Quand nos registres paroissiaux comportaient quelques erreurs : ici Craon pour Laval !!!

Je poursuis l’étude de Julienne Lebreton mon ancêtre et je refais tous les actes que j’avais fait il y a bien longtemps pour tout repointer, et cela est enrichissant.

Ainsi je redécouvre les fausses pistes :

°Armaillé 1er octobre 1748 « baptisé Guillaume Julien né du 29 fils de Guillaume Lebreton marchand et de Julienne Bazin son épouse, ont été parrain maistre François Bazin grand père du baptisé marchand et marraine damoiselle Marie Bonhome d’Ambrois Soinard [née en 1694 elle est la grand tante du baptisé] de la paroisse de st Venerand de Craon [de Laval et non de Craon] »

Comme vous pouvez le constater, on a attendu la marraine venant de Laval et non Craon, car Saint Vénérand est à Laval, et heureusement que j’avais bien cherché autrefois car j’avais bien réussi à tout trouver à Laval et Avenières.
Mais comme quoi les actes des registres paroissiaux peuvent parfois induire en erreur.
Voir mon étude de la famille BONHOMMET
Voir mon étude de la famille LEBRETON

Le parapluie de Julienne Lebreton venait sans doute de Laval : Noëllet 1823

Je poursuis la vente des meubles de Julienne Lebreton mon ancêtre.
Et cette vente me réserve beaucoup de surprises, à travers les objets que je n’avais pas encore rencontrés, malgré mes années de recherches intensives dans les notaires d’Angers et d’Anjou.
Après le premier parapluie rencontré à Noëllet, j’ai tenté, longuement sur le Web de comprendre l’histoire du parapluie, et c’est déconcertant, car on peut en conclure que le parapluie de JulienneLebreton est l’un des premiers, si ce n’est le premier à Noëllet, et qu’il vient d’une grande ville proche qui en revendait quelques uns.
Partant de là, j’ai donc tenté de comprendre si le parapluie avait été acheté à Angers, et là, je suis totalement déroutée, car j’ai refait hier toute la journée le registre paroissial d’Armaillé, là où Julienne Lebreton est née en 1752, et on peut formellement en conclure que les liens LEBRETON familiaux et autres, sont tous à LAVAL et je suis prête à en conclure que le parapluie vient plus de Laval que d’Angers.

Je vous avais promis hier de vous mettre un autre objet tout aussi stupéfiant que le parapluie.
Donc, la ligne qui suit le parapluie dans la vente des meubles de Julienne Lebreton donne :

Un parapluie à Mme Rousseau 10 F
Un parasol à la même 0,60 F

Bon, vous remarquez comme moi la différence, énorme, de prix.
Or, dans nos têtes de 2018, le parasol est un cousin du parapluie et cette différence de prix est totalement incompréhensible.
Et le parasol lui même est un objet des plus nouveaux en 1823 !

Alors c’est encore déroutant, et j’attends vos réactions.
Bon dimanche
Odile

PS et je vous ferais amicalement remarquer que j’ai mis avec un peu d’humour le sujet du parapluie, alors que l’eau entre dans mon appartement à travers le béton et me coupe le courant car les fils sont dans le béton.

Le parapluie de Julienne Lebreton veuve de Jacques Jallot : Noëllet 1823

Je poursuis la vente des meubles de Julienne Lebreton mon ancêtre.
Et cette vente me réserve beaucoup de surprises, à travers les objets que je n’avais pas encore rencontrés, malgré mes années de recherches intensives dans les notaires d’Angers et d’Anjou.
Donc, ce jour je vous propose le premier parapluie rencontré.
Nous sommes à Noëllet en 1823 et Julienne Lebreton est veuve de Jacques Marie Jallot du Verger marchand tanneur décédé en 1806.
Son parapluie est revendu 10 F, aux enchères, ce qui est une somme importante et carrément un luxe. Naturellement l’acheteuse est une dame du même milieu, et le parapluie ne se démocratise pas lors de cette vente. D’ailleurs son prix était disuasif.
Mais Julienne Lebreton m’a réservé encore beaucoup de surprises, et je vous demande instamment, si vous avez quelque intérêt pour ce blog, de réfléchir à un autre objet du même genre (environ), dont je vous parle demain.

