François Gautier a quitté Saint Melaine (49) pour Cléry saint André (45) : 1531

Cléry-Saint-Adré est un haut lieu d’histoire touchant Louis XI
Située sur les bords de la Loire, face à Meung-sur-Loire, et avant Orléans, une comptine célèbre nous le rappelle.

Cette migration d’un angevin vers l’Orléanais n’était pas rare et vice versa. La Loire et son immense trafic de bateliers avant l’arrivée du chemin de fer qui a tout détruit, était propice aux échanges.
Ici, comme dans tous les cas où l’on est parti vivre ailleurs, il vend ses parts d’héritage à ses cohéritiers qui sont restés en Anjou.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 15 avril 1531 après Pâques, en notre cour royale à Angers par davant nous notaire (Guyon notaire) personnellement establys François Gaultier à présent demourant en la paroisse de Saint André de Clery au diocèse d’Orléans, fils et héritier pour une tierce partie de feu Pierre Gaultier et Jehanne Grimault sa femme encore vivante paroissienne de Saint Melaine au diocèse d’Angers soubzmectant soy ses hoirs etc confesse avoir vendu octroyé et transporté et encore vend octroye et transporte dès maintenant et à présent à toujours mais perpétuellement par héritage à messire René Gaultier prêtre vicaire de la dite paroisse de Saint Melaine qui a achacté pour luy ses hoirs etc tous et tels droits actions parts et portions de choses héritaulx et biens immeubles quelconques qui audit François Gaultier peuvent compéter et appartenir au-dedans des paroisse de Saint Melaine et Saint Jehan des Mauvrets respectivement, et tels qu’ils luy sont escheus et advenus tant de la succession de feu Pierre Gaultier son père que de ses enfants, frères et sœurs dudit vendeur, décédés depuis ledit Pierre Gaultier, aussi vend ledit François Gaultier comme dessus audit achapteur tout tel droit nom raison part et portion d’héritage qui luy peut succéder eschoir et advenir après le décès de ladite Jehanne Grimault sa mère encore vivante, à la charge toutefois du droit de douaire et usufruit tel que à ladite Jehanne peult compéter et appartenir selon la coustume du pays sur les biens et choses dont estoit vestu et saisi ledit Pierre Gaultier, aussi sur les héritages demeurés du décès desdits enfants, la vie durant d’icelle Jehanne seulement, lesdites choses sises et situées ès fiefs et seigneuries dont elles sont tenues et chargées des debvoirs accoustumés pour tous debvoirs et charges ; transportant etc et est faite ceste présente vendition pour la somme de 26 livres tz poyés comptés contans en présence et veue de nous par ledit achapteur audit vendeur en ung noble à la rose, 2 advertins ??, ung double ducat, 3 escuz sol, ung entier ??, le tout bon et de poids, et le reste en monnaie de présent ayant cours, oultre à la charge dudit achapteur et lequel a promis doibt et demeure tenu dire ou faire dire et célébrer par chacune sepmaine en l’église dudit lieu de Saint Melaine une messe à basse voix le temps et espace d’un an entier et parfait commençant ce jour et finissant ledit an révolu, pour le salut et remède dudit feu Pierre Gaultier père dudit vendeur, à laquelle vendition tenir etc et lesdites choses vendues comme dit est garantir par ledit vendeur ses hoirs etc audit achapteur ses hoirs etc dommages etc oblige ledit vendeur ses hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc présents à ce Eustache Gruge bachelier ès loix, Jehan Demecoulx ? licencié ès loix demourant audit Angers et Jehan Gaultier paroissien de ladite paroisse de Saint Melaine tesmoins requis et appelés et en vin de marché la somme de 20 sols

    il n’y a que la signature du notaire, mais à cette époque c’était le cas le plus fréquent et j’ignore encore quand la signature de tous ceux qui savent signer est devenue obligatoire

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Jean Fourmy, apothicaire à Vannes, venait d’Anjou : Avrillé et Angers 1593

la preuve, voici ses héritages angevins, et son frère à Angers.

Comme vous le savez, j’ai sur mon site un tableau des apothicaires d’Angers, enfin les plus anciens, et il je n’y vois aucun FOURMY, mais beaucoup d’apothicaires dans cette période, ce qui explique sans doute qu’une fois formé, ce Jean Fourmy s’est exilé à Vannes pour y exercer son art.

collection particulière, reproduction interdite
collection particulière, reproduction interdite

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 23 mars 1593 avant midy en la cour du roy notre sire Angers endroit par davant nous (François Revers notaire) personnellement estably honneste homme Jehan Hourmy Me apothicaire demeurant en la ville de Vannes pais de Bretaigne soubzmectant etc confesse avoir ce jourd’hui vendu quicté céddé délaissé et transporté et par ces présentes vend etc perpétuellement par héritage à vénérable et discret Me Pierre Fourmy prêtre curé de saint Lambert du Lattay demeurant en ceste ville d’Angers et frère dudit vendeur, lequel Gourmy curé susdit à ce présent a achapté et achapte pour luy ses hoirs et ayans cause, scavoir est 3 quarterons de quartier de vigne ou environ et situés au cloux de la Genetterye paroisse d’Avrillé comme ils se poursuivent et comportent avecq leurs appartenances et dépendances, sans aulcune réservation, et comme ils sont demeurés audit vendeur par partages faits entre luy ledit achapteur et leurs frères et sœur et qu’ils luy sont advenuz à cause de la succession de deffuntz Marc Fourmy et Guillemine Giffard père et mère desdites parties et comme plus amplement ils sont spécifiés et confrontés par lesdits partaiges recours à iceulx si mestier est, tenues lesdites choses vendues ou fief et seigneurie de Desnée aux debvoirs charges cens et rentes seigneuriaulx et féodaulx anciens et accoustumés, que lesdites parties par nous adverties de l’ordonnance n’ont peu déclarer, et néantmoings promes ledit achapteur paier à l’advenir ce qui sera trouvé en estre deu franches et quites de tout le passé jusques à huy, transportant etc et est faite la présente vendition cession et transport pour le prix et somme de 30 escuz sol, quelle somme ledit achapteur promet paier et bailler en l’acquit dudit vendeur à messieurs les chanoines curé et chapelains de la Trinité de ceste ville d’Angers ou à leurs commis et députés dedans d’huy en 2 ans prochainement venant pour le remboursement de pareille somme en laquelle ledit vendeur et ledit achapteur pour luy faire plaisir seulement sont obligés vers mesdits sieurs par contrat de constitution de rente passée soubz ladite cour par Me Mathurin Lepelletier notaire d’icelle, et d’icelle somme en fournir dans ledit temps audit vendeur quictance vallable, ensemble de ladite rente de ladite somme de 30 escuz que ledit achapteur demeure tenu pour et en l’acquit dudit vendeur par ces présentes jusques au jour du paiement de ladite somme de 30 escuz, à laquelle vendition et cession, promesses et tout ce que dessus est dit qui a esté respectivement stipulé et accepté par lesdites parties respectivement tenir etc garantir etc dommages etc obligent lesdites parties respectivement à l’accomplissement du contenu en ces présentes, scavoir ledit vendeur au garantage desdites choses vendues et ledit achapteur au paiement de ladite somme de 30 escuz et continuation de la rente d’icelle jusques à entier paiement de ladite somme de 30 escuz eulx leurs hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait et passé à notre tabler Angers en présence de Lois Allain et Michel Lory praticiens demeurant audit Angers tesmoins et en vin de marché paié par ledit achapteur du consentement dudit vendeur 20 sols

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François Legauffre échange des biens du Poitou en Anjou : 1547

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E2 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 13 mai 1547 en la cour royale d’Angers endroit par devant nous Marc Toublanc notaire de ladite cour, personnellement establys honorables hommes Jehan Gymier seigneur de la Roche demeurant en la paroisse de Feneu pays d’Anjou maistre Fabien de Lescluse demeurant à Partenay pais de Poitou comme il dit, Pierre Beconnet demeurant à Talmont audit pays de Poitou et Joachine Boullard sa femme comme ils disent après les avoir de ce enquis, de luy suffisamment auctorisée par devant nous quant à ce, soubzmectans eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne ne de biens leurs hoirs etc confessent avoir eu et receu contant de Me François Legauffre notaire royal d’Angers qui leur a baillé en notre présence et à veue de nous la somme de 300 livres tournois qu’il debvoit auxdits Beconnet et Boullard pour l’avaliement du contreschange des choses héritaulx faict entre eulx le jour d’hier par davant nous Marc Toublanc notaire susdit en présence dudit de Lescluse desquels 300 livres tournois lesdits establiz se sont tenuz à contans et bien payés et en ont quicté et quictent ledit Legauffre ses hoirs etc lequel contrat d’eschange lesdits Guymier et de Lescluse ont loué ratiffié confirmé et approuvé et par ces présentes louent ratiffient confirment et approuvent en tous points et articles et ont promis sont et demeurent tenuz garantir audit Legauffre les choses que lesdits Beconnet et Boullard luy ont baillées jusques à la valeur et concurrence desdits 300 livres tz au moyen de ce qu’ils ont prins et receu dudit Legauffre ladite somme de 300 livres tournois, et pour l’entretennement du présent accord et garantage desdites choses ledit de Lescluse a prorogé et proroge juridiction en la cour de la sénéchaussée d’Anjou à Angers, voulu et consenty, veult et consent y estre traicté et poursuivi comme par davant son juge ordinaire et a renoncé et renonce à toutes fins déclinatoires, et ont lesdits Guymier et de Lescluse asseuré et affirmé audit Legauffre que ladite Joachine est âgée de 22 ans ou plus et habile à contracter, et pour ce que ledit Legauffre auxdits establiz ladite somme de 300 livres tournois pour avaluer les choses qu’il leur baille est accordé que pour lesdites 300 livres ledit Legauffre prendra sur les louaiges des choses que lesdits establiz luy ont baillées par chacun an jusques à deux ans la somme de 10 livres, et à ceste fin lesdits establiz en ont fait cession et transport audit Legauffre , et est ce fait au moyen de ce que lesdits establiz et Legauffre ont convenu et accordé que chacun jouyra et tiendront les louaiges qui sont faits des choses qu’ils s’entrebaillent, et paieront les debvoirs chacun de ce qu’il tiendra, à laquelle ratiffication et tout ce que dessus est dit tenir etc ont obligé et obligent lesdits Beconnet sadite femme de Lescluse Guymier ung chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne ne de biens leurs hoirs etc renonçant etc et par especial lesdits Beconnet Boullard Delescluse et Guymier au bénéfice de division d’ordre et discussion etc et ladite femme au droit velleyen etc foy jugement et condempnaiton etc fait et passé audit Angers en la maison dudit François Legauffre par davant nous Marc Toublanc notaire royal en présence de François Jacques Legendre Clément Pivert marchands Nicolas Mynot François Boullard aussi marchand frère de ladite Jouachine tous demeurant en ladite ville tesmoings

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Lettre de change émise à Toulouse, payable à Paris, à un destinataire d’Angers : 1587

EN CETTE PERIODE ESTIVALE, JE VOUS PROPOSE DEPUIS QUELQUES JOURS DES ACTES ANGEVINS TRAITANT DE PERSONNAGES HORS ANJOU
UN PEU DE VOYAGE EN QUELQUE SORTE
MAIS A L’EPOQUE DES 16 ET 17èmes siècles

Ici, voici une lettre de change émise à Toulouse, payable à Paris, et le destinataire vit à Angers, donc donne ici procuration à un Parisien pour encaisser la somme due.
Les lettres de change de cette époque sont pour moi un mystère financier, car je ne suis pas une financière du tout. Je sais seulement qu’il y en a déjà sur mon blog, et vous les trouvez en mot-clef (tag) au pied de chaque billet, car elles sont manifestement rares à l’époque.

Dans le cas qui suit, on peut se demander quelle marchandise et/ou service a bien pu être rendu à Toulouse par cet écolier angevin. Aurait-il aider un colistier étudiant à Toulouse où il serait allé étudier ???

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le vendredi 10 juillet 1587 après midy, en la cour du Roy notre sire à Angers endroit par davant nous Mathurin Grudé notaire de ladite cour personnellement estably honneste homme Jehan Desalleux escolier du pays d’Anjou estant de présent en cette ville d’Angers soubzmectant etc confesse avoir ajourd’huy fait nommé constitué estably et ordonné et par ces présentes fait nomme constitue et establist et ordonne sire Louys Denys marchand demourant à Paris son procureur auquel il a donné pouvoir et mandement et par especial pour recepvoir du sieur Leliepvre aussi marchand demourant à Paris la somme de 50 escuz sol en vertu de lettres de change prinse à Tholoze en dabte du 7 octobre dernier en forme de lettre missive soubzscripte par ces mots « votre fils très humble et très obéissant Charles Leliepvre » escripte au dessus « à monsieur mon père monsieur Leliepvre sieur de Ligne à Paris » seconde et d’icelle somme de 50 escuz en bailler quittance et rendre ladite lettre de change et ce qui en despend, et faire ce qu’il appartiendra, et généralement etc promettant etc dont etc foy jugement et condemnation etc fait et passé audit Angers maison de nous notaire en présence de Me René Desalleuz sieur la Cuche advocat Angers et y demourant et René Grudé demourant Angers tesmoings

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Sous-location de la maison de la princesse de Guéméné à un Suisse : Angers 1609

Ce suisse de nation porte un nom qui ressemble à Gaville ou Ganelle. La maison est manifestement belle car elle a des vitres au fenêtes, ce qui est rare à l’éopque.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 1er mai 1609 après midy en la cour royale d’Angers par davant nous Jehan Bauldry notaire royal héréditaire d’icelle personnellement estably Estienne Sauve Me charpentier d’une part, et Jehan Gaville suisse de nation, demeurant aulx Lices lez ceste ville d’autre part, soubzmectant eulx leurs hoirs au pouvoir etc confessent avoir fait et font entre eulx ce que s’ensuit c’est à savoir que ledit Sauve a céddé et transporté et par ces présentes cèdde et transporte audit Gaville à ce présent et acceptant le bail à louage de la maison en laquelle ledit Sauve est à présent demeurant qui fait le coing pour aller des Lices en Bougorge pour le temps de 6 années et demie qui en restent à jouyr et eschoyr qui commenceront au jour et feste st Jehan Baptiste prochainement venant, à la charge dudit Gaville d’en jouyr durant lesdites 6 années et demie comme un bon père de famille et tout ainsy que ledit Sauve estoit fondé d’en jouyr par ledit bail passé par Deillé notaire royal en ceste ville dont ledit Gaville a dit avoir bonne cognaissance, et de l’entretenir en bonne et suffisante réparation de terrasse vitre et carreau ainsi qu’elle luy sera baillée par ledit Sauve dans ladite feste de st Jehan Baptiste prochaine, et à la charge aussi dudit Gaville de paier et bailler par chacune desdites années la somme de 30 livres tournois pour ledit louage en l’acquit dudit Sauve à Pierre Menard jardinier de Cazenoue au nom et comme procureur et gérant les affaires de Nicolas Maugin escuier de cuisine de la dame princesse de Guéméné usufruitière de ladite maison aulx termes de Nouel et st Jehan Baptiste par moitié qui est 15 livres par chacune demie année, le premier paiement commenczant à Nouel prochain en continuant, et à ce tenir etc garantir etc dommages obligent lesdits establiz eulx leurs hoirs etc avec tous et chacuns leurs biens et les biens dudit preneur à prendre vendre etc renonczant etc foy jugement condemnation etc fait et passé audit Angers à notre tabler présents ledit Pierre Menard, vénérable et discret Me Pierre Davy prêtre curé de Brossay demeurant à Doulces près Doué, et Ollivier Mareau praticien demeurant audit Angers tesmoings, lesdits establiz et Menard ont dit ne savoir signer

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Livraison de 500 lanternes pour la foire du Marillais : Plélan 1547

J’ai déjà sur mon site des détails sur la foire du Marillais, qui se tenait 3 fois par an. Vous verrez sur la page de ce lien que j’ai aussi déjà mis sur ce site un acte qui décrit le vin abondant à la foire.
Ici, j’ai cru comprendre qu’on commendait près de Saint Malo 500 lanternes, mais je n’ai pas compris tout, et je vous mets l’original, car il semblerait qu’elles soient en vessie de porc, mais je n’en suis pas certaine.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E2 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 6 juin 1547 en la cour du roy nostre sire à Angers en droit par devant nous Jehan Lemelle notaire d’icelle cour personnellement establiz Jehan Fleury demeurant en la paroisse de Plelan diocèse de st Malo pays de Bretagne d’une part, et Françoys Berard marchand demeurant à Angers d’autre part, soubzmetant confessent avoir fait et font entre eulx le marché qui s’ensuit scavoir est que ledit Fleury a vendu et vend par ces présentes audit François Berard qui a achacté de luy le nombre de 500 fusts de lanterne … à mectre …

    je vous ai mis entre crochets rouge le passage difficile sur les lanternes

selon l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert
S. f. (Grammaire et Art mécanique) il se dit en général d’une petite machine faite ou revêtue de quelque chose de solide et de transparent, ouverte par sa partie supérieure et fermée de toute autre part ; au centre de laquelle on puisse placer un corps lumineux, de manière qu’il éclaire au-dessus, que sa fumée s’échappe et que le vent ne l’éteigne pas. Il y en a de gaze, de toile, de peau, de vessie de cochon, de corne, de verre, de papier, etc.

le tout bon et marchant, lequel nombre de fusts dessus dit ledit Fleury a promis rendre bailler et livret audit Berard ainsi et par la forme et manière qui s’ensuit, scavoir est dedans la saint Jehan Baptiste prochainement à la foyre du Marillays ung cent ou plus et le reste en ladite foyre du Marillays …
et est fait le présent marché pour la somme de 20 livres qui est pour chacun cent 4 livres, quelle somme ledit Berard a promis paier audit Fleury en baillant et livrant lesdits fusts et fin d’iceulx fin de paiement, à ce tenir etc obligent eulx leurs hoirs etc foy jugement et condemnation etc présents à ce Jehan Anquetin et Loys Poylepail demeurant audit Angers tesmoins

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