Doisseau : en voici d’autres, contemporaines de Jacques Doisseau

On nous cite hier un Doisseau à Azé !

Oui, il existe beaucoup de Doisseau, enfin assez pour penser qu’ils ne sont pas tous liés.

D’ailleurs hier sur Angers St Pierre j’en ai vu d’autres moi aussi.

 

x Angers St Pierre 29 septembre 1618 « mariage Jehan Guyet fils de René Guyet marchand et défunte Marguerite Doysseau et Françoise Joubert fille de François Joubert marchand Me boucher et de Gabrielle Doysseau »

 

Donc, des DOISSEAU, il en existe beaucoup !

 

Merci de clore le sujet, car tous ne peuvent être raccordés sans d’énormes recherches de preuves, en ces années reculées, et, je n’en descends pas personnellement.

Et mon site ne travaille qu’avec des sources prouvées (registres paroissiaux filiatifs ou indirectement filiatifs, minutes des notaires, aveux, etc…)

 

Odile

Partages en 7 lots des biens de feu René Terrier : Angers 1641

Autrefois les héritages des collatéraux sans hoirs étaient scrupuleusement respectés, et compte tenu des 7 branches, il y a d’autres actes de sous partages etc… que je mets demain ici.
Le défunt avait en fait un portefeuille d’obligations plus que de terres, et j’ai déjà observé cela sur d’autres bourgeois aisés, car il s’agit d’un milieu très aisé.
On peut supposer que les terres n’étaient pas souvent accessibles à l’achat et qu’elles étaient sans doute plus de soucis que les obligations, mais probablement que le rapport était comparable.
Vous avez bien le couple Marguerite Pasqueraie et Jacques Doisseau, et elle est bien fille de François et Catherine de La Roche, si ce n’est qu’en 1641 François Pasqueraie est déjà décédée et vous trouverez mention de sa veuve en fin de l’acte (j’ai surgraissé en rose)

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 26 août 1641 avant midy par devant nous Nicolas Leconte gardenottes royal à Angers Partages en 7 lots des biens demeurés du décès de deffunt noble Homme René Terrier vivant bourgeois d’Angers et y demeurant paroisse st Maurice et de damoiselle Claude Pasqueraye veufve feu noble homme Me Pierre Testard vivant sieur de Lauberdière conseiller du roy enquesteur en la séneschaussée et siège présidial d’Angers, fille aisnée et héritière de deffunte Mathurine Terrier qui estoit soeur dudit deffunt Terrier, fournis à nobles personnes René Despeaux escuier sieur du Chemin, et damoiselle Jacquine Gouesault son espouse, François Coustard sieur de Nerbonne marchand bourgeois audit Angers, François Hiret sieur de la Margotière et damoiselle Françoise Coustard son espouse, lesdits les Coustards enfants et héritiers de deffunte damoiselle Françoise Pasqueraye, et ladite Gouesault par représentation de defunte damoiselle Marie Coustard sa mère, soeur desdits les Coustards, François Pasqueraye sieur de la Touche aussy marchand bourgeois audit Angers, Jean Pasqueraye conseiller du roy contrôleur au mesurage à sel d’Ingrandes transféré aux Ponts de Cé, Jacques Douesseau et damoiselle Marguerite Pasqueraye son espouse, André Daneau sieur de Sousenelles et damoiselle Françoise Pasqueraye son épouse, enfants et héritiers de noble homme François Pasqueraye vivant sieur de la Touche et bourgeois demeurant audit Angers, Jean Pasqueraye ancien advocat au siège présidial d’Angers, damoiselle Françoise Trochon veufve feu Estienne Pasqueraye mère et tutrice naturelle de Jan Pasqueraye, et Pierre Esnault sieur de la Giraudière et damoiselle Renée Pasqueraye son espouse, lesdits Jean et Renée les Pasquerayes enfants et héritiers de defunt Estienne Pasqueraye, François Pasqueraye sieur des Coustaux, Nicolas Dufresne et Mathurine Pasqueraye sa femme, lesdits Jean Pasqueraye et François Coustard curateurs en cause de René et François Pasqueraye émancipés, Pierre Trochon sieur de la Martinière, Me Pierre Trochon sieur de la Regnaudière advocat au siège présidial dudit Angers, noble homme Pierre Testard conseiller esleu pour le roy Angers, noble homme Me Alexandre Guerin sieur de la Pinerdière, et ledit Esnault curateur aux personnes et biens de André, Pierre, René, Estienne et Marguerite Pasqueraye enfants et héritiers de defunt André Pasqueraye vivant aussy bourgeois dudit Angers, tous lesdits susdits héritiers dudit deffunt Terrier pour une sixiesme partie par représentation de ladite deffunte Mathurine Terrier, pour estre par eux procédé à l’option et choisie desdits partages suivant leur rang et ordre et au désir de la coustume comme ensuit : 1er lot : Un contrat de 1 800 livres de rente au profit dudit defunt Terrier sur ledit sieur de la Girardière Esnault passé par Gilles Chauveau notaire royal à Angers le 20 mai dernier pour 23 livres 5 sols ; à la charge du présent lot rapporter à celui auquel demeurera le 7ème et dernier lot dans 4 semaines après la choisie 258 livres – 2ème lot : Un contrat cédé audit deffunt Terrier par ledit sieur de la Girardière Esnault sur Catherine Chevreul veufve de noble homme Robert Jousse vivant sieur de Boileau advocat du roy en l’élection de Château-Gontier, passé par Portin notaire de ceste ville le 21 juillet 1627 pour 1 000 livres de principal et 47 livres 6 sols d’intérests ; Et la somme de 528 livres à prendre sur 3 285 livres provenant du rachapt et réméré que ledite Françoise Trochon a fait du contrat de pareille somme – 3ème lot : 880 livres faisant partie de 1 757 livres 10 sols de principal due par Catherine de La Roche veufve de François Pasqueraye, François et Jean les Pasqueraye ses enfants par contrat passé par Prouteau le 28 septembre 1634 ; Un contrat de 22 livres 4 sols 20 deniers de rente pour 400 livres de principal sur damoiselle Marie Amis veufve du feu sieur des Roches Guris par contrat passé par ledit Prouteau le 16 décembhre 1637 avec 36 livres pour les intérêts ; Item 259 livres à prendre sur ladite somme de 3 285 livres (f°3) – 4ème lot : 877 livres 10 sols restant du contrat cy dessus de ladite de la Roche veufve François Pasqueraye : Item 597 livres à prendre sur ladite somme de 3 285 livres – 5ème lot : etc … je suis fatiguée et j’arrête ma retranscription

