Analyse critique de l’origine des Cupif

Avant de lire mon analyse et mes conclusions, je tiens à rappeler que d’autres avant moi ont fait preuve de beaucoup d’analyse critique, mais ont été peu entendus des compilateurs de tout poil.

LES TRAVAUX CRITIQUES CONNUS

  • Bernard Mayaud
  • J’ai personnellement rencontré à plusieurs reprises Bernard Mayaud. Il avait entrepris, bien avant que le numérique ne sévisse en généalogie, un important travail de publication. Hélas, à cette époque, la généalogie, non encore démocratisée, subissait très souvent le poids des versions familiales notables. Et Bernard Mayaud n’a pas pu et ne pouvait pas contredire certaines familles.
    J’ai sur ce point un témoignage direct de lui-même, que je tiens ici à témoigner. Lors d’un repas annuel du CGO il y a plus de 35 ans de cela, je me suis trouvée en face de lui, et il était entourré de toutes parts de ce qui constituait alors la majorité des généalogistes : de vieux représentants de familles notables. L’un l’interpelle alors pour avoir publié telle chose. Et Mr Mayaud de répondre clairement qu’il ne pouvait pas publier autre chose que ce que la famille souhaitait publier.
    J’avoue qu’à l’époque je n’avais pas saisi. J’ai réalisé peu de temps plus tard, et depuis, tenue à ma règle de tout prouver et ne rien compiler, j’ai et je suis victime de menaces, et même de menaces importantes. C’est pourquoi lorsque l’informatique est aparue il y a 30 ans environ, j’ai milité et tout fait pour que les moins de 100 ans ne soient pas publiés afin de ne laisser aucune ouverture sur les familles.

      Cliquez la vue pour l’agrandir

    Si vous relisez attentivement ce qu’il a publié, vous constatez :

      . qu’il ne dit pas que l’origine est écossaise, mais qu’il a trouvé une formule astucieuse pour émettre ses doutes sur cette prétendue origine
      . qu’il précise que les dates sont incompatibles et ne le seraient que si il s’agissait de grands parents et non de parents
      . qu’il met un ? après Renée L’Epervier Bretonne

    Hélas, ces 3 immenses doutes n’ont pas empêcher les compilateurs de compiler !

  • Le Blog LE CHAT DE LA VOISINE
  • Frédéric Voisine a publié en 2009 une analyse critique détaillée, que je vous prie de relire attentivement, car j’y ai retrouvé au moins une de mes réflexions, à savoir l’absence de Cupif en Ecosse.

  • mes travaux de généafolie
  • Mon site contient beaucoup de pages critiques sur les méthodes généalogiques. Je les avais écrites il y a 20 ans, et je dois dire en 2016 que non seulement elles sont encore valables, mais que le désastre a empiré sous l’effet de la folie numérique.

    MES TRAVAUX PLUS RECENTS

  • le contrat de mariage de Pierre Cupif
  • Mon blog contient déjà 30 actes notariés anciens concernant les CUPIF, dont le contrat de mariage de Pierre en 1519 (publié en 2011 sur mon blog).
    Ce contrat constitue une preuve filiative, qui représente une génération fiable, et qui est sans doute la génération qui a fait défaut aux descendants CUPIF lorqu’ils ont tenté de justifier leurs origines de noblesse et inventé la prétendue Ecosse etc…
    C’est d’ailleurs curieux qu’ils l’aient omise, preuve qu’ils ne connaissaient plus leurs origines.

  • les baptêmes de 1502 à La Chapelle-sur-Erdre
  • J’ai publié ici il y a quelques jours 2 actes parmi tant d’autres, qui sont extraits du registre paroissial de La Chapelle-sur-Erdre.
    Preuve qu’il existait en 1502 des Cupif aliàs Coupif ailleurs qu’à Candé, et en particulier en Bretagne, sur l’une des terres de la famille L’Epervier.

