Henry Lancelot de Juigné rend aveu du prieuré de la Jaillette pour son étang de Molières et sa métairie de la Sausseraie : Chemazé (53)1724

En fait, il reconnaît devoir 100 sols d’une part et un boisseau de froment, mais il le fait devant notaire à Montreuil-sur-Maine, alors que la majorité des aveux sont reçu aux assises de la seigneurie.
Les liens entre Molières et la Jaillette datent de la fondation du prieuré par Nichou de Moleriis.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales de la Sarthe, H486 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 5 décembre 1724 avant midy, par devant nous Jacques Bodere notaire royal en Anjou résidant à Montreuil sur Maynne fut présent et étably messire Henry Lancelot de Juigné chevalier seigneur de Molières demeurant à Château-Gontier paroisse de saint Remy lequel a reconnu et confessé devoir chacuns ans au terme d’Angevine aux seigneurs propriétaires du fief et seigneurie de la Jaillette réuni au collège royal de La Flèche la somme de 100 sols de rente foncière à cause et pour raison de l’étang de Molières et un septier de froment rouge mesure de Château-Gontier à cause du lieu et métairie de la Sausseraye, le tout situé circuit de Molières paroisse de Chemazé et appartenant au seigneur étably, requérable chacuns ans dudit jour de l’Angevine, et conformément au titre de location ledit seigneur étably n’entend faire novation ny préjudicier à l’hipothèque d’iceux, lesquels rente de 100 sols et un septier de fourmand ledit seigneur étably a promis et s’est obligé payer servir et continuer à l’avenir chacuns ans tu terme d’Angevine tant et si longtemps qu’il sera seigneur propriétaire desdites choses cy dessus, à quoy elles demeurent par privilège affectées et hypothéquées … dont avons jugé ledit sieur étably, fait et passé audit Montreuil étude de nous notaire en présence de Pierre Ollivier marchand et Ami Melinne tissier demeurant audit Montreuil tesmoings

Simon Roinard rend aveu au prieuré de la Jaillette : 1721

Je descends de sa soeur Mathurine Roinard qui a épousé Nicolas Bruslé

C’est une famille de tixiers, qui ne sont pas des artisans bien riches, mais qui possèdent tout de même quelques parcelles de terre. Ici un jardin, probablement potager pour aider la famille à se nourrir.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales de la Sarthe, H486 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 23 septembre 1721 a comparu en sa personne Simon Roinard tixier, fils de deffunt Simon Roinard demeurant à La Chapelle-sur-Oudon, lequel s’est avoué sujet censif de cette seigneurie pour raison d’un jardin contenant 2 hommées dans les Saulais de la Basse Gaudine joignant d’un costé les terres de Marie Guematz d’autre costé les terres de Jean Bréon, d’un bout les terres de Laurens Voisine et d’autre bout les terres de Simon Loreau – Item une portion de pré contenant une hommée dans le pré de la Saullaye audit lieu de la Basse Gaudine, joignant d’un coté la terre de Michel Quittet d’autre costé la terre de Perrine Pasquier d’un bout la terre de François Lamy d’autre bout la terre de Jean Guyoullier pour quoi il a confessé devoir chacun an au jour de Toussaint 6 sols 7 deniers obole d’une part, et 2 sols 6 deniers de cens et rentes dans la fraresche de la Basse Gaudine, à laquelle déclaration il a fait arrest et condamné payer servir et continuer lesdits cens et rentes et en payer les arrérages

La famille de la Faucille selon l’ouvrage : Une famille de seigneurs calvinistes du Haut-Anjou : Les Chivré, marquis de La Barre de Bierné, XVIe-XVIIIe siècles / par André Joubert, 1887

 

 

 » La famille de la Faucille est souvent citée dans les guerres du XVIe siècle. Le château patrimonial, avec vaste parc et pont sur l’Oudon, était précédé d’une longue avenue. Le 18 décembre 1531, René de la Faucille y avait fondé une chapelle, en constituant 15 livres de rente pour le chapelain sur sa terre de Bois-Savary[1]. En 1562, le sieur de la Faucille était capitaine du château d’Angers[2]. Cette famille s’armait : D’azur à la bande d’argent accompagnée de deux cotices d’or, à l’orle de six losanges de même posés deux et un en chef et deux et un en pointe[3]. Ses descendants adoptèrent les idées nouvelles, comme le constate l’historien B. Roger, qui dit que les successeurs « de ce grand héros, qui s’étoit extraordinairement signalé aux guerres d’Italie, de François 1er et de Henri II, et avoit passé sept fois les monts pour le service de ces deux roys, ont malheureusement embrassé le calvinisme[4]. »

Le lieu des Aunais-Barrés, situé sur le territoire de la paroisse de Bazouges, près Château-Gontier, était le siège d’un fief important, qui relevait de la baronnie « à foy et hommage simple et droict de basse justice seulement[5]. » Les Bédé portaient : D’azur à la licorne passante d’or[6].

La branche des Aunais ajoutait : Un croissant montant d’argent sous le pied droit de devant de la licorne[7]. Depuis la fin du XVIe siècle, les Bédé avaient opté pour le protestantisme. En 1602, un membre de cette famille était pasteur de l’église réformée de Loudun[8]. Les catholiques de Château-Gontier se plaignirent, en 1612, au conseil privé de Sa Majesté, des contraventions que le sieur des Aunais « faisoit à l’édict avecq ceux de la R. P. R. de ceste ville[9]. » Un arrêt du 17 mai de la même année décida que l’exercice du culte calviniste, qui se célébrait au château des Aunais-Barrés, serait « réduict au particulier, conformément à l’article 8 de l’édict. »

[1] Arch. de la famille d’Andignè. — Dict. hist. de M.-et-L., t. II, p. 135.

[2] Arch. anc. de la Mairie d’Angers, BB. 30, f° 12. — Une lettre inédite, datée du camp devant Orléans, le 1er rnars 1562, et signée: « Loys de Bourbon, » duc de Montpensier, autorise la ville d’Angers à prendre pour la garnison du château,  » sur ledit nombre de quatre cens hommes de pied de la garnison de ladite ville d’Angers, vingt d’iceulx desquelz tout le corps de ladite ville respondra, et vingt aultres que le sieur de la Faucille prandra soict entre lesdits quatre cens ou ailleurs au pais bien congnuz, sains et renommez, dont aussi il sera responsable. » (Ibid., EE. 1.) — Voir, sur le rôle joué par La Faucille, la Réforme et la Ligue en Anjou, par E. Mourin. — Jean du Matz, seigneur de Montmartin et de Terchant, chevalier des ordres du roi, protestant zélé, l’un des anciens de. l’Eglise réformée de la ville de Vitré, dont il était gouverneur, éleva sou beau-lits, Jean de la Faucille, fils de René de la Faucille et de Marie de Feschal. Celle-ci, veuve de René de la Faucille, deuxième du nom, sieur de Saint-Aubin et de Bois-Savary, fils de René de la Faucille, chevalier, gouverneur du château d’Angers, était, en effet, devenue la seconde femme du sieur de Montmartin. Le jeune de la Faucille se distingua, sous les ordres de son beau-père, dans les rangs des huguenots Il fut enterré à Vitré le 4 décembre 1581. (Note communiquée par M. l’abbé Ch. Pointeau.)

[3] Audouys, mss. 994, p. 72.

[4] B. Roger, Histoire d’Anjou, p. 425.

[5] Dict. top. de la Mayenne, p. 8

[6] Armorial général de l’Anjou, deuxième fascicule, p. 147.

[7] Armoria! général de l’Anjou, ibid. — Audouys, mss. 994, p. 338.

[8] France protestante, t. X, p. 265. — Manuscrit de la Bibliothèque de Blois.

[9] Archives de la Mayenne, B. 2336.