Pour mémoire, j’ai immédiatement cherché l’histoire du parapluie, pour mieux comprendre cet objet rare à l’époque.
Et effectivement, on trouve sur Internet :

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, nos ancêtres ne connaissait pas ce bonheur de marcher sous une pluie battante en restant au sec. Il y a à peine 70 ans, avoir un parapluie était un luxe à la portée de peu de gens. Plus qu’une protection contre la pluie, il était aussi une protection contre les nombreuses maladies amenés par le fait que les habitants étaient exposés directement à la pluie. Cela peut faire sourire, mais oui le parapluie à contribuer à sa manière à l’allongement de la durée de vie au début du 20e siècle.

sur le site Parapluie de Paris

Donc Julienne Lebreton avait un parapluie il y a 2 siècles. Mais cette histoire du parapluie me déconcerte car elle oublie les protections de nos ancêtres, très efficaces aussi contre la pluie.
Sur la tête, le chapeau de feutre, que l’on trouve toujours en ligne à la chapelerie Traclet, est totalement imperméable, et je peux vous l’affirmer car je vis sans parapluie depuis 20 ans, et donc j’ai acheté plusieurs chapeaux de feutre (noir, rouge, blanc) et ils me protègent même par une très très forte averse durant longtemps.
Pour le manteau, l’article cité ci-dessus au sujet du parapluie semble ignorer les capes et autres manteaux de laine foulée, mais autrefois cette laine foulée n’avait strictement rien à voir avec ce que l’on nous vend actuellement. Elle était alors réellement foulée, et totalement imperméable et chaude, mais ce sont des vêtements qu’on ne sait plus fabriquer.
Je ne suis donc pas tout à fait certaine que le parapluie ait contribué à allonger notre durée de vie !!!! La bactériologie, qui a entraîné l’eau potable, fut un facteur plus important !!!

Vente des meubles de Julienne Lebreton veuve de Jacques Jallot : Noëllet 1823

Je descends de Julienne Lebreton et Jacques Jallot, et je retrouve cet acte non exploité.
Stupéfiant de constater les évolutions à la fois celles du temps, par exemple un nombre impressionnant de cafetières, et celles de l’aisance financière, comme une glace, objet rare.
Mais le plus surprenant dans ces ventes est, selon moi, la présence de messieurs achetant du linge (draps …) car de nos jours, dans les couples (pas dans les célibataires bien sûr), les statistiques nous disent que c’est toujours madame qui s’y colle, même si par ailleurs monsieur participe ensuite aux travaux ménagers d’entretien du linge, comme mettre le linge dans la machine à laver, il paraît que les achats de linge sont le fait de madame.

Et, tout aussi surprenant dans ces ventes, toujours selon moi, c’est la présence côte à côte, des proches parents, voire des enfants eux-mêmes, et des voisins tout à fait non liés à la famille.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E49 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Vente des meubles « Les 7, 8 et 9 octobre 1823, devant Me Victor Auguste Leclerc notaire à Pouancé, vente au bourg de Noëllet des meubles et effets dépendant de la succession de Julienne Lebreton veuve de Jacques Jallot, décédée, à la requête de ses enfants Me Jacques Jallot, propriétaire, demeurant au Petit Moulin commune de Noëllet, Me René Guillaume Jallot, percepteur des contributions directes, demeurant au bourg de Noëllet, Toussaint Poitevin propriétaire demeurant à la Tanche commune du Tremblay, tuteur légal de demoiselles Julien et Zénaïde Poitevin, messieurs Toussaint, Edouard et Prosper Poitevin, ses enfants mineurs issus de son mariage avec dame Julienne Jallot son épouse, lesdits Jacques et René Guillaume Jallot enfants de ladite Julienne Lebreton et héritiers chacun pour un tiers, lesdits enfants Poitevin ses petits enfants et héritiers pour un tiers par représentation de leur mère Julienne Jallot, fille de ladite Julienne Lebreton (f°2) … cette vente sera créée par le sieur Armant Hiret demeurant à Pouancé … (f°3) … à la charge de payer comptant les objets emportés :
Une crémaillère au sieur Pierre de La Jaille 4,25 F
Une autre crémaillère à la femme Poirier 3,5 F
Une poelle au sieur Hiret 1,10 F
Une huche au sieur Dion 10,25 F
Un tirbouchon et un égoutoir en terre à Mme Jallot du Petit Moulin 0,55 F
2 chandeliers au sieur Naslin 0,75 F
Un poëlon, un friquet et un entonnoir à Mme Bellanger 1,25 F
Une poële à griller châtaignes au sieur Dion 1,90 F
Un lot de petits plats et écuelles en terre à Mme Bellanger 0,35 F
Un saulnier et un grujeris au sieur Tremblay 0,35 F
Un rouet, un travoil à Mme Boussu 1,95 F
Plusieurs mauvais chandeliers au sieur Hiret 0,30 F
Une mouchette et son porte mouchette à Mme Rousseau 0,50 F
Une autre à Mme Bellanger 0,35 F
Une cuillère à pot et un friquet au sieur Planté 0,80 F
Un passe boullon et une bécasse en fer à Mme Jallot du Petit Moulin 0,55 F
(f°5) Un garde casse, un chandellier à Mme Coué 0,65 F
12 assiettes en faïence à Mr Veillon 2,05 F
12 autres à fleur au même 3,20 F
12 autres à fleur à Mme Bellanger 1,95 F
Une bouteille en terre contenant de l’huile à Me Vannier 3,80 F
Un saucier et 2 tasses à café à Mme Bellanger 1 F
3 pots de faïence à Marie Provot 0,85 F
Un saladier et un plat à Mme Rousseau 0,55 F
Une soupière à Mme Bellanger 1,10 F
4 plats et une assiette à Mme Rousseau 0,75 F
2 plats et une écuelle à Me Jallot du Petit Moulin 1,75 F
7 assiettes en faïence blanche à Mr Veillon 1,75 F
2 caraffes en verre à Mr veillon 0,75 F
Un fer à repasser audit Naslin 1,55 F
2 écuelles et 2 verres audit Hiret 0,50 F
Un lot d’écuelles et cafetière à Mme Bellanger 1 F
8 assiettes en terre de pipe à Mr Jallot du Verger 1,70 F
6 autres et un plat au même (f°6) pour 1,80 F
8 assiettes à dessert à Mr Jallot du Verger 2 F
Un saladier et un plat à Mr Veillon 0,60 F
2 plats et un saladier 0,75 F
Des huilliers à Mr Veillon 1,60 F
2 petits pots à la Poitier 0,35 F
Un mauvais chandelier en cuivre à la même 1,05 F
Un pot à eau et une tasse à la Vannier 0,50 F
Un entonnoir et des cuillères en bois à Mr Veillon 0,50 F
Une lanterne en fer blanc au sieur Planté 0,80 F
Un porte à diner en fer blanc au sieur Drouet 2 F
De mauvaises cafetières à la Planté 0,10 F
Des huilliers et un verre au sieur Dalibart 0,65 F
2 salières à Mr Jallot du Verger 0,85 F
2 plats à Mme Bellanger 1 F
2 salières à Mr Jallot du Verger 0,75 F
2 compotiers à Mr Veillon 2 F
2 plats à Mme Bellanger de la Fendrie 0,85 F
Un plat à Mme Raoul 1,25 F
Un plat et une soupière à Mr Jallot du Verger 1 F (sous total 94,50 F)
(f°7) 2 plats au sieur Hamart 0,70 F
2 plats à Mr Jallot du Verger 2 F
Un plat et une cafetière au sieur Hiret 0,30 F
2 pots à beurre à la Dion 0,65 F
Une bouteille avec de l’huile et un pot audit Hamard 1,15 F
Un drap au sieur Hamart 1,55 F
Un autre drap au même 2,05 F
Un drap audit Hiret 3,75 F
Un autre drap audit Hamart 1,85 F
4 paillons à Mme Bellanger 0,45 F
4 autres à la femme Orillard 0,40 F
4 autres à la Patrie 0,358 F
4 autres au sieur Planté 0,60 F
4 autres avec un pommier à Mme Bellanger 0,65 F
2 pommiers à la Dion 0,60 F
2 pommiers à la Poirier 0,65 F
3 pommiers à la Dion 0,65 F
Un plat en bois à égouter le beurre à la Dion à la Jaille 0,85 F
Une baratte à Mr Veillon 4,25 F
Une lampe en cuivre au sieur Hamard 3,30 F
(f°8) Une autre lampe en cuivre à Mr Veillon 4,20 F
Un chaudron en airain au sieur Dalibart 4 F
Un chaudron en airain à Mme Jallot du Petit Moulin 6,30 F
Une poëllette en airain à Mr Jallot Du Verger 3 F
Une poissonnière en cuivre à Me Jallot du Petit Moulin 5 F
Une marmitte en fonte à la Hamon 4,25 F
Une bassinière à Mr Jallot du Verger 10 F
Une chaudière en airain au sieur Dalibart 30,25 F
Un passe purée à Mme Bellanger de la Fendrie 3,20 F
Une chaudière à Mr Jallot du Verger 54 F
Une casserole au même 8 F
Un égoutoir à Mr Veillon 0,45 F
Une casserole à Mme Jallot du Petit Moulin 4,65 F
Une petite casserole en fer et 2 couvercles au sieur Dalibart 1 F
Une casse à Mme Jallot du Petit Moulin 5 F
Une marmite en fonte à Planté 1,40 F
Un trépied et un gril au sieur Dalibert 7,95 F
Un gril au sieur Hamart 1,80 F
Une coitte audit Veillon 36,25 F
Une couverture à Mme Goussue 2,30 F
Une couverture à Mme Coué 2,50 F (sous total 284,95 F)
(f°9) Une couverture en laine verte audit Hiret 19,75 F
Un oreiller en coutis à Mme Bellanger 3 F
Un oreiller au sieur Hamard 1,50 F
Un oreiller en toile à Mme Bellanger 2,55 F
Un tarversier audit Planté 2 F
Un drap audit Dalibert 3 F
6 essuiemains à Esnault 5 F
6 serviettes à Mr Veillon 5,25 F
6 essuiemains audit Hamart 4 F
2 nappes audit Hamart 1,85 F
Une galettoire à la Livernais 1,85 F
Un trépied à Mme Jallot du Petit Moulin 2,45 F
2 chenets au sieur Esnault 6,10 F
Un chaudron en airain au sieur Planté 11 F
Un crochet au sieur Veillon 3 F
Un petit chaudron à Mr Poitevin 3 F
Une couverture en laine verte au sieur Esnault 31,50 F
9 petites cuilleres en cuivre au sieur Dalibert 1 F
Une seringue au sieur Esnoul 3,50 F
Une autre au sieur Harmart 2,55 F
9 kg d’étain au sieur Dalibert 14,50 F
Une couverture en toile au sieur Lelièvre 3 F
Une couverture à Me Bellanger de la Fendrie 4,75 F (sous-total 421,05 F)
Une courte pointe flanquée (f°10) à Pierre Menard 9,75 F
Une couette à Esnault de Combrée 60,80 F
Une glace à Mme Bellanger de la Fendrie 7,60 F
Une tranche au sieur François Planté 2,30 F
3 kg de laine à Mr Bazin 11 F
Un matelas à Mme Jallot du Petit Moulin 32 F
Un bluttoir à Mr Veillon 51 F
Une couête au sieur Esnault 24,25 F
Un oreiller à Charlery 2,30 F
Un hachereau au sieur Sorin 3,30 F
Une serpe à Mr Pinault 4,50 F
Une marmite avec un mortier en fonte au sieur Hamart 1,55 F
Un vouge à Me Esnoux 1,50 F
Un cobechoir au sieur François Planté 0,75 F
Un maillet à Mr Jallot du Petit Moulin 2,45 F
2 traversiers à Pierre Menard 1,30 F
Des pinces à feu à Mr Jallot du Petit Moulin 1,60 F
3 coins en fer à Me Pinault 8,55 F
Une pelle à becher à Jacques Coconnier 3,15 F (sous total 647 F)
à suivre, car ceci ne fait que le tiers des pages de l’acte