    ANALYSE CRITIQUE DES ELEMENTS CONNUS

    1/Lorsqu’elle a établit son dossier de preuves pour la réformation, la famille Cupif ne remontait qu’à Pierre dont elle avait oublié les parents que le contrat de mariage que j’ai trouvé donnent. Ceci est d’ailleurs la preuve qu’elle a tenté de s’inventer une filiation pour la génération dite « écossaise ». (Pour mémoire, les filiations inventées (et erronnées) sont nombreuses lors de l’établissement des preuves de noblesse ou autres admissions comme la cour des comptes de Bretagne etc…)

    2/ Le patronyme CUPIF aliàs COUPIF n’est pas Ecossais. Ce que j’avais vérifié sur Internet grâce aux annuaires de chaque pays que l’on peut consulter en ligne. Et ce que le blog de Frédéric Voisine avait constaté déjà en 2009.

    3/Le patronyme CUPIF existe encore à La Chapelle-sur-Erdre au début du 16ème siècle, comme l’attestent les actes de baptême du registre paroissial.

    4/La Chapelle-sur-Erdre est l’une des multiples terres de la famille L’EPERVIER

    5/La famille L’EPERVIER s’éteint au 16ème siècle, et vous avez sur mon blog beaucoup d’actes concernant cette famille à travers Bonaventure L’Epervier la mère du Lanoue Bras de Fer. (Pour avoir les autres actes sur cette famille, vous cliquez sur le tag (mot-clef) L’Epervier au bas de l’article ci-dessus)

    6/Le statut social de la famille L’EPERVIER n’a rien à voir avec celui des Cupif de La Chapelle sur Erdre, et on peut en conclure que cette famille se souvenait être sortie de La Chapelle-sur-Erdre, puis le feudiste qui les a aidés à faire une génération de plus a donc extrait de La Chapelle Basse Mer une Renée L’EPERVIER pour alliance, qui est dans doute un personnage inventé, et j’en veux pour preuve qu’elle est dit possédée de son propre la Béraudière à Candé, or, tous les biens de la famille L’EPERVIER sont situés en Bretagne.

    7/Et poursuivant le travail le feudiste a pris en écosse des armoiries et mélanger le tout pour les attribuer à la famille Cupif, d’où il en découlait, toujours selon ce feudiste l’origine écossaise.

    En conclusion, il convient d’arrêter toute ascendance CUPIF au contrat de mariage de 1519, et d’indiquer ensuite que les origines écossaises sont pure invention, sans mettre aucune mention de cette prétendue génération, compte-tenu des erreurs qu’elle totalise.

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

    Analyse critique du décès d’Anne Plumejeau : La Pommeraye 1678

    On trouve sur Internet une floppée de généalogies, sans doute plus ou moins copiées les unes sur les autres, et donnant à Anne Plumejeau de nombreux fils.

    Pourtant son décès est clair et d’ailleurs à cette époque du moins, le registre de La Pommeraye, s’il ne remonte pas haut, a le mérite de contenir des actes fort précis quant aux liens. Les prêtres n’étaient pas avares d’oncle, tante, cousin etc… ce qui n’est pas toujours le cas dans les registres paroissiaux.

    Je souhaite donc ici faire preuve du minimum d’autodéfense intellectuelle, du nom de l’ouvrage que je lis actuellement de Sophie Mazet Manuel d’autodéfense intellectuelle. En fait Sophie Mazet utilise un terme à elle pour rappeler à ses élèves de terminal ce qu’est l’analyse critique indispensable dans la vie. Il semble en effet qu’elle trouve que ses élèves en manquent beaucoup.

    Il n’y a pas que ses élèves, et en généalogie, il n’est pas rare de rencontrer des recoupements de n’importe quoi au lieu de l’analyse critique.

    Avec un minimum d’analyse critique, on ne peut plus faire dire à un acte ce qu’il ne peut pas dire.