Succession de René Delaporte et Marguerite Delahaye : Angers 1646

Malgré toutes mes recherches sur mes DELAHAYE, je n’avais pas à ce jour la preuve exacte de filiation de Marguerite Delahaye épouse Delaporte, ce qui avait aussi indirectement pour effet que Mathurine Delahaye épouse Doisseau était aussi dans le même cas. En fait, j’avais là encore 2 possibilités absoluement proches et cousines, mais tout de même il fallait être exact, et on manque souvent de preuves dans les registres paroissiaux, car les actes ne sont pas assez explicites, même en étudiant tous les baptêmes et tous les enfants et alliances des collatéraux.

Bref, je m’étais lancée la semaine dernière, malgré mon état de santé moins performant, dans l’étude d’une succession de 32 pages !!!
C’était donc au dessus de mes forces…
Mais j’ai fait ce que j’ai pu.
Et même si vous voyez ci-dessous que j’ai sauté rapidement par dessus certaines pages, c’est que j’ai trouvé le fil tant cherché depuis longtemps. Comme quoi d’ailleurs il ne faut jamais désespérer.
Donc il faut bien rattacher Mathurine Delahaye épouse de Jacques Doisseau de Françoise Ogeron.

Donc, le fil figure, tenez-vous bien, à la fin de cet immense acte.
Comme quoi il est important de tout retranscrire, et non utiliser la diagonale.

