Qui était Charles Moride, aliàs d’Albrey, artiste à Paris 1892

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J’ai beaucoup étudié les MORIDE mais je ne peux identifier celui qui fut Charles Moride artiste dramatique à Paris en 1892. On sait, d’après les 2 coupures de journaux du temps, qu’il demeurait 124 boulevard Rochechouart, et que son père était concierge rue de Grenelle. Voici les 2 coupures de journaux trouvées dans GALLICA :

LE MEURTRE DE MONTMARTRE[1]

L’arrestation de Maria Guillet. — Une fable. — Le récit exact du crime. — Charles Moride.
Nous avons annoncé hier que, malgré les affirmations de Charles Moride, la victime du drame de la rue des Martyrs, la femme qui l’accompagnait a été arrêtée. Voici à la suite de quelles circonstances cotte arrestation a été opérée.
Les agents de la sûreté s’étaient rendus sur les indications de M. Garnot, commissaire de police, chez Rossignol, le débit de vin situé au-dessus du Divan-Japonais et devant lequel, aux dires de la victime elle-même, s’était déroulé le drame que nous avons raconté. Ils découvrirent que, contrairement aux assertions de la victime et de Maria Guillet, la tentative do meurtre avait eu lieu non sur le trottoir, rue des Martyrs, mais dans l’établissement môme de Rossignol.
Voici, du reste, ce que déclarèrent le patron et le garçon de cet établissement :
« Moride, que nous connaissions plutôt sous son nom de théâtre, Charles Dalbrey, est entré chez nous vers deux heures du matin, en compagnie de la fille Maria Guillet, et d’un individu qu’on croit être le souteneur de cette dernière, un nommé Vivier ou Duvivier. Tous trois s’installèrent à la même table et Moride commanda une bouteille. Il remplit les verres, mais quand Maria Guillet voulut porter le sien à ses lèvres, l’artiste l’en empêcha,
« — Ça m’est bien égal, dit la fille, je boirai tout de même.
« Ce disant, elle saisit la bouteille et porta le goulot à sa bouche. Moride lui arracha violemment la bouteille. Maria Guillet se fâcha.
« – C’est pour te f… de nous, dit-elle, que tu nous invites et que tu nous empêches de boire. Eh bien ! tiens, voilà pour toi !
« Maria Guillet sortit un couteau de sa poche et, d’un coup droit, plongea la lame dans la poitrine de Moride. »
Le garçon do l’établissemont ajouta qu’il avait aperçu très distinctement le geste de la fille, mais il crut qu’elle avait simplement donné un coup de poing.
Immédiatement après cette scène, les trois buveurs se levèrent et Maria Guillet sortit rapidement avec Vivier ou Duvivier. Mais a peine Moride était-il debout qu’il tomba comme une masse. Sa figure porta sur une table et il saigna du nez avec abondance.
Le patron et le garçon le relevèrent, l’assirent sur une chaise, lui lavèrent la figure et lui firent prendre un cordial.
Pendant que le garçon lui lavait la face, Moride dit :
— Si je n’avais que ça, un saignement de nez, ce serait rien. Mais j’ai reçu un coup de couteau dans la poitrine.
Il appliqua la main sur sa blessure et tant bien que mal, avec l’aide du garçon, il put regagner son domicile, à l’angle de la rue des Martyrs et du boulevard Rochechouart.
Il était couché depuis quelques minutes lorsque Maria Guillet vint le rejoindre. Une violento discussion éclata entre eux. C’est alors que le concierge monta pour mettre le holà et que Moride lui récita la fable qu’il a répétée aux agents et au commissaire de police.
Maria Guillet, qui n’était pas retournée à l’hôtel do la rue Puget, comme elle l’avait promis, a été arrêtée à six heures du soir sur le boulevard Rochechouart. Elle a fait des aveux complets et a rejeté sur l’ivresse l’acte qu’elle avait commis. Elle a été écrouée au Dépôt.
Hier, assez tard dans la soirée, Moride se trouvait dans l’état comateux.
Sa mort n’est plus qu’une question d’heures.

 

 

UNE MAÎTRESSE IRASCIBLE[2]

La rue des Martyrs a été, la nuit dernière, le théâtre d’un crime.
Un jeune artiste dramatique, M. Charles Moride, qui était connu au théâtre Montmartre sous le pseudonyme de d’Albrey, âgé de vingt-huit ans, a été frappé mortellement d’un coup de couteau par sa maîtresse.
Voici les renseignements que nous avons pa recueillir sur cette affaire :
Il y a un an environ, M. Moride avait eu pour maîtresse une fille Marie Guillet, âgée de vingt-deux ans. Il y a quelques mois, cette tille s’étant brouillée avec l’artiste, se rendit à Versailles et entra comme pensionnaire dans une maison mal famée de cette ville.
Avant-hier soir, M. Moride se disposait à rentrer à son domicile, 124 boulevard Rocbechouart, quand il fit la rencontre de Marie Guillet.
L’artiste l’emmena chez lui et tous deux passèrent ensemble la journée du lendemain.
Ils se quittèrent à six heures du soir. M. Moride alla dîner chez son père, concierge, rue de Grenelle, tandis que Marie Guillet prenait son repas dans un petit restaurant nouvellement installé place Pigalle à l’augle de la rue Duperré. Ils se retrouvèrent le soir à neuf heures et parcoururent ensemble un grand nombre de brasseries et débits de vins de Montmartre. Vers deux heures du matin, tous deux étaient légèrement pris de boisson.
Voulant achever gaiement leur nuit, ils entrèrent dans le débit de M. Rossignol, 75, rue des Martyrs, et se firent servir un litre de vin. Marie Guillet s’apprêtait à vider son verre, quand son amant le lui arracha des mains.
Je te défends de boire, lui cria-t-il.
Sa maîtresse, croyant à une plaisanterie, se mit à rire, puis, saisissant le litre de vin, voulut boire à même la bouteille.
Mais l’artiste la lui enleva également.
Furieuse. Marie Guillet saisit alors son couteau et en frappa son amant au sein droit. L’arme pénétra profondément dans le corps et perfora le poumon.
Charles Moride poussa un cri, puis s’affaissa sur le plancher, rendant des flots de sang par la bouche et par le nez.
Marie Guillet avait pris la fuite.
Le marchand de vins, M. Rossignol, croyant que Moride n’avait reçu qu’un coup sans gravité, offrit un verre de vulnéraire à son client. Ce dernier l’absorba, puis demanda à être reconduit chez lui.
On le transporta à son domicile et quelques minutes après Marie Guillet venait le retrouver. Une discussion assez violente s’éleva alors entre eux et comme tous deux troublaient le repos des locataires de la maison, le concierge monta dans le logement de M. Moride pour mettre fin à cette scène.
A ce moment, Moride dont les forces étaient épuisées, se tordait en proie à d’atroces souffrances.
On m’a assassiné, dit-il à son concierge allez chercher un médecin.
Quelques instants après, un docteur arrivait au chevet du blessé et constatait que la blessure était mortelle. Il ordonna aussitôt le transport de Moride à l’Hôpital Lariboisière.
Garnot, commissaire de police du quartier, prévenu aussitôt, se rendit immédiatement au chevet de l’artiste et lui demanda dans quelles circonstances il avait été frappé.
Moride, qui ne voulait pas accuser sa maîtresse, raconta alors qu-il avait été assailli par un inconnu, dans la rue des Martyrs, pendant qu’il attendait sa maîtresse qu’il avait envoyée acheter de la charcuterie.
Après avoir fait cette déclaration, le blessé perdit connaissance et sa mit à râler.
Les médecins ont perdu tout espoir de le sauver. Il est à craindre que le malheureux ne puisse passer la nuit.
Les explications fournies par Moride ayant semblé louches à M. Garnot, ce magistrat procéda à l’arrestation de Marie Guillet et l’accusa formellement d’être l’auteur du crime. Cette fille nia d’abord avec persistance, puis elle se décida enfin à faire des aveux complets.
J’étais ivre, a-t-elle allégué pour sa défense.
Elle a été envoyée au Dépôt.

 [1] La Petite presse : journal quotidien… (Paris) 1892-10-09

[2] Le Petit Parisien : journal quotidien du soir, 7 octobre 1892

Claude de Bretagne logé rue des Petits Champs, Paris 1637

Le 3 mai 1637, procuration de H et P Sgr Messire Claude de BRETAGNE, Comte de Vertu, de présent à Paris logé rue des Petits champs, paroisse St-Eustache, pour emprunter jusqu’à la somme de 4 000 livres.