    Pour mémoire, il existe un mariage Moreau filiatif remontant à Jacques Moreau et Anne Plumejeau, et des tas d’actes comme baptêmes ou sépultures, donnant des Moreau « frères ».
    Ceci ne donne en aucun cas le droit d’attribuer tous ses « frères » à une mère Anne Plumejeau, car un homme peut toujours avoir eu plusieurs lits, et ce n’était pas rare autrefois compte-tenu du décès en couches des femmes de cette époque.

    Donc, voici l’acte de décès d’Anne Plumejeau, qui sera suivi d’une analyse critique détaillée (cliquez le pour l’agrandir, car il sera alors immense) :

    Le registre est très encré mais lisible.

    « Le 20 mars 1678 fut enterrée au petit cimetière Anne Plumejau décédée du jour d’hier femme de Jacques Moreau métaier demeurant au Haut Plessis laquelle étoit âgée de 68 ans, ont esté présents à sa sépulture Louis Moreau métaier audit Haut Plessis son fils, Louis et René les Moreaux laboureurs, enfans dudit Jacques Moreau, lesquels ont dit ne savoir signer »

    Voici ce qu’il dit :

      Elle a environ 68 ans
      Elle a au moins un fils Louis Moreau métayer au Haut Plessis
      Elle a au moins 2 beaux-fils, issus d’un précédent lit de son feu mari, car ils ne sont pas dits ses fils, seulement les fils de Jacques Moreau son mari
      Donc, Jacques Moreau, son mari, a eu au moins 2 fils d’un (ou plusieurs) précédents lits.
      Jacques Moreau a bien eu 2 fils prénommés Louis, issus de 2 femmes différentes

    Partant :
    Une généalogie MOREAU doit donner à Jacques Moreau au moins un premier lit.
    Et dans ce lit on met, avec une note très claire, que l’on connaît Jacques Moreau comme père, mais qu’on ne sait le nom de la mère, ni combien il a eu de lits.
    Puis on met Anne Plumejeau en dernière épouse, avec au moins le fils Louis mentionné en 1678 à sa sépulture.

    ATTENTION, DEMAIN JE VOUS FAIS L »ALANYSE CRITIQUE DE LA PREMIERE GENERATION DES CUPIF

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

    Contrat de mariage d’Etienne Jolivet et Marie Lefebvre : Angers 1580

    Marie Lefebvre est proche parente, sans doute nièce, de Marguerite LEFEBVRE †Cherré 17 octobre 1600 x avant 1565 Raphaël BUCHER †/1587 dont je descends. Sur cette famille, j’ai plusieurs actes, mais aucun ne me donne la filiation exacte de ma Marguerite Lefebvre, seulement des parentèles sans toujours les liens précis, et depuis des années, je tente donc de reconstituer toute cette souche LEFEBVRE, mais ceci figure dans mon étude BUCHER

    Ce contrat de mariage est long, mais en fait une unique curieuse clause occupe 4 pages. Elle est curieuse, car durant ces 4 pages, le frère de Marie Lefebvre, François, prend de multiples précautions vis à vis de Marie et son futur époux, car il ne leur fait pas un don mais en fait un prêt, d’un tiers d’une maison dont ils ont hérité tous les 3 (Marie, François et Marguerite). Je précise qu’on découvre que c’est en fait un prêt car il demande ensuite remboursement immédiatement que Marie aura touché une succession.
    Et là, le document ne précise par quelle succession elle est en droit d’attendre ainsi. En fait les parents sont décédés, donc sans doute un oncle ou une tante ? En tous cas, ce gentil frère de Marie, occupe 4 pages du document en précautions pour se faire rembourser de son avance, et il n’hésite pas à faire répéter plusieurs fois la même chose au notaire.
    Et Marie n’a rien d’autre à apporter en mariage que ce prêt. Si ce n’est que l’on peut raisonnablement penser qu’elle possète tout de même un tiers de la dite maison, mais ceci n’est nullement précisé dans ce qu’elle apporte, tant le frère n’a pensé qu’à sa clause occupant tout l’acte.
    Je situerais donc Marie dans la petite bourgeoisie.