 

Toutefois, il fut stipulé expressément que le nombre des assistants présents au prêche de ce manoir ne pourrait jamais excéder le chiffre de trente personnes[1]. A cette époque, le lieu préféré où se réunissaient les huguenots de la région n’était donc plus situé à Château-Gontier, comme l’avait établi l’Edit de Nantes en date du 15 avril 1598[2], mais aux Aunais-Barrés de Bazouges. En 1669, Paul Bédé était seigneur des Aunais[3]. Mre Pierre Trochon, « conseiller et advocat du Roy », prit le premier la parole au nom « du procureur de Sa Majesté ». Il dit « qu’ayant esté bien informé que les seigneurs de la Barre, de la Touche Moreau, de la Faucille et des Aulnais, lesquels sont domiciliez en ce ressort et y font profession de la religion prétendue reformée, se sont détachez de l’observation des éditz de nos roys et de l’exécution de plusieurs arrests et reglements renduz sur l’exercice de ladite R. P. R. il en auroit fait sa remonstrance à ce siège, deuement, le 26 du mois de may dernier, et faict voir que les dessus nommés ont introduit en leurs maisons l’exercise publicq de la religion prétendue reformée, quoy que, lors de l’Edit de Nantes, ilz n’eussent point en icelle droit de haulte justice mouvante neument et sans moyen de Sa Majesté, ce qui est contre le contenu en l’article 7 de l’édit; que ilz ont permis qu’un seul ministre ayt fait le presche hors de sa résidence en plusieurs lieux, au préjudice de l’édit et soubz pretexte d’anesse (sic), ce qui est contre l’arrest rendu en forme de reglement au privé conseil du roy le XXI janvier 1657[4], et qu’ils ont fait bastir des temples en leurs maisons, depuis l’édit, sans permission de Sa Majesté, ce qui est contre l’article XIII de l’édit et l’arrest donné aux grands jours tenuz à Poitiers le 16 septembre 1634 ». Il examine ensuite les moyens de défense présentés par les accusés. Le seigneur de la Faucille « a fait voir un adveu qu’il dict avoir esté rendu le 16 décembre 1556 [à] Messire François de Rohan, chevalier, seigneur baron de Mortiercrolle[5], par Pierre de la Faucille, seigneur du dit lieu », établissant qu’il a droit de haute justice en sa maison et hors de la Faucille, et, par conséquent, « le deffendeur soustient qu’en icelle il a droict de faire faire l’exercice publicq de la R. P. R. ». Mais cet aveu est nul, parce qu’il « n’est présenté ny receu en jugement ». Ensuite, cet acte, même « revestu de ses formes essensielles, n’atriburoit au deffendeur le droict de l’exercice publicq de la R. P. R. en sa maison, d’aultant qu’elle ne relève pas nuement du Roy, ainsy que le plain fief de haubert auquel et aux justices de cette qualité Sa Majesté a accordé la faculté de l’exercice publicq de la R. P. R. par le dit article 7 de l’édict. » Enfin, « le deffendeur ne peut vallablement prétendre le droict de l’exercice publicq de la R. P. R. en sa maison, puisqu’on icelle il ny a point de pasteur actuellement résident, etc.. »

 

 

[1] Archives de la Mayenne, B. 2336.

[2] « En conséquence duquel, les hérétiques ont eu six lieux en Anjou qu’ils appeloient églises, savoir : Angers ou Sorges, Saumur, Baugé, Craon, Chateaugontier, la Gounaudière et Pringé. » (Histoire d’Anjou, p. 458.) — Voir, sur l’Édit de Nantes, le texte publié par Dumont, Corps diplomatique, t. V, part, 1, p. 545 et suiv.

[3] Bibliothèque d’Angers, manuscrit 917

[4] Voir l’Histoire de l’Êdit de Nantes. — Rulhiére, Éclaircissements sur les causes de la Révocation de l’Edit de Nantes.

[5] Mortiercrolles, chât., cne de Saint-Quentin, siège d’une baronnie, vassale du duché d’Angers, qui étendait sa mouvance sur Mée, Châtelais et l’Hôtellerie-de-Flée. — Voir le dessin de ce manoir féodal dans le Maine et l’Anjou, de M. de Wismes, et dans l’Album de Château-Gontier et ses environs, de Tancrède Abraham.

 

 

Pierre Boullay rend aveu au prieuré de la Jaillette, mais pour 15 sols par 25 : 1674

Pierre Boullay affirme que ses prédecesseurs payaient 15 sols, alors que le procureur dit que le papier censif mentionne 25 sols.
Par ailleurs, le bien qu’il a acquis a souvent changé de propriétaire, et il est très curieux qu’on lui réclame les contrats précédents, je pensais que seul le dernier contrat, le concernant, était dû.

