François Fouquet sieur du Faux emprunte 4 000 livres, Angers 1623

Il est venu à Angers les trouver, et ses cautions, tous comme lui de Château-Gontier, ne se sont pas déplacés, mais lui ont donné procuration.
Il est vrai qu’il pèse 50 000 écus, selon le Dictionnaire de l’Abbé Angot article Fouquet. L’abbé Angot précise que cette famille était issue de Château-Gontier en 1465 avant de se fixer à Angers, et que ce François Fouquet sieur du Faux, avait fait un retour aux sources 3 à 4 générations plus tard, par son mariage avec Marguerite Quentin le 13 juin 1590.
Christophe Fouquet, dont il question dans cet acte, est son fils aîné, époux de Louise Mocquereau. Ici, j’ai une petite différence avec l’abbé Angot, car l’acte qui suit est daté de novembre 1623, et Christophe Fouquet est bien dit époux de Louise Mocquereau, alors que le Dictionnaire de la Mayenne donnait leur mariage en 1630.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le mardi 7 novembre 1623 avant midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers fut présent et personnellement estably (le notaire a barré « noble homme ») François Fouquet sieur du Faulx Me des Requestes ordinaire de la Reine, demeurant en la ville de Château-Gontier, tant en son nom privé que au nom et comme procureur de honorable femme Louyse Dugué veufve de Me Jehan Mocquereau vivant sieur du Bueil et de noble Christofle Fouquet sieur de la Feronnière et damoiselle Louyse Mocquereau son épouse, et de noble Hierosme Sourdrille sieur de la Tremblaye grenetier au grenier à sel dudit Château-Gontier, comme il a fait apparoir par deux procurations passées savoir celle de ladite Dugué par devant Mocquereau notaire royal au Mans le 3 de ce mois, et celle desdits sieur et damoiselle de la Ferronière et Sourdrille par devant Godier notaire royal audit Château-Gontier le 4 aussi de ce mois, les grosses desquelles signées Godier et Mocquereau sont demeurées cy attachées pour y avoir recours quand besoing sera
soubzmettant tous les dessus dits et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne ne ne biens confesent avoir aujourd’huy vendu créé et constitué et par ces présentes vendent créent et constituent
à Jacques Gurye escuyer sieur de la Brosse demeurant à Angers paroisse Sainte Croix à ce présent et acceptant et lequel a achapté et achapte pour luy ses hoirs
la somme de 250 livres tz d’annuelle et perpétuelle rente rendable et payable et laquelle ledit vendeur esdits noms a promis payer et continuer audit acquéreur en ceste ville en sa maison franche et quite par chacun an au 7 novembre premier payement commençant d’huy en un an prochain venant et à continuer
laquelle rente de 250 livres ledit vendeur esdits noms a assise et assignée et par ces présentes assigne et assiet sur tous et chacuns ses biens meubles et immeubles et desdits sieur et damoiselle de la Ferronnière Sourdrille et Dugué présents et advenir et de chacun d’eux solidairement et sur chacune pièce seule spécialement sans que la généralité et la spécialité puisse desroger nuire ne préjudicier l’une à l’autre en aucune manière que ce soit, avec puissance audit acquéreur d’en demander et faire faire particulière et spéciale assiette en tel lieu qu’il lui plaira et toutefois et quantes que bon luy semblera suivant la coustume promettant ledit vendeur esdits noms solidairement garantir de tous troubles les choses sur lesquelles ladite assiette sera faite et les décharger de tous autres hypothèques et empeschements quelconques
la présente vendition faite pour le prix et somme de 4 000 livres tz payée bailée manuellement contant par ledit acquéreur audit vendeur esdits noms qui icelle somme a eue prise et receue en présence et à vue de nous en espèces de pièces de 16 sols au poids et prix de l’ordonnance dont il s’est contanté et en a quicté et quicte ledit acquéreur
promettant ledit sieur vendeur faire ratiffier et avoir agréable ces présentes à ladite Dugué, et auxdits sieur et damoiselle de la Ferronière et Sourdrille, et les faire avec luy solidairement obliger au payement et continuation de ladite rente et en fournir et bailler audit sieur acquéreur lettres de ratiffication et obligation bonnes et vallables toutefois et quantes
pour l’effet des présentes, et ce qui en dépend, ledit sieur vendeur esdits noms a prorogé et accepté cour et juridiction par devant monsieur le lieutenant général de monsieur le sénéchal d’Anjou Angers pour y estre traité et poursuivi comme devant leurs juges ordinaires, renoncé à tous déclamatoires pour quelque cause et privilège que ce soit et esleu domicile en ceste ville maison de Me René Durand advocat pour y recepvoir tout exploit de justice qu’il consent valoir et estre de tel effet force et vertu comme si fait et baillé estoit à sa propre personne et domicile naturel
à laquelle vendition tenir et entretenir sans y contrevenir despens dommages et intérests en cas de défaut obligent lesdits vendeurs eulx et en chacun d’iceulx eulx et chacun d’eux seul et pour le tout tout sans division etc renonçant au bénéfice de division discussion et d’ordre etc foy jugement et condemnation etc
fait et passé audit Angers à notre tabler présents Nicolas Jacob et Jehan Granger praticiens demeurant à Angers

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François Fouquet sieur du Faux emprunte 1 200 livres, Angers 1623

Attention, j’ai en fait découvert toute une série de constitutions de rente datées du même jour, du même emprunteur, et je vais donc seulement en retranscrire une intégralement, celle de 4 000 livres à Gurye, puis les autres partiellement car les cautions et prêteurs différent. Et je compte vous mettre le total d’ici samedi.
Il a dû financer quelque chose de très onéreux ce jour-là !

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le mardi 7 novembre 1623 avant midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers fut présent et personnellement estably (le notaire a barré « noble homme ») François Fouquet sieur du Faulx Me des Requestes ordinaire de la Reine, demeurant en la ville de Château-Gontier, tant en son nom privé que au nom et comme procureur de honorable femme Louyse Dugué veufve de Me Jehan Mocquereau vivant sieur du Bueil et de noble Christofle Fouquet sieur de la Feronnière et damoiselle Louyse Mocquereau son épouse, et de noble Hierosme Sourdrille sieur de la Tremblaye grenetier au grenier à sel dudit Château-Gontier, comme il a fait apparoir par deux procurations passées savoir celle de ladite Dugué par devant Mocquereau notaire royal au Mans le 3 de ce mois, et celle desdits sieur et damoiselle de la Ferronière et Sourdrille par devant Godier notaire royal audit Château-Gontier le 4 aussi de ce mois, les grosses desquelles signées Godier et Mocquereau sont demeurées cy attachées pour y avoir recours quand besoing sera
et damoiselle Françoise Fouquet veufve de défunt noble homme André Guyet vivant sieur de Boismorin demeurante Angers paroisse Saint Pierre
soubzmettant les dessus dits eux et chacun d’eux seul et pour le tout sans division etc confessent avoir ce jourd’huy vendu créé et constitué et par ces présentes vendent créent et constituent
à damoiselle Hélye Ledevin veufve de défunt Gilles de Boussac vivant escuyer sieur dudit lieu, demeurante en ceste ville paroisse de Saint Denis à ce présente et acceptante et laquelle a achapté et achapte pour elle ses hoirs etc la somme de 75 livres tz d’annuelle et perpétuelle rente rendable et payable et laquelle lesdits vendeurs et chacun d’eulx seul et pour le tout ont promis payer et continuer à ladite achapteresse en ceste ville en sa maison franche et quite par chacun an au 7 novembre le premier paiement commençant d’huy en un an prochain venant et à continuer
laquelle rente de 75 livres lesdits vendeurs ont assise et assignée …. etc
la présente vendition faite pour le prix et somme de 1 200 livres tz payée et baillée manuellement contant par ladite achapteresse auxdits vendeurs qui icelle somme ont eue prise receue … etc…

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Pièce jointe : L’amortissement des 1 200 livres a été effectué le mardi 30 juin 1623 par noble homme Charles Fouquet sieur de la Ferronière conseiller du roy au siège présidial d’Angers y demeurant

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François Fouquet vend 2 journaux de terre labourable à Bécon-les-Granits, 1528

et les interlocuteurs sont encore Gautier et Le Pelé. Ils avaient donc eu plusieurs affaires ensemble.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 23 septembre 1528 en notre cour royale à Angers (Jean Huot notaire Angers) personnellement estably honneste personne sire François Foucquet marchand demourant à Angers soubzmectant etc confesse avoir aujourd’huy vendu quité cédé délaissé et transporté et encores etc
à honneste personne sire Guillaume Le Pelé marchand et essayeur de la monnaye d’Angers qui a achacté pour luy ses hoirs etc

    je vous laisse chercher et mettre un commentaire explicatif ! Merci.

deux journaulx de terre labourable à prendre ès terres du lieu et mestairie de la Briancière sis et situé en la paroisse de Bescon tout ainsi qu’il les avoit acquis auparavant ce jour de Jehan Gaultier paroissien de Brain sur Authion
tenus iceux 2 journaux des seigneurs des fiefs dont ils sont tenus et subjets aux debvoirs anciens et accoustumés
transportés etc et est faicte ceste présente vendition deleys quictance cession et transport pour le prix et somme de 40 livres té payée content en notre présence et à vue de nous par ledit achacteur audit vendeur qui les a euz et receuz en monnaie de douzains dont etc
à laquelle vendition etc garantir etc par ledit Foucquet de son fait seulement oblige ledit vendeur soy ses hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
présents à ce Jacques Joncheray cierger et René Grassin demeurant à Chalonnes le premier demeurant à Angers tesmoings
fait et donné à Angers en la maison dudit Joncheray les jour et an susdit

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François Fouquet, marchand drappier, prête 38 livres, Angers 1524

à très court terme, mais avec clause de prison à défaut de peiement ! Si c’était un proche ou un allié, je suppose tout de même que cette clause de prison ne figurerait pas dans l’acte, alors, a contrario, je suppose que c’est seulement parce que François Fouquet avait de l’argent liquide à placer, ce que savait le notaire, lequel a fait appel à lui. Et je suppose aussi que la clause « avec les cousts et mises » signifie que le paiement est avec intérêts au cours en vigueur. Je crois en effet que lorqu’il s’agit de prêt sans mention des intérêts, ils sont toujours par défaut sous entendu.

Je vais ressortir ici ces jours-ci, glané dans mes fonds de tiroir, tout ce que j’ai concernant le patronyme Fouquet, car comme vous je suppose, je ne manquerai pas à la Télé ce WE l’écureuil et la couleuvre.
En ce début du 16ème siècle, j’ai essentiellement un drappier et un chaussetier.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 12 mars 1523 (Pâques était le 27 mars en 1524, donc ici nous sommes avant Pâques, et il faut dire 12 mars 1524 n.s.) en la cour du roy notre sire à Angers (Nicolas Huot notaire Angers) personnellement estaby honneste personne sire René Guygnart marchand demourant en la paroisse de Sainte Croix de Rochefort lequel soubzmectant etc confesse debvoir et loyalement estre tenu et encores promet rendre et payer
à sire François Foucquet marchand drappier demourant à Angers la somme de 38 livres tournois dedans le dimanche de Quasimodo prochainement venant, à cause et pour raison de loyal prest fait manuellement en notre présence et à veue de nous par ledit Fouquet audit Guygnart qui icelle somme a eue prinse et receue dont ledit Guygnart s’en est tenu par davant nous à bien content et en a quicté et quicte ledit Foucquet
à laquelle somme de 38 livres rendre et payer audit Foucquet à ses hoirs en ceste ville d’Angers en la maison dudit Foucquet et aux cousts et mises d’iceluy Guygnart au jour et terme et en la manière que dit est tenir et aux dommages dudit Foucquet de ses hoirs etc amendes etc oblige ledit Guygnart debvoir soi ses hoirs et son corps à tenir prison et houstaige en le château d’Angers ou ailleurs comme pour les propres debtes et affaires du roi notre sire ses biens à prendre vendre etc renonçant etc foy jugement condemnation etc
présents ad ce honnestes personnes sire René Boucquet marchand demourant à Angers et Guyon Malyners marchand demourant à Candé tesmoings
fait et donné à Angers les jour et an susdits

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François Fouquet et Guillaume Lepelé ont acquis une part de la closerie de la Moussarderie, Saint Sylvain d’Anjou 1529

de Jean Gaulier, et nous avons ici la ratiffication de Madame.
Nous ne savons pas le nom de Madame, car elle a juste le droit à son prénom dans l’acte, alors qu’elle est partie prenante puisque l’acte est sa ratiffication !
Cet acte ne précise pas le métier de ce François Fouquet, qui n’est spécifié que « marchand », ce qui ne signifie pas grand chose de précis. Nous n’avons pas la signature, et compte-tenu de l’existence de plusieurs Fouquet nous ne savons duquel il s’agir, à moins que l’un de vous sache s’il possédait des biens et des intérpets à Saint Sylvain.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 23 janvier 1528 (calendrier Julien et Pâques était le 28 mars 1529, donc 23 janvier 1529 nouveau style) en notre cour royale à Angers (Jean Huot notaire Angers) personnellement establiz Margarite femme de Jehan Gaultier paroisse de Brain sur Aution, suffisament autorisée dudit Gaultier son mary par devant nous quant à ce soubzmectant ladite establye o l’autorité de sondit mary elle ses hoirs etc confesse avoir duement entendu et ouy la lecture de mot à mot de certains contrats d’échanges et contréchanges baillées à rente et venditions faites par sondit mary à sires Guillaume Lepele et François Foucquet marchands demourans à Angers ès mois de novembre et décembre derniers passés touchant la moitié du lieu clouserye et appartenances de la Petite Mousarderye autrement dicte la Tuarderye assise et située en la paroisse de Saint Sovyn
la Moussardrie – commune de Saint-Silvin. – Domaine de l’abbaye du Perray, vendu nationalement le 2 vendémiaire an III (C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876)
Saint-Silvin, commune qui porta, selon C. Port, le nom de Saint-Souvin 1309, Saint Soulvyn 1505 etc… ce qui explique l’orthographe que l’on rencontre ici chez Huot notaire à Angers en 1529
et faisant lesqueles lettres ledit Gaultier sondit mary auroit promis et seroit obligé icelles luy faire ratiffier et avoir agréables et en bailler lettres vallables auxdit Pelé et Foucquet
et a ladite establye à l’autorité de son dit mary loué ratiffié confirmé et approuvé et encores loue ratiffie confirme et approuve par tous points et articles lesdites lettres desdits eschanges et conteschanges baillées à rente et venditions faites par sondit mary auxdits Le Pelé et Foucquet passées à Angers par moy notaire soubzsigné esdits mois de novembre et décembre derniers passés et icelles lettres et chacune d’icelles ladite establye a pour agréables selon leur forme et teneur et des deniers baillés par lesdits Lepelé et Foucquet audit Gaultier son mary ladite establye s’est tenue contente par ces présentes et bien payée et en a quicté et quicté par ces présentes lesdits Lepelé et Foucquet leurs hoirs etc
à laquelle ratiffication etc et aux dommages lesdits Lepelé et Foucquet etc amendes etc oblige ladite establye o l’autorité de sondit mary elle ses hoirs etc renonçant etc et par especial au droit velleyen etc de tout etc foy jugement condemnation etc
présents à ce noble homme René d’Aubigné et Jehan Sorte demourans à Angers tesmoins
fait et donné à Angers en la rue Saint Jehan Baptiste les jour et an susdits

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Licitation du quart d’une chambre de maison entre les Dejoye à l’île Chevalier, Rezé 1712

J’ai le sentiment que les licitations sont plus nombreuses en Bretagne qu’en Anjou, où j’en ai peu rencontrées. Il est vrai que certaines ventes en Anjou entre proches héritiers, de parts d’héritages, étaient pratiquement des licitations, qui n’en portaient pas le nom.
On peut comprendre qu’étant partie vivre à Sainte-Luce, située à l’autre extrémité de la ville de Nantes, Michelle Dejoye n’avait pas grande utilité d’un quarte de chambre haute de maison sur l’île Chevalier à Rezé, et il fallait effectivement la vendre.

collection particulière, reproduction interdite
collection particulière, reproduction interdite

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales de Loire-Atlantique, série 4E2 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 2 février 1712 avant midy, devant nous (Bertrand notaire) notaires royaux à Nantes, avec soumisson et prorogation de juridiction au siège présidial dudit lieu, ont comparu Estienne Bernard laboureur et Michelle Dejois sa femme, qu’il autorise, fille et héritière en portion de défunts André Dejois et Michelle Halbert, demeurante au village de la Bournière paroisse de Saint Luce,
lesquels pour eux leurs hoirs successeurs et cause ayant cèdent quittent délaissent et transportent par licitation pure et simple avecq promesse de garantage vers et contre tous, auquel garantage ils s’obligent solidairement l’un pour l’autre un d’eux seul pour le tout, renonçant au bénéfice de division ordre de droit et de discussion,
à Julienne Dejoie, majeure de 25 ans, aussi fille et héritière en portion desdits feus Dejois et femme, demeurante en l’Isle des Chevaliers paroisse de Rezé, sur ce présente et acceptante pour elle ses successeurs et cause ayant,
scavoir est leur quatrième partie d’une chambre haute et grenier au dessus, située en ladite Isle des Chevaliers, l’autre quatrième partie desquelles choses appartient à ladite Julienne Dejois, et l’autre moitié appartient à Mathieu Dejois, le tout par indivis, outre que la chambre basse appartient à Pierre Dejois,
et finalement leur part et portion du petit quanton de terrain indivis entre lesdits Bernard Michelle et Julienne Dejois situé proche ladite maison vers le soleil levant
tout quoy ladite Julienne Dejois a dit bien connaître et n’en vouloir de confrontation de desbornement,
à la charge à elle d’acquiter pour l’avenir les rentes féodales et foncières charges et devoir si aucuns se trouvent dus sur lesdites choses licitées et d’en faire l’obéissance de seigneurie au roy notre sire, dont elles relèvent, roturièrement à cause de sa juridiction des Ponts en Vertais ainsi que lesdites parties nous l’ont dit
cette présente licitation de la manière faire à leur gré moyennant la somme de 60 livres tournois que lesdits Bernard et femme ont reconnus et confessés avoir ce jour et avant ces présentes receue de ladite Julienne Dejois en argent monnoye pourquoy ils l’en quitent
au moyen de quoy ils se désistent à présent et à plein à son profit de la propriété et possession de leur dite quatrième partie de chambre et grenier et de ladite portion de terrain et l’en font possesseur irrévocable à l’effet d’en joüir et disposer dès à présent en toute propriété comme bon lui semblera
et pour l’en mettre en possession réelle ils consituent pour procureurs spéciaux nous notaire ou autres sur ce requis
et par ces présentes reconnaissent lesdits Bernard et femme qu’à ladite Julienne Dejois seule appartient le total des deux boisellées ou environ de vigne du clos de la Marierie en Rezé acquises par lesdits feus Denois et femme d’avecq Jan Halbert et femme par contrat du 18 février 1675 au rapport de Germont notaire royal registrateur, au moyen de ce qu’elle leur a fait raison de leur moitié de ladite vigne sur les autres biens des successions de leurs dits père et mère, pourquoy ils consentent qu’elle en joüisse et dispose seule en toute propriété renonçant à y rien prétendre
consenty fait et passé jugé et condamné à Pirmil au tabler de Bertrand, et pour ce que lesdites parties ont dit ne scavoir signer ont fait signer à leur requeste scavoir ledit Bernard à Me Claude Dejoye ladite Michelle Denois à Mathurin Linières et ladite Julienne Dejois à Joseph Forget sur ce présents

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