Anthyme Denis Cohon, évêque de Nîmes, comte et évêque de Dol , par Odile Halbert, tous droits de reproduction réservés



Anthyme-Denis Cohon : ses origines vraies
On
a beaucoup écrit par le passé sur les prétendues origines pauvres d'Anthyme-Denis
Cohon. Ces auteurs ont trop lu les pamphlets, nombreux à l'époque troublée
qu'il traversa, et qui utilisaient n'importe quel argument fallacieux non
vérifié, dans le but de rabaisser l'ambition de celui qu'ils cherchaient
à rabaisser. De tout temps, ceux qui réussisent ont subi ce type de campage
calomnieuse.
l’emplacement
de 2 maisons contre les halles. Elles étaient encore habitées en 1692 par
Jeanne Cohon, par Marguerite Cohon & son fils Anthyme Mellier apothicaire….
» (2) corps de métier toujours assez aisé voir
l'histoire détaillée de la famille Cohon
Le
cardinal de Richelieu est bientôt pris dans un tel embouteillage et
contraint de rebrousser chemin, il s'informe de la raison d'un si grand
succès, puis fait venir Anthyme, qui le salue aussitôt «j'ai donc
été plus puissant que l'Allemagne et que l'Espagne réunies, puisqu'en arrêtant
Votre Eminence, j'ai pu faire ce qu'elles ont tenté vainement ».
Le cardinal, qui fut toujours un grand découvreur de talents, est immédiatement
séduit, donne son amitié à Anthyme, l'invite souvent à sa table, lui accorde
sa confiance... et quelques (c'est un euphémisme pour rire beaucoup) titres...
comme Dol, dont il fut comte.
Anthyme
fut aussi titulaire de bénéfices suivants : 1628 recteur
du Loroux-Botterreau , 1653 comte de Dol, abbé du Tronchet, doyen
et gouverneur de Notre Dame du Folgoet
Il
est nommé évêque de Nîmes le 19.11.1633, pour y jouer un rôle politique
et administratif autant que religieux, face aux protestants.
Outre
la pacification, Nîmes lui doit la pose en 1639 de la première pierre pour
la restauration de la cathédrale alors en ruines, respectant la façade
et la frise. Lors de son 2e mandat, il la dote d'une chapelle Renaissance,
dite « chapelle de Mgr Cohon »
ensuite
Léon et St Brieuc, taxés chacun 800 florins, St Malo, Quimper et Rennes
également 1 000 florins, Nantes coté 1 500 florins, et loin en tête, Dol
le diocèse le moins étendu mais la plus puissante seigneurie temporelle,
estimé 4 000 puis 3 000 florins. note : A titre de comparaison signalons
que l'archevêché de Tours était côté 2 500 florins, le vaste diocèse du
Mans, 2 200 et celui de Paris 3 500 (Poquet
du Haut-Jussé).
Cette
paroisse, située 40 km NNO du Mans, dans le canton de Fresnay-sur-Sarthe,
autrefois dans la baronnie de Sillé le Guillaume, a beaucoup compté
dans l'histoire des Cohon.
Pierre
à Pouancé, François à Craon (le père d'Anthyme, qui naît précisément cette
année 1595), et une sœur épouse Laurent.
En
1631, Jean Cohon cèdde la cure à Anthyme Cohon, alors prédicateur ordinaire
du Roi, qui ne la garde qu'un an, sans y séjourner. Il la laisse à René
Cohon, son neveu [petit-neveu de Jean Cohon].
quelques signatures Cohon
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Sébastien Cohon chanoine et scholastique de St Pierre de Nantes
Sébastien
Cohon est fils de Pierre et de sa 2e épouse Guionne Ceville né vers
1570 †Nantes StLaurent 2.10.1633. Il est cousin de Jean Cohon chanoine
du Mans.
Ses
titres lui valurent bien sûr des armoiries, qui figurent ci contre sur
son ex-libris (ci-dessous) :
« d'azur à
une fasse d’or accompagnée en chef d’un soleil & en pointe de 3
étoiles, posées 2 & 1, le tout de même. »