C’est fou n’est-ce pas ?
Et j’en reviens à nos essais de filiation de Jacques Doisseau car 2 naissances à une mois près sur la même paroisse d’Angers et ensuite une absence de preuves filiatives, ne permettent que de rester aux suppositions, même si elles paraissent certaines. Alors, je suppose qu’un jour, après moi, quelqu’un d’aussi tenace, trouvera une succession dans les notaires d’Angers, car pour ma part, je ne suis plus en forme pour m’y rendre… et je nefais donc que l’exploitation des vues que j’avais soigneusement prises autrefois pour mes très vieux jours…

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 26 mars 1646, Nous François Delahaye notaire royal Angers, ce requérant honnorables personnes René Delaporte, Pierre Delahaye curateur à la personne et biens de Françoise Martin fille et unique héritière de défunts Me François Martin notaire de cette cour et Françoise Delaporte fille dudit René Delaporte et de defuncte Marguerite Delahaye, et honnorable personne Pierre Doublard marchand bourgeois Angers nommé d’office par la provision de curatelle dudit Delahaye expédiée au siège de la prévosté de cette ville le 15 de ce mois pour aprécier avec les autres ci-nommés les héritages relaissés par la démission dudit Delaporte à ses enfants, sommes transportés de la ville d’Angers au village de Martineau à Juigné-sur-Loire distant de 2 lieues ou étant arrivés sur les 19 heures au lieu dont jouissait ledit Delaporte, trouvé en icelui Mathurin Cambrois closier dudit lieu, lui aurions enjoint d’en faire présentement montrée (f°2) des logements, jardins, terres, vignes et prés, ce qu’il a promis faire, et après avoir fait perquisition si Jean Durand pris d’office par ladite provision de curatelle estoit audit village sa demeure, icelui Cambrois et autres voisins nous auroient fait response ledit Durand estre absent, sommé les parties de convenir d’autre personne en son lieu et place, ce que n’ayant voulu faire, aurions mandé et fait venir Jean Proustier vigneron demeurant audit village de Martineau, beau-frère dudit Durand, lequel venu avons pris le serment en tel cas requis, lesquels nous ont dit estre âgés, savoir ledit Doublard de 40 ans et ledit Proustier de 60 ans ou environ – ce fait sommes avec eulx transportés sur ledit lieu et enjoint auxdits experts le voir, visiter et apprécier, et en faire présentement leur rapport, ce qu’ils nous ont promis faire, sur la monstrance qui leur en a esté faite par lesdits Delaporte et Cambrais, ledit lieu se compose, savoir d’une maison bastie en comble dans laquelle y a une chambre basse à cheminée ayant l’ouverture au soleil de midi, un grenier au dessus, le tout couvert (f°3) d’ardoise, au devant de laquelle maison y a une cour fermée de murs contenant 55 pieds de long, laquelle a son ouverture sur le chemin à venir de Soullaire audit Juigné, fermant d’une grande porte ferrée, les bassres en croix garnie de serrure et couillets, le long de laquelle cour est une grange bastie en comble dans un bout de laquelle est planté le pressoir à fûts et dans l’autre bout d’icelle est le logement du closier, lequel logement est composé d’une chambre basse à four et cheminée ayant son entrée par devant ladite cour, un grenier au dessus, lequel est renfoncé dans ledit pressoir, à côté de laquelle grande porte est une petite étable bâtie en appentis, le tout couvert d’ardoise, au derrière duquel logis et grange est un jardin fermé de murs contenant 1,5 boisselée de terre ou environ, lequel mur du hault est en partie mutuel entre ledit Delaporte & Pierre Durand voisin, comme a semblable celui de ladite cour du côté du jardin de Raphaël Mestairye à cause de sa femme, ladite appartenance joignant d’un côté ledit grand chemin d’autre côté les maisons et jardins de Pierre Durand et autres chacun par (f°4) son endroit, d’unbout les appartenances de Jean Auffrau et Jacques Lebreton chacun par son endroit, d’autre bout le jardin dudit Mestairye, au davant de laquelle maison est une petite cour dans laquelle est une petite estable à porcs et un appentif servant d’estable aux vaches avecq un grenier au dessus, laquelle cour est fermée de murs qui en dépendent pour le tout et à son entier dans ledit chemin, tous lesquels logements, cours, pressoir et jardin lesdits Doublard et Proustière ont estimé valoir la somme de 1 000 livres (f°5) … (f°13) – Item 2 boisselées de terre ou environ en la place appelée la Noue Aubert joignant d’un côté la terre de Gilles Bouvet, d’autre côté la terre de Jean Quenion, d’un bout le chemin du Plessis à Juigné, d’autre bout la terre de René Bouvet, prisées 60 livres. – Sont tous les héritages dépendant dudit lieu de Martineau fait voir auxdits experts lesquels ils ont cy dessus appréciés pièce par pièce suivant leurs situations, le prix desquels héritages se monte et revient à la somme de 3 625 livres, estimé ledit lieu valoir en l’estat qu’il est de revenu annual chargé desdites rentes la somme de 160 livres par chacun an ; ce fait ledit Delaporte a dit n’y avoir autre que ce que dessus. Sur ce requérant les parties, avons dressé le présent procès verbal pour s’en servir en temps et lieu ce que de raison et du consentement (f°14) desdites parties elles emportent assignation a se treouver demain 10 h de la matinée au bourg d’Escouflant, en laquelle paroisse y a partie des autres héritages … signé Delaporte, P. Delahaye, F. Delahaye, Doublard – Et le 27 mars 1646 (f°15) requérant lesdits Delaporte et Pierre Delahaye, nous notaire susdit sommes transporté d’Angers au bourg d’Escouflant distant d’une lieue, sur les 9 heures, aurions fait perquisition chez le nommé Coullombeau nommé expert pour aprécier les héritages sis en ladite paroisse d’Escouflant avec ledit Doublard, y estoit lors et après qu’il nous a esté fait rapport par ses voisins ledit Coullombeau n’estre de présent en ladite paroisse, du consentement des parties avons mandé et fait venir chascuns de Jean Maurillon marchand, et Pasquier Dupont laboureur, demeurant en ladite paroisse, lesquels venus sommé les parties de déclarer s’ils les ont à suspects, ont dit que non et qu’ils se rapportent à eux et audit Doublard de voir les héritages possédés par ledit Delaporte, en ladite paroisse et les apprécier en leurs consciences, et en faire leur rapport par devant nous, au moyen de quoi, serment pris desdits Maurillon et Dupont et réitéré dudit Doublard, ont dit estre âgée savoir ledit Maurillon de 60 ans ou envirion et ledit Dupont de (f°16) 52 ans ou environ, et ledit Doublard de 41 ans ou environ. – Ce fait, les parties les ont prié et requis voir lesdits héritages, lesquels à cette fin ont fait voir les héritages comme suit : 1 maison bastie en comble dans laquelle y a une chambre basse four et cheminée, un grenier au dessus dans lequel y a aussi cheminée, au bout d’icelle maison du côté de la cheminée y a une étable aussi bastie en comble, le tout couvert d’ardoise, aireau et issue au davant, et au derrière de ladite maison y a un petit jardin contenant 0,5 boisselée, joignant le jardin de Bellebranche, d’autre côté les appartenances de Nicolas Guepin, d’un bout à ladit maison ci-dessus et d’autre bout le chemin du bourg d’Escouflant au village du Chesne ; et à l’autre bout de ladite maison y a une petite chambre en appentis, couverte d’ardoise, le tout prisé 300 livres – Item 1 clotteau de terre clos à part devant ladite maison, le haut duquel cloteau l’on fait servir de jardin, lequel contient 4 boisselées, joignant d’un côté (f°17) le jardin de Bellebranche et les appartenances du lieu de la Rivière, d’autre costé la ruette du bas du bourg et un petit jardin des héritiers Jean Langlois, et d’autre bout la maison et terre de Nicolas Guepin, lequel lieu est à présent tenu par René Guépin closier, prisé 100 livres – Item 2 boisselées de terre aux champs du Petit Carrefour, ensepmancées en blé seigle, joignant d’un côté la terre de la veufve Dufresne, d’autre côté le terre des héritiers Thomas Helbert, d’un bout la terre de la cure d’Escouflant, d’autre bout le chemin d’Angers à Briollay, prisées 60 livres – Item 2,5 boisselées de terre aux champs de la Groye joignant d’un côté la terre de Nicolas Guépin, d’autre côté la terre de Pierre Pineau, d’un bout la chemin appellé le Pasty Gasnier, d’autre bout la terre de la cure d’Escouflant, une haye entre, prisées 85 L ; item 1 lopin de terre labourable dans la pièce du Grand Ongras contenant 11 boisselées joignant d’un côté /18 la terre de Guitton, d’autre côté la terre dudit Morillon, d’un bout la terre du Petit Bellemotte d’autre bout le chemin de Lonurie au Péré, ledit lopin partie ensemancé & partie en guere, prisé 450 L ; /25 d’un côté la vigne dudit Coustan d’un bout la vigne ci-dessus ; item 1 grande planche de vigne au clos des Piardièresj oignant d’un côté la vigne de nous Nre & y aboutée d’un bout & en partie, de l’autre côté des héritiers Pieu, d’autre bout le chemin de la Garde à Apvrillé, toutes les vignes au clos des Piardières estimées à 2 quartiers prisées 180 L ; item 1 petit clos de vigne clos à part contenant 3 quartiers devant la porte de la Petite Garde, joignant d’un côté le chemin du Moulin de la Garde à Apvrillé, d’autre côté la terre de la métairie de Lyeru dépendant de Fontaine-Daniel, abouté d’un bout 1 clos de vigne dépendant du temporel de la cure d’Apvrillé, d’autre bout une petite ruette des terres de /26 Item 1 petit cloteau de terre labourable au haut du jardin d’Apvrillé joignant d’un côté & abouté d’un bout la terre dudit lieu, d’autre côté la vigne dela cure, d’autre bout les jardins de la Croix Blanche & de la Fleur de Lis, prisé 100 L ; item 1 cloteau de terre labourable appellé le clotteau de Laire contenant 7 boisselées, joignant d’un côté le chemin ledit logis & jardin, d’autre côté la vigne & terre de Me Greslan, abouté d’un bout la ruette entre la cellerie & ledit cloteau, ds’autre bout la terre ci-cessus, prisé 120 L ; item 1 clotteau de terre labourable appellé le cloteau de la Saullaye contenant 7 boisselées joignant led chemin & pièces ci-dessus, prisé 140 L ; item 1 cloteau appellé le cloteau (f°27) du Puy dans le coin duquel vers le bourg est situé une fontaine en face du puits, contenant ca 10 boisselées de terre, joignant d’un côté ladit chemin d’autre côté la terre dépendant de la Chapelle de la Sellerie, d’un bout la terre ci-dessus, d’autre bout le cloteau de terre appartenant à Pierre Gernon le Jeune, ledit clotteau prisé 200 L : item 1 petit lopin de pré clos à part devant le cimetière d’Apvrillé, joignant d’un côté & aboutté d’un bout le pré de Pierre Gernon, d’autre côté la rue de la Ternière & d’autre bout les jardins de Pierre Gilles, ledit lopin prisé 100 L – Qui sont tous les héritage dépendant dudit leu de la petite Garde, montrés par ledit Delaporte, le prix desquels monte 1 620 livres, et de revenu annuel 70 livres, déclarant ledit Delaporte que René Ballain a droit de guessenier, vendange des vignes qui luy sont escheues en partage de sa deffunte mère sis au cloux des Piardières sur les partages faits entre leurs auteurs de la succession de deffunt René (f°28) Delahaye et Françoise Ogeron. – Fait et arresté audit bourg d’Apvrillé, présents lesdites parties et experts ; et pour voir et apprécier les 2 maisons sises en la ville d’Angers appartenant audit Delaporte du consentement des parties elles emportent assignation à se trouver demain maison dudit Delaporte en ladite ville d’Angers sise au hault de la rue de l’Escorcherie 10 h de la matinée »