Un paisseau, ici écrit « pesseau » est un échalas pour soutenir la vigne (http://www.atilf.fr/dmf/)

Un bian est une corvée d’homme et de bête que le vassal doit à son seigneur (idem)

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales de la Sarthe, H486 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Assises de la seigneurie du Prieuré de la Jaillette : Le 17 décembre 1674 Pierre Boullay tant en son nom que comme héritier de de Jean Boullay et Perrine Pinault ses père et mère. A comparu ledit Boullay en sa personne, lequel s’est advoué subjet de cette seigneurie et offert bailler par déclaration luy donnant delay a offert payer les arrérages de ses debvoirs iceux servir et continuer. Le procureur de la cour a dit que ledit Boullay a acquis un journau de terre sis proche le lieu de la Noüe mouvant de cette seigneurie de Jean Hegu, lequel l’a aussi acquis de Martine Besnard veuve Suhard et ses cohéritiers, et lequel contrat fait par ledit Hegu n’est esté exibé, conclud a ce qu’il soit condemné l’exiber et ce fait en payer les ventes et issues et outre exiber plusieurs autres contrats, héritier de deffunt Guillaume Rousseau son oncle qui l’avoit acquis de Louis Letessier, lequel Letessier l’avoit aquis de François Leroy et ledit Leroy l’a acquis de deffunt Patrin, et de ses cohéritiers… Ledit Boullay a dit qu’il a exhibé le contrat par luy fait dudit Hegu et payer les ventes et issues, et que pour le contrat qu’il prétend avoir esté fait par ledit Hegu de ladite Besnard et aultres, il n’est tenu en faire exhibition et se doibt le procureur pourvoir contre luy et a présentement exhibé un contrat d’acquests par luy fait de Jean Breon et Renée Cocquereau sa femme des héritages y mentionnés pour la somme de 355 livres passé par Blondeau notaire du Lion le 25 juillet 1673, quitance des ventes de Roullin fermier d’icelle seigneurie du 25 novembre 1673, et offert bailler copie ; sur quoi parties et procureur de la cour ouis avons condemné et condemnons ledit Boullay bailler par déclaration les choses qu’il tient mouvantes de cette seigneurie dans 4 sepmaines et exhiber le contrat d’acquest fait par ledit Hegu de ladite Besnard ensemble ceux faits desdits Rousseau Tessier Leroy et Patrin dans 4 sepmaines sauf audit Boullay à se pourvoir contre ledit Hegu ainsi qu’il verra estre à faire et outre condemné payer les arrérages desdits debvoirset iceux servir et continuer. Et à l’instant ledit Boullay a fourny sa déclaration contenant qu’il doibt à la recepte de cette seigneurie chacun an 15 sols par une part et aider à payer 2 milliers de pesseaux et un bian à fanner dans la prée de l’abbaye, et acte de ce que le procureur de la cour a dit que la déclaration est défectueuse et que ledit Boullay doibt 25 sols au lieu de 15, et 2 milliers de pesseaux en fresche avec le sieur de Boisourdy suivant le papier censif qui en est chargé et a protesté la faire réformer ; ledit Boullay a dit que par des déclarations rendues par ses prédecesseurs il appert qu’il n’est chargé que de 15 sols ..

L’abbaye de Nyoiseau possédait en 1721 la seigneurie de l’Isle Baraton

Nous avons vu ici
La plus terrifiante saisie et adjudication que j’ai jamais rencontrée : les biens de la famille de la Faucille, 1700
dans laquelle adjudication on trouvait, entre autres biens, l’Isle Baraton alors à la famille de la Faucille.
Voici en 1721 la procuration de l’abbesse de l’abbaye de Nyoiseau, alors propriétaire de l’Isle Baraton.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales de la Sarthe, H486 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 24 septembre 1721, procuration : Nous Anne Louise Gilberte Du Cambout abbesse de l’abbaye de Nyoiseau donnons pouvoir à Me René Thibault Chambault prêtre nôtre aumônier et nôtre procureur général et spécial de comparaître pour nous aux assises de la seigneurie de la Jaillette pour donner déclaration conformément à celles des précédents seigneurs de l’Isle Baraton aux droits desquels nous sommes à présent, et ce à raison de 3 busses de vin la goutte seulement que ladite seigneurie de l’Isle Baraton doit chacun an à ladite seigneurie de la Jaillette, promettant approuver tout ce que nôtre dit procureur fera

Nicolas de Ferle, l’un des donataires du prieuré de la Jaillette, selon le parchemin de 1235

Je vous signale dans un autre billet d’autres documents sur une famille de Ferle au Lion d’Angers, qui serait à l’origine des noms de lieux le Feil et la Feillière.

En effet le fonds familles des Archives du Maine et Loire donne les documents suivants, qui tracent une famille de Ferle ayant donné la Feillière et le Feil. 

Le patronyme Nichou est la variante Lorraine de Nicou, Nicole, tous dérivés de Nicolas. (Marie-Thérèse MORLET, Dictionnaire étymologique des noms de famille, 1991)
Donc, lorqu’on rencontre le prénom Nichou dans un document de 1235, je suppose que c’est notre Nicolas actuel.
En voici au moins 2 :

Ce document récapitule en 1235 les donataires du prieuré de la Jaillette, au nombre desquels il y a 2 Nichou : l’un Nichou de Moleriis, l’autre est écrit dans tous les documents qui en parlent depuis « Nichou de Ferla ».
Mais, je viens proposer une toute autre lecture de ce Nichou de Ferla.
Tout d’abord, ceux qui me suivent, savent déjà que je hurle depuis longtemps qu’il n’y a jamais eu de fées à la Roche au Lion d’Angers, mais un FESLE de son nom de famille, d’où la Roche au Fesle. J’ai plusieurs dizaines de documents photographiés aux Archives Départementales du Maine et Loire, surtout des actes notariés avant la Révolution et des actes d’Etat Civil des registres paroissiaux, notamment concernant les Brundeau qui vivaient à la Roche au Fesle dont ils étaient les fermiers. J’affirme donc haut et fort, je hurle, qu’il n’y a jamais eu de fées, mais que depuis la Révolution on a plus que perdu le sens commun et tout oublié du passé pour inventer n’importe quoi, même un historien dans une publication.
Bref, je suis certaine qu’il a existé une famille FESLE ou de FESLE et qu’elle s’est évaporée, comme de nombreux noms de famille.
Par ailleurs, j’ai photographié autrefois aux Archives du Mans les séries H449 1
H483
D2 & 10
H486
H489
H488
H484
H485
concernant la Jaillette, et il s’y trouve les rentes dues au prieuré pour la Roche au Fesle, là envore nettement écrite ainsi.

Donc la Roche au Fesle est intimement mêlée au prieuré de la Jaillette, donc j’ai voulu voir ce jour comment le parchemin dont il est question en 1235 avait libellé ce donataire.
Je vous ai souligné en rouge son nom, mais je vous ai aussi souligné la MESLINAIS
Stupeur, vous voyez comme moi, qui si on lit MESLINAIS on peut aussi lire FESLA même je l’avoue pour ceux qui ne sont pas paléographes du Moyen-âge, comme c’est mon cas, les lettres C et R ressemblent curieusement à ce S de Meslinais.

J’alerte pas ce présent billet les médiévistes, dont ceux qui me connaissent (un peu, mais tout de même), et s’ils avaient l’amabilité de se pencher sur mon raisonnement, je les en remercie.

Car je ne vois qu’un Nicolas de Fesle dans ce Richou de Ferla.

Odile, avec tous ses neurones, et encore ses doigts et eux seuls. Ah, et puis encore les yeux. Et surtout pas de fées !!!

 

Et parce que je suis une femme, je tente toujours de distinguer dans un acte les femmes, d’autant qu’elles interviennent rarement la plupart du temps.

Donc, Nichou est un homme, et lorsque le parchemin écrit « uxor Nichou », il parle de « la femme de Nichou » aliàs « la femme de Nicolas ». Selon mon vieux latin (il y a 70 ans que je l’ai appris) « uxor » est un substantif et non un qualificatif.