Or, nous avons le bonheur de disposer sur GALLICA du plan de Paris en 3D, 1609, dit plan VASSALIEU

Je l’avais déjà utilisé autrefois pour mon ancêtre DROUAULT qui avait passé quelques années de sa vie dans le quartier de la Harpe.

Voici donc où Claude de Bretagne descendait à Paris, et c’est un vrai bonheur de voir ce plan 3D (téléchargez ma vue en la cliquant car elle est immense et on peut l’agrandir)

 

 

 

 

Nous vivons certainement une époque merveilleuse, qui nous permet de voir de tels documents, car ce plan dit Vassalieu, 1609, est magnifique, et ce n’est pas sans émotion qu’on le revisite.

Julien Guesdon, sieur de la Martinière, est parti tailleur d’habits de la garderobe du roi à Paris : Château-Gontier 1660

il est revenu à Château-Gontier pour ses biens fonciers en Anjou. Mais chose curieuse, s’il porte un titre de « sieur de » et un métier très pointu, il ne sait pas signer !!!

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-3E2/792 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 19 novembre 1660 après midy devant nous Jean Barais notaire au comté de Laval et y demeurant ont esté présents et deuement establys Julien Guesdon sieur de la Martinière Me tailleur d’habits de la garderobe du roy, demeurant en la ville de Paris, estant de présent en cette ville logé en l’hostellerie ou pend pour enseigne la Cloche auquel lieu il a fait eslection de domicile pour l’exécution des présentes d’une part, et honorable François Dubois sieur du Boullay demeurant audit Laval paroisse de St Vénérand d’autre part, entre lesquelles parties après submissions à ce requises a esté fait ce qui ensuit, c’est à savoir que ledit Guesdon s’estant fait seigneur et propriétaire de certains héritages situés aux lieux et environs des lieux de Mée et de la Roullière et des Cradais ?? paroise de st Jean sur Maine, scavoir de la part et portion d’iceulx héritages appartenant à Claude Poitevin et Marie Lot [? impossible de déchiffrer la première lettre] sa femme, tant en maisons jardins prés et terres hayes et fossés estrages et foullages en despendant qui leur competoient et appartenoient audit village suivant les partages faits avec leurs cohéritiers devant Jean Ricoul notaire le 17 juillet 1659, par acte devant ledit Ricoul notaire le 19 septembre audit an 1659, d’une pièce de terre nommée la Fontaine qui est au devant de la maison du lieu des Madiets avec la moitié de la Noe au dessoubz du petit pré où est le douet et fontaine, le etout aussi au désir desdits partges, suivant l’acte de (f°2) cession de la propriété desdites choses à luy faite par Michel Beuschault et Michelle Feot sa femme devant ledit Ricoul notaire le 19 septembre de ladite année 1659, et de la moitié du grand clos de la Fontaine le costé proche le petit clos de la Fontaine, fendu du long comme il est divisé au hault et bas par bornes, contenant ladite moitié 24 seillons et une portion de pré à prendre dans le pré du bas divisé au long par 2 bornes de pierre le costé proche les pièces de terre appellées les Petites Fermes despendantes dudit lieu de Funere ? et du lieu de la Roullerie par contrat de cession à luy faite par Julien Raiglin et Jeanne Feot sa femme devant Me Jean Croissant notaire le 20 septembre 1659, et toutes lesquelles choses font partie des héritages autrefois baillés à tiltre de rente annuelle et perpétuelle et foncière à deffunt Jean Feot et Marie Richard sa femme père et mère desdits les Feots par deffunt Robert Leclerc escuyer sieur de Cranne que chacune desdites portions cy dessus sont advenues et escheues auxdits Poitetin et femme, et audit Beufhault et femme, et audit Raiglin et femme par lesdits partages cy dessus, à la charge de 100 sols de rente foncière chacun partage pour le contrebien de (illisible) de rente qui estoit deue par lesdits deffunts Feot et femme leurs autheurs moitié de 40 livres deue audit sieur de Cranne et les ayant cause, ledit sieur Guesdon (f°3) recognoissant que le fond desdits héritages ne vault pas mieux que la rente dont ils sont chargés et que ledit Dubois estant subrogé aux droits dudit sieur de Crannes et pour le descharger de la prestation et continuaiton des rentes pour lesquelles les héritages sont chargés et des charges des autres biens et hypothèques de ladite rente dont ils pourroient estre affectés et hypothéqués et hypothéqués a iceluy Guesdon volontairement cédé quitté et transporté comme par ces présentes