques à ce jour, laquelle somme lesdits Chauvière et femme ont déclaré estre obligés payer par les partages faits avec leurs cohéritiers héritiers dudit deffunt Joubert, et à ce moyen demeure ledit contrat de constituion de ladite sommede 12 livres 10 sols deuement admorty pour une moitié sans néanmmoings préjudicier à l’autre moitié, et ont esté à ce présents establis et deuement soubzmis soubz ladite cour René Joubert forgeur demeurant au village de Ledaye, Mathias Joubert aussi forgeur demeurant au village de la Borderie, Anthoine Joubert closier au lieu du Chatelier et Charles Joubert aussi closier au lieu des Jouchannais le tout paroisse de Chazé sur Argos, se faisant fort de Renée Joubert leur soeur, Jeanne Joubert aussi enfants et héritièrs dudit deffunt Charles Joubert, lesquels ont solidairement et chacun d’eux un seul et pour le tout sans division de personne ny de biens renonçant au bénéfice de division discussion et ordre de priorité et postériorité, promis servir et continuer l’autre moitié de ladite rente hypothécaire qui est 6 livres 5 sols chacun an au désir dudit contrat de constitution cy devant daté rapporté par ledit Joubert à Marie Coiscault veuve Michel Bradasne et à Charles Coiscault aussi héritiers de ladite defunte veuve Bellanger, veuve Julien Coiscault, suivant et au désir dudit contrat le premier paiement commençant au 2 novembre prochain, lequel contrat iceux Joubert ont consenty qu’il demeure par ces présentes exécutoire contre eux au profit desdites veuve Bradasne et Coiscault tout ainsi qu’il était au profit de ladite Bellanger contre ledit defunt Charles Joubert, ledit Gohier à ce présent stipulant et acceptant pour eux, et au moyen des présentes demeurent les parties hors de cour et de procès sans autre principal ne intérests, et ont iceux Joubert et Chauvière payé audit Gohier la somme de 4 livres 10 sols pour les despends esquels ils auroient esté vers luy condemnés par sentence rendue en la juridiction dudit Candé le 13 juillet dernier, dont il s’est contenté et les en a quité et promis les en faire quites vers ledit Navineau et délivrer iceux Joubert grosse des présentes audit Gohier, faisant pour lesdits Bradasne et Coiscault, dans quinzaine, ce qui a été accepté par lesdite parties, qui à l’accomplissement des présentes se sont respectivement obligées sous l’obligation de leurs biens à prendre vendre, scavoir ceux ddit Gohier faute d’acquiter lesdits Chauvière et femme vers ledit Navineau de ce en quoi il est fondé en ladite somme de 100 livres et intérests, et iceux Joubert solidairement comme dit est à faulte de paiement et continuation de la somme de 6 livres 5 sols moitié de la somme de 12 livres 10 sols chacun an (f°4) sans novation d’hypothèque auxdits Navineau et Coiscault au moyen dudit contrat, auquel par ces présentes les avoir jugé et de leur consentement condemné par le jugement et condemnation de ladite cour, fait et passé audit Candé à nostre tabler présents Me Pierre Heuslin praticien et Me Jan Cathelinaye notaire dudit Candé demeurant audit Candé tesmoings »

Michel Gohier et Jacquine Jahanne amortissent une obligation : La Cornuaille 1677

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E95 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 25 juin 1677, par devant nous Jean Brossais notaire royal en la maréchaussée d’Anjou résidant à Candé a esté présente establys et duement soumise sous ladite cour honneste femme Mathurine Bellanger veufve h.h. Pierre Jahan demeurant en cette ville, laquelle a recognu avoir reçu d’honneste personne Michel Gohier marchand et Jacquine Jahanne sa femme de luy deuement autorisée, demeurant au lieu de la Brottière paroisse de la Cornuaille à ce présent establi et deuement soubzmis soubz ladite cour la somme de 71 livres pour extinction et admortissement de la somme de 72 sols de rente hypothéquaire qu’ils luy auroient créée par contrat de constitution raporté par feu Me René Brossart vivant notaire de cette cour le 20 février 1669, de laquelle dite somme de 71 livres ladite Bellanger a quitté lesdits Gohier et femme ensemble d’une année de ladite rente escheue le 20 février dernier et de ce qui a couru d’icelle jusques à ce jour, et au moien de ce demeure ladite rente bien et deuement admortie et entre les mains desquels Gohier et femme ladite Bellanger a mis la grosse dudit contrat ainsi qu’ils l’ont recognu, ce qui a esté accepté par lesdites parties, qui à ce que dessus se sont respectivement obligés soubz l’obligation de leurs biens à prendre vendre faute de ce faire, les avons jugés et condemnés par le jugement et condemnation de ladite cour, fait et passé audit Candé maison de ladite Bellanger à ce présents honnorable homme Jan ? Bellanger marchand et Me Georges Gendron sergent royal demeurant audit Candé témoings »

Pierre-René Guillot emprunte pour se lancer dans les affaires à Nantes et Paris : Marans 1836

Avec l’assistance de sa mère, Rose Esnault, dont il est le fils unique. Cela aide.

Mais à cette époque, le plus souvent l’argent prêté provient de métayers, voire même closiers. Cela n’était pas le cas avant la Révolution, pour des sommes si importantes.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E12 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 21 août 1836 devant Me Adam Roussier notaire au Lion d’Angers, madame Rose Esnault veuve de Mr Pierre Guillot, propriétaire, demeurant à la Batardière commune de Marans, et monsieur Pierre Guillot son fils aussi propriétaire, demeurant au même lieu, lesquels conjointement et solidairement ont par ces présentes reconnu devoir à Renée Fromy, métayère, veuve de Estienne Bonenfant, demeurant à la Vaie commune du Lion d’Angers non présente, la somme de 4 000 francs pour prêt de somme semblable qui leur a été fait de deniers appartenant à la veuve Bonenfant, comptés et délivrés en présence du notaire soussigné pour employer à leurs affaires. M. et madame Guillot se sont obligés solidairement comme il est dit à rendre et rembourser cette somme de 4 000 francs à la veuve Bonenfant le 24 août 1840 et jusqu’au remboursement réel et effectif du capital payer et servir les intérêts à raison de 5 % le 24 août de chaque année à compter du présent mois. Et pour garanti de la présente obligation en principal et intérêts, M. et Mme Guillot ont hypothéqué spécialement 1/ le lieu et métairie de la Méturie situé commune du Lion d’Angers, composé de maison, étable, jardin, cloteaux, terres labourables et prés, le tout contenant 30 ha environ, et 2/ le domaine et métairie de la Ravardière avec leurs circonstances et dépendances situé commune de Marans, consistant en maison pour le fermier, étable, cours, rue et issues, jardin, cloteaux, terres labourables et prés, et tout contenant 30 ha environ ; la métairie de la Méturie est indivise entre Mme Guillot et son fils, le domaine et métairie de la Ravardière appartiennent en entier à Mme Guillot seule.. ;. Fait et passé à la Ravardière commune de Marans. »

Claude Delahaye, Marie Davy et leur fils Michel, empruntent 1 600 livres par obligation : Angers 1615

Ils ont eu 10 enfants et Michel est leur fils aîné, né en 1587, aussi on peut supposer que c’est pour lui, pour aider à son installation, que cette somme importante est empruntée.
Cette famille Delahaye est celle que je ne parviens pas à lier aux miens.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 4 mai 1615 après midy par devant nous Jullien Deille notaire royal à Angers furent présents honnorables personnes Claude Delahaye marchand Marie Davy sa femme de luy authorisée par devant nous quant à ce, Michel Delahaye leur fils aussi marchand demeurant en cette ville paroisse de la Trinité, et Jehan Guillebault sieur de la Grand Maison demeurant en ceste ville paroisse de st Michel du Tertre, lesquels establis et soubzmis soubz ladite cour eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne ne de biens leurs hoirs confessent avoir ce jourd’huy vendu créé et constitué et par ces présentes vendent créent et constituent par hypothèque général et universel, promis et promettent garantir fournir et faire valoir tant en principal que cour d’arrérages à noble homme Jehan Ayrault conseiller du roy président en sa chambre des comptes de Bretagne demeurant audit Angers paroisse de St Jehan Baptiste ce stipulant et acceptant et lequel a achapté et achapte pour luy ses hoirs la somme de 100 livres tournois de rente hypothécaire annuelle et perpétuelle payable et rendable franchement et quitement par lesdits vendeurs leurs hoirs audit sieur acquéreur ses hoirs en sa maison audit Angers chacun an à pareil jour et date des présentes premier paiement commenczant d’huy en un an prochainement venant et à continuer, et laquelle (f°2) somme de 100 livres de rente lesdits vendeurs et chacun d’eulx l’un pour l’autre ont du jourd’huy et par ces présentes assise et assignée assient et assignent généralement sur tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles rentes et revenus quelsconques présents et advenir, avecq pouvoir et puissance audit acquéreur ses hoirs etc en faire déclarer plus particulière assiette en assiette de rente, et auxdits vendeurs de l’admortir toutefois et quantes sans que les général et spécial hypothèques puissent se faire préjudice ains confirmant et approuvant l’un l’autre ; cette vente création et constitution de rente faite pour et moyennant la somme de 1 600 livres .. »

Les Delahaye du Lion d’Angers avaient un compte chez le notaire Charlet : Angers 1659

En effet au pied du prêt de 300 livres qui suit est écrit le remboursement le 18 septembre suivant par le notaire au nom desdits Delahaye qui ne sont pas présents, donc ils avaient un compte chez le notaire Charlet.

J’ai aussi la contre-lettre des 2 premiers consentie à leur oncle Claude Delahaye (mon ascendant direct) qui n’intervient que comme leur caution.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E9 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 28 mars 1659 après midy, par devant nous Antoine Charlet notaire royal à Angers furent présents establys et deuement soubzmis honnorables personnes Claude Delahaye marchand tanneur et Jean Delahaye son frère marchand cierger ferron demeurant au bourg et paroisse du Lion d’Angers, et Claude Delahaye leur oncle aussy marchand hoste de l’hostellerie de l’Ours dudit bourg du Lyon d’Angers, chacun d’eux seul et pour le tout sans division leurs hoirs etc ont confessé debvoir à Estienne Pasqueraye sieur du Rouzay conseiller du roi, grenetier au grenier à sel de ceste ville, y demeurant paroisse saint Pierre, à ce présent et acceptant, la somme de 300 livres tz à cause et par juste et loyal prest qu’il a présentement fait, qu’ils ont eue et receue en louis d’argent et autre monnaie en poids et cours de l’ordonnance et s’en tiennent contant et l’en quittent, laquelle somme de 300 livres ils promettent luy rendre et payer en sa maison en ceste ville dans le jour et feste de Toussaints prochain venant et à cet effet s’obligent solidairement etc biens et choses à prendre etc renonçant etc et par especial au bénéfice de division discussion et ordre etc foy jugement et condemnation etc fait et passé audit Angers à notre tablier présents Me François Drouault et Guillaume Poullard praticiens demeurant audit Angers tesmoings »

Marguerite Delahaye signe bien mais sans mettre son prénom : Le Lion d’Angers 1639

Elle s’est rendue du Lion-d’Angers à Angers pour emprunter 300 livres, sans doute pour marier un enfant car elle est veuve et doit tout gérer seule, mais autrefois les veuves pouvaient fort bien gérer, contrairement à ce qu’on pourrait penser.

Mais je constate sa curieuse signature, car sans son prénom, alors que les femmes mettaient toujours leur prénom, et pire, j’avais une signature d’elle avec son prénom, alors, soit elle a modifié sa signature, ce qui était autrefois impensable, soit c’est une autre Marguerite Delahaye et j’ai donc 2 signatures différentes.

J’ai réussi à publier ce billet après avoir encore tenté la nouvelle version de WordPress 5.0 et réussi quelques essais. Enfin,  j’ai compris que cette version nouvelle intégrait en fait un éditeur du nom de Gutenberg, qui est d’une lourdeur pas possible et à côté le dernier Word est du pipi de chat ! J’ai ensuite chercher sur internet comment revenir à plus simple et j’ai trouvé un plugin pour revenir à l’ancien éditeur de texte sous WordPress, et à l’installer. OUF !!! Ah, je vous précise que sous wordpress, qui est anglo-saxon, on ne dit pas « extension » mais « plugin », et je dois depuis belle lurette faire avec. Mais, je dois vous dire que Gutenberg doit se remuer dans sa tombe !!!

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 6 janvier 1639 après midy, par davant nous Louis Coueffe notaire royal Angers fut présente establye et deument soubzmise honneste femme Marguerite Delahaye veufve Serene Houssin demeurante au Lion d’Angers, laquelle a révoqué et confessé qu’à sa prière requeste et pour luy faire plaisir seulement Claude Delahaye le jeune son frère marchand comme elle a fait aparoir par procuration passée par nous notaire le 3 de ce mois, la minute de laquelle est demeurée cy attachée pour y avoir recours, et encores Me Pierre Augeard sieur de la Planche advocat au siège présidial de ceste ville, y demeurant paroisse saint Michel du Tertre, lesquels chacuns d’eux esdits noms et en chacun d’iceuls seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens leurs hoirs etc renonçant au bénéfice de division discussion et ordre etc ont confessé avoir ce jourd’huy vendu créé et constitué et par ces présentes vendent créent et constituent par hypothèque général et universel, promis et promettent garantir fournir et faire valoir tant en principal que cours d’arrérages à damoiselle Françoise Leconte espouse de Jehan Davoust escuyer sieur de la Chambre conseiller du roi, séparée de biens d’avecq luy et authorisée par justice à la poursuite de ses droits, demeurante au lieu des Cordanneryes paroisse de Bouchemaine, à ce présente et acceptante, et laquelle a achapté et achapte pour elle ses hoirs la somme de (f°2) 16 livres 13 sols 4 deniers de rente … pour 300 livres de principal … etc

Voici la signature en 1639 de Marguerite Delahaye veuve Houssin, et cette signature m’intrigue car sans son prénom complet comme le font les femmes.