    Enfin, j’attive votre attention sur une mention rare lors de la mention des témoins, car ici il est précisé qu’ils sont parents de Marie, certes dans donner le lien précis, mais au moins on sait qu’ils ont un lien quelconque et c’est une piste de recherche pour ceux qui descendent de ce couple et sans doute aussi pour moi qui suit à la recherche de Marguerite Lefebvre sans doute sa tante.
    A suivre.

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 25 novembre 1580 el l’après dyner dudit jour (Falloux notaire royal Angers) comme ainsi soit que en traitant et accordant le mariage estre fait et accomply entre Me Estienne Jollyvet praticien en cour laye, fils de deffunt honneste personne René Jollyvet et de honneste femme Françoise Onyllon d’une part, et honneste fille Marie Lefebvre fille de deffunts Pierre Lefevre et Jacquine Deneschau

      Je vous ai mis une marque rouge devant le nom de famille de la mère, car je ne suis pas certaine de ma lecture, compte-tenu de l’écriture de ce notaire.
      Merci de nous dire ce que vous lisez, car je pense que pour ceux qui descendent de ce couple qui a eu beaucoup d’enfants, c’est une information importante

    demeurant en la maison de honorable homme Olivier Cupif recepveur des tailles de l’élection d’Angers d’autre part, auparavant aucunes bénédictions nuptiales fussent faites en faveur dudit futur mariage ont esté faits les accords pactions et conventions qui s’ensuivent, pour ce est-il que en la cour royal d’Angers et de monseigneur duc d’Anjou endroit etc par devant nous Pierre Falloux notaire d’icelle personnellement establys ledit Me Estienne Jolyvet demeurant en la paroisse de la Trinité de ceste ville d’Angers d’une part, et ladite Marie Lefebvre et encores François Lefebvre frère germain de ladite Marie Lefebvre demeuant en la paroisse de saint Michel du Tertre d’Angers d’autre part, soubzmectant etc confessent avoir fait les accords et pactions conventions et promesses de mariage qui s’ensuivent, c’est à savoir que ledit Me Estienne Jolyvet o l’authorité présence et consentement de ladite Onyllon sa mère et de sires Jehan et Robert les Jolyvets ses cousins germains demeurants en la paroisse de st Maurice d’Angers a promis et par ces présentes promet espouser en face de sainte église la dite Marie Lefebvre si tôt que l’un en sera requis par l’autre tout légitime empeschement cessant, et en pareil a icelle Marye Lebebvre o l’authorité présence et consentement dudit recepveur des tailles et par l’advis de honorable homme Me Pierre Ogereau licencié ès loix adavocat à Angers, sire Jehan Luard ? marchand, Jehan Corbeau demeurant audit Angers, dudit François Lefebvre promis et promettent prendre à mary et espoux ledit Me Estienne Jolivet aussi toutefois et quantes que l’un en sera requis par l’autre, en faveur et contemplation duquel mariage et lequel n’eust aultrement esté fait ce sont lesdits futurs espoux pris et prennent avecques tous et chacuns leurs droits présents et à venir, et aussi en faveur dudit mariage qui aultrement n’eust esté fait ne consenty a ledit François Lefebvre voulu et consentu veult et consent que lesdits futurs espoux jouissent de la tierce partie d’une maison située en la rue Baudrière d’Angers appartenant auxdits François, Marye et Marguerite Les Fevres, à titre successif de ladite deffunte Deneschau ou de la tierce partie des deniers procédant de la vente d’icellle maison et de la part et portion qui peut luy appartenir et appartient audit François Lefebvre, lequel François Lefebvre a dès à présent comme dès lors et dès lors comme dès à présent voulu et consenty veult et consent que ladite maison soit vendue pour des deniers qui en proviendront en jouir par lesdits futurs conjoints pour la portion dudit François Lefebvre et tout ainsi qu’il eust fait ou peu faire, et à ceste fin a iceluy François Lefebvre promis et accordé consenty et vérifié telles procurations jugements et … qu’il sera requis et qu’il sera nécessaire avoir pour parvenir à ladite vendition, réception des deniers qui en proviendront procéder et de toutes aultres choses à ce requises et nécessaires, les fruits et revenus de laquelle tierce partie de maison audit Me François appartenant ou deniers qui en pourront procéder lesdits futurs époux auront et en jouiront comme à eulx appartenant, et moyennant ces présentes qui aultrement n’eussent esté faites jusques à la prochaine succession qui pourra cy après eschoir à ladite Marye Lefebvre qui sera suffisante pour rembourser ledit François Lefebvre de la part et portion des deniers que lesdits futurs ont consenti recepvoir de ladite maison, ou deniers qui en procéderont pour la portion dudit François, et laquelle succession eschue ledit François prendra pareille somme de deniers que lesdits futurs conjoints recepvront de la vente de ladite tierce partie de maison, ou bien lesdits futurs conjoints rendront audit François pareille somme de deniers qu’ils auront receu de la vendition de ladite maison pourt la part dudit François … et les futurs conjoints ne pourront prendre aucune chose de la dite future succession que au préalable ils n’aient remboursé audit François les deniers qu’ils auront receu de ladite maison pour la part dudit François, et si les deniers de ladite succession escheue à ladite Marye ne sont suffisants pour faire ledit remboursement en ce cas ledit François attendra jusques à la succession ce qui restera dudit remboursement des deniers qui procéderont de la tierce partie de ladite maison pour la part de ladite Marie y en aura et demeurera audit Me Estienne Jolyvet la somme de 43 escuz pour don de nopces et le reste desdits deniers procédant de la vente de ladite maison pour la part de ladite Marie demeurera et sera censée et réputée le propre matrimoine de ladite Marie Lefebvre, pour lequel reste de deniers censés et réputés le propre matrimoine de ladite Marie iceluy Me Estienne Jollyvet a promis et promet par ces présentes mettre et convertir lesdits deniers en acquest d’héritage qui sera censé et réputé le propre matrimoine d’icelle Marie Lefebvre et à faulte de faire ledit acquest, ledit Me Estienne Jolyvet a constitué et constitue par ces présentes sur tous et chacuns ses biens rente annuelle et perpétuelle à ladite Marie ses hoirs etc à la raison du deux escuz 6 sols 8 deniers, payable ladite rente par les demies années, icelle rente admortissable 2 ans après la dissolution dudit mariage par ledit Me Estienne Jolyvet ses hoirs etc en rendant le principal et arrérages qui en pourroient estre deuz, icelle rente payable par les demies années comme dit est jusques audit admortissement, et a ledit Me Estienne Jolyvet constitué et constitue douayre sur tous et chacuns ses biens à ladite Marye suivant la coustume de ce pays d’Anjou, auxquelles promesses et accords et tout ce que dessus est dit tenir etc dommages etc obligent ledit Me Estienne Jollyvet, Marye et François Lefebvre eulx leurs hoirs biens et choses à prendre vendre etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait et passé audit Angers maison dudit recepveur Angers en présence de sire Marin Corbeau Pierre Goullay marchand demeurant audit Angers parens de ladite Marye, aussi en présence de honorable homme et sage Me Jehan Bignon licencié ès droits advocat audit Angers tesmoins

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

    Rente impayée, et comme elle était assise sur une maison, il faut céder la maison : Montjean-sur-Loire 1552

