Marc Cerizay modifie le bail à moitié pour un salariat seulement, Le Lion d’Angers 1593

mais il semble y avoir un problème de guerres, et de destructions de biens par les gens de guerre, et en fait il faut sans doute relever la closerie.
En tout cas, le contrat de travail, car c’est un contrat de travail, est fait contre nourriture de gens rustiques et de labeur, souliers, et 4 écuz de salaire.
La nourriture de gens rustiques était autrefois différente de celle des bourgeois.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 27 janvier 1593 après midy en la cour du roy notre sire Angers endroit par davant nous (François Revers notaire) personnellement estably honorable homme Marc Cerizay sieur du Pontsameau demeurant en la paroisse de Sainte Croix de la ville d’Anges d’une part
et Macé Guemats cy davant mestayer de la métairie de Lieve coeur ? appartenant audit Cerizay en la paroisse du Lion d’Angers et y demeurant d’autre part
soubzmectant respectivement lesdites parties elles leurs hoirs etc confessent avoir ce jourd’huy fait et font entre eulx ce que cy après s’ensuit c’est à savoir que ledit Guemats suivant la transaction faite entre lesdites parties par devant nous le 8 du présent mois et an a promis et promet audit sieur du Pontsameau demeurer luy sa femme et sa famille audit lieu et mestairie de Lieuve coeur serviteurs dudit sieur du Pontsameau seulement jusques au jour et feste de Toussaint prochainement venant pour garder les bestiaux qui sont sur ledit lieu de Lieve coeur et autltres sy aucuns y sont mis par ledit sieur du Pontsameau, clore les terres pasturaiges et prés dudit lieu, semer et ennerter ??? les jardins, cultiver labourer et ensemencer les terres fournissant par ledit sieur du Pontsameau pour ce faire et de boeufs ou mestaiers pour faire les labourages et généralement de faire par lesdits Guematz et femme et famille audit lieu de Lieve coeur jusques audit jour et feste de Toussaint prochain ce que font fidèles et loyaux serviteurs sont tenus et ont accoustumer et doibvent faire et est ce fait moyennant que ledit sieur du Pontsameau a promis et promet audit Guematz le nourrir luy sa femme et famille jusques audit jour et feste de Toussaint de pain et vivres telles que l’on a accoustumé de bailler à gens rusticques et de labeur et oultre à la charge de les fournir de soulliers et leur payer la somme de 4 escuz pour leurs salaires et services dudit temps et sans que ledit Guematz puisse prendre ne prétendre part et portion ès fruits qui proviendront et seront receuilli à l’advenir sur ledit lieu
et fera ledit Guematz faire inventaire des meubles qui luy appartiennent estant audit lieu de Lieve coeur ainsi qu’il est porté par ladite transaction
et oultre par ces présentes a ledit Guematz vendu et donné audit sieur de Pontsameau la moitié de trois boeufs que ledit Guematz a droit avoir recouvert et estre à présent sur ledit lieu de Lieve coeur de ceulx qui auroient esté par cy davant prins par les gens de guere mentionnés par ladite transaction
et a esté faite ladite vendition desdits trois boeufs pour le prix et somme de 11 escuz deux tiers évalués à la somme de 35 livres tournois sur laquelle somme ledit Cerizay a payé manuellement content audit Guematz la somme de 10 escuz 8 sols tz et le surplus montant la somme de 4 livres 12 sols set demeuré pour paiement de pareilel somme en laquelle ledit Guematz estoit redevable vers ledit sieur du Pontsauveau par ladite transaction dudit 8 de ce mois et an pour les causes y contenues
tellement que ledit Guematz s’est tenu et tient à contant de ladite somme de 35 livres tournois pour la vendition de la moitié desdits trois boeufs et a aussi ledit Guematz confesse et confesse avoir esté remboursé par ledit sieur du Pontsauveau de la moitié des frais et mises par luy faits pour le recouvrement desdits trois boeufs et en a quité et quite ledit sieur
desquelles choses cy dessus lesdites parties sont demeurées à ung et d’accord et les ont respectivement stipulées et acceptées
auquel accord quictance et tout ce que dessus est dit tenir etc obligent lesdites parties elles leurs hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
fait et passé audit Angers maison dudit sieur du Pontsameau en présence de Loys Allain et Anthoine Joubert praticiens Angers
ledit Guemats a dit ne savoir signer

Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.

10 réponses sur “Marc Cerizay modifie le bail à moitié pour un salariat seulement, Le Lion d’Angers 1593

  1. E.1905.(Carton.)-5 pièces,parchemin;7 pièces,papier.
    1519-XVIIIe siècle.-CERISAY (de).
    -Ordonnance du sénéchal d’Anjou,qui condamne Marin Cerisay,boucher,à payer les arrérages d’une rente due sur le clos du Houx à l’abbaye du Ronceray;-bail à ferme par Marc Cerisay,marchand,à Macé Goisbault,de la prée de Chauvon en Montreuil- sur -Maine;-renonciation par Jeanne Bluyneau,femme de Guillaume de Cerisay,à la communauté des biens meubles,acquêts et conquêts;-procuration de Jeanne Raoul,veuve de Jean de Cerisay,sieur de La Guérinière,à Guillaume Ligier,pour la représenter en toute affaire;-notes généalogiques par le feudiste Audouys.
    (Série E.Titres de famille.AD du Maine et Loire.C.Port.)

  2. LE LOGIS DE LA GREE.
    à Montreuil-sur-Maine.
    -La Grée,tout au bord de l’Oudon,est la demeure typique des cadets de famille de la petite noblesse d’autrefois;grande salle et quelques chambres;mieux qu’une ferme certes,mais bien moins qu’un château et permettant à un gentilhomme peu fortuné de vivre honorablement entre ses valets de basse-cour et ses chiens.On mange son gibier et les produits de son domaine,en invitant quelques voisins.Le pain est cuit au logis,comme l’atteste un énorme four dans l’angle arrière des bâtiments et le vin(peut-être pas ici d’une exceptionnelle qualité…)est conservé dans une vaste cave sous la maison.
    Particularité relativement peu fréquente;si le rez-de-chaussée est bâti de bonne pierre,le premier étage n’offre que des murs-très pittoresques d’ailleurs-de colombage et torchis sous un toit légèrement débordant.
    Un étudiant de l’Université catholique d’Angers,Emmanuel Thouary,vient de soutenir avec mention Très-bien sa maîtrise d’histoire sur l’ascension sociale d’un marchand d’Angers au XVIe siècle,Marin Cerisay,qui pourrait bien être le constructeur de La Grée.Né à la fin du XVe,mort en 1559,fils de maître boucher,maître boucher lui-même,notre homme bénéficiait de la confiance de l’évêque d’Angers et de quelques très grands seigneurs tels les Rohan,le maréchal de Scépeaux,les Le Roux de La Roche des Aubiers.Intelligent,travailleur,intègre même,il gérait leurs domaines,sans pour autant oublier sa part fort légitime des profits.
    Le bon argent ainsi gagné était aussitôt réinvesti en achats(souvent à ces mêmes grands seigneurs,désireux eux,de bâtir des châteaux et d’y donner des fêtes…) et ses achats produisaient de nouveaux bénéfices:maisons de ville,grasses terres propre à l’engrais de ses bestiaux,vignobles:il ira près de 600 fois chez le notaire pour arrondir son »petit capital »! Après les terres volantes viendront une bonne partie de l’île aux Chevaux,aux Ponts de Cé,puis de petits domaines autour d’Angers,puis de belles » terres et seigneuries »;il mourra seigneur de Redon,de Tessé,du Pont-Sameau et de la paroisse de Pruillé…
    Mais il a six enfants et,selon la règle des partages roturiers,ceux-ci devraient diviser à parts égales sa succession;un fils est chanoine d’Angers et curé du Petit-Montrevault,quatre filles vont porter leurs parts dans d’autres familles.Son ainé,Marc,continuateur du nom,et qu’on appelle déjà Monsieur « du »Cerisay,devra-t’il se contenter d’un sixième,quand,chez les grands seigneurs qu’il fréquente journellement,la coutume attribue les deux-tiers à l’aîné ?
    Ce cher Marc a épousé vers 1540 une jeune fille pauvre et de bien petite noblesse,Pétronille de La Perretière;quelle promotion sociale pourtant pour le fils d’un boucher…Alors dans les mêmes temps,Marin achète,mais au nom de son fils,la grande terre du Mas,au Lion-D’angers,château et métairies,soit environ 120 hectares,ancienne propriété des princes de Rohan;tout non noble qu’il est,il réussit ainsi à constituer l’équivalent d’un droit d’aînesse !
    Marc du Cerizay,seigneur du Mas,et qui,dans une province où tout le monde se connaît,parvient à se faire reconnaître comme noble de souche,laissera deux fils;l’aîné,prénommé Marin comme son industrieux grand-père aura la terre du Mas;né en 1544,il meurt en 1619.Le cadet,valet de chambre et gentilhomme ordinaire du duc d’Anjou,recevra la petite seigneurie de La Grée qui,après lui,reviendra à l’ainé.
    Celui-ci hélas pour le nom,n’avait eu que des filles;Marie,épouse de Pierre de Gurie,l’un des cent gentilhommes de la Maison du roi;Perrine,mariée à René de Lespinay,puis à René de Dieusie;Gabrielle,alliée à Charles Sibille de La Buronnière;Claude unie à François de Cantineau;la dernière,Louise-Elie,femme de Jacques de Russon,héritera de La Grée;son mari devait y mourir le 30 juillet 1668,quelques jours après avoir,le 17,marié son fils François à Elisabeth de Champchevrier.Le fils de ces derniers,Claude,marié en 1705 à sa cousine Catherine Pays de Launay,habitera aussi La Grée mais sera père d’un autre Claude qui, par son mariage avec Renée Amoureuse de Vernusson s’installera au château de Bonnezeaux.
    La Grée,advenue à Louise de Russon et Louis-Auguste de Ridouet,son époux,sera vendue en 1783 à un marchand,Jean-René Chevré,et deviendra simple métairie.
    (Gens et Maisons du temps passé .André Sarazin.)

  3. Bonjour
    Je suis Proprietaire d’un château appelé Le Brossay a Jarzé.Apres des recherches afin d’identifier les différents Propriétaires qui ont séjourné depuis la construction vers 1546.
    J’ai découvert que Claude René de Russon de la Grée qui a hérité de la grèe a habité le château le Brossay en 1730.
    La Grée advenue à Louise de russon épouse de louis auguste de ridouet se marièrent le 11 juin 1782 au château le Brossay.
    Pouvez-vous me dire si vous pouvez me fournir des éléments concernants Le château le Brossay a Jarzé et ces personnes qui ont y ont vécu???
    Bien à vous.
    Melhli Abdellah

  4. Bonjour monsieur

    Selon le Dictionnaire historique du Maine et Loire de Célestin Port (1ère édition, 1876) :
    En est sieur en 1546 noble homme Pierre de Vieilmont, en 1560 Philippe de Vieilmont, en 1674 messire Jacques de Broc, en 1700 noble homme Jacques Jarry, en 1730 Claude René de Russon de la Grée, qui y habite avec sa femme Renée Amoureuse. Le 8 janvier 1748 y meurt leur nièce demoiselle Louise Lepays des Primaudières, âgée de 75 ans. Claudine Louise de Russon y épousa le 11 juin 1782 Louis Auguste Jean de Ridouet de Saugé. La terre est vendue nationalement le 18 prairial an II sur Claude René de Russon.

    Pour les époques plus récentes, vous avez aux AD du Maine et Loire rue de Frémur à Angers la série des matrices cadastrales.
    Je ne fais pas de recherches pour des tiers, et je n’habite pas à Angers. Mon site et mon blog donnent seulement le fruit de mes recherches passées
    Bien cordialement,
    et bonnes recherches à vous
    Odile

    1. BonjourOdile
      J’espère que vous vous portez bien.
      J’avais eu de vos nouvelles en 2017 concernant des recherches pour une propriété le Brossay a Jarzé et vous m’aviez communiqué un certains nombres d’éléments.
      Savez-vous comment je peux faire pour trouver des plans du château ou photos du Brossay à Jarzé?? Cordialement
      Abdellah melhli

      1. Bonjour
        Consultez les Archives Départementales et aussi les monuments historiques, car normalement les monuments historiques ont déjà tout étudié.
        Odile
        PS pour ce qui est de se porter bien, je suis autoconfinée depuis le 9 mars 2020 et alimentée par les livraisons à domicile par internet via SuperU, car vis en haut d’une tour où le masque n’est pas à la mode, et l’ascenceur peuplé de gens sans masque, donc je ne peux pas sortir étant immunodéprimée et âgée en outre de 82 ans.

        1. Merci pour votre retour c’est très gentil
          Où habitez-vous ? Puis-je vous apportez mon aide de quelle nature quelle soit?
          Prenez soin de vous et que dieu vous bénisse
          Hésitez pas si je peux vous aider ?
          Bien à vous
          Amitiés
          Abdellah

  5. Bonjour odile
    Je tenez à vous remercier pour votre réponse.
    Je vais continuer mes recherches sur les personnes qui ont habité le Brossay a Jarzé.
    Si jamais vous voyez quelques choses n’hésitez pas.
    Merveilleuse année à vous et à vos proches.
    Bien à vous
    Abdallah melhli

  6. Bonjour

    Je suis PASCAL LABUSQUIERE

    Je suis un des enfants de Claudine Labusquiere qui vous a vendu le Brossay

    Voulez vous me contacter directement sur l’adresse mail?

    Cordialement

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *