Création de 125 livres de rente au profit de Bernardin Cador sur Simon Poisson, Angers 1613

L’acte est intéressant car il comporte l’histoire de la rente en 4 actes rénunis ensemble. En fait, Jeanne Fleuriot, l’épouse de Bernardin Cador, va bientôt devenir veuve et aller habiter Nantes, et réclamer l’amortissement pour les 2 000 livres.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le mercredi 17 juillet 1613 avant midy par devant nous René Serezin notaire royal à Angers furent présents et personnellement establis noble homme Simon Poisson enquesteur en ceste ville et damoiselle Charlotte Ledevin son espouse de luy deuement et suffisamment par devant nous autorisée quant à ce demeurant Angers paroisse saint Denis et damoiselle Marguerite Genault leur mère demeurant Angers paroisse saint Jehan Baptiste, lesquels soubzmis soubz ladite cour eux et chacun d’eux seul et pour le tout sans division etc ont recogneu et confessé avoir aujourd’huy vendu créé et constitué et par ces présentes vendent créent et constituent perpétuellement
à noble homme Bernardin Cador sieur de la Borde et de Belle Touche conseiller du roy au parlement de Bretaigne demeurant audit Angers à ce présent stipulant et acceptant et lequel a achapté et achapté pour luy ses hoirs etc
la somme de 125 livres tz d’annuelle et perpétuelle rente rendable et paiable et laquelle lesdits vendeurs et chacun d’eux seul et pour le tout sans division ont promis rendre payer servir et continuer audit acquéreur en cette ville en sa maison franche et quitte par chacun an au 10 juillet le premier payement commenczant d’huy en ung an prochainement venant et à continuer
et laquelle rente de 125 livres tz lesdits vendeurs ont assise et assignée et par ces présentes assignent et assient sur tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles présents et avenir et de chacuns d’eux solidairement et sour chacune pièce seule spécialement sans que la généralité et la spécialité puisse desroger nuire ne préjudicier l’un à l’autre en aucune manière que ce soit avecq puissance audit acquéreur d’en demander et faire faire particulière et spéciale assiette en tel lieu qu’il luy plaira et toutefois et quantes que bon luy semblera suivant la coustume promettant lesdits vendeurs solidairement garantir de tous troubles les choses sur lesquelles ladite assiette sera faire et les décharger de tous autres hypothèques
transportant etc et est faite la présente vendition et création de ladite rente pour le prix et somme de 2 000 livres tournois payée baillée manuellement contant par ledit acquéreur auxdits vendeurs qui icelle somme ont eue prinse et receue en présence et et à vue de nous en espèces de pièces de 16 sols au prix et poids de l’ordonnance dont ils se sont tenus contant et en ont quité et quitent ledit acquéreur
à laquelle vendition et création de ladite rente tenir et à paier etc et aux dommages etc obligent ledits vendeurs et chacuns d’eux seul et pour le tout sans division etc renonçant au bénéfice de division discussion et ordre de priorité et postériorité foy jugement et condemnation
fait et passé audit Angers maison de nous notaire en présence de Me Nicollas Jacob et Nicollas Chesneau praticiens demeurant Angers

  • Procuration donnée par Jeanne Fleuriot
  • PJ : En la cour du roy notre sire à Nantes par devant nous notaire d’icelle soubzsigné et prorogation de juridiction a esté présente damoiselle Janne Fleuriot veufve de feu monsieur Me Bernardin Cador vivant sieur de Belle Touche conseiller du roy en sa cour de parlement de ce pais de Bretagne estant de présent en ceste ville de Nantes paroisse de sainte Croix laquelle a fait nommé et constitué son procureur général et spécial Me Noel Beruyer notaire royal Angers auquel ladite damoiselle donne pouvoir et mandement spécial de tout faire pour l’affranchissement et admortissement perpétuel du nombre de rene cy devant vendue et constituée par monsieur Poisson conseiller du roy en la prévosté d’Angers …
    fait à Nantes en la demeurance de ladite damoiselle le 20 janvier 1620

  • Intervention de Noël Beruyer procureur de Jeanne Fleuriot
  • … écrit au pied de l’acte précédent

  • Quittance donnée par Jeanne Fleuriot
  • PS : Par devant nous notaire susdit fut présente et personnellement establye damoiselle Jehanne Fleuriot laquelle a confessé avoir receu de Me Noel Beruyer la somme de 2 000 livres …
    fait Angers à notre tabler présents Me Nicolas Jacob et Baptiste Paulnier praticiens demeurant à Angers le jeudi 3 juin 1620

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    Antoine Babineau est venu acheter 42 pipes de vin à Angers, Cossé le Vivien 1610

    Revoici Babineau, sur lequel vous avez désormais plusieurs actes concernant son commerce, sur mon blog.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le lendemain 3 décembre 1610 après midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers fut présent et personnellement estably honneste homme Anthoine Babineau marchand demeurant à Cossé le Vivien pais du Maine lequel soubzmis soubz ladite cour a recogneu et confesse debvoir et par ces présentes promet rendre et payer en ceste ville dedans le jour et feste de Pasques prochainement venant
    à honorable homme Jehan Aveline marchand bourgeois de ceste ville à ce présent stipulant et acceptant
    la somme de 1 050 livres tz pour la vendition et livraison du nombre de 42 pipes de vin blanc du creu de l’année présente aujourd’huy vendu baillé et livré par ledit Aveline audit Babineau au village de la Gachetière maison du Boucler paroisse de (blanc)

      je ne trouve pas ce nom de lieu dans le Dictionnaire de la Mayenne, mais plusieurs dans le Maine et Loire, et je ne comprends donc plus la destination du vin.

    ainsi que ledit Babineau a confessé et d’icelle vendition et livraison dudit nombre de vin s’est ledit Babineau tenu contant et en a quité et quite ledit Aveline et au paiement de la dite somme de 1 050 livres dedans ledit temps dommages et intérests en cas de deffault s’est ledit Babineau obligé et oblige luy ses hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
    fait et passé audit Angers maison de nous notaire présents Me Fleury Richeu et Estienne Metaier présentement demeurant à Angers tesmoings
    et pour l’effet et exécution des présentes ledit Babineau a esleu domicile en ceste ville maison de Me François Provost advocat Angers pour y recepvoir tous exploits de justice qu’il consent valloyr et estre de tels effets force et vertu comme sy faits et baillés estoient à sa propre personne ou domicile naturel

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    Antoine Babineau est venu acheter 22 pipes de vin blanc nouveau à Angers, Cossé le Vivien 1611

    les habitants de Cossé-le-Vivien faisaient beaucoup d’affaires à Angers et ici, ils viennent acheter du vin en très grande quantité.
    Et comme leur juridiction était au Maine et non en Anjou, lorqu’ils constituaient une dette ils devaient en réponde devant la juridiction du vendeur, donc élir domicile comme vous avez l’habitude de le voir dans les actes que je vous mets sur ce blog.
    Donc, Babineau élit domicile à Angers, mais vous allez voir qu’il élit domicile à l’hôtellerie où il descend. Les hôtelleries servaient déjà autrefois de relais d’affaires, et nous les avons souvent dans les actes que je vous mets. Les hôteliers étaient toujours à l’époque issus de bonne famille et la plupart, sinon tous, savaient lire et écrire, du moins dans les grandes villes.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le mercredi 19 janvier 1611 avant midy, fut présent devant nous René Serezin notaire royal à Angers, honneste homme Anthoine Babineau marchand demeurant à Cossé le Vivien pais du Mayne lequel a confessé debvoir et par ces présentes promet paier et bailler en cette ville dedans le jour et feste du Sacre prochain venant
    à honneste homme Jean Aveline Marchand demeurant Angers à ce présent la somme de 605 livres tz pour vendition et livraison de 22 pippes de vin blanc nouvel aujourd’huy auparavant ces présentes vendu baillé et livré par ledit Aveline en cette ville audit Babineau ainsi qu’il a recongneu et confessé par devant nous et d’icelle vendition et livraison ledit Babineau s’est tenu contant et en a quitté et quitte ledit Aveline
    au paiement de laquelle somme de 605 livres dedans ledit temps et terme ledit Babineau s’est obligé et oblige renonçant etc foy jugement et condemnation
    fait et passé audit Angers maison de nous notaire en présence de Me Fleury Richeu et Estienne Mestaier demeurant Angers tesmoings
    et pour l’effet des présentes ledit Babineau a esleu son domicile en cette ville en la maison où pend pour enseigne l’image de st Nicolas sise sur le Port Lignée de ceste ville pour y recepvoir tels exploits de justice qu’il consent valoir et estre de tels effets force et vertu comme si faits et baillés estoient à sa propre personne et domicile naturel

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    Paiement de 8 boeufs gras à Pierre Boybas du Louroux Béconnais, 1588

    je croyais que le vocable « boeuf gras » n’était qu’en tant de mi-carême, alors je ne comprends pas ce qui suit, car je veux bien que les bouchers tuent toute l’année des boeufs, mais pourquoi des boeufs gras. En tous cas, ce la ne met pas le boeuf très cher, pourtant il est réputer cher dans les assiettes et peu consommé surtout à la campagne autrefois car hors de prix.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 20 mars 1588 après midy, par davant nous Samson Legauffre notaire royal Angers fut présent en personne Pierre Boybas marchand demeurant en la paroisse du Louroux Béconnais lequel deument estably et soubzmis au pouvoir de ladite cour
    lequel a receu de honneste homme Jacques Rousseau marchand boucher Angers
    la somme de 137 livres 10 sols tz faisant moitié de la somme de 275 livres tz pour laquelle somme ledit Boysbas et Jehan Dubreil auroyent vendu et livré à Jacques Rousseau et Clement Herpin Me boucher Angers le nombre de 10 bœufs gras depuis 8 mois
    en laquelle somme de 137 livres 10 sols tz ledit Boybas a receue dudit Rousseau en deux obligations passées par Moloré notaire de ladite cour par lesquelles il s’oblige et est redevable vers ledit Rousseau pour les causes y contenues

      j’ai eu du mal à comprendre, mais je pense avoir compris que chacun devait à l’autre, mais ce qui est curieux c’est que ce soit la même somme

    lesquelles ledit Rousseau a présentement baillées audit estably dont il l’en quite
    de laquelle somme de 137 livres 10 sols tz ledit estably s’est tenu et tient pour bien payé et en a quité et quite ledit Rousseau et promet l’en acquiter vers ledit Dubreil et tous autres au moyen de ce que ledit Rousseau a quicte et quicte du contenu esdites deux obligations et lesquelles présentes néantmoins sont lesdites parties quites et quites respectivement de toutes choses qu’ils ont en affaire et nombre et tout le temps passé jusques à ce jour et dont ils sont tenus pouvoyr faire quites jaczoit qu’il n’y en ayt rien spécifié ne déclaré par ces présentes
    le tout stipulé et accepté par chacune desdites parties à ce tenir obligent etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
    fait à Angers en notre tabler en présence de Nouel Charon marchand demeurant à Epinard et Jacques Chauvin demeurant Angers
    ledit estably a dit ne savoir signer

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    Jeanne Jallot vend son huitième de maison, Brain sur Longenée 1531

    modeste maison à en juger par le prix peu élevé, même si c’est un huitième. Et l’acquéreur est manifestement proche parent et possède d’autres parts de la maison.
    Cette famille Jallot est liée aux Dugrès, mais je ne sais comment rattacher à mes Jallot et mes Dugrès.

      Voir mes Dugrais
      Voir ma page sur Brain sur Longuenée

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 10 juillet 1531 en notre court royale à Angers par davant nous notaire (Guyon notaire) personnellement establye Jehanne Jallote à présent paroissienne de Saint Pierre d’Angers soubzmectant elle ses hoirs etc confesse avoir vendu quité ceddé délaissé et transporté et encores vend quite cèdde délaisse et transporte dès maintenant et à présent à toujoursmais perpétuellemetn par héritaige
    à Olivier Breon marchand tanneur paroisse de Brain sur Longuenée lequel a achacté pour luy et Laurence sa femme absente leurs hoirs et aians cause
    une huitiesme partie par indivis de tout tel droit part et portion qui à icelle Jehanne Jallote compète et appartient pour le présent en une maison couverte d’ardoise jardrins et appartenances le tout en ung tenant situé et assis au bourg dudit lieu de Brain sur Longuenée ainsi que les dites choses se poursuyvent et comportent avecques toutes et chacunes leurs appartenances joignan d’un cousté au chemin tendant dudit bourg de Brain à la Pouèze d’autre cousté aux ayreaux et jardrins appartenances audit achacteur et Ambroys Dugrées et autres, abouté d’un bout au jardrin dépendant de la chapelle de Saint Jacques desservie en l’église dudit lieu de Brain, et d’autre bout au chemin tendant dudit bourg de Brain à Angers
    Item tel droit et action part et portion qui à ladite Jehanne Jallotte appartient en ung jardrin et vinier en ung tenant situés près la rivière Fribret près ledit bourg de Brain comme semblablement ledit jardrin et vinier se comportent et tout ainsi que lesdites choses furent autrefois acquises par ledit Breon achacteur et Jehanne Jallotte venderresse, Ambroise Jallote sa femme, Laurence et Ambroyse Dugrès et autres de Michel Gruau et Renée Danville sa femme
    sises lesdites choses eset ladite maison ayreau et jardrin ou fyé de Brain sur Longuenée et lesdits jardrin et vinier ou fyé et seigneurye des doyen chapelains de saint Lau lez Angers et tenues d’illecq aux debvoirs et charges anciens et accoustumés sans plus en faire ne payer
    transportant etc et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 12 livres 10 sols tz de laquelle somme ledit achacteur en a poyé et baillé paravant ce jour à ladite venderesse la somme de 8 livres tz et ce jourd’huy contant en notre présence la somme de 60 sols tz dont icelle venderesse a confessé et dont etc
    et le reste qui est 30 sols tz ledit achacteur a promis et demeure tenu le poyer à ladite venderesse ses hoirs etc dedans le jour et feste de Saint Jacques prochainement venant
    à laquelle vendition et choses susdites tenir etc garantir etc dommages amendes etc obligent respectivement à l’accomplissement etc renonçant au droit velleyen etc foy jugement condemnation etc
    donné à Angers en présence de Jehan Saillant marchand appoticaire et Pierre Jussy praticien tesmoings

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    Le tricot pendant la seconde guerre mondiale

    Nous avions vu ici le Bon d’Achat de Vêtements et d’Articles Textiles, pendant la seconde guerre mondiale

    Si j’ai bien compris, certains produits agricoles, terres, usines étaient réquisitionnés, et d’autres ne l’étaient pas. Donc, on se rabattait sur ce qui n’était pas réquisitionné, et le tricot faute de textiles était devenu une nécessité. D’autant que plusieurs hivers furent remarquables, et même des records de froid, tandis qu le charbon était rationné.
    L’hiver 1944-1945, comme d’autres durant cette guerre, fut l’un des plus rigoureux du siècle. J’y reviendrai plus tard pour traiter du chauffage ou plutôt « peu ou pas de chauffage ». (patience, je vous prépare un billet là-dessus) Mais je le rappelle ici pour illustrer la nécessité des vêtements chauds pendant la guerre. Le tricot mécanique industriel n’existait pas encore !

    Ma grand-mère paternelle, ma tante célibataire, et ma grand-tante sans enfants, passaient leurs journées à tricoter. Elles ne manquaient pas d’ouvrage car les petits-enfants étaient très nombreux ! Même pendant la guerre, on pouvait tricoter et nous avions tous bonnets, pulls et même culottes bouffantes en tricot.
    Ma grand-mère maternelle, ne tricotait jamais, mais savait dénicher chaque année un manteau de fourrure neuf. Manifestement pendant la guerre le lapin rendit bien des services en ces froides années.

    La laine à cette époque était livrée en écheveaux et je n’ai pas le souvenir de pelottes de laine. Les écheveaux devaient être pelotés avant d’être tricotés. Il y avait 2 méthodes :
    … à 2 personnes, l’une les bras écartés contenant l’écheveau, la seconde pelotant
    … à une personne et une chaise. L’écheveau était enfilé sur le dossier de la chaise (ou 2 chaises dos à dos) et la personne pelotait. J’ai ainsi fait toute petite beaucoup de pelotes, bien rondes comme des balles. J’étais fière de partager les occupations des grandes personnes.

    Les chaussettes, tricotées sur d’innombrables aiguilles, me plaisaient beaucoup. Mais elles s’usaient assez vite, car elles ne contenaient pas encore le fameux Polyamide qui renforce la solidité. Aussi, les trous, au talon surtout, étaient fréquents. Pour cela, on utilisait l’outil ci-dessous, sur lequel vous voyez même les coups d’aiguille. Il date !!! mais je le garde religieusement !!! J’ai tellement reprisé de chaussettes avec ! Car j’étais douée pour ce petit travail de patience.

    Ces tricoteuses de la famille ne tricotaient pas que des vêtements pour les innombrables petits enfants, mais aussi d’interminables carrés multicolores pour faire des couvertures pour ceux qui en avaient besoin. Car, en ces temps de bombardements à Nantes, les couvertures étaient demandées. J’ai conservé l’une d’elles, précieusement et vous en ai photographié une partie.

  • Ce qu’on écrit les témoins des bombardements à Nantes
  • Ces derniers jours, j’ai relu divers ouvrages concernant des témoignages de cette époque à Nantes sous les bombes, et quelle ne fut pas ma surprise de trouver des témoignages de tricot !

    Paul Caillaud, Directeur de la Défense Passive pour la ville de Nantes, dans « Les Nantais sous les bombardements 1941-1944 », Editions Aux portes du large, Nantes 1947, page 86, témoigne des queues devant divers magasins :

    « Tout encombrement des magasins pouvait être dangereux en cas d’alerte… C’était l’origine d’une autre contrainte, rançon de tous les temps de disette : les « queues » qui, hélas ! et notamment pour les textiles, n’est pas encore résolue. Dans cette fin de 1943, elle donna du souci à ceux qui avaient charge de la sécurité publique. »

    Cet ouvrage étant publié en 1947, je pense que la phrase « n’est pas encore résolue » s’applique à l’année 1947.

    De son côté, le colonel G. Provost, Directeur départemental de la Défense Passive de Loire-Atlantique, préface l’ouvrage de Paul Caillaud « Mémorial de la Défense Passive, Nantes sous les bombardements », témoigne (p.15) :

    « Et les visites dans tous les postes de secours où, au cours des nuits creuses, quelquefois au son d’un photographe, les belotes se succédaient pendant que les équipières tricotaient sans arrêt, en attendant la chute des bombes ou la fin de l’alerte.
    Que de kilomètres de tricot ont ainsi défilé sous les doigts agiles, pendant les alertes calmes. »

    Quels beaux témoignages sur le tricot pendant la guerre !

  • Ce que l’on trouve sur Internet
  • Concernant l’histoire du tricot

    et son histoire vue des USA exclusivement (rien pour la France ou l’Europe)
    Je dois dire que même si cette page concerne uniquement les USA elle est extrêmement bien faite, et je regrette qu’il n’existe pas une page équivalente concernant la France.

    L’ancêtre du tricot est sans doute ce qui est connu sous le nom viking de nålbinding. Les trouvailles archéologiques les plus anciennes ont été réalisées avec cette technique, et faussement identifiées comme des tricots. La trouvaille la plus ancienne de tricot au sens propre consiste en fragments de chaussettes coptes en coton finement décorées trouvées en Égypte et datant de la fin du Xe siècle14,15. Compte tenu de la finesse et de la sophistication du décor bicolore, il faut supposer que l’invention elle-même du tricot est bien antérieure.
    La première guilde commerciale de tricot a été fondée à Paris en 1527
    Avec l’invention de la machine à tricoter, cependant, le tricot à la main devient un art utile, mais non essentiel. Comme le matelassage, le filage, la broderie au petit point, le tricot est devenu une activité sociale.

    Bien que ce soit fait d’habitude par une seule personne, le tricot est souvent une activité sociale. Il y a beaucoup de groupes ou autres clubs de tricot.

    Le tricot à la main est devenu à la mode et en est sorti plusieurs fois dans les deux derniers siècles, et au début du XXIe siècle, il revit. Selon le groupe industriel Craft Yarn Council of America, le nombre de tricoteuses aux États-Unis entre 25 et 35 ans a augmenté de 150 % entre 2002 et 2004. Cette dernière réincarnation est moins orientée vers la débrouillardise et la réparation que celle des années 1940 et 50, mais plus vers une affirmation de la personnalité et le développement de l’esprit communautaire.Cette dernière affirmation est surtout vraie aux États-Unis, en France, il s’agit plutôt de se réunir pour partager un savoir-faire, sortir de l’isolement, s’initier à un art qui autrefois se transmettait de génération en génération, apprendre des trucs et astuces de personnes expérimentées et passionnées dans la convivialité

  • Conclusion :
  • Si j’ai bien compris, durant la seconde guerre mondiale on a tricoté par nécessité, mais il s’est avéré que le tricot avait un effet positif sur le stress.

    Puisque le tricot a un effet positif sur le stress, pourquoi diantre la Sécurité Sociale ne le préconise t’elle pas ! Elle pourrait le rendre obligatoire voir le financer !!! Elle y gagnerait, ou plutôt, nous y gagnerions tous, car nous la finançons !

    LE SUJET DE CE BILLET EST Le tricot PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.
    IL Y AURA D’AUTRES SUJETS ICI CONCERNANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE, merci de les attendre.