    Je descends des Vétault de Montjean-sur-Loire à cette époque, mais je ne fais pas encore de lien entre cette Antoinette Vétault veuve de Jean Ménard et mes ascendants Bonaventure Vétault x/1545 Renée Dubreil. La seule chose que je sache c’est qu’ils demeurent à la même époque à Montjean-sur-Loire.

    collection particulière, reproduction interdite
    collection particulière, reproduction interdite

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 6 mars 1551 (avant Pâques, donc 6 mars 1552 n.s.) (Michel Theart notaire royal Angers) Comme ainsi soit que par 2 contrats defunt Jehan Menard en son vivant marchand demeurant à Montejehan eust vendu cédé et transporté à defunts Estienne Menard et Denise Quentin son espouse à perpuité pour eulx leurs hoirs et ayans cause c’est à savoir par le 1er contrat du 4 juin 1541 ung septier de bled seigle de rente mesure de roy bon nouvel sec marchand recepvable et rendable au terme de mi août en la maison desdits acquéreurs au rivaige de Montejehan, et par l’autre contrat du 15 janvier 1543 ung petit cloux de vigne avec ung autre septier de froment de rente rendable comme le précédent, lesquelles rentes ledit vendeur avoit assignées sur une chambre de maison grenier dessus jardins et appartenances d’icelle assise au bourg de la Pommeraye comme plus amplement est contenu par lesdits contrats, desquelles rentes les arrérages seroient deuz des 5 dernières années à payer, et desquels Jehan Chevalier marchand demeurant Angers mary de Jehanne Menard fille et héritière desdits feus Estienne Menard et Quentin acquéreurs et à laquelle par partages faits avecques ses cohéritiers lesdites rentes seroyent demeurées
    pour l’advenir et les despens et intérests contre Anthoinette Vetault veufve dudit deffunt Jehan Menard vendeur au nom et comme tutrice naturelle des enfants d’elle et dudit deffunt, par laquelle veufve estoit dit que sans cause ledit Chevalier l’a (un mot incompris) desdites rentes et arrérages veu qu’elles estoient assises sur ladite chambre de maison grenier jardins et appartenances d’icelle appartenances contenus et confrontés auxdits contrats de l’an 1543 et qu’elle n’avoir empesché et ne vouloit empescher que ledit Chevalier à cause de sadite femme ne jouisse desdites choses pour lesdites rentes et assiettes d’icelle, et par le dit Chevalier estoit dit au contraire et que quelque chose que dise ladite veufve esdits noms elle ne soit en pouvoir excuser veu qu’elle est son defunt mary ont joui desdits héritages sur lesdits contrats lesdites rentes seroient assises, pour raison de quoi lesdites parties eussent peu tomber en involution de procès, pour à quoy obvyer sont condescendus soubz le bon plaisir et authorité de justice et par l’advis de leurs amis et conseils aux accords pactions et conventions qui s’ensuivent, c’est à savoir que pour demeurer ladite veufve audit nom comme tutrice de ses enfants quite vers ledit Chevalier audit nom desdites rentes et arrérages lesdites chambre de maison et grenier tant hault que bas jardins et appartenances d’icelles choses comme elles se poursuivent et comportent et que deffunts Jacques Menard et Jehan Mesnard son fils ont joui sans rien en retenir ne réserver seront sont et demeurent audit Chevalier audit nom à luy ses hoirs et ayans cause pour assiette desdites rentes et demeure vers luy quite des arrérages d’icelles et d’iceulx héritages ladite veufve a fait cession transport audit Chevalier …

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

    Jacques Vétault de Montjean-sur-Loire, et Yves Duvineau de Nantes font les comptes : 1587

    Je descends des Vétault de Montjean-sur-Loire à cette époque, mais je ne fais pas encore de lien entre ce Jacques Vétault et mes ascendants Bonaventure Vétault x/1545 Renée Dubreil. La seule chose que je sache c’est qu’ils demeurent à la même époque à Montjean-sur-Loire. En ouvre ils ont une signature belle et semblable. Et j’ajoute que le nombre d’habitants de Montjean à l’époque ne devait pas permettre beaucoup de familles Vétault.

    collection particulière, reproduction interdite
    collection particulière, reproduction interdite

    Yves Duvineau eut manifestement des bénéfices ecclésiastiques divers autant qu’importants, en Bretagne, puisqu’il est même dans le dernier acte ci-après nanti d’un bénéfice à Dol. Mais il vit à Nantes.

