Versillé en Saint-Jean-des-Mauvrets au 17ème siècle

Revenons sur ce lieu pour tenter d’y voir plus clair.

J’y suis indirectement intéressée pour descendre de René Guillot vigneron à Saint Jean des Mauvers décédé en 1633 par son fils Vincent qui part s’installer ailleurs ou plutôt chercher fortune ailleurs comme on devrait dire lorqu’il y avait plusieurs fils et pas de place pour tous.

Car j’ai aussi sur mon blog publié il y a 10 ans
Transaction pour impayé des rentes de la fresche de Versillé, Saint-Jean-des-Mauvrets, 1656
et en vertu de cet acte, il a existé en 1656 un René Guillot vigneron demeurant dans la fresche de Versillé à Saint Jean des Mauvrets. Je suppose que ce vigneron est sans doute un demi frère de mon Vincent, car j’avais dépouillé attentivement tous les GUILLOT de Saint Jean des Mauvrets, en vain, il y a quelques lacunes.

Par ailleurs, je viens ces jours-ci de mettre
Nicolas de Casalis, Nantais, a épousé une angevine, et baille les biens de sa femme à ferme : Saint Jean des Mauvrets 1621 et ce bien est le Haut-Versillé affermé à René Serizier le jeune, mais en est propriétaire Jeanne Maussion la femme de Nicolas Casalis.

Dans les commentaires, Jousselin49 nous dit :

Versillé existe toujours ( le haut et le bas Versillé), cne de St Jean des Mauvrets, sur les rives de l’Aubance, mais situé très proche de St Melaine sur Aubance. C’est d’ailleurs dans cette paroisse que René Serisier est inhumé en 1635.
M.André Sarazin, dans « Manoirs et Gentilshommes d’Anjou » nous dit que le manoir a été construit par René Serisier à la fin du 16e s. , que ce dernier en difficulté financière a reçu l’aide de son fils installé aux Brosses de St Melaine/A. Toutefois, il ne mentionne pas dans l’historique du lieu ce Nicolas de Cazary chirurgien.

Le Dictionnaire historique du Maine et Loire de Célestin Port, 1878, nous dit qu’en est sieur en 1598 René Serisier. Puis il donne sieur de Versillé en 1680 Claude Bourreau maître apothicaire

Et par ailleurs, on me dit qu’il existe un acte notarié aux Archives Départementales de Loire-Atlantiquqe qui nous apprend que Jeanne Maussion, après le décès de son époux, s’est retirée à Angers et qu’elle se rendait parfois à son lieu de Versillé.

04/12/1681 HF Jeanne MAUSSION veuve de feu HH Nicolas CAZALLIS, dem. en la ville d’Angers paroisse de St-Maurice, de présent à sa maison de Versillé, paroisse de St-Jean des Mauvrets, constitue son Procureur
M° Guillaume ROGER Procureur et Receveur de la Commanderie de l’Ancien Temple du dit Angers, y demeurant, son neveu, auquel elle donne plein pouvoir pour recevoir de
la veuve et héritiers de Jacques BIZEUL, vivant M° Chirurgien, de la ville de Nantes,
Jean HARDY, aussi M° Chirurgien au dit Nantes, et
M° René MERLET, Docteur en Faculté de médecine de Nantes,,
paiement de la somme de 300 livres ….BOURDAYSnotaie AD44-4E2/389

J’en conclue sur fin 16ème siècle René Serisier à vendu Versillé à un MAUSSION, et que Jeanne Maussion l’a gardé jusqu’à sa mort qu’il faut chercher après 1685 date à laquelle on la trouve encore nommée sur Angers.
Et on peut même supposer que ce Claude Bourreau est un second mariage de Jeanne Maussion.

Mariage d’Hercule de Rohan avec Marguerite de Bretagne, soeur de Louis dont je vous parlais hier ici : Champtocé sur Loire 1628



Champtocé (aujourd’hui Champtocé-sur-Loire) le 6 mars 1628 furent épousés dans l’église paroichiale de Chantossé hault et puissant Hercules de Rohan duc de Monbazon chevalier des ordres du Roy, gouverneur et lieutenant général pour sa Majesté de Paris l’Isle de France, ville chasteau conté et évesché de Nantes, pair et grand veneur de France, et haulte et puissante Marye de Bretaigne fille de hault et puissant Claude de Bretaigne conte de Vertu et de Goylo, premier baron de Bretaigne, baron d’Ingrande, de Montfaucon, seigneur de Clisson, de Chantossé et de la Touche Limouzinière, lieutenant du roy en la Haulte Bretaigne, gouverneur de la ville de Rennes, et conseiller du roy en ses conseils d’estat et privé, et haulte et puissante Catherine Fouquet de la Varanne contesse de Vertu, par noble et discret Me René Apvril licentié es droits, chantre et chanoine de l’église royale de St Martin d’Angers »

J’espère que vous vous êtes régalé avec toutes les signatures, et si le coeur vous en dit merci de nous faire participer à leur identification. Cela nous fera tous plaisir.

Pardonnez-nous Messire Louis de Bretagne, pour toutes les informations erronées qui circulent de nos jours sur vous !

A monseigneur Louis de Bretagne, dont je viens de retranscrire l’inhumation en retranscrivant les actes de la paroisse Notre Dame de Clisson :


« Le segond jour d’octobre 1669 décéda entre 10 et 11 h du matin hault et puissant seigneur messire Louis de Bretaigne comte de Vertus de Goello baron d’Avaugour et de Maufaulcon, premier baron de Bretaigne seigneur de Clisson et autres lieux, le quatriesme du mesme mois son corps fut porté en l’église collégiale de Nostre Dame dudit Clisson, les obsèques et funérailles faictes dans ladite église par vénérable et discret missire Jean Avril prestre doyen, avec l’assemblée de tout le clervé dudit chapitre et autres recteurs des paroisses scavoir le recteur de la paroisse de la Trinité, le recteur de la paroisse de St Jacques, le recteur de la paroisse de Gorges, le recteur de la paroisse de la Magdelaine du Temple, le vicaire de la paroisse de St Gilles, plusieurs autres prestres et laïcques desdites paroisses »

à Monseigneur feu Louis de Bretagne !
Monseigneur,
Celle qui vous écrit ces lignes a quelques uns de vos châteaux dans ses cartes postales, dont Champtocé et Clisson, et vous y voyez la correspondance de ma grand mère maternelle. J’ai des ascendants à Champtocé et à Clisson et retranscrit actuellement tous les plus anciens registres paroissiaux de Clisson.
Clisson avait beaucoup de paroisses, mais celle de Notre Dame était celle de votre famille, les seigneurs de Clisson. D’ailleurs c’est la plus proche et celle du chapitre.
Les registres paroissiaux manquent beaucoup à Clisson, car les guerres de Vendée sont passées par là et nous ont laissé beaucoup de lacunes (et même plus que beaucoup).
Bref, je tente de retransrire ce qui reste, mais j’ai la joie dans ce dépouillement précis de vivre en empathie totale avec tous les Clissonnais d’alors, y compris vous Monseigneur !

Vous qui portiez tant de noms de terres que le chanoine qui vous a inhumé à jugé bon d’écrire au plus court « et autres lieux ». Remarquez, de cette manière, il vous épargnait les erreurs des noms des lieux qui furent vôtres. Mais, il a respecté le nom que vous portiez, tel que vous même l’exprimiez lorsque vous vous présentiez pour vos affaires, ainsi chez les notaires d’Angers, et telle que votre signature. Et tel que tous vos nombreux sujets vous connaissaient. Aussi, pour illustrer mon propos, j’ai mis sur mon blog hier quelques actes concernant votre famille. On vous voit clairement gérant à la fois Champtocé, Ingrandes et Clisson et y faisant bouger vos sujets interchangeables sur vos terres.

En 2019 voyez-vous, Monseigneur, un blog est une toute petite partie d’un réseau d’informations nommé INTERNET, sur lequel circulent beaucoup d’informations mais aussi, hélas, beaucoup d’infox. Ce terme INFOX est officiel en France depuis peu pour désigner les fausses informations.

 

et vous êtes victime d’infox Monseigneur !

Sur INTERNET, vous vous appellez en ce moment (2019)

Louis d’Avaugour

et non plus Louis de Bretagne.
Vous n’êtes pas sur la base « de généalogie mondaine » nommée ROGLO, ni avec le patronyme « DE BRETAGNE » ni celui « D’AGAUGOUR », mais je vous y retrouve dans la famille de votre épouse « de DAILLON », et là on vous nomme « Louis de Bretagne-Avaugour », et vous passez de « baron d’Avaugour », titre que vous donniez personnellement, à celui de « marquis d’Avaugour » !!!

WIKIPEDIA vous nomme « Louis d’Avaugour », oublie que vous possédiez Champtocé, mais vous affuble de la terre de Châteauceaux, et comme ils tournent en boucle,  lorsqu’on y regarde Champtocé vous avez disparu.

HONTE A CEUX QUI VOUS ONT FAIT DISPARAÎTRE DE CHAMPTOCÉ
ET VOUS ONT MIS A CHÂTEAUCEAUX aliàs Champtoceaux, 49270 Orée d’Anjou. Comment peut-on avoir mélangé à ce point vos terres ???

Liste des seigneurs de Clisson selon Wikipedia – Juillet 2019
Champtocé-sur-Loire selon Wikipedia
Champtoceaux selon Wikipedia

PARDON MONSEIGNEUR, PARDON POUR NOTRE EPOQUE QUI VÉHICULE EN BOUCLE TANT D’INFORMATIONS ERRONNÉES

Car cette INFOX est scancaleuse. Elle signifie que les historiens ne vérifient surtout pas WIKIPEDIA car comment des historiens auraient-ils pu véhiculer une erreur aussi monumentale que confondre CHAMPTOCÉ et CHAMPTOCEAUX.
J’ai honte de ce que je lis quand je lis de telles erreurs.

Alors, comment peut-elle tourner ensuite en boucle sans la moindre vérification ??? Car le Dictionnaire de Célestin Port, ouvrage de base du Maine et Loire, 1ère édition, 1876, vous donne bien, Monseigneur, sur vos terres de Champtocé, entre autres.

JE SUIS HORRIFIÉE !!!
PERSONNE NE CONTRÔLE WIKIPDIA !!!

PARDON MONSEIGNEUR
PARDON POUR CE QUE MON ÉPOQUE A FAIT DE VOUS

Charles de Bretagne fait faire des réparations à son château de Champtocé en 1596

 

J’ai trouvé tous les actes cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici la retranscription de l’acte :

Le 18 avril 1596 après midy, en la cour royale d’Angers endroit par devant nous François Revers notaire d’icelle personnellement establiz hault et puissaint seigneur messire Charles de Bretagne comte de Vertu et de Goello, premier baron de Bretaigne seigneur d’Avaugour, vicomte de Saint Lesaire et Guyguan seigneur de Clisson Chantossé et Ingrande, chevalier de l’ordre du roy capitaine de 50 hommes d’armes des ordonnances de sa majesté, estant de présent en ceste ville d’Angers d’une part, et honneste homme Gilles Aubertin maistre maczon demeurant en cette ville d’Angers …




Louis de Longbuisson, prêtre, doyen de l’église collégiale Notre Dame de Clisson, est aussi aumônier de Champtocé sur Loire, 1647

Aux Archives Nationales on trouve :

Procuration par Louis de LONGBUISSON prêtre, doyen de l’Eglise Collégiale N.D de Clisson diocèse de Nantes et Aumônier de CHAMPTOCÉ demeurant à Clisson pour résigner sad. aumônerie (28 juin 1647)
Minutes et répertoires du notaire Jean DUPUYS, 24 septembre 1616 – 3 septembre 1648 (étude XXXIV) Cote : MC/ET/XXXIV/99

La famille de Bretagne avait bien l’habitude de faire participer ses sujets de Clisson à Champtocé et inversement. Mais j’ignore si Louis de Longbuisson est Angevin.

Charles de Bretagne doit nommer un caution pour les deniers de la recette de la chambre de Champtocé en Ingrandes : 1602

Cet acte montre que Charles de Bretagne doit connaître toute la gestion de ses terres, ce qui manifestement compliqué à l’époque, cette obligation de nommer un caution et même qu’il soit déclarer devant le lieutement général à Angers, est compliquée.
Vous remarquerez qu’il gère lui-même, que sa caution est noble, donc ne doit pas faire d’affaires, et sert donc seulement de caution, pourtant verra bel et bien l’argent chez lui, enfin vous remarquerez la signature de Charles de Bretagne, qui vit alors dans son château de Clisson.

Enfin cet acte va avec celui que je vous ai aussi mis ce jour en ligne, dans lequel on voyait réellement apparaître les deux Clissonnais impliqués Cailleau et Martin.

J’ai trouvé tous les actes cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Seule la copie personnelle est autorisée. La copie ou discussion ailleurs sur Internet constituent un vol de propriété intellectuelle. Voici la retranscription de l’acte :

Le 20 juillet 1602 avant midy, par devant nous Jacques Callier notaire du roy Angers, comme ainsi soit que hault et puissant seigneur Charles de Brethaigne compte de Vertu sieur d’Avaugour et de la chambre et acquit de Chantossé et Ingrande ayt tait exposer et bailler à ferme ladite chambre et acquict de Champtosé et Ingrande, lequel auroit ce jour prié et requis Me Nicolas Drouet demeurant à Contigné près Monfaucon de enchérir et prendre ladite ferme pour lui faire plaisir luy prometant luy fournir de caution comme est requis en justice aux baux à ferme au moyen de quoy ledit sieur d’Avogour auroit prié et requis Guillaume Erreau escuyer sieur des Girouardières cautionner ledit Drouet en ladite ferme et auroit promis ledit sieur d’Avaugour en (f°2) acquiter indempniser et libérer ledit sieur des Girouardières tant en principal que despens dommages et intérests et le libérer mettre hors de ladite caution toutefois et quantes qu’il plaira audit sieur des Girouardière et luy rendre et restituer tous despens dommaiges et intérests qu’il pouroit avoir euz et souffrir ; pour ce est il que en la cour royale d’Angers endroit par devant nous Jacues Callier personnellement establiz ledit sieur d’Avaugour et de Chantosé demeurant au chasteau de Clisson d’une part, et ledit sieur des Girouardières demeurant en sa maison Angers (f°3) d’autre part, soubzmectant confessent avoir fait et font entre eux les obligations promesses et accords tels que s’ensuit, c’est à savoir que ledit sieur des Girouardières a présentement et à la prière et reqieste dudit sieur d’Avaugour et pour luy faire plaisir seulement promis et par ces présentes promet cautionner ledit Drouet et ce dedans le jour de lundy prochain par devant monsieur le lieutenant général d’Anjou Angers de ladite ferme de la chambre de Chantossé en Ingrandes avecques telles submissions et obligations à ce requises au désir dudit bail à ferme qui en a esté fait par ledit sieur d’Avaugour et adjugé audit Drouet par ledit sieur lieutenant général dedans ledit jour de lundy prochain, à la charge dudit sieur d’Avaugour qui ainsy l’a promis et juré en son âme d’en acquiter (f°4) indemniser et libérer ledit sieur des Girouardières tant en principal que despens dommages et intérests, et de tous évenements qui pouroient intervenir, aussi à la charge dudit sieur d’Avaugour de mettre ung recepveut et ung controleur en ladite chambre de Chantossé en Ingrande pour faire leur demeure et recepte aux despens cousts frais et mises dudict sieur d’Avaugour, et à ses périls et fortunes, bien et duement cautionnés, pour faire la recepte et revenu d’icelle qu’ils feront bien et duement (f°5) cautionnés et obligés comme dit est par ledit sieur d’Avaugour audit sieur des Girouardières avecques ledit sieur d’Avaugour ung seul et pour le tout de faire ladite recepte et revenu de ladite chambre de Chantossé en Ingrande à peine etc et de mettre le revenu et deniers d’icelle par chacuns mois de l’an entre les mains dudit sieur des Girouardières en sa maison audit Angers pour estre lesdits deniers et revenus employés pour ladite ferme suivant ledit bail … »