cèdde quitte et transporte avec garantie le propriété et seigneurie des héritages cy dessus, audit sieur Dubois stipulant et acceptant pour en jouir et disposer par ledit Dubois comme de ses autres propres héritages tout ainsi qu’avoit droit et pouvoit faire ledit Guesdon avant ces présentes, à laquelle fin il l’a subrogé et supplanté en son lieu et place droits noms raisons et actions sans aucune garantie de la part dudit Gueston toutefois à la charge par ledit Dubois d’acquiter ledit Guesdon de la prestation et continuation de ladite rente à l’advenir qui estoit deue audit sieur de Ceauces et luy en porter acquit à peine de tous intérests ; pour entrer en jouissance desdites choses cy dessus par ledit Dubois dès ce jour ; et pour le payement de la somme de 7 livres 10 sols deue audit Dubois comme ayant les droits dudit sieur de Ceauces pour une demie année de la rente deue sur les héritages cy dessus (f°4) ledit Guesdon a céddé quitté et transporté avec promesse de garantie et de faire procéder et valoir audit Dubois pareille somme de 7 livres 10 sols qui luy est deue par Julien Raigelin du jour de Toussaint dernier pour ferme desdits héritages pour s’en faire payer par ledit Dubois tout ainsy que ledit Guesdon auroit peu faire, auquel effet il l’a subrogé en son lieu et place pour recevoir ladite somme et bailler acquits et descharges telles qu’il sera nécessaire sans que ledit Dubois ait besoin d’autre mandement et pouvoir plus spécial ; en faveur des présentes lesdits parties ont fait le contrat d’eschange et contreschange tel que ensuit, c’est à savoir que ledit sieur Dubois a baillé cédé quitté et transporté par forme d’eschange et promet garantir audit Guesdon qui a accepté audit tiltre un champs appelé le clos de la Porte situé proche la Martinière contenant un journau ou environ joignant d’un costé et bout les terres de la Martinière et joignant d’autre costé 2 petits clos l’un appartenant à Pierre Geslot et l’autre à (pli) Gellot et tout ainsi qu’il appartient audit Dubois à tiltre de rente pouir la somme de 7 livres 15 sols de rente quitte et deschargé de ladite (pli) que ledit Dubois payera en l’acquit et descharge dudit Guesdon, et payera ledit Guesdon les (f°5) rentes charges et debvoirs seigneuriaulx et féodaulx anciens et accoustumés non excédans toutefois 2 sol si tant sont deubz quitte des arrérages du passé ; comme aussi cède et baille ledit Dubois comme dessus audit tiltre d’eschange audit Guesdon le quart d’un cloteau appelé le cloteau du Carrefour situé audit lieu et environs ainsi que ledit Dubois l’a acquit de Geslot et consorts ; ledit Guesdon a baillé en contreeschange audit Dubois avec promesse de garantie comme dessus le cloteau de la Chesnaye appellé la Chesnaye avec les droits de servitudes tant actives que passives et actions dudit cloteau de la Chesnaye contenant demy journau de terre ou environ avec les hayes en despendantes quitte et deschargé ledit cloteau de toutes rentes seigneuriales et féodales fors l’obéissance féodale à la seigneurie du Plessis Saulvez et tout ainsi que ledit cloteau se poursuit et comporte sans aucune réservation pour jouir et disposer par lesdites parties chacune d’elles respectivement des choses eschangées cy dessus comme de leurs autres héritages et icelles tenir et relever censivement du fief et seigneurie du Plessis Saulvez et entrer en jouissance d’icelles de ce jour ; s’est réservé ledit Guesdon et non compris on au présent contrat une (f°6) portion de vallée appellée l’Oisillière comprise dans son contrat devant ledit Ricoul notaire le 19 septembre 1659, dudit Beufchault et une porion de vallée à prendre dans la vallée de Bourgveau proche les portions de Pierre Sarllier d’un costé et d’autre costé et d’autre au long du fossé contenant ladite portion 6 cordes ou environ, comme aussy s’est réservé ledit Guesdon une portion de cloteau appellée le cloteau du Carrefour estant proche le village des Mées ainsy qu’elle est divisée par bornes de pierre et rapportées au lot desdits Poitevin et femme faisant lesdits partages ; et à l’exécution des présentes se sont lesdites paties respectivement submises et obligées soubz l’hypothèque générale de tous leurs biens dont à leur requeste les avons jugé ; fait et passé audit Laval en présence de Me Jean Croissant notaire royal à Laval et Estienne Broisard sieur de la Rose demeurant audit st Jean tesmoings ; a ledit Gueston dit ne signer.

Procurations en cascade pour percevoir en Poitou les dons aux aveugles et autres : Chartres, Paris, Saint Méen etc… 1613

Passionnante cascade de procurations.
Mais surprenante fin de l’acte, que je vous ai mis en rose surgraissé : voyez donc la dernière ligne de cet acte, car je n’en reviens pas, et je vous certifie que ma retranscription est tout à fait fidèle et fiable, car je m’honore d’être une paléographe non seulement avertie, mais conscienceuse.

L’hôpital des Quinze Vingt est toujours opérationel et possède un site avec sa page d’histoire.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 29 mai 1613 avant midy devant nous Jullien Deille notaire royal à Angers fut présent estably et deument soubzmis Jehan Menard marchand demeurant en la ville de Chartres au nom et comme procureur spécial de Me Robert Duval Me administrateur de l’Hostel Dieu de Paris et des Quinze Vingts dudit lieu, par procuration passée par Morel et Turgis notaires au Chastelet dudit Paris le 7 septembre dernier, et encore substitut de Loys De Sasse frère aveugle de l’hospital royal des quinze vingt dudit Paris, procureur de messire Nicollas de Sanson abbé de Saint Hubert en Ardenne par autre procuration passée par lesdits Morel et Turgis le 16 septembre 1601 de Nicollas Courtin bourgeoys dudit Paris procureur des religieulx prieur et couvent de Saint Jehan de Dieu fondés par la Reyne ès forsbourgs Sainct Germain des Prés par autre procuration passée par Debiget et Turgis le 27 juillet audit an 1612, et de l’abbé religieulx et couvent de Sainct Main de Gaye évesché de Sainct Mallot en Bretaigne (f°2) par procuration consentye par René Desboys marchand demeurant à Chartres passée par Berthereau notaire royal à Chartres le 23 août dernier procureur desdits abbé religieulx et couvents et outre ayant pouvoir de recepvoir les deniers donnés à la confrairie de la Trinité et Rédemption des Captifs suivant les mandements du roy, lesquelles procures ledit Menard a représentées avecq les mandemens du roy et par luy retenus, lequel audit nom a fait et substitué procureur spécial à l’effet cy après Jehan Bachelot demeurant en la paroisse d’Argentan l’Eglise en Poitou, avecq pouvoir que ledit constituant esdits noms luy donné de recepvoir pour luy tous et chacuns les deniers qui ont esté et seront donnés et aumosnés ès églises des paroisses du diocèse de Poitou, pout lesdits aveugles hospitaulx et confrairies en faveur des indulgences à eulx concédées par nostre Saint Père le pape, desdits deniers s’en tenir contant pour et au nom dudit substituant esdits noms et en bailler acquits et descharges, à la charge dudit Bachelot d’en tenir bon et loyal compte audit substituant esdits noms toutefois et quantes que par luy en sera requis, ces présentes durant jusques à la feste de My-Aoust prochaine seulement, icelle feste comprinse, et généralement promectant (f°3) dont etc fait et passé audit Angers à notre tabler en présence de Me Noel Berruyer et Pierre Desmazières clercs audit Angers tesmoins, ledit constituant a dit ne savoir signer

A la mémoire des avocats du Barreau de Paris morts pour la France

Je découvre avec bonheur un site que je me permets ici de vous signaler. C’est en fait le musée du Barreau de Paris, qui possède les archives du Barreau, et a entrepris la mise en ligne de biographies fort intéressantes sur ceux qui sont décédés au champ d’honneur en 14-18.
Les biographies donnent photo, papiers de correspondance avec le Barreau, et une véritable biographie de chacun.
Ce travail est en cours, mais ce qui est en ligne mérite la visite et si vous avez des compléments ils sont preneurs.

Je dois vous avouer que je ne soupçonnais pas l’existence de telles archives, et que j’ai été bien agréablement surprise lorque je suis tombée dessus, tout à fait par hasard, en « glandouillant » sur Internet. Comme quoi, les sources d’archives sont multiples et Internet bien utile lorsque chacun participe.

J’ai ainsi pu lire attentivement la notice concernant Pierre Moride

Vous n’ignorez pas en effet mon intérêt pour la famille MORIDE, que j’ai si longuement étudiée il y a maintenant plus de 25 ans.

Jacques Jarry, poulailler, acquiert un ouvreur (boutique) à Angers pour sa poulaillerie : 1528

Le terme POULAILLER désignait aussi bien celui qui élevait et/ou vendait des volailles, mais aussi l’enclos pour les poules.
Je me suis demandée, en vous retranscrivant cet acte, si à cette époque, qui remonte tout de même à 5 siècles, si les poules étaient vendues vivantes en plein coeur de la ville d’Angers, et même si elles y étaient élevées.
J’ai le souvenir, dans mon enfance, du poulailler de mes parents, et du réveil au chant du coq tous les matins, même quand n’en avez surtout pas envie !

Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E121 – Ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 13 octobre 1528 en notre cour royale à Angers (Jean Huot notaire Angers) personnellement estably honneste personne sire Jacques Berson marchand demourant à Paris soubzmectant etc confesse avoir aujourd’huy vendu quicté cédé délaissé et transporté et encores vend quicte cèdde délaisse et transporte dès maintenant et à présent à tousjoursmais perpétuellement par héritaige à honneste personne sire Jacques Jarry marchand poulailler demourant à Angers qui a achacté pour luy et Jehanne Briand sa femme leurs hoirs etc ung ouvreur de maison par bas

selon le Dictionnaire du Monde rural de Marcel Lachiver, l’ouvreur a signifié au 16ème siècle la boutique.

assis en une maison sise au carrefour de la place neufve de ceste ville d’Angers, auquel à présent vend et faict sa poullaillerye ledit achacteur ainsi qu’il se poursuit et comporte sans riens y réserver, joignant ledit ouvreur d’un cousté à la maison de Macé Berson et d’autre cousté à ung autre ouvrouer et ladite maison appellée la Roustyssecye [Roustysserye] abouté d’un bout au pavé carrefour et placeste dudit lieu de la place neufve et d’autre bout aux murailles du palais épiscopal d’Angers, tenues lesdites choses vendues des fyefs et seigneuries dont il est tenu et subject aux debvoirs anciens et accoustumés ; transportant etc et est faite ceste présente vendition deley quittance cession et transport pour le prix et somme de 142 livres 10 sols tz, de laquelle somme ledit achacteur a payé baillé compté et nombré content en notre présence et à veue de nous audit vendeur la somme de 35 livres tz que ledit vendeur a euz et receuz en 7 escuz sol 3 escuz à l’eigle et le surplus en monnoie de testons, et le reste montant 107 livres 10 sols tz ledit vendeur les a euz et reeuz dudit achacteur auparavant ce jour tant à cause d’argent presté que despence faite par ledit vendeur en la maison dudit achacteur ainsi que ledit vendeur a dit déclaré cogneu et confessé par devant nous estre vray, tellement que de toutes icelles sommes ledit vendeur s’est tenu par devant nous à content et en a quicte etc ; et a promis doibt et demeure tenu ledit vendeur faire lyer et obliger à ce présent contract Annette Desplaces sa femme et iceluy luy faire avoir agréable et en bailler à ses despens lettre vallable de ratiffication audit achacteur dedans Noel prochainement venant à la peine de 20 escuz de peine commise à applicquer audit achacteur en cas de deffault, ces présentes néantmoings etc, à laquelle vendition etc garentir etc et aux dommages l’un de l’autre etc amendes etc obligent lesdites parties l’une vers l’autre etc renonçant etc et par especial ledit vendeur à l’exception de pécune non nombrée non eue et non receue etc foy jugement et condemnation etc présents à ce François Lespingueux prêtre licencié ès droicts et Horland Davaine demourans à Angers tesmoings, fait et donné à Angers en la maison dudit achacteur