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 2 avril 1587 avant midy, en la cour du Roy notre sire à Angers endroit par davant nous Mathurin Grudé notaire de ladite cour personnellement establys honorables hommes Jacques Vetault marchand demeurant à Montejehan d’une part, et Me Yves du Vineau secrétaire du révérend abbé de Saint Melaine demeurant à Rennes d’autre part, soubzmectant lesdites parties respectivement l’une vers l’autre confessent avoir fait et par ces présentes font les cession et transport qui s’ensuivent, c’est à savoir que ledit Vétault a quité ceddé délaissé et transporté et par ces présentes quite cèdde délaisse et transporte audit Du Vineau ce stipulant et acceptant les sommes de deniers cy après scavoir la somme de 122 escuz deux tiers par une part pour laquelle somme deffunt Jacques Menard avoir vendu audit Vetault le lieu et closerie du Pin pour ladite somme avec grâce par contrat passé par devant Bodard notaire soubz la cour de Montjehan le 15 mai 1577 et les fruits et fermes dudit lieu du Pin de 2 années scavoir 1580 et 1581, et la somme de 50 escuz pour laquelle ledit deffunt avait fait vendition audit Vetault d’une maison sise à Montjehan par contrat avecques grâce passé par Lepel… le 13 juillet 1580 et les louages et fruits de ladite maison qui est le temps dudit contrat jusques à huy,
    etc….encore 3 pages du même style

  • Pièce jointe : passée à Nantes
  • En nostre cour royale à Nantes obmission et prorogation de juridiction y jurée etc a esté présent devant nous Yves Duvineau protonaire du St Siège grand archidiacre et chanoine de Dol, lequel a confessé avoir receu de Suzanne Duvineau dame du Pin sa sœur acceptante par nous la somme de 200 escuz sol par luy payée à feu Jacques Bretaux marchand demeurant au bourg de Montejan pour les causes contenues et portées par certain acte passé entre lesdits sieur Duvineau et Bertand Angers le jeudi 2 avril 1587 par devant Mathurin Grudé notaire royal audit Angers, dont ledit sieur Duvineau a quicté et quicte ladite dame du Pin, et par les mesmes présentes ledit sieur Duvineau a confessé avoir esté payé de sadite sœur de toutes et chacunes les sommes de deniers qu’elle luy debvoir et qu’il luy eust peu demander pour quelque cause que ce soit jusques à ce jour généralement et entièrement sans réservation à quelque cause que ce soit, fait et consenty audit Nantes en la demourance dudit sieur Duvineau paroisse de st Denys le 10 avril 1598

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

    Présentation d’un nouveau chapelain à la chapelle de la Vallée au Pouriel, Saint Aubin Fosse Louvain 1568

    et comme pour la plupart des présentations d’un nouveau chapelain, la famille se dispute un peu le rang, ce qui donne lieu à dresser un acte signifiant le rang de chacun, donc ici, il y a des prétendants qui sont refusés. Et le notaire est appelé à dresser l’acte qui notifie et justifie cette réponse.

    Cette chapelennie de nous est pas inconnue, car j’ai déjà sur ce blog sa trace. Certes, ce sont les Normands qui s’y intéressent car ils ont un lien, mais vous allez constater ici que l’acte a été trouvé cette fois en Sarthe, dans la série G. Mais je laisse aux Normands le soin de s’exprimer.

    J’ajoute que c’est dans cet acte que je me suis souvenue de la présence des SOUTIF dans l’Orne, d’où ma page hier sur les noms de famille se terminant par IF car en Anjou nous en avons quelques uns.

    Cet acte est aux Archives Départementales de la Sarthe, G343 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le samedi 19 juin 1568
    A tous ceux que ces présentes verront je Julien Bourdon, notaire royal du Mans et du Bourgnouvel certifie de vérité qu’aujourd’hui 27e jour de mai de l’an 1568, j’ai été présent au cimetière de l’Epinay le Comte en la compagnie de honnête homme Hierosme Couppel, sieur de la Foulgerays, paroissien dudit l’Epinay le Comte et de discret missire Jean Le Vassot, prêtre, paroissien de Fougerolles, au nom et comme procureur spécial de vénérable et discret Me Pierre Le Pourriel, prêtre dudit Fougerolles, soy disant chapelain par droit successif de la chapelle de la Vallée, située en la paroisse de Saint-Aubin de Fosse Louvain autrefois donnée et laissée par donation par défunt vénérable et discret Me Michel Le Pourriel, prêtre, vivant curé de Lesbois, premier fondateur et présentateur de la dite chapelle, lequel Le Vassot prêtre audit nom a prié et requis le dit Hierosme Couppel comme l’un des anciens parents (à cause de sa femme) dudit défunt Maistre Michel Le Pourriel qu’il eut à consentir la présentation de la dite chapelle faire ? audit Me Pierre Le Pourriel par chacun de Julienne Le Pourriel, veuve de défunt Jean Le Vassot Barbatière et par Julien Le Pourriel, fils aîné de défunt Jean Le Pourriel Langottière, paroissiens dudit Fougerolles, comme ayant le droit de présentation et donation de la dite chapelle comme aînés de la Foulgeraye et mesme que ledit Hiérosme [Couppel] ayt de sa part à en faire présentation et donation en tant que lui pourroit appartenir audit nom, audit Le Vassot, à laquelle sommation prière et requête, ledit Hiérosme Couppel a dit et répondu que ladite Julienne Le Pourriel et même ledit Julien [Le Pourriel] n’avaient aucun droit de présentation, parce que ledit Couppel a eu tous les droits que dessus dits et leurs prédécesseurs avaient autrefois euz au lieu de Lignou avecq toutes les dignités et libertés sans réservation et que la dite veuve et le dit Julien ni leur défunts pères n’eurent jamais rien audit lieu de la Foulgerays, et que ledit Couppel et Jeanne Le Pourriel sa femme comme seuls demeurant et heritiers audit lieu de la Foulgerais et comme héritiers du défunt père de la dite femme et comme ayant les droits des défunts pères dudit Julien et de la dite Julienne, et de plusieurs autres dudit lieu de Lignou, et comme aînés desdits lieux en ensuivant le testament du défunt curé de Lesbois leur prédécesseur, ils ont nommé et présenté avecques aucuns autres parents dudit défunt curé, de la personne de Me Guillaume Le Pourriel, prêtre, fils de Michel Le Pourriel, dudit Lignou, laquelle présentation vénérable et discret Me René du Bordage, prêtre, curé de Lesbois a eu pour agréable selon qu’il est porté par le contrat de la dite présentation, à quoi le dit Me Jean Le Vassot audit nom et ledit Julien Le Pourriel ont dit qu’ils n’auraient jamais, eulx ni leurs prédécesseurs vendu leurs libertés et dignités de la dite chapelle, et desquelles choses lesdites parties m’ont demandé et requis attestation, que leur ay octroyé soubz mon seing les jour et an que dessus, en présence de honnestes hommes Michel Deraines Launay, Jean Soutif, Pierre Doberre, Michel Quentin Rivière, paroissiens dudit Lépinay et Jean Merienne, paroissien de Desertines témoins, ainsi signé J. Bourdon, et scellée sur queue simple de cyre verte.

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos