Claude Hévin, prénommé Guillaude sur son mariage, a aussi une curieuse signature

Voici la signature de Claude Hevin parrain d’un petit-fils en 1624 au Pertre :

Son prénom est difficile déchiffrable et ne ressemble pas beaucoup à Claude. En outre, en Anjou du moins, et je ne sais si c’était de même au Pertre, les notables signaient sans écrire leur prénom entier mais uniquement avec son initiale.

Je descends de René Hévin Sr des Gautries †Le Pertre 24.9.1616 et comme j’avais fait cette famille il y a très, très longtemps, du temps du tout papier, si vous voyez ce que je veux dire, j’ai fait hier quelques registres anciens en ligne pour tenter de relire et noter les parrainages auxquels je tiens tant, car ils sont souvent parlants.

Le plus ancien mariage, celui de Claude Hevin et Jacquine Ronceray, donne un prénom curieux, et je vous prie de croire qu’il s’agit bien de Claude Hevin, qui aura par ailleurs de nombreux enfants, et sera toujours prénommé Claude. D’ailleurs le D de ce curieux prénom sonne bien AUDE à la fin, et si vous avez un peu envie de vous distraire, je vous communique ce à qui il me fait penser.

Mariage à Vitré paroisse Saint Martin le 9 mai 1591 « Guillaude Hevin et Jacquine Ronceray ont receu le sainct sacrement de mariage en l’église de Saint Estienne le 9° de may audit an » Vitré était une grande ville, car la paroisse se nomme bien Saint Martin, du moins dans le classement des registres paroissiaux, qui comportent aussi la paroisse Notre Dame, et même des registres protestants. Et je lis bien qu’ils se sont mariés dans l’église Saint Etienne. Merci de me dire ce que vous savez de cette église.

Le prénom GUILLAUDE, que je vous assure donc être CLAUDE, m’a amusé, car il atteste de l’accent autrefois. Mais comme en ces temps de pandémie, j’ai surtout envie de m’amuser pour mieux survivre ces temps difficiles pour tous, j’ai immédiatement eu en tête « le glaude » de Villeret et de Funès, dans la « soupe aux choux », et je dois même vous avouer que j’en ris encore. Voilà, je m’amuse car j’ai un ancêtre qui faisait « le glaude », et, comme vous sans doute j’adore Villeret. Donc je m’amuse en faisant mes recherches anciennes.

 

 

 

 

Photo de classe école Notre Dame de la Sagesse, Nantes St Jacques 1947

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Cette photo de classe, école Notre Dame de la Sagesse, quartier Nantes Saint Jacques à Nantes Sud Loire, date de 1948 ou 1947. J’y vois Odile Guihard (en bas à gauche), Thérèse Cormerais (au dessus d’Odile Guihard mais à droite), Danièle Perraud (en haut avec le grand noeud au centre droit), et je suis aussi en haut, à droite de Danièle mais une autre entre nous.
Nous avons toutes, ou presque toutes, des noeuds dans les cheveux.
Anisi était la mode.
Si vous avez des photos de classe de Nantes Saint Jacques, je veux bien les mettre sur mon blog, contactez moi ci-dessous dans les commentaires, en cliquant d’abord sur le titre de ce post.
Et si vous en reconnaissez, ou si vous vous reconnaissez, contactez moi aussi dans les commentaires.
Merci d’avance
Odile Halbert

PS cette photo m’avait été envoyée par Danièle que je remercie

Hildegarde de Bingen et deux autres docteurs inscrits au calendrier romain

Dimanche dernier je faisais un Skype avec des neveux pour leur parler d’Aliénor d’Aquitaine et Hildegarde von Bingen, 2 femmes importantes contemporaines. Nous avons discuté longuement de la place des femmes à cette époque, alors qu’ensuite on remis les femmes, du moins en France, à un rôle d’arrière plan de femme au foyer seulement.

Quelle n’est pas ma surprise ce matin, ouvrant le site ALETIA de lire

Hildegarde de Bingen et deux autres docteurs inscrits au calendrier romain

et sur Wikipedia, une très longue et édifiante biographie, à voir sans modération, tant cette femme fut importante.

et pour ceux qui me connaissent, j’ai depuis plus de 70 ans une amie allemande Hildegarde.

Ma grippe de Hong Kong m’avait valu 12 mois d’hospitalisation

Rêve (ou invention) de sous-marin en 1827, quelques mois avant la naissance de Jules Verne qui nous emmênera à « 20 000 lieues sous le mers »

Depuis plusieurs mois je coupe internet de 9 h à 18 h pour respecter les surcharges insupportables du réseau (réseau cuivre du téléphone en décomposition actuelle) et pour vivre solidairement avec les personnes en télétravail compliqué par les défaillances du réseau. Donc je ne suis pas sur Internet le jour, et vous voyez moins de posts. Désolée, mais cette période passera … patience. Et pour patienter, je vous emmêne rêver en 1827 !

Le journal « Le Breton » est paru dans les années 1820-1848 3 fois par semaine, et quelques archives sont numérisées sur le site des Archives Départementales de Loire-Atlantique, rubrique Presse. Il couvrait « sciences, agriculture, industrie, commerce, jurisprudence, littérature, beaux-arts, théatre, mœurs ».

Le n°103 paru le 19 juillet 1827 nous emmêne rêver des profondeurs, quelques mois avant la naissance de Jules Verne qui nous emmênera dans « 20 000 lieues sous les mers ». Portant il faudra attendre 1887 pour voir réellement un sous-marin, et même quelques années plus tard pour voir une flotte efficace.

Ce que vous allez lire fait rêver quand on songe que c’est écrit en 1827 ! l’auteur prédit toutes les découvertes dont nous disposons aujourd’hui, et dont j’aime profiter sur Arte, dans ses magnifiques documentaires sur les profondeurs.

Voici l’article paru en 1827 mais hélas il ne reste aucune trace sur Internet de cet auteur.

Lettre au rédacteur du Constitutionnel à Paris, le 11  juillet 1827 :

« Monsieur

Dans le courant du mois dernier vous avez annoncé qu’on avait fait une expérieuce d’un bateau plongeur ; vous avez bientôt après publié une réclamation de M. Castera sur la priorité de cette invention ; voudriez-vous bien me faciliter, par l’intermédiaire de votre journal, le moyen de faire connaître au public que j’ai fait depuis quelque temps une découverte qui y a quelques rapports. Mais au lieu d’un bateau naviguant entre deux eaux, j’ai inventé des procédés au moyen desquels l’homme peut respirer librement au sein des eaux, s’y nourrir, s’y mouvoir à volonté, les parcourir sans danger, et y entretenir même de la lumière. Par cette découverte, on pourra désormais visiter le fond des lacs et des fleuves, y pratiquer même des fouilles, et y décrouvrir des objets précieux qui peuvenet être ensevelis depuis des siècles. Avec mes appareils, cent hommes et plus pourraient descendre dans la mer à une profondeur considérable ; c’est-à-dire jusqu’au point où le corps peut supporter la pression du liquide, y traverser promprement de grands espaces, et ressaisir une partie de ces richesses immenses que l’on croyait englouties pour toujours. J’ai de plus imaginé une espèce de vaisseau sous-marin, dans lequel on pourra entrer et sortir sans que l’eau s’y introduise ; ce vaisseau, suspendu dans l’abime, serait destiné à recevoir ce que l’on recueillerait sous les eaux, et servirait de refuge aux personnes qui, fatiguées par l’exercive et par le long contact des eaux, auraient besoin de nourriture, de chaleur, de sommeil et de repos. Je crois pouvoir assurer encore qu’on arrivera à se servir au milieu des mers des armes à feu, avec lesquelles on se défendrait contre tous les animaux marins, que l’on combattrait avec succès. Cette invention doit ouvrir une nouvelle carrière aux sciences, auxquelles elle livrera l’intérieur des mers ; elle donnera les moyens de résoudre une foule de problèmes qui jusqu’ici ont paru insolubles. Oserai-je, Monsieur, vous prier d’insérer ma lettre dans votre prochain numéro, afin que les personnes adroites à s’emparer des travaux et des suffrages d’autrui, ne puissent m’en ravir l’honneur et la gloire, ainsi qu’on me l’a fait à l’égard de l’invention des sondes droites et de l’art de broyer la pierre dans la vessie, malgré les preuves authentiques qui démontrent que le premier en Europe j’ai fait ces inventions, et que je les ai exécutées sur le corps humain depuis 1812. En attendant que des circonstances favorables me mettent à même de pouvoir mettre à exécution cette découverte sous-marine, je consacre tous mes moments aux traitements des hernies, rétentions d’urine, et à lithutritie, objets pour lesquels j’ai fait confectionner des instruments nouveaux, et très supérieurs à ceux qui ont été employés jusqu’à ce jour. J’ai l’honneur d’être, etc… FOURNIER (de Lempdes), docteur en médecine, rue Jacob n°5. »

Partages en 2 lots des biens de défunts Pierre Goupil et Jeanne Colin : Château-Gontier 1612

Je viens de relire attentivement le magnifique ouvrage de Mme de la Théardière, G. d’Ambrières et R. Villedey sur la famille TROCHON, l’un des rares ouvrages de généalogie que j’admire. Je n’y trouve pas (ou bien je suis dans la lune, ce qui est tout à fait possible actuellement car nous vivons tous sur un nuage viral) ce Lancelot Trochon, mais l’ouvrage cite bien un Lancelot Trochon probable proche parent qui aurait pu avoir transmis ce joli prénom par ailleurs rare à ma connaissance. J’insiste donc ce jour lourdement auprès de mes lecteurs Mayennais pour savoir que penser de ce Lancelot Trochon, à la fort belle signature ci-dessous, et au vu de ses liens Gouppil famille aisée, donc plus que probablement dans cette parentèle des TROCHON de Châteaugontier. Je remets donc ce jour ici cet héritage qu’il reçoit au titre des GOUPPIL par sa femme. Merci encore de voir ce que vous pouvez faire car cette succession n’est pas une invention, mais bien une preuve en généalogie.

Je descends d’une famille GOUPIL qui n’est pas du même milieu social, donc je n’ai rien à voir avec ceux qui suivent, mais ils pourraient tout à fait être du même milieu social et ne sont pas géographiquement très loin des autres GOUPIL que je citais rapidement dans mon étude.
Enfin, je suppose le rang social par l’alliance Trochon, qui est une famille notable, car pour ce qui concerne ce partage il est modeste et désignerait plutôt un artisan.

Acte des Archives Départementales de Mayenne 3E63/1119 – Voici sa retranscription (ma propriété intellectuelle) :

Le 24 février 1612 ce sont les lots et partages de la succession des deffunts Pierre Gouppil et Jehanne Collin faits et présentés par René Mahier curateur ordonné par justice aux biens de Pierre Gouppil fils et héritier pour une moitié dudit Gouppil et de ladite Collin en conséquence du jugement donné de monsieur le lieutenant général à Château-Gontier le 16 du présent mois, avecq l’advis et consentement dudit Gouppil et de Anne Chardon sa femme authorisée et ayant les droits de ses cohéritiers, à Lancelot Trochon mari de Louise Gouppil fille et héritière pour une moitié desdits deffunts Gouppil et Collin, lesquelles choses héritaux demeurés de ladite succession ont esté partagés en 2 lots pour estre choisi par ledit Trochon comme cy après s’ensuit :

  • 1er lot

la haulte chambre étant sur la rue d’Ollivet où il y a une petite cheminée avecq deux greniers sur icelle, avecq la moitié de la bouticque et allée estant soubz ladite chambre depuis la clouaison entre ladite boutique et la salle basse de ladite maison, et demeurera ladite moitié du présent lot le costé vers la maison du sieur Moreul, avecq puissance de faire faire une cave soubz toute la bouticque et allée jusques à la poulière sans incommoder néantmoins celuy qui aura le partage cy après et remettre la clouaison en ce qu’il en appartiendra audit second lot d’entre le dite boutique et ladite salle ainsi qu’elle est à présent ; et sera la clouaison d’entre ladite boutique et salle partagée faite à communs frais et despends ; aura le présent lot et celui qu’il appartiendra et eschoira 4 livres de rente chacuns ans de retour de partage que luy fera le second lot cy après à commencer du 1er mars prochain que l’on dira 1613 et qui continuera d’an en an audit jour et terme. Item demeure avecq ledit préent lot une portion de terre labourable contenant 2 journaulx ou environ, à prendre depuis une grosse rosse à Noées au droit fil tendant au coing d’ung fossé d’une pièce de terre dépendant du lieu des Fresches en laquelle portion de terre y a ung grand chasteigner avecq une planche de jardin contenant 11 cordes ou environ estant es jardrins du lieu de la Motte sur le chemin avecq droit de passer par le hault de ladite pièce avecq leurs harnois et chevaulx pour exploiter ladite portion de jardin et terre

  • 2ème lot

la salle basse de ladite maison à prendre depuis la clouauson qui est à présent en ladite boutique avecq l’autre moitié de l’allée et boutique qui sera partagée et demeure ladite moitié le costé vers la maison Paul Pinault avecq ung cellier au derrière d’icelle et superficie qui en dépend, ainsi qu’il se poursuit et comporte et sera tenu celui qui aura le présent second lot faire de retour par chacuns ans 4 livres de rente au premier lot ; pour le regard de ladite maison chacun au droit de passer sur les autres ; et seront tenus fournir de griottières pour mettre à ladite maison quand besoin en sera qui est que par l’ung l’autre en sera pareillement au droit de son terrain par moitié de ladite maison. Item l’autre moitié de ladite pièce de terre située au lieu de la Motte qui est le long et joignannt la pièce de terre dépendant du lieu de la Guillotière abutant au bas à la pièce de terre appartenant à Me Guillaume Le Bret prêtre avec une petite chambre de maison située au village de la Motte sans chemin ne superficie qui à présent sert d’estable ; à la charge de prêter chemin par le hault de ladite pièce avec charues harnais et chevaux pour exploiter ladite portion
Le 24 février 1612 par devant nous Nicolas Girard notaire royal à Château-Gontier a comparu sire Lancelot Trochon mari de ladite Gouppil lequel a dit avoir eu communication des lots et partages cy dessus et choisir le second lot où est la salle basse de la maison