Contrat d’apprentissage de tissière de Marguerite Gautier chez Gilles Lebreton : Laval 1700

Laval est le pays de la toile, et rien de tel que l’ouvrage:

DLOUSSKY (Jocelyne) – Vive la Toile : Économie et Société à Laval au XVIIIe, 1990, préf. de M. le Professeur François Lebrun

et vous avez aussi sur mon site une page avec d’autres contrats de tissiers
Je descends d’une famille LEBRETON de Laval et Avenières, aussi tissiers, mais hélas je ne fais pas le lien avec ce Gilles Lebreton, sachant qu’à Laval ils étaient presque tous tissiers.
Les tissiers étaient modestes et savaient rarement signer, aussi j’attire votre attention sur 2 signatures ROUL qui sont 2 cousins de l’apprentie, donc même famille, et savent signer.

Acte des Archives Départementales de Mayenne 3E30 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 1er mai 1700 avant midy devant nous François Lebreton notaire du comté pairie de Laval y résidant ont comparu Gilles Lebreton, marchand tissier d’une part, et Marguerite Gaultier fille issue du mariage de defunts Michel Gaultier et Magdeleine Richard assistée de René Richard, René Roul, et Noel Roul tissiers ses oncle et cousins d’autre part, demeurant les parties paroisses ste Trinité et St Vénérand dudit Laval, lesquelles ont fait entre elles ce qui suit, à savoir que ladite Richard (manifestement le notaire est distrait car elle GAUTIER), de l’advis et consentement de ses parents et pour son bien et utilité s’est par ces présentes allouée et s’alloue audit Gilles Breton qui l’a prise et acceptée en qualité d’apprentie tisserante, a promis et s’est obligé lui montrer et enseigner à son possible le métier de tissier, la nourrir, coucher, chauffer et reblanchir en sa maison et luy donner traitement humain et raisonnable comme doibt faire un maistre à un apprenty, et ce, pendant le temps de 3 années entières et consécutives qui ont commencé de ce jour et finiront à pareil jour ; au cours duquel temps ladite Gaultier (le notaire avait écrit « Richard » qu’il a barré et en interligne Gautier) demeure tenue et obligée de travailler de son mieux à son pouvoir pour ledit Lebreton audit métier sans discontinuation ny pouvoir s’absenter de la maison et du travail dudit Lebreton, et cas d’absence rendra le temps perdu et se comportera honnestement fidèlement vers son maistre, ainsi que doibt faire un apprenti ; la présente convention faite pour les œuvres de ladite Gautier qui cèdderont au profit dudit Lebreton ; est en outre convenu que ledit Gilles Lebreton precevra pendant lesdites 3 années les fermes ou rentes appartenant à ladite Gautier, mesme ce qu’il y a d’eschu à présent, lesquelles il emploiera à son entretien et pour luy avoir des hardes et habits ; ce que les parties ont ainsi voulu et accordé et promis les exécuter à peine etc dont etc fait et passé audit Laval en présence de Charles Lebasole et François Dubois clercs praticiens demeurant audit Laval tesmoins requis qui ont signé avec ledit Roul et nous notaire

Il a existé 2 Perrine Lebreton contemporaines et voisines : l’épouse de Louis Quittet à La Chapelle sur Oudon 1631

Le couple acquiert un tiers de la succession Menard épouse Riffier, mais ils octroient aux vendeurs la condition de grâce, dont la vente n’est pas définitive.
14 mois plus tard, ils repassent devant le même notaire Pierre Loyau à Louvaines, et cette fois, la vente est transformée en vente définitive, mais on découvre alors que le prix est maintenant supérieur, et en outre il faut ajouter le fameux vin de marché, donc au départ, ils avaient payé 23 livres mais il faut ajouter 21 livres pour la transformer en vente définitive et 3 livres de vin de marché.
On comprend donc que les ventes à condition de grâce n’indiquent jamais un prix réel mais un pris très sous estimé.

Cet acte est aux Archives Départementales du la Sarthe, chartrier du prieuré de la Jaillette AD72-H485 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 1er mars 1631 avant midy, devant nous Pierre Loyau notaire soubz la cour de Louvaines furent présents personnellement establis et solidairement soubzmis Mathieu Riffier, laboureur et Louise Menard sa femme, de luy suffisamment authorisée quant à ce, demourans au villaige de la Bodardière paroisse dudit Louvaines, lesquels ont confessé de leur bon gré sans contrainte avoir ce jour d’huy vendu quité cédé délaissé et transporté et encores par ces présentes vendent quitent cèdent délaissent et transportent dès maintenant et pour tous jamais et promectent garantir saulver et déffendre de tous troubles et empeschements quelconques à Louis Quittet, marchand serger, et Perrine Lebreton sa femme, demeurans au lieu de la Gauldine paroisse de La Chapelle-sur-Oudon, à ce présent stipulant et acceptant qui ont achepté et acheptent pour eux leurs hoirs et aians cause, scavoir est ce qui peult compéter et appartenir auxdits vendeurs d’héritaige audit lieu de la Gaudine soit tant en terre labourable jardin que pré qui est la tierce partie par indivis de tous les héritaiges qui appartenoient aux père et mère de ladite venderesse audit lieu de la Gauldinne dicte paroisse de la Chapelle sur Oudon dont lesdits vendeurs sont héritiers pour ladicte tierce partye, quoy que soit ce qu’il leur peult compéter et appartenir, qu’ils promettent faire diviser et partaiger toutefois et quantes d’avec leurs frères et sœurs à leurs despans, sans que ledit Quittet soit tenu à aucuns frais sinon à procéder à la choisie en son degré comme aiant les droits desdits vendeurs pour cet effet, et sans réservation de leur dite portion, à tenir des fiefs et seigneurie de la Jaillette et du Matz aux charges cens rentes et devoirs seigneuriaux et féodaux anciens et accoustumés quites du passé jusques à ce jour, transportant quictant céddant délaissant dès à présent par lesdits vendeurs aux acquéreurs lesdites choses dessus vendues, et est faite la présente vendition cession délaye et transport par lesdits vendeurs auxdits acquéreurs pour la somme de 23 livres tournois quelle somme a esté solvée et payée présentement et à veu de nous et des tesmoings cy après par lesdits acquéreurs aux dits vendeurs qui ont icelle somme eue prinse et receue et s’en sont contentés et en ont quicté et quictent lesdits acquéreurs leurs hoirs et aians cause, et est ce fait o condition et faculté de grâce donnée et accordée par lesdits acquéreurs auxdits vendeurs de recourcer et rémérer lesdites choses cy dessus vendues jusques à d’huy en 3 ans prochainement venant en rendant et refondant par lesdits vendeurs auxdits acquéreurs le fort principal dudit présent contrat avecq loyalles abondances, le tout a esté stipulé et accepté par les dites parties, et à ce tenir faire et accomplir obligent lesdites parties, mesmes lesdits vendeurs eux et chacun d’eux seul et pour le tout sans division de personnes ni de biens leurs hoirs et aians cause avecques tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles présents et advenir quels qu’ils soient renonçant à toutes choses à ces présentes contraires par especial aux bénéfices de division et ordre de discussion et sont tenus par la foy et serment de leurs corps sur ce d’eux donnée et jurée en nostre main dont à leur requeste les avons jugés, fait et passé au bourg dudit Louvaines maison de Michel Camus en présence de Mathieu Vinsot marchand demeurant à Saint Aulbin du Pavoil et Mathurin Quettier praticien demeurant audit Louvaines tesmoings à ce requis et appelés, lesdites parties fos ledit acquéreur ont dict ne scavoir signer ; sont signés en la minute des présentes L. Quittet, M. Vinsot, M. Quettier et nous notaire soussigné

Le 24 juin 1632 après midy, devant nous Pierre Loyau notaire de l’autre part, furent présents personnellement establis et deument solidairement soubzmis lesdits Riffier et Menard sa femme y nommés, lesquels ont confessé avoir ce jourd’huy vendu quité cédé et transporté la grâce qui encores dure du contrat de l’autre part audit Louis Quittet aussi y nommé, à ce présent stipulant et acceptant pour et moyennant la somme de 21 livres tournois quelle somme a esté solvée et payée manuellement comptant par ledit Quittet auxdits Riffier et Menard sa femme qui ont icelle somme eue prinse et receue et s’en sont contentés et en ont quité et quitent ledit Quittet ses hoirs et aiant cause et par ce moyen ledit contrat demeure pur et simple et lesdites choses d’iceluy bien et deument acquises auxdits Quittet et Perrine Lebreton sa femme à ce présente, leurs hoirs et aians cause, et à ce tenir faire et accomplir sans jamais y contrevenir, renonçant à toutes choses à ces présentes contraires en sont tenues par la foy et serment de leur corps sur ce d’eux donnée et jurée en nostre main, sont à leur requeste les avons jugés, fait et passé au bourg dudit Louvaines maison de nous notaire en présence de René Péan et Michel Camus marchands demeurant audit Louvaines tesmoings à ce requis et appellés, lesquels vendeurs et achapteresse ont dit ne savoir signer, ne seront lesdits vendeurs tenus à faire ni frais aux partaiges et divisions desdites choses ains ledit Quittet en vin de marché dons et prozenettes la somme de 60 sols tz payée tant ce jourd’huy qu’avant ces présentes par lesdits achapeteurs du consentement desdits vendeurs

Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos