Contrat de mariage de Mathieu Plassais et Renée Delestre, Montreuil sur Maine 1640

elle est petite fille de Marin Chesneau et Jeanne Bouvet, mes ascendants.
Elle est décédée avant 1687 sans hoirs de Mathieu PLASSAIS son époux et elle n’avait pas de frère et sœur (succession en 1689 chez Bodere Notaire).

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 31 mars 1640 avant midy par devant nous René Billard notaire de la chastellenye du Lyon d’Angers furent présents en leurs personnes establys et deuement soubzmis et obligés soubz ladite cour chacuns de honnestes personnes Jean Plassays et Mathieu Plassays son fils demeurant au lieu et clozerie de la Veufverye en la paroisse dudit Lyon d’une part
et honnestes parsonnes Jean Delaistre mesetayer père et tuteur naturel de Renée Delaistre sa fille et de deffunte Jeanne Chesneau vivante sa première femme, et ladite Renée Delaistre sa fille, demeurant au lieu et mestairie de la Hamonnière en ladite paroisse dudit Lyon d’autre part
lesquels confessent avoir fait et font entre eux les promesses accords pactions et conventions matrimoniales de mariage telles comme et en la forme et manière que s’ensuit, c’est à savoir que ledit Mathieu Plassays et ladite Renée Delaistre du consentement de leurs dits pères et honnestes personnes Pierre Chesneau sarger demeurant au lieu et village de la Roussière en la paroisse de Monstreul sur Maisne, Jacques Bonnenfant mestayer demeurant au lieu et mestairye de la Nausellerye dite paroisse dudit Lyon mary de Michelle Chesneau sa femme oncles maternels de ladite Delaistre, pour ce assemblés, se sont promis et promettent prendre par mariage l’un l’autre et iceluy solemniser en face de sainte église catholique apostolique et romaine toutefois et quantes que l’un en sera par l’autre requis pourveu qu’il ne s’y trouve cause ny empeschement légitime
à l’oeuvre et augmentation duquel futur mariage ledit futur espoux prendre ladite Delaistre future espouze avec tous et chacuns ses droits noms raisons et actions à elle escheus et advenus tant de la succession de ladite deffunte Chesneau sargère que de deffints Marin Chesneau et Jeanne Bouvet ses ayeulx et de deffunt Mathurin Chesneau son oncle, tant meubles que immeubles et dont ledit futur espoux pour faire direction tant contre les autres enfants et héritiers desdits deffunts Chesneau et Bouve que contre ledit Delaistre pour le rapplassement et remplissement de l’invenatire des meubles demeurés de la communauté dudit Delaistre et de ladite deffunte Chesneau fait et passé par nous notaire de tous ce qui se trouveront appartenir à ladite Delaistre tant pour le remplissement dudit inventaire fait desdits biens meuble de ladite communauté dudit Delaistre et de ladite deffunte Chesneau que de la succession desdits deffunts Chesneau et Bouvet et Mathurin Chesneau
ledit Plassays future espoux est et demeure tenu et a promis et s’oblige en employer et convertir en acquests et achapt d’héritages la somme de 300 livres dans un an après et ensuivant la bénédiction nuptiale desdits futurs conjoints et lesquels acquests seront censés et réputés le propre patrimonie et matrimoine de ladite future espouze en son estoc et lignée et à deffault d’acquest ledit futur espoux et ledit Jean Plassais son père en ont créé et constitué créent et constituent rente sur tous et chacuns leurs biens tant meubles que immeubles à compter du jour de la dissolution dudit futur mariage sans enfants vivants issuz et procréés de leur chair et laquelle rente lesdits les Plassays ou leurs hoirs etc pourront rachapter dans un an après la dissolution dudit futur mariage à la raison du denier 20
et le surplus qui se trouvera appartenir des deniers à ladite future espouze outre et par dessus ladite somme de 300 livres tz susdite seront et demeureront communs entre lesdits futurs espoux avec tous et chacuns ceux qui leur pourront appartenir de la succession desdits deffunts Chesneau et Bouvet dont era fait inventaire estimation et apréciation
et a ledit Jean Plassais quitté et relaissé quitte et relaisse audit Mathieu Plassais son fils futur espoux par advancement de droit successif la jouissance du lieu et closerie de l’Hommaye sis en ladite paroisse du Lyon à iceluy Jean Plassais appartenant pour le temps et espace de 3 années et 3 cueillettes entières et parfaites et consécutives les unes les autres sans intervalle de temps tout ainsi que ledit lieu se poursuit et comporte et comme Jean Sevillé à présent y demeurant en jouist et l’exploite à tiltre de ferme sans aucune réservation en faire à commencer à prendre et toucher dudit Sevillé à la feste de Toussaint prochainement venant et à continuer d’an en an à la charge qu’il gardera et entretiendra le bail de ferme que ledit Sevillé a dudit lieu et le fera obéir aux charges clauses et condition dudit bail et user dudit lieu comme un bon père de famille doibt et est tenu et obligé faire dans le pouvoir desmollir ny faire sur iceluy chose qui sont digne de répréhension n’y qui vienne contre et au préjudice du fonds à peine etc néantmoings etc
au moyen de quoy ledit Plassays demeure quitte de la somme de 38 livres qu’il a receue et touchée de ervics dudit Mathieu Plassays son fils futur espoux et dont iceluy futur espoux l’en quitte et encores a ledit Jean Plassays promis bailler et donner audit futur espoux son fils une couette de lit sans traverslit un oreiller une fourniture de toile neuve de brin de réparon dedans le jour de la bénédiction nuptiale desdites futurs conjoints
et a ledit futur espoux déclaré avoir et luy estre deu pour services qu’il a faits outre et par dessus ce que ledit Jean Plassais son père a touché et receu la somme de 80 livres tz laquelle somme entrera avec lesdits 3 années de jouissance qu’il fera dudit lieu de l’Hommaye et couette et toile cy dessus mentionnées en la communauté desdits futures conjoints
laquelle communauté sera et demeurera acquise entre eux dans l’an et jour suivant la coustume de ce pays et duché d’Anjou
et a esté convenu et accordé entre lesdites parties que ledit Delaistre est et demeure quitte du parizy et intérests qu’il peut debvoir à ladite future espouse des deniers qu’il luy doit pour remplissement de sondit inventaire ensemble des services qu’il luy pourroit debvoir et dont iceux futurs espoux les ont quitté et quittent sans luy en pouvoir faire aucune questeion recherche ny demande, ce fait au moyen de ce que ledit Delaistre a aussy quitté et quite ledit futur espoux des demandes et questions qu’il leur eust peu et pourroit faire pour raison de l’usufruit qui luy appartenoit sur les héritages en quoy ladite future espouse est fondée de la succession dudit deffunt Marin Chesneau et des meubles qu’il pourroit avoir et prétendre et demander de la succession et communauté desdits deffunts Chesneau et Bouvet comme héritier mobiliaire et usufruitier de deffunt Jean Delaistre frère dudit Dlaistre et de ladite deffunte Chesneau sans d’ieux meubles et usufruits en pouvoir faire par ledit Delaistre aucunes questions recherches ny demandes auxdits futurs espoux et à quoy il a renoncé et renonce par ces présentes pour et à leur profit au moyen de ce que ledit Delaistre a promis bailler ladite future espouse sa fille d’habitz nuptiaux honnestement selon son estat et condition et luy bailler et donner la grande robe de ladite deffunte Chesneau sa mère aussy dedans le jour de leur bénédiction nuptiale
et a ce moyen demeurent tenus lesdits futurs espoux acquiter ledit Delaistre vers lesdits autres enfants et héritiers desdits deffunts Chesneau et Bouvet ce qu’il leur pourroit debvoir tant en son nom que au nom et comme héritier mobiliaire et usufruitier dudit deffunt Jean Delaistre son fils de la somme de 40 livres tz qu’iceluy Delaistre et ladite deffunte Chesneau sa famme debvoient à ladite defunte Bouvet lors de la dissolution de leur mariage suivant et comme il est rapporté par un acte et escript aussi passé par nous notaire sans que ledit Delaistre en puisse estre en aucune façon inquiété ny recherche par lesdits autres enfants desdits deffunts Chesneau et Bouvet et dont lesdits futures espoux les feront quitte
comme aussy a ledit Delaistre quitté et quitte lesdits futurs espoux de toutes peines services salaires et vacations qu’il avoir faite pour ladite Delaistre sa fille et à la poursuite et direction des droits et affaires comme son tuteur naturel sans qu’il leur en puisse aussi faire aucunes questions recherches ny demandes
et a ledit futur espoux constitué et assigné constitue et assigne douaire coustumier à sadite future espouse sur tous et chacuns ses biens cas de douaire advenant suivant et au désir de ladite coustume de ce pays et duché d’Anjou
dont et auxquelles promesses et accords pactions conventions et tout ce que dessus lesdites parties ont fait arrest et ont le tout ainsy voulu stipulé consenty et accordé après qu’elles en sont demeurées à un et d’accord et à ce tenir etc obligent respectivement lesdites parties elles leurs hoirs etc et lesdits les Plassays eux et chacuns d’eux et un seul et pour le tout sans division de personne ne de biens leurs hoirs et et leurs biens etc renonçant etc et par especial eux bénéfisses de divition discussion et d’ordre de priorité et postériorité foy jugement condemnaiton etc
fait et passé en la ville dudit Lyon maison et demeure de nonneste homme Pierre Marin marchand sieur de Beauvoys demeurant audit lieu présents Pierre Chassereau sarger demeurant au bourg dudit Monstreul et Nycolas Blouyn clerc demeurant audit Lyon cousins de ladite future espouse, tesmoings
lesdits futurs espoux, Jean Plassays, Delaistre et Bonnenfant ont dit ne savoir signer

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog.

3 réponses sur “Contrat de mariage de Mathieu Plassais et Renée Delestre, Montreuil sur Maine 1640

  1. Pourriez-vous nous préciser si Renée Delestre, mariée (au présent contrat ) avec Mathieu Plassais, aurait été en famille avec une Anne Delestre, partie pour le Quebec ( peut-être comme « Fille de Roy » vers les années 1673/1674, à bord du vaisseau l’Espérance en partance de La Rochelle .
    NB: cette Anne pourrait être une soeur de Perrine Delestre, mariée à Hubert Sureau ( en 1667) . Ses parents seraient Pierre Delestre et Perrine Allusse.

    Ayant beaucoup travaillé sur la branche Sureau, nous pensons donc que vous pourriez être susceptible de nous fournir quelques indications sur cette grande contradiction relevée sur les différents arbres généalogiques du Quebec.

    Avec tous mes remerciements par avance, et meilleures salutations.

    Dominique DELESTRE

      Note d’Odile :

    Bonjour Monsieur
    Les Delestre ne sont pas rares en Anjou, et si j’ai bien compris vous êtes surpris de trouver plusieurs variantes concernant les probables origines de l’émigrée.
    Je ne suis pas surprise, car la tache est souvent difficile en généalogie, et il serait donc intéressant que vous expliquiez ici, pour mieux appréhender votre question, au moins les éléments prouvés par preuves originales (photo du livre d’embarquement, photo des actes passées au Québec de son vivant) afin qu’ici on puisse cerner avec précision les éléments dont ont dispose.
    d’avance merci
    Coedialement
    Odile
    PS seriez vous le François pilote automobile ?

  2. Bonsoir

    La famille de cette Renée Delestre est connue, elle est dcd sans hoir, la famille Chesneau Héritera de sa nièce (Pierre et Michelle Chesneau frère et sœur de Jeanne, mère de Renée Delestre).

    Par contre, Renée Delestre avait bien une demi soeur Anne Delestre baptisée le 01/02/1649 à la Chapelle sur Oudon 49. Anne est la fille de Jean Delestre et de Michelle Plassais (soeur de Mathieu Plassais époux de Renée Delestre). Si les actes existent concernant la succession Chesneau, il est possible qu’ils existent pour les Delestre. A priori pas de Perrine Delestre.

    Un Pierre Delestre, frère de Perrine Delestre épouse Sureau, s’est marié à Louvaines le 28/07/1678

    Cdt
    Stéphane

      Note d’Odile :

    Bonjour Stéphane
    Merci pour cette Anne Delestre.
    Merci pour la lier à celle qui est partie au Québec de chercher, si c’est possible, une quelconque trace notariale ou autre de cette Anne Delestre, car vous avez bien vu que pour la lier il faut une preuve telle qu’un succession en France dans laquelle est serait donnée partie, etc…
    ou un acte au Québec qui la donnerait native de … ou partie lors d’une succession etc..
    Car en France il existe d’autres Anne Delestre contemporaines, sachant que l’âge indiqué lorsqu’elles arrivaient au Québec est plus qu’approximatif, surtout pour les femmes.
    Cordialement
    Odile

  3. Bonjour

    Il doit y avoir méprise, je n’ai absolument pas dit que la demi sœur de Renée Delestre, Anne Delestre était celle qui était partie au Canada. Mais j’ai dit que si la succession existait pour les Chesneau, elle doit également exister pour les Delestre et les Plassais. Si cette Anne Delestre est celle qui est partie pour le Canada, elle sera mentionnée dans ces 2 successions (en tant que nièce de Mathieu Plassais pour la succession Plassais et en tant que demi sœur pour la succession Delestre). A titre indicatif, je descends des 3 frères de Michelle & Mathieu Plassais, j’ai donc vérifié si j’avais l’acte de Succession Plassais, non, j’ai par contre les comptes fait entre eux, (1689 comme la succession Chesneau). Il ne donne donc pas tous les héritiers, René Allard l’époux de feu Michelle Delestre est mentionné pour la famille Delestre. De mémoire la succession Plassais a duré plusieurs années, désaccord entre les héritiers, je regarderai si je trouve des actes ou il sont tous mentionné.

    Je vous tiens au courant
    Bon WE
    Stéphane

      Note d’Odile:

    Bonjour Stéphane
    Merci pour tout.
    Mille excuses de ma part, pour ma méthode si stricte de travail, que je saute sur tout ce qui n’est pas encore prouvé.
    J’ai craint que le demandeur prenne votre réponse pour une bonne Anne Delestre.
    Merci à vous qui connaissez tant ces familles de suivre encore cette demande.
    Je voudrais cependant attirer l’attention de tous mes lecteurs, et la vôtre, sur ma page du CANADA dans laquelle vous trouverez des cas prouvés partis de Nantes, et ces cas montrent que dans les successions traitées en France après leur départ, ils sont bel et bien mentionnés.
    J’ai aussi rencontré des successions dans lesquelles l’un des héritiers est parti et n’a pas donné de nouvelles, et il est bien et bien cité comme tel dans la succession.

    Bien cordialement
    Bon soleil
    Odile

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