La confusion possible entre 2 Jacques Doisseau nés en 1609

Je suis toujours sur la confusion possible et hier j’ai poursuivi mes recherches de plusieurs de leurs collatéraux, en vue de comprendre lequel est lequel, hélas hier j’ai trouvé un baptême qui donne Charles Rousseau parrain dans la branche Delahaye, alors que normalement par la filiation donnée dans le mariage Rousseau il est dans la branche Martineau.
Dur dur, mais je continue.

Jacques DOISSEAU °Angers St Pierre 23 avril 1609 « fut baptisé Jacques fils de honorables personnes Jacques Doyseau marchand et de Mathurine Delahaye sa femme et espouse fut parrain honorable homme Thomas Doysseau père dudit Jacques aussi marchand, a esté marraine honneste femme Françoyse Delahaye [tante maternelle] femme de honorable homme Jean Grasenloeil marchand Me boucher Angers »

Jacques DOISSEAU °Angers St Maurille 18 avril 1609 « baptisé Jacques fils de honneste homme Jacques Douasseau marchand poislier et de Renée Martineau et fut parrain honnorable homme Jehan Hiret sieur de la Maillardière advocat Angers (s), marraine Catherine Lemasson femme de honnorable homme Louis Papin sieur de la Touche advocat »

Pierre Bodin était maître des forges des Hunaudières : Sion les Mines au moins 1631-1634

J’ai eu la curiosité de chercher à Sion la présence de Pierre Bodin.
Le registre est peu bavard et ne contient presque pas de métiers, et j’étais désespérée, mais en persévérant, j’ai trouvé la trace de Pierre Bodin, qui y est dit maître des forges des Hunaudières.

Ceci est déjà un point remarquable, sachant que les historiens des Forges des Hunaudières, y donnent (je cite l’ouvrage les forges du Pays de Châteaubriant, cahiers de l’inventaire, page 56) des protestants. Cependant, ils donnent pour maitre des forges en 1630 Galais Belot, qui est très loin de m’être inconnu et voyez mon étude des BELOT. Si j’ai bonne mémoire, sa famille, plus qu’aisée, eut un remarquable partage aisé, mais quelques mois plus tard, l’un des fils ouvrant l’armoire de sa mère voit tomber de l’armoire 10 000 livres qui n’étaient pas dans le partage, donc encore 10 000 livres, c’est dire le niveau d’aisance !!!
Après qu’on m’est raconté cette anecdote croustillante, j’avoue que moi qui possède une armoire (meuble décadent et disparu des appartements modernes) j’avais beau ouvrir la porte, je ne voyais pas de paquet de 10 000 livres !!!

Mais revenons à Jacques Doisseau.
Ainsi, le beau-frère de Jacques Doisseau, Pierre Bodin, qui sera maître des forges de la Hardouinais, était dans les forges des Hunaudières dès au moins 1631.
Sachant que dans ce métier, on était tous très liés et interchangeables d’une forge à l’autre, voici donc un premier pied dans l’étrier des forges pour Jacques Doisseau, par son beau-frère à Sion.

Voici les 4 baptêmes relevés à Sion qui attestent que Pierre Bodin est alors maître des forges des Hunaudières :

« Honnorable femme Renée Doisseau (s) épouse d’honnorable homme Pierre Bodin demeurante aux Hunaudières est marraine à Sion-les-Mines (44) le 24 septembre 1631 de Renée Coschon fille de François et Marguerite Lamois » – « Honnorable femme Renée Doisseau (s) épouse d’honnorable homme Pierre Bodin maistre des forges des Hunaudières de Sion le 5 avril 1632 de Perrine Labé fille de Symon et de Janne Chottard » – « Honnorable femme Renée Doisseau dame de la Foretière épouse de honnorable homme Pierre Bodin sieur de la Foretrie à présent demeurant aux forges des Hunaudières le 23 janvier 1634 de René Louaigne < em>[qui est Louvigné, voir commentaire ci-dessous] file de Patry et Françoise Goubaux, et parrain Jan Goubaux mari de Charlotte Dangé forgeron affineur demeurant aux forges de Pouancé »
Il est cité « Sion-les-Mines le 19 avril 1634 batême de François Duval fils de Jean et Claudine Decharis, parrain François Lechat non marié les tous artisans des forges des Hunaudières travaillant soubz l’authorité de monsieur Bodin maistre desdites forges »

Les premiers contacts de Jacques Doisseau avec les forges : son cousin Pierre Bodin est à Sion les Mines : 1634

Je viens de passer 4 jours en recoupant les informations DOISSEAU qui sont sur mon blog, car je viens de constater que Jacques Doisseau, celui qui sera dans les forges, est en fait mon collatéral, par Mathurine Delahaye qui descend de mes Delahaye.
Je mettrai bientôt mon étude DELAHAYE à jour sur mon site, car je suis occupée à mettre toutes les signatures des femmes, car elles signaient, et ce point culturel est important, s’agissant d’une famille qui va s’allier aux HAY des Nétumières, et donner une branche de la famille de SAINT-PERN.

En tant que chimiste j’ai travaillé dans la métallurgie et j’ai donc sur les forges un regard technique probablement plus fouillé que d’autres. Bref, j’ai en leur temps fait l’acquisition des ouvrages sur les forges, et j’ai relu attentivement ces jours-ci celles du pays de Châteaubriant, car vous allez voir que la Hunaudière est dans l’histoire des DOISSEAU, certes indirectement, mais tout de même une présence certaine.

En effet, je vous propose l’analye approfondie du baptême du premier enfant du couple de Jacques DOISSEAU et Marguerite PASQUERAIE.
Ce baptême est à Mûrs, mais pas à Mûrs-Erigné comme certains l’écrivent, sans doute parce que c’est le nom que la commune a eu plus tard.
Mais en fait cette commune, constituée de Mûrs et Erigné, englobe l’ancienne paroisse de Mûrs qui était sous le patronage de Saint Venant. Il faut donc lire le registre de Mûrs paroisse de Saint Venant et non d’Erigné.
Voici ce baptême, selon ma méthode de retranscription, c’est à dire qu’à la retranscription fidèle j’ajoute entre crochets et en italique bleue foncée les commentaires que je crois utiles à la compréhension.

1-Catherine DOISSEAU °Murs-St-Venant (49) 15 septembre 1634 « baptisée par moi François Vandelan curé de Meurs Catherine fille de honnorable homme Jacques Douasseau et de honnorable femme Marguerite Pasqueraie demeurans ville d’Angers paroisse St Maurice, parrain honnorable homme Pierre Bodin (s) [époux de Renée Doisseau [cousine germaine de défunt Jacques Doisseau grand père de l’enfant], fille de Jacques et Renée Martineau, lequel Jacques est marchand demeurant en la paroisse de Cyon évesché de Nantes [Sion-les-Mines (44) où se trouvent les forges de la Hunaudière], marraine honnorable femme Catherine de La Roche (s) veuve de deffunt honnorable homme François Pasqueraie aussi de la ville d’Angers » x 1662 Siméo HAY des Nétumières comte de Coëslan (Guitté, 22)

Ainsi, vous pouvez lire entre crochets et en italique, que Pierre Bodin a la préséance familiale d’être parrain du premier enfant, qui comme vous le savez était le grand père quand il vivait, mais on sait que Jacques DOISSEAU grand père est décédé en 1611 non sans avoir fait rapidement 3 enfants dont le dernier, Etienne, ne naîtra que 243 jours après le décès de son père.
Manifestement les enfants de ce Jacques Doisseau furent mis en curatelle familiale, compte-tenu de leur extrême jeunesse. Et c’est dans cette branche de cousins que Pierre Bodin vient en 1618 épouse Renée Doisseau, cousine de Jacques.
Les contacts étaient proches pour que Pierre Bodin se soit déplacé de Sion les Mines à Mûrs dès le premier enfant !

Maintenant, que faisait ce Pierre Bodin à la Hunaudière ? Pour tout vous dire, je l’ignore, mais en relisant attentivement les ouvrages sur les forges, je constate qu’il existait dans une forge une activité moins technique forge que entrepreneur, acheteur de bois, même quans la forêt voisine ne suffit pas, comme ce sera le cas à la Hunaudaie, citée page 112 de l’ouvrage sur les forges du pays de Châteaubriant (Cahiers de l’inventaire, Ministère de la Culture) :
Les forges de Lanouée et de la Hardouinaie manquaient de bois malgré les efforts de leurs entrepreneurs, qui allaient en acheter fort loin jusqu’en la forêt de Colpo à 16 km de Vannes. C’est dire quels entrepreneurs ils étaient, toujours en déplacement, et même loin !

Enfin, ces ouvrages sur les forges insistent longuement sur les échanges de forge à forge, donc les contacts multiples et les alliances. Pour avoir étudié des familles de forgeurs, pour une très proche parente, je dois dire que les alliances allaient de forge en forge à chaque génération et ce sur 3 provinces.

Voici cette naissance :
Etienne DOISSEAU °Angers St Pierre 14 avril 1611 « baptisé Estienne fils de deffunct Jacques Doyseau et Mathurine Delahaye son espouse fut parrain honneste homme Me Pierre Pierres marraine Saincte Eveillon (s) femme de René Delahaye marchand tanneur »

Je remercie ici tous ceux qui ont eu un intérêt sur les DOISSEAU que j’ai tant étudiés, alors sans avoir réalisé qu’ils m’étaient collatéraux.
Je remercie aussi Olivier Bridel qui m’a poussée à chercher comment Pierre